Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

sous projet 3 _ Toutes les Filles à l’Ecole_

Project 3 – Toutes les Filles à l’Ecole
(TFE)

NIGER

SOMMAIRE

Sigles et abréviations 3
Liste des tableaux 5
1.- Équipe de projet 6
2.- Justification 6
3.- Objectif 17
4.- Description des projets 21
5.- Complémentarité des projets 23
6.- Théorie du changement 23
7.- Innovation 23
8.- Cadre de résultats 25
9.- Modalités de mise en œuvre 25
10.- Évaluation d’impact 27
11.- Risques 28
12.- Chronologie 28
13.- Budget 30

Sigles et abréviations

AME : Association des mères éducatrices

APE : Association des parents d’élèves

CCC : Communication pour un Changement de Comportement

CGDES : Comité de gestion décentralisée des établissements scolaires

COGES : Comité de gestion des établissements scolaires

CM1 : Cours moyen première année

CM2 : Cours moyen deuxième année

DDEP : Direction Départementale de l’Enseignement Primaire

DREP : Direction Régionale de l’Enseignement Primaire

EDSN-MICS III : Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples réalisée au Niger en 2006

EDSN-MICS IV : Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples réalisée au Niger en 2012

GL : Groupes Locaux

IEP : Inspection de l’Enseignement Primaire

MEPT : Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques

MEP/A/PLN/EC : Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique

MES : Ministère des Enseignements Secondaires

MJS : Ministère de la Jeunesse et des Sports

MP/PF/PE : Ministère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant

MSP : Ministère de la Santé Publique

ONG : Organisation non Gouvernementale

PAEQ : Projet d’appui à une éducation de qualité

PAPS : Projet d’Appui à la Population et à la Santé

PDDE : Programme Décennal de Développement de l’Education

PDES : Plan de Développement Economique et Social, 2012-2015

PSEF : Programme Sectoriel de l’Education et de la Formation, 2014-2024

SWEDD : Projet Régional pour l’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel

TFE : Toutes les filles à l’école

VBG : Violences Basées sur le Genre

________________

Liste des tableaux

Tableau 1: Quelques indicateurs de scolarisation selon la région et le sexe au premier cycle du secondaire 7

Tableau 2: Quelques indicateurs de mariage et grossesse précoces chez les adolescentes 8

Tableau 3: Quelques indicateurs sociodémographique selon le niveau d’instruction de la femme 10

Tableau 4: Répartition (%) des femmes selon l’indice de bien-être économique, en fonction leur niveau d’instruction 10

Tableau 5: Quelques indicateurs sociodémographique selon l’indice de bien-être économique 11
Tableau 6: Quelques indicateurs sociodémographiques du Niger 12

Tableau 7: Quelques indicateurs sociodémographiques selon le niveau d’instruction de la femme 14

Tableau 8: Quelques indicateurs sociodémographiques selon le bien-être économique 15

Tableau 9: Quelques indicateurs de mariages d’enfants et de scolarisation par région 19

Tableau 10: Description des activités 21

Tableau 11: Cadre de mesure des résultats 25

Tableau 12: Description des responsables, partenaires et difficultés pour chaque activité 26

Tableau 13: Répartition des adolescentes bénéficiaires de la réinsertion scolaire selon l’année de mise en œuvre du projet 28

Tableau 14: Répartition des adolescentes bénéficiaires selon le niveau d’instruction et l’année de mise en œuvre du Projet 29

Tableau 15: Chronologie des activités 29

Tableau 16: Budget (FCFA) 30

Tableau 17: Budget (USD) 32

Tableau 18: Description narrative du budget des activités 34

1.- Équipe de projet

* SoumanaHalidou, Directeur Adjoint de la Promotion de la Scolarisation des Filles, Ministère des Enseignements Secondaires (MES), soumhato@yahoo.fr, + 227 91 40 04 88
* Chidi Théodore Dovi Raphael, Agent au Secrétariat Général, Ministère des Enseignements Secondaires (MES), gamaradov2@yahoo.com, + 227 90 42 09 40
* Mme Amadou Mariama, Directrice des Stratégies de Communication pour un Changement de Comportement et Plaidoyer en Matière de Population, Ministère de la Population de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MP/PF/PE), marisadoy@gmail.com, + 227 96 69 60 02
* Chétima Amadou Roufaï, Chargé de Programme Population et Développement, UNFPA-Niger, chetima@unfpa.org, + 227 92 19 62 55/ + 227 90 25 02 05

2.- Justification

Le projet s’inscrit dans la thématique de l'amélioration du niveau d'accès des filles à l'enseignement secondaire. Les interventions visent à promouvoir le maintien scolaire, réduire le décrochage, et permettre l'entrée à l'école formelle.

