Policy note BSDD Niger
4770755190500-2774950006447714234340POLICY BRIEF
00POLICY BRIEF
REPUBLIQUE DU NIGER
Fraternité-Travail-Progrès
2505710444500241490544323000MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE
LA POPULATION ET
DES AFFAIRES SOCIALES
237680516256000SECRETARIAT GENERAL
241490517462500DIRECTION GENERALE DE LA POPULATION ET DES AFFAIRES SOCIALES
DIRECTION DE LA POPULATION
POLICY BRIEF
-461391319964Budgétisation Sensible au Dividende Démographique au Niger : Quelle structure budgétaire pour la capture du dividende démographique
?
00Budgétisation Sensible au Dividende Démographique au Niger : Quelle structure budgétaire pour la capture du dividende démographique
?
INTRODUCTION
Le Niger
se distingue
par
un fort
taux d’accroissement de
s
a population
.
Le taux d’accroissement intercensitaire annuel moyen de la population est passé
de
3
,
1
%
en 2001 à 3,9% en 2012 tandis que les projections démographiques sur la période 2012-2024 évaluent le taux d’accroissement de la population à 3,7% en 2021 (INS, 2023).
Cette croissance démographique exponentielle est induite essentiellement par un niveau de
fécondité
toujours très élevé, soit
6,2 enfants
par femme
en 2021
.
Par ce fait, la population est passée de
17
,1
millions
en 2012
à 25,4 millions
en 2023
(INS, 2023)
. Plus de 50% de
la
population
nigérienne
a moins de 15 ans,
entrainant des
besoins importants en services sociaux de base pour les ménages et les pouvoirs publics
.
Cette
forte demande sociale fait que les indicateurs de couverture
et de qualité des services
sociaux de l’éducation, de la santé
, etc.
; stagnent
ou
se dégradent
, réduisant
ainsi
le potentiel de développement socioéconomique du pays
.
Toutefois
,
cette
population majoritairement jeune
est potentiellement source de croissance
économique
et
de dividende pour
le
développement économique et
social
du pays
communément désigné
«
dividende démographique
»
,
si les investissements
adéquats
sont réalisés
dans l
es
domaines
de la
maitrise de la croissance démographique, les services sociaux
de base
et le capital humain.
Le
D
ividende
D
émographique
(DD)
se définit comme l’avantage qu’un pays tire de sa population majoritairement jeune, à travers la baisse du taux de fécondité, et des investissements efficaces en matière de santé, d’autonomisation
des jeunes
,
d’éducation et d’emplois.
La capture du DD intervient dès lors que le revenu généré par la population active est supérieur aux dépenses de consommation des personnes « inactives ».
Conscient de
son
potentiel démographique
, le Niger
s’est engagé à investir d’importantes ressources pour accélérer la transition démographique
et
profiter
du
dividende
démographique
à travers l’adoption,
à l’instar
des
autres
pays
africains
,
de
la
«
F
euille
de
route
de l’UA
pour la capture du dividende démographique
qui préconise d’investir massivement dans la jeunesse à travers l’Education et le développement des compétences, la Santé et le bien-être, l’Emploi et l’entrepreneuriat ainsi que la Gouvernance »
, ce, dans le cadre de la mise en œuvre de
l’
A
genda
2063
de l’Union Africaine
.
.
C’est dans cette optique que le Bureau
Sous Régional
pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en partenariat avec le Centre Régional d’Excellence pour la Recherche en Economie Générationnelle (CREG) accompagne les Etats pour la mise en œuvre d’une budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD).
Le budget national étant le principal outil d’allocation des ressources aux différents secteurs économiques et sociaux d’un pays, son évolution et sa composition
ont
des conséquences significatives sur les résultats des politiques publiques mises en œuvre dans le pays. Cet instrument, s’il est mis en cohérence avec les fonctions de l’Indicateur du suivi de Dividende Démographique (DDMI), peut accélérer la réalisation des conditions d’une croissance durable, inclusive et favorable à la capture du dividende démographique et au
développement durable.
