Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

04. Communication and Listening Skills_FINAL_French

Session 4 : Capacités de communication et d'écoute
Objectifs d'apprentissage :
Au terme de ce module, les participantes seront en mesure de :
définir la communication assertive ;
citer plusieurs façons de faire preuve de bonnes capacités d'écoute.
Durée totale : 90 minutes
Activités :
Styles de communication (35 minutes)
Communiquer en utilisant les « affirmations à la première personne » (25 minutes)
Bien écouter (25 minutes)
Réflexion (5 minutes)
Matériel :
Tableau à feuilles et marqueurs (facultatif)
Papier et stylos/crayons (facultatif)
Préparation de la séance :
Lire et répéter la séance.
Ressources complémentaires et adaptation :
Documents à distribuer : Bien écouter (un exemplaire par participante)
Fiche de ressources : Capacités de communication et d'écoute
Adaptation pour les filles plus jeunes : voir la fin de la séance
Activité 4.1 : Styles de communication (35 minutes)
DIRE :
Je suis très heureuse de vous voir toutes présentes aujourd'hui. Aujourd'hui, nous allons parler de communication : de la manière dont on interagit et on partage. En apprenant à bien communiquer, vous allez améliorer vos relations, être en mesure de mieux résoudre un conflit et avoir une meilleure opinion de vous-mêmes et de vos compétences.
DEMANDER :
Tout le monde communique-t-il de la même façon ?
Pourquoi pensez-vous qu'il existe des différences au niveau des manières de communiquer ?
Existe-t-il des personnes auxquelles on accorde plus d'attention en raison de leur identité ? Qui ?
DIRE :
Nous apprenons à communiquer auprès de notre famille, de nos amis, de nos enseignants et de nos communautés. Toutefois, notre façon de communiquer est également influencée par notre personnalité, notre sexe, notre âge, notre statut au sein du groupe et notre culture. J'aimerais que vous puissiez communiquer facilement vos besoins à d'autres, mais pas que vous changiez votre personnalité. Nous avons besoin que vous restiez vous-mêmes.
FAIRE :
Dites aux participantes que vous allez lire une brève histoire et discuter de la suite.
Lisez le récit ci-dessous.
Miriam et Hawa
Miriam et Hawa sont de bonnes amies. Il y a trois semaines, Hawa a emprunté de l'argent à Miriam pour s'acheter un cahier scolaire. Depuis lors, Hawa n'a plus parlé de cet argent et ne l'a pas remboursé. Par ailleurs, Miriam a remarqué qu'Hawa avait de nouveaux stylos aujourd'hui. Que devrait faire Miriam ?
Demandez à des volontaires de donner leur avis sur ce que Miriam pourrait dire à Hawa concernant son prêt.
Lisez les réponses possibles ci-dessous et, après chacune d'elles, demandez aux participantes de lever la main (1) si elles pensent que Miriam se sentira mieux après s'être exprimée, (2) si Hawa se sentira mieux et (3) si leur amitié va se renforcer.
Réponses de Miriam :
« Hawa, tu n'es pas honnête ! Tu as acheté de nouveaux stylos avant de me rembourser ! Rends-moi mon argent ! » (agressive)
Miriam ne dit rien à Hawa, mais cesse de lui faire confiance. (passive)
« Hawa, ce n'est pas agréable pour moi de te voir avec de nouveaux stylos, alors que tu ne m'as pas encore remboursé le cahier. Pourrais-tu me rembourser avant d'acheter autre chose ? » (assertive)
DIRE :
Miriam peut répondre de nombreuses façons. Toutefois, certaines de ses réponses vont uniquement créer un conflit avec son amie Hawa. La première réponse était un exemple de
communication agressive
. Miriam est contrariée et a fait part de ses sentiments à Hawa, mais sans gentillesse ni égard envers ceux de cette dernière. Après s'être fait crier dessus, y a-t-il des chances qu'Hawa rembourse Miriam ? Leur amitié va en pâtir et personne ne va y gagner quelque chose.
La seconde réponse, celle où Miriam est restée calme et a cessé de faire confiance à Hawa, était un exemple de
communication passive
. Miriam n'a pas exprimé ses sentiments ni dit ce qu'elle attendait d'Hawa. Hawa n'a pas eu l'occasion de se rattraper auprès de Miriam et leur amitié en a souffert.
La troisième réponse était un exemple de
communication assertive
. Miriam a fait part de ses sentiments à son amie et lui a demandé ce qu'elle souhaitait de façon claire et directe. Elle s'est exprimée sans crier et n'a pas mis Hawa mal à l'aise. Il s'agit de la meilleure option pour Miriam, et je pense qu'Hawa
souhaiterait se rattraper et rembourser son amie. Hawa se rendrait alors compte que même lorsqu'elle commet une erreur, sa bonne amie Miriam lui en parle, la traite avec respect et lui pardonne.