Le sous-secteur de l’enseignement secondaire, en matière de scolarisation des filles, n’est pas très performent. En effet, il est caractérisé par des indicateurs suivants :

* De faibles taux bruts de scolarisation au secondaire (ensemble : 26,3% dont filles : 21,50% et garçons : 31,10%) en 2013-2014 ;
* De faibles Taux de Survie scolaire au secondaire (ensemble : 38,3% dont filles : 36,9 % et garçons : 39,4%) en 2013-2014 ;
* De faibles taux d’achèvement au secondaire (ensemble : 13,7% dont : filles 10,9% et garçons : 16,5%) en 2013-2014 ;
* De fortes disparités entre les régions (Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua, Tillabéri, Zinder) et au sein de chaque région, entre les filles et les garçons au détriment des filles, comme l’indique le tableau 1 ci-dessous.

Par ailleurs, le secteur de l’éducation primaire est aussi caractérisé par des faibles taux d’admission en classe de 6ème (ensemble : 35,7% dont filles : 29,6% et garçons : 41,8%) en 2013-2014. Il existe aussi de fortes disparités entre les régions et au sein de chaque région, entre les filles et les garçons au détriment des filles, comme l’indique le tableau 1 ci-dessous.

________________

Tableau1: Quelques indicateurs de scolarisation selon la région et le sexe au premier cycle du secondaire

Région
Taux brut de scolarisation
Taux de surviescolaire
Taux d’achevement
Taux brut d’admission
Filles
Garçons
Filles
Garçons
Filles
Garçons
Filles
Garçons
Agadez
40,7
42,1
50,5
54,5
23,2
25,0
45,8
45,8
Diffa
20,5
21,2
34,5
41,7
10,2
11,9
29,4
28,4
Dosso
25,8
40,0
32,8
34,6
12,6
20,3
38,5
58,7
Maradi
18,3
36,9
36,9
48,6
9,3
22,3
25,4
45,9
Niamey
79,5
79,4
57,8
57,3
49,2
50,2
85,1
87,5
Tahoua
13,2
27,5
20,2
22,2
4,5
9,8
22,2
44,1
Tillaberi
16,3
20,6
22,2
28,5
5,6
8,4
25,2
29,3
Zinder
14,1
18,7
39,5
43,2
8,1
11,0
20,5
25,5
Niger
21,5
31,1
36,9
39,4
10,9
16,5
29,6
41,8
Source : Statistiques des Enseignements Secondaires, Annuaire statistique, 2013-2014
Pour le cas spécifique du Niger, la situation est caractérisée par :
* une croissance démographique rapide (3,9% par an) qui pose d’importants défis dans le domaine de l’alimentation, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de l’environnement, de l’habitat.
* une croissance économique fluctuante (le taux de croissance du PIB est de 2,3% en 2011, 11,8% en 2012, 5,3% en 2013, 7,0% en 2014 et 3,6% en 2015, soit une moyenne de 6,0% sur les 5 années), fortement dépendante de l’agriculture qui elle-même est tributaire des aléas climatiques ;
* une inadéquation entre la croissance économique et la croissance démographique : avec un taux de croissance démographique de 3,9%, il faudrait au Niger, un taux de croissance économique de 7% pour maintenir le niveau de vie de sa population qui est déjà précaire et, de 10% pour songer à investir pour se développer.
En ce qui concerne le mariage des enfants et les grossesses précoces, les indicateurs ne sont pas aussi luisants :

* 28,0% des filles âgées de 20 à 24 ans, sont mariées avant l’âge de 15 ans ;
* 76,3% des filles âgées de 20 à 24 ans, sont mariées avant l’âge de 18 ans ;
* 40,4% des adolescentes de 15 à 19ans ont déjà commencé leur vie féconde[1]

Il existe aussi de fortes disparités entre les régions, comme l’indique le tableau 2 ci-dessous.
________________