Pour
coordonner les
orientations et le suivi de la marche vers la réalisation du potentiel de
l’exploitation du
DD, le Niger
a mis en place
en
2017
,
un Observatoire National du Dividende Démographique (ONDD)
qui
a
le
mandat
de
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»
.
Dans
ce contexte
,
le Niger participe dans le programme régional
sur la
«
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(
BS
D
D
)
»
afin d
e
mieux orienter
les allocations budgétaires et les arbitrages publics
vers
une réalisation effective, efficace et rapide du
dividende démographique.
La BSDD est une approche qui vise à mettre en cohérence les composantes du DDMI avec le budget national afin d’identifier les secteurs qui méritent
d
avantage d’investissement
s
en vue d’accélérer la réalisation des conditions d’une croissance durable, inclusive et favorable à la capture du dividende démographique et au développement durable.
Elle comprend
quatre
étapes
interdépendantes comme suit :
La t
ransformation du budget classique en budget fonctionnel sur les 15 à 20 dernières années ;
La
R
é
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du
DD
M
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une période d’au
moins
15
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a
p
po
r
t
d’analyse
.
Cette brève
synthèse
résume les principaux résultats ainsi que les implications économiques devant servir à guider le processus de planification et d’élaboration du budget afin d’orienter les allocations budgétaires en vue de la capture du dividende démographique.
Principaux résultats et leurs implications
2.1.
Tendances du DDMI de 2001 à 2020
Il ressort qu’entre 2001 et
2020, la
valeur du DDMI
est passée de 24% à
35%, soit une augmentation de 44%
. Si cette dynamique dans l’augmentation du DDMI se maintient
,
le Niger pourra réaliser un DDMI de 50% en 2029, soit un
seuil à partir duquel le pays commence à exploiter modérément son potentiel de dividende démographique
.
La valeur de l’indice DDMI
reste encore très faible par rapport aux ambitions du pays d’une part et cache des disparités
entre les sous dimensions du DDMI dont certaines sont plus performantes et contribuent plus que d’autres.
Graphique
1
:
Evolution
du
DDMI
de
2001 à 2020
Source : CEA, CREG, Equipe Pays (mai 2023)
2.2.
Contributions des
sous-indicateurs composants le
DDMI
La décompostion du DDMI vise à mettre en exergue les axes les plus porteurs dans l’amélioration de l’indice
a
fin d’orienter les
décideurs sur les domaines les moins performants et encourager
d
es investissem
e
nts
stratégiques.
L’indice
est composé de cinq
sous-
indices qui couvrent les domaines porteurs du DD
: (i) la
Couverture de
Dépendance
Economique
ou
la couverture de la consommation des individus, économiquement dépendants, par l’excédent du revenu gagné par les travailleurs ; (ii) la Qualité du Cadre de Vie traduisant
les performances enregistrées dans les domaines de la sécurité
et l’équilibre travail-vie privée,
(iii) la Dynamique de Pauvreté qui informe sur les
capacités des ménages à transiter entre les différents stades de pauvreté
, (iv) le Développement Humain Elargi
qui met en exergue les performances de la formation du capital humain
et le niveau de fécondité ;
et (v) les Réseaux et Territoire relatifs au dynamisme de
la migration; l’urbanisation et le flux et capacités financiers
Graphique
2
:
Evolution des
s des
indices des
sous
dimensions du D
D
MI entre 2001 et 2020
32181802636020032181802636522006-2010
002006-2010
S
eule
la Dimension Q
ualité du
C
adre de vie attein
t
une valeur moyenne d’au moins 50%
sur la
période
de l’
étude
, passant de
53,5
% en 2001-2005 à
59,6
% en 2016-2020. Pour l
’indice
de sortie
de la pauvreté qui est de 59% en 2016-2020, sa valeur en 2001-2005
n’était
que
de
29%
, soit une augmentation de
107%.
La couverture de la dépendance économique
est passée
de 23%
en 2001-2005
à 38%
en 2016-
2020 tandis
que l’indice
de développement
humain
étendu est
passé
de 25% en
2001-
2005 à
37%
en 2016-2020
.