En règle générale, la communication assertive constitue la meilleure option pour nous toutes. Ainsi, lorsque vous vous exprimez sans détour, vous partagez directement vos sentiments et vos besoins, et vous ne heurtez pas les sentiments des autres, ce qui vous permet de résoudre des conflits pacifiquement tout en entretenant de bonnes relations avec vos connaissances.
DEMANDER :
Quelle est la différence entre la communication assertive et agressive ?
Avez-vous déjà utilisé la communication passive ? Que vous a-t-elle apporté ?
Vous sentiriez-vous nerveuses en ayant recours à la communication assertive à l'avenir ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
DIRE :
J'ai dit qu'il était généralement préférable d'utiliser la communication assertive. Une exception à cette règle serait une situation dans laquelle vous ne vous sentez pas en sécurité. Si vous êtes avec une personne qui vous met mal à l'aise ou qui vous fait peur, que vous avez essayé d'être directe et que cette personne ne vous écoute pas, vous devez vous en écarter. Dans ce cas, vous pouvez être agressive et crier pour l'effrayer, appeler à l'aide ou trouver une excuse pour en prendre congé, comme dire que quelqu'un a besoin de vous à la maison ou à l'école. Prenez congé, trouvez un adulte de confiance et demandez de l'aide. Il n'a aucune raison de protéger les sentiments d'une personne qui ne vous respecte pas.
DEMANDER :
Avez-vous des questions ?
Que pouvez-vous dire pour vous sortir d'une situation dans laquelle vous vous sentez en danger ?
Que pouvez-vous dire si un garçon souhaite que vous sortiez en douce avec lui la nuit ?
Que pouvez-vous dire ou faire si un homme vous met mal à l'aise au marché ?
DIRE :
Ce sont d'excellentes suggestions. Rappelez-vous qu'il est toujours préférable de se sortir d'une situation inconfortable ou dangereuse, même si le fait d'être assertives vous rend nerveuses ou que vous avez peur que cette personne vous trouve impolie ou mal élevée. Votre sécurité est plus importante que l'opinion qu'une personne peut avoir de vous.
Activité 4.2 : Communiquer en utilisant les « affirmations à la première personne » (25 minutes)
DIRE :
Un outil utile pour apprendre à utiliser la communication assertive est appelé « l'affirmation à la première personne ». Nous avons entendu une affirmation à la première personne lorsque Miriam a dit
« Hawa, ce n'est pas agréable pour moi de te voir avec de nouveaux stylos, alors que tu ne m'as pas encore remboursé le cahier ».
Les affirmations à la première personne sont utiles, car elles mettent l'accent sur deux choses importantes : (1) comment vous vous sentez et (2) ce qui a donné lieu à ce sentiment. Lorsque vous utilisez une affirmation à la première personne, vous ne mettez pas l'accent sur l'autre personne, en lui disant qu'elle ne se comporte pas bien. Au contraire, vous l'aidez à comprendre comment son choix ou son attitude vous a affectées.
FAIRE :
Expliquez que vous allez réaliser une activité qui implique de se lever. Vous allez lire une série d'affirmations. Les filles doivent se lever après chaque affirmation s'il s'agit vraiment d'une affirmation à la première personne. Prévenez-les qu'elles doivent bien faire attention, car il se peut que vous tentiez de les piéger.
Rappelez-leur les deux composants d'une affirmation à la première personne : comment l'interlocuteur se sent et (2) ce qui a donné lieu à ce sentiment.
Lisez les affirmations ci-dessous, l'une après l'autre. Après chaque affirmation, désignez une fille assise et une fille debout (si elles sont en désaccord) et demandez-leur pourquoi il s'agit ou non d'une affirmation à la première personne. Les véritables affirmations à la première personne sont suivies d'un astérisque (*).
Je suis heureuse dès que tu me demandes d'étudier avec toi.*
Tu ne me confies jamais de secret.
Je suis en colère lorsque mon frère prend mes papiers sans me le demander.*
Je suis contente lorsque nous chantons à l'école.*
Tu es vraiment bête et tout le monde le sait.
Je me sens perdue et contrariée lorsque tu parles de choses que je ne comprends pas.*
Mon frère me contrarie lorsqu'il me fait faire ses corvées.
(Il s'agit presque d'une affirmation à la première personne, mais « mon frère
me rend
 » devrait être modifié en « Je me sens contrariée lorsque… », étant donné que son frère ne peut pas décider de ce qu'elle va ressentir. Son frère fait quelque chose et elle est contrariée, mais
il ne lui a pas dit d'être contrariée
).