Tableau2: Quelques indicateurs de mariage et grossesse précoces chez les adolescentes

Région
% des filles âgées de 20 à 24 ans, mariées avant l'âge de 15 ans[2] % des filles âgées de 20 à 24 ans, mariées avant l'âge de 18 ans[3] % des filles âgées de 15 à 19 ans, ayant commencé leur vie féconde
Agadez
20
48
15
Diffa
44
89
26
Dosso
32
74
43
Maradi
43
87
33
Niamey
10
28
44
Tahoua
36
83
46
Tillabéri
26
69
38
Zinder
58
88
52
NIGER
36
75
40
Sources : EDSN-MICS III, 2006 et EDSN-MICS IV, 2012

Les faibles indicateurs observés au niveau de la scolarisation des filles, des mariages et grossesses précoces sont liés à plusieurs raisons, dont entre autres :
* La vulnérabilité des ménages ;
* Les coûts d’opportunités liés à la fille ;
* Les us et pratiques culturelles défavorables à la promotion de la femme : mariage précoce et forcé, problème de tuteurs pour les filles venues poursuivre leurs études au secondaire ;
* Analphabétisme en général et celui des femmes en particulier ;
* La mauvaise qualité du service éducatif.

Pour améliorer la performance du sous-secteur de l’enseignement secondaire en matière de scolarisation des filles, le Gouvernement du Niger a bénéficié du financement par la Banque Mondiale du Projet Régional pour l’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD). Le Ministère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MP/PF/PE) assure le leadership dans la mise en œuvre. Cette mise en œuvre sera faite en collaboration avec plusieurs ministères sectoriels dont entre autres le Ministère des Enseignements Secondaires et le Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique (MEP/A/PLN/EC)qui serontpleinement impliqués au niveau de la composante 1.2 relative à l’autonomisation des femmes et plus précisément le volet « scolarisation et maintien des filles à l’école ».

________________

Pourquoi ce problème est-il une priorité dans ce contexte?

* Avantages de l’éducation des filles
Eduquer une FEMME, c’est éduquer toute une NATION ! L’éducation est un droit et, est en elle-même un facteur de bien-être social. L’éducation ouvre l’esprit vers le monde extérieur, vers la modernité et améliore l’aptitude aux changements de comportement. Une fille qui est éduquée s’occupe mieux de sa propre santé et de celle des membres de sa famille, en particulier ses petits frères et petites sœurs et les personnes âgées.

La scolarisation de la jeune fille permet de retarder l’âge à la première union et donc par ricochet, l’âge à la première maternité. Elle épargnera ainsi ses parents des dépenses inutiles liées à la prise en charge des complications de grossesses précoces. Une fille qui est scolarisée est plus à même de trouver des informations fiables sur sa vie en général, sur sa vie sexuelle et reproductive, en particulier : plus le niveau d’instruction de la femme augmente, plus elle aura tendance à avoir accès aux sources d’information sur la planification familiale. Une fille qui est scolarisée, quand elle va se marier, sera plus disposée à utiliser la contraception pour planifier ses naissances que celle qui n’est pas scolarisée : plus le niveau d’instruction de la femme augmente, plus elle aura tendance à utiliser la contraception.

Les filles qui sont scolarisées retardent leur âge au premier mariage, désirent avoir moins d’enfants, ont plus accès aux messages de sensibilisation sur la planification familiale, sont plus favorables à l’utilisation de la contraception, espacent mieux leurs naissances, font moins d’enfants : la scolarisation de la jeune fille est un bon levier sur lequel il faut agir pour maîtriser la croissance démographique.

Pourquoi pensez-vous que ce projet est un moyen approprié de remédier à ce problème?

* Lien entre mariage précoce et dividende démographique

L’évolution de la structure par âge de la population se traduit par une importance relative de la population en âge de travailler par rapport à la population jeune de moins de 5 ans. Ce qui nécessite une diminution des naissances annuelles qui repose sur trois investissements clés : la survie des enfants, la scolarisation de la jeune fille et la planification familiale. En effet, le tableau ci-dessous, montre qu’au niveau national, les femmes qui ont un niveau d’instruction secondaire ou plus, ont un indice synthétique de fécondité et un taux de mortalité des enfants les plus faibles et, un taux de couverture vaccinale et un taux de prévalence contraceptive plus élevés.