L’indice
réseaux et
territoire s’est légèrement amélioré, passant de 10% à 12 %
entre 2001 et 2020
et reste
tout de même l’indice le plus faible en termes d’évolution et de contribution au DDMI sur toute la
période
, tel
qu’illustré par le graphique 3 ci-dessous.
1501145001262001-2005
002001-2005
11303049847500Graphique
3
:
C
ontribution des
indices des sous
dimensions au DDMI
sur la période
2001
-2020
-45542187045600-58547731272011-2015
002011-2015
-585477556500146053064512016-2020
002016-2020
3195701267589000Source : CEA, CREG, Equipe Pays (mai 2023)
Sur la période 2001 à 2020, les indices de la qualité du cadre de vie des Nigériens et de la sortie de la pauvreté sont les indicateurs qui enregistrent les plus grandes performances dans l’amélioration du DDMI.
376682037342013-2017
002013-2017
3196336-561400Analyse du budget fonctionnel
32332933132557Source :
CEA, CREG, Equipe Pays (juillet 2023), à partir des
Budgets du Niger entre 2001 et 2020
.
00Source :
CEA, CREG, Equipe Pays (juillet 2023), à partir des
Budgets du Niger entre 2001 et 2020
.
376679513102342018-2020
002018-2020
3232785131236700En analysant les moyennes quinquennales résultant de la transformation du budget classique en budget fonctionnel
, il ressort que la
fonction «
A
ffaires économiques » représente
entre
4
3% et
5
3% du budget
sur la période 2001-2020
. Elle révèle la prépondérance des
dépenses relatives
aux
achats de bie
ns et services/ investissements
administratifs
. Les
fonctions «
Education
sont toutes aussi importantes, environ 17% jusqu’en 2017, avant de baisser
à 10% en
2018-2020. Ces deux premières fonctions occupent l’essentiel du budget. Il convient de retenir que les autres secteurs très mal pourvus, santé, réseau social et réseau
professionnels doivent faire l’objet d’allocation plus conséquentes pour favoriser le développement et la capture du DD.
4498854730752003-2007
002003-2007
9144047307500Graphique
4
: Efforts du Gouvernement suivant les fonctions du DDMI de 2003-
20
20
L’analyse des dépenses budgétaires consacrées aux différentes natures économiques montre que
les dépenses d’investissements
sont les plus importantes du b
udget de l’Etat
, allant de 39% en 2008-2012 à 63% en 2018-2020
. Cette importan
te
part consacrée à l’investissement laisse
rait
croire que le Niger mise sur une fructification de ses richesses dans l’avenir, ce qui est en adéquation avec
l’adoption de l’approche budget programme et les Objectifs de développement durable
.
Toutefois, on
note
que les niveaux
des
allocations budgétaires
aux trois natures économiques des dépenses ne sont pas stables sur la période sous étude comme illustré dans le graphique 5 ci-dessous
.
Il est ressorti de l’analyse des dimensions des DDMI, que certaines ne sont quasiment pas pourvus. Il convient de les pourvoir et maintenir un niveau élevé d’investissement dans les différents secteurs de développements. L’augmentation des transferts et leurs fluctuations s’expliquent par les défis démographique
s
et
la forte proportion
des dépendants dans l
a
société
nigérienne
.
14843516454142003-2007
002003-2007
-63563119000Graphique
5
:
Répartition du budget par nature économique de 2003-2007 & 2008-2012
1452194-252008-2012
002008-2012
1500555184152013-2017
002013-2017
476123882552018-2020
002018-2020
Source : CEA, CREG, Equipe Pays (juillet 2023)
Analyse des
élasticités budgétaires sectorielles
Les élasticités budgétaires sectorielles montrent la variation de l’indice DDMI du secteur donné par rapport à la variation des dépenses budgétaires à la suite d’une réallocation des ressources de la même enveloppe budgétaire, selon les trois natures de dépenses (investissement, fonctionnement ou transfert). Pour chaque secteur ou dimension de l’indice DDMI, les principaux messages sont les suivants :
Education
Au Niger de 2004 à 2020 les dépenses budgétaires en éducation ont un effet positif et significatif au seuil de 5% sur la composante éducation de l’indice synthétique de suivi du Dividende Démographique. En effet, lorsque les dépenses budgétaires en éducation augmentent de 1%, la composante éducation de l’indice synthétique de suivi du Dividende Démographique augmente de 0,0362%.