Lorsque tu viens avec moi au marché, je me sens heureuse.*
(La phrase est inversée, mais il s'agit pour tout d'une affirmation à la première personne, car elle contient les deux éléments)
J'ai l'impression que tu n'es pas honnête, car tu ne m'as pas remboursée.
(Il ne s'agit PAS d'une affirmation à la première personne, car elle ne dit pas ce que ressent l'oratrice, même si l'expression « J'ai l'impression » est utilisée)
DEMANDER :
Ces trois dernières affirmations étaient-elles trompeuses ? Pourquoi ?
À votre avis, comment réagit-on à des affirmations à la première personne ?
Pensez-vous que les affirmations à la première personne vous aident à communiquer si vous êtes fâchée contre quelqu'un ? Comment et pourquoi ?
Pourquoi est-il judicieux d'insister sur vos sentiments dans une affirmation à la première personne au lieu de dire simplement à l'autre personne qu'elle se comporte mal ?
*Si vous lui dites qu'elle se comporte mal (ou si vous utilisez une autre expression négative), elle se sent attaquée et cesse d'écouter. Si vous mettez l'accent sur ce que VOUS ressentez, il est plus facile pour l'autre personne de continuer d'écouter et de poursuivre la conversation.
Activité 4.3 : Bien écouter (25 minutes)
DIRE :
La seconde partie de la communication est l'écoute. En effet, la communication sera infructueuse si les personnes ne s'écoutent pas. Dès lors, nous allons à présent réfléchir à la manière de bien écouter.
FAIRE :
Demandez à une volontaire de faire une démonstration avec vous.
Expliquez que vous allez discuter brièvement entre vous deux et que vous souhaitez que tout le monde regarde comment vous (la personne qui écoute) vous comportez.
Demandez à la volontaire de vous raconter quelque chose sur elle (par exemple, son repas préféré et sa façon de le préparer, sa chanson favorite, l'emploi qu'elle souhaiterait, etc.)
Pendant que la volontaire parle, faites preuve de mauvaises qualités d'écoute (par exemple, en remuant sur votre chaise, en détournant le regard, en vous penchant en arrière, en soupirant bruyamment, en faisant non de la tête, en ne posant pas de questions, en disant quelque chose de négatif ou en émettant un jugement tel que « Je déteste cette chanson » et en l'interrompant).
Après 30 à 60 secondes, mettez fin à la conversation et excusez-vous auprès de la volontaire.
DEMANDER :
Je me suis TERRIBLEMENT comportée ! Pouvez-vous me dire pourquoi j'ai été d'une mauvaise écoute ?
FAIRE :
Demandez à la volontaire d'essayer d'avoir une autre conversation avec vous. Choisissez un autre sujet.
Pendant que la volontaire parle, faites preuve de bonnes qualités d'écoute (par exemple, en restant assise, en la regardant, en vous penchant vers l'avant, en évitant de soupirer ou de remuer, en posant des questions pour en savoir plus ou pour clarifier quelque chose, en disant quelque chose d'approprié en fonction de ce qu'elle vous raconte, comme « Moi aussi, j'adore ce plat ! »).
Après 30 à 60 secondes, mettez fin à la conversation et remerciez la volontaire.
DEMANDER :
(À la volontaire) Quel sentiment t'ai-je donné cette fois par rapport à la fois précédente ?
Qu'ai-je fait pour lui montrer que je l'écoutais attentivement ?
DIRE :
L'écoute est une composante importante de la communication et nous devons la manier correctement. Vous montrez à une personne que vous l'écoutez attentivement tant avec vos mots qu'avec votre gestuelle. Dans un instant, je vais vous donner l'occasion de mettre en pratique vos bonnes capacités d'écoute les unes avec les autres.
FAIRE :
Distribuez une copie du document Bien écouter à chaque participante.
Lisez-le à haute voix au groupe et demandez s'il y a des questions.
Demandez aux participantes de former des groupes de deux.
Expliquez qu'elles auront chacune l'occasion de jouer le rôle de la personne qui parle et de celle qui écoute.
Au sein de leurs groupes, demandez-leur de s'exprimer chacune à leur tour pendant quelques minutes. Elles peuvent parler de quelque chose qui est actuellement source de frustration, d'un moment au cours duquel elles ont ressenti une émotion négative, ou d'un souvenir heureux. Les personnes qui écoutent doivent faire preuve de bonnes capacités d'écoute.
Accordez aux participantes trois minutes pour s'exprimer, puis demandez-leur d'inverser les rôles pendant trois minutes.
DEMANDER :
En tant qu'oratrice, qu'avez-vous ressenti en voyant votre partenaire vous écouter attentivement ?
En tant qu'auditrice, qu'avez-vous ressenti ?
(Remarque : donnez votre avis sur une participante qui a bien écouté, en précisant ce qu'elle a bien fait, puis félicitez-la.)