________________

Tableau3: Quelques indicateurs sociodémographique selon le niveau d’instruction de la femme

Niveau d’instruction de la femme
Indice synthétique de fécondité
(enfants/femme)
Taux de prévalence contraceptive (%)
Taux de couverturevaccinale
(%)
Taux de mortalité des enfants (-5 ans)
(‰)
Aucun
8,0
10,4
49,8
158
Primaire
7,0
18,4
59,1
121
Secondaire ou plus
4,9
30,0
72,7
91
Niger
7,6
12,2
52
127
Source : EDSN-MICS IV, 2012

Le niveau de pauvreté (quintiles de bien-être économique) est aussi lié au niveau de scolarisation comme l’indique le tableau ci-dessous.

Tableau4: Répartition (%) des femmes selon l’indice de bien-être économique, en fonction leur niveau d’instruction

Quintiles de bien-être économique
Niveau d’instruction
Aucun (%)
Primaire incomplet (%)
Primaire complet[4](%)
Secondaire incomplet (%)
Secondaire complet[5] (%)
Supérieur (%)
Le plus bas
74,5
22,8
1,0
1,3
0,0
0,1
Second
70,9
24,1
1,5
2,9
0,0
0,1
Moyen
65,5
27,7
2,1
4,0
0,0
0,0
Quatrième
57,9
32,3
2,5
6,0
0,0
0,2
Le plus élevé
34,6
35,1
4,5
19,3
1,0
4,9
Niger
60,0
28,5
2,4
7,0
0,2
1,1
Source : EDSN-MICS IV, 2012

Par ailleurs, la tendance observée avec le niveau d’instruction est la même que celle qu’on observe avec l’indice de bien-être. Le tableau ci-dessous, montre qu’au niveau national, les femmes qui vivent dans les ménages aisés (Le plus élevé) ont un niveau d’instruction secondaire ou plus, ont un indice synthétique de fécondité et un taux de mortalité des enfants les plus faibles et, un taux de couverture vaccinale et un taux de prévalence contraceptive les plus élevés.
________________
Tableau5: Quelques indicateurs sociodémographique selon l’indice de bien-être économique
Quintiles de bien-être économique
Indice synthétique de fécondité
(enfants/femme)
Taux de prévalence contraceptive (%)
Taux de couverturevaccinale
(%)
Taux de mortalité des enfants (-5 ans)
(‰)
Le plus bas
8,2
8,7
34,9
144
Second
8,0
7,7
49,0
168
Moyen
8,0
8,3
52,1
168
Quatrième
8,1
12,8
55,4
164
Le plus élevé
6,1
23,7
66,8
114
Niger
7,6
12,2
52
127
Source : EDSN-MICS IV, 2012

Or les mariages précoces ne favorisent aucun de ces trois investissements.

Le mariage précoce n’est pas favorable à la survie des enfants : l’amélioration de la survie des enfants conduit les couples à désirer moins d’enfants et donc à faire fléchir la fécondité. Or, compte tenu des jeunes âges des filles victimes du mariage précoce, leurs enfants courent deux fois plus le risque de décéder que ceux des filles qui se marient plus tard car ces enfants ne reçoivent pas le plus souvent tous les soins nécessaires pour leur développement. De plus, ces filles n’ont pas toujours assez de moyens financiers nécessaires pour bien « élever » leurs enfants, surtout lorsqu’elles vivent dans des ménages pauvres.

Au Niger, les données régionales montrent qu’il y a une forte corrélation positive (+0,70)[6] entre le taux de mariages précoces et le taux de mortalité infantile (des enfants âgés de moins d’un an) et ; une corrélation positive moyenne (+0,60)[7] entre le taux de mortalité infanto-juvénile (des enfants âgés de moins de 5 ans) : les régions qui ont les taux de mariages précoces les plus élevés, sont celles qui ont les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile les plus élevées.

Le mariage précoce n’est pas favorable à la scolarisation de la jeune fille : la scolarisation de la jeune permet entre autre, de retarder l’âge au premier mariage et donc à la première maternité. Or, le mariage précoce s’accompagne toujours de la déscolarisation de la jeune fille au Niger et favorise par conséquent les grossesses précoces et donc la forte fécondité. Par ailleurs les filles qui ne sont pas scolarisées sont les moins favorables à bien