En ce qui concerne les natures économiques, lorsque les dépenses de l’éducation en fonctionnement, en investissement et en transfert augmentent chacun de 1%, le DDMI de l’éducation augmente respectivement de 0,2594%, 0,2562% et 0,4064%.
Santé
Les dépenses budgétaires en santé ont un effet positif et significatif sur le DDMI en santé au seuil de 5%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses budgétaires en santé se traduit par une augmentation de 0,0819% du DDMI en santé.
En ce qui concerne les natures économiques des dépenses budgétaires, seules les dépenses d’investissement ont un effet positif et significatif sur le DDMI santé au seuil de 10%. Une augmentation de 1% des dépenses d’investissement se traduit par une augmentation de 0,1712% du DDMI santé.
BTP-Energie
Les dépenses budgétaires en BTP-Energie ont un effet positif et significatif au seuil de 10% sur le DDMI en BTP-Energie au Niger de 2004 à 2020. En effet, lorsque les dépenses budgétaires en BTP-Energie
augmentent de 1%, la composante BTP-Energie de l’indice synthétique de suivi du Dividende Démographique augmente de 0,0178%.
En ce qui concerne les natures économiques des dépenses budgétaires, seules les dépenses d’investissement ont un effet positif et significatif sur le DDMI en BTP-Energie au seuil de
1%. Une augmentation de 1% des dépenses d’investissement se traduit par une augmentation de 0,7638% du DDMI BTP-Energie.
Sécurité
Les dépenses budgétaires en sécurité ont un effet positif et significatif sur le DDMI en sécurité au seuil de 1%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses budgétaires en sécurité se traduit par une augmentation de
0,0441
% de DDMI sécurité.
Pour ce qui est des natures économiques, seules les dépenses de fonctionnement et d’investissement ont un effet positif et significatif sur le DDMI en sécurité au seuil de 1%. En effet, lorsque les dépenses en sécurité de fonctionnement ou en investissement augmentent de 1%, le DDMI sécurité augmente respectivement de 0,8831% et 0,1526%.
Economie
Les dépenses budgétaires en affaires économiques ont un effet positif et significatif sur le DDMI affaires économiques au seuil de 1%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses budgétaires en affaires économiques se traduit par une augmentation de 0,0819% du DDMI affaires économiques.
En ce qui concerne les natures économiques des dépenses budgétaires,
seules les dépenses d’investissement et de transfert ont un effet positif et significatif sur le DDMI en affaires économiques au seuil de 1%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses d’investissement et ou de transfert se traduit par une augmentation respectivement de 0,6471% et 0,3989% du DDMI en affaires économiques.
Réseau social
Les résultats montrent que les dépenses budgétaires en réseau social n’ont aucun effet sur le DDMI réseau social sur la période de 2004 à 2020. Néanmoins on observe un effet positif de l’augmentation des dépenses budgétaires en réseau social sur le DDMI réseau social.
Quant aux natures économiques, seules les dépenses de fonctionnement et de transfert ont un effet significatif sur le DDMI réseau social au seuil de 1%. En effet, Une augmentation de 1% des dépenses de fonctionnement se traduit par une baisse de 0,3231% du DDMI réseau social ; alors que les dépenses de transfert font augmenter le DDMI réseau social de
0,1103%.
Réseau professionnel
Les dépenses budgétaires en réseau professionnel ont un effet positif et significatif sur le DDMI réseau professionnel au seuil de 1%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses budgétaires en réseau professionnel se traduit par une augmentation de 0,1311% de DDMI réseau professionnel.
Pour ce qui est des natures économiques, seules les dépenses de fonctionnement ont un effet négatif et significatif sur le DDMI réseau professionnel au seuil de 1%. En effet, lorsque les dépenses en réseau professionnel de fonctionnement
augmentent de 1%, le DDMI réseau professionnel diminue de 0,1028%
Institution
Les dépenses budgétaires en institution ont un effet positif et significatif sur le DDMI institution au seuil de 1%. En effet, une augmentation de 1% des dépenses budgétaires en institution se traduit par une augmentation de 0,0588
%
de DDMI institution.