Quelqu'un d'autre souhaite-t-il féliciter sa partenaire pour la manière dont elle l'a écoutée ? Qu'a-t-elle fait exactement ? (Si elles éprouvent des difficultés, orientez-les en disant « J'ai apprécié le moment où elle a… » ou « Je savais qu'elle écoutait bien, car elle…)
Réflexion (5 minutes)
DEMANDER :
Est-ce difficile de bien écouter et de communiquer lorsque vous êtes contrariées ou stressées ? Pourquoi ?
Avec qui allez-vous pratiquer vos bonnes capacités de communication et d'écoute ? À votre avis, comment vont-elles réagir ?
De quelle manière le fait d'avoir de bonnes capacités de communication va-t-il vous aider plus tard ?
DIRE :
Je vous remercie pour vos efforts d'aujourd'hui. Aujourd'hui, nous avons travaillé sur nos capacités de communication et nous avons appris à être assertives lorsque nous exprimons nos besoins et nos sentiments, à être claires et directes, ainsi qu'à bien écouter. Merci pour votre attention. Je suis très fière de vous. Vous pouvez rentrer chez vous et mettre ces compétences en pratique. J'aimerais savoir ce qu'elles vous ont apporté.
Documents à distribuer
Bien écouter
NOTE DE L'ILLUSTRATEUR : Créez des dessins simplifiés pour chaque technique ci-dessous. Joignez les termes et les images aux documents à distribuer.
Établir un contact visuel
Hocher la tête
Faire face à la personne qui parle
Faire usage d'expressions faciales appropriées
Poser des questions pour comprendre et en apprendre davantage
Soutenir les idées et les sentiments de l'oratrice
Fiche de ressources
Capacités de communication et d'écoute
Les filles doivent apprendre à bien communiquer dans des situations simples, comme en présence de leurs amis ou frères et sœurs, avant de pouvoir passer à des situations plus complexes, comme la communication assertive avec des parents, un enseignant, un conjoint ou d'autres personnes qui ont plus d'influence. Il est possible d'ajouter cette couche de difficulté supplémentaire lorsqu'elles ont acquis les capacités de communication et d'écoute de base.
Styles de communication
En plus d'être claire et directe, la
communication assertive
permet de témoigner du respect envers la personne qui écoute. Ainsi, une personne assertive dit sans détour ce dont elle a besoin et ce qu'elle ressent. Il peut s'avérer inapproprié pour de jeunes femmes d'être aussi directes avec certaines personnes. Les modes de communication sont différents en fonction des lieux et des cultures. Aidez les filles à comprendre les cas dans lesquels il serait inapproprié d'être directes.
La
communication agressive
est directe, mais peu aimable. En effet, ce type de communication peut
attiser
le conflit au lieu de le résoudre, c'est pour cette raison qu'elle est rarement indiquée.
La
communication passive
permet de faire passer les besoins et les sentiments de l'autre personne avant les vôtres, voire de les délaisser totalement. Il est parfois essentiel d'être passive, comme avec un proche plus âgé envers qui vous devez faire preuve de respect. Toutefois, dans la plupart des relations, il est préférable de partager vos besoins et vos sentiments de manière appropriée.
Capacités d'écoute
Tant les compétences verbales que non verbales sont importantes pour bien écouter. La
communication verbale
est ce que vous dites aux autres.
Bonne communication verbale
Mauvaise communication verbale
Poser des questions de clarification
Poser des questions pour en savoir plus
Soutenir les idées et les sentiments de l'oratrice
Interrompre la personne qui parle
Juger négativement la personne qui parle
Changer de sujet pour le ramener à vous
La
communication non verbale
est ce que vous dites avec votre corps et votre visage.
Bonne communication non verbale
Mauvaise communication non verbale
Établir un contact visuel
Hocher la tête
Faire face à la personne qui parle
Faire usage d'expressions faciales appropriées
Montrer un manque d'intérêt (par exemple, en remuant sur votre siège)
Ne pas établir de contact visuel
Faire « non » de la tête
Adaptation pour les filles plus jeunes
Activité 4.2 : Demandez à la volontaire de parler de sujets appropriés à son âge (comme sa matière préférée à l'école, etc.) et raccourcissez à chaque fois le temps qui lui est alloué pour s'exprimer de 15 à 20 secondes. Réduisez le temps au cours duquel les participantes mettent en pratique leurs capacités d'écoute en binômes à une minute et demandez-leur d'évoquer un souvenir heureux.
Sources :
Aflatoun, « Life Skills and Financial Education for Peace » (Activités 2.10 et 2.11)
Population Council, « It’s All One Curriculum » (Unité 5, Activités 34 à 36)
International Rescue Committee, « Sisters of Success » (Session 10)

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