Pour ce qui est des natures économiques, seules les dépenses de fonctionnement et de transfert ont un effet significatif sur le DDMI institution au seuil de 5%. En effet, Une augmentation de 1% des dépenses de fonctionnement se traduit par une baisse de 0,3871% du DDMI institution ; alors que les dépenses de transfert font augmenter le DDMI institution de 0,0505%.
Tableau
1
:
Répartition des élasticités par fonction selon la dépense totale et les natures économiques
Fonctions
TOTAL
FONCTIONNEMENT
INVESTISSEMENT
TRANSFERT
Élasticité
β
α
1
α
2
α
3
Education
0,0362**
0,2594*
0,2562**
0,4064***
Santé
0,0819**
0,2360
0,1712*
0,5581
BTP-Energie
0,0178*
0,0322
0,7638***
0,0497
Sécurité
0,0441***
0,8831***
0,1526***
-0,0114
Economie
0,0947***
-0,1390
0,6471***
0,3989***
Réseau social
0,0132
-0,3231***
-0,1993
0,1103***
Réseau professionnel
0,1311***
-0,1028***
-0,2475
– 0,000030
Institution
0,0588***
-0,3871***
-0,0962
0,0505**
Source : CEA, CREG, Equipe Pays (juillet 2023)
Analyse de la
Simulation
budgétaire
L’analyse de s
imul
ation permet de mesurer les effets d’entrainement d’un choc budgétaire résultant d’une
augmentation
des ressources d’un secteur donné ainsi que la sensibilité des autres fonctions du DDMI.
L
’éducation et la santé étant les secteurs clés pour le développement du Capital humain et la capture du dividende démographique
, une simulation de chocs budgétaires sur ces secteurs permettrait d’appréhender les effets de ruissellement sur les autres secteurs.
De manière structurelle, de 2004 à 2020, les dépenses totales effectivement allouées à l’éducation ont varié en moyenne de 17% au Niger.
Ainsi, en simulant un choc budgétaire en 2015 provenant d’une hausse de
17% du budget consacré à l
a structure «
éducation
»
, le secteur éducation lui-même
en bénéficierait
à hauteur de 0.04%
alors
que les secteurs
des institutions, la santé, affaires économiques et de la sécurité seraient bénéficiaires avec respectivement une amélioration des services y relatifs de 0,76% ; 0,42% ; 0.37% et 0,29%.
Le secteur «
BTP-énergie
»
serait
l
e
principal bénéficiaire de
cette
augmentation du budget
de
l’éducation.
En effet, un choc budgétaire de 17%
dans le secteur « éducation »
engendrerait
une amélioration de
l’offre de services
du secteur BTP-énergie de
1,04%
, ce qui révèle
que
l
’augmentation profite
rait de manière substantielle au secteur du
bâtiment
en comparaison avec les effets observés dans les autres secteurs.
Tableau
2
: Effets de l'augmentation de 17% du budget de l'éducation (total)
2042231115
Anné
es
FONCTIONS DDMI
2015
2016
Education
0,04%
0,02%
BTP Energie
-2,92%
1,04%
Affaires économiques
0,37%
-0,20%
Réseau professionnel
-0,28%
0,19%
Sécurité
0,29%
0,20%
Institution
0,76%
-0,22%
Sante
0,42%
0,16%
Réseau social
0,00%
0,00%
Recommandation
s
Au vu des résultats, il convient de retenir les recommandations ci-après :
Investir au mieux dans les services sociaux de base (éducation, santé) qui impactent conséquemment sur le DDMI et toutes les autres dimensions ;
Redéployer plus d’efforts dans la création d’emplois décents
et dans l’entreprenariat ;
Améliorer le revenu du travail ;
Améliorer les infrastructures et services sociaux de base ;
Faciliter l’accès aux crédits financiers à la population ;
Orient
er les investissements en éducation dans la formation des enseignants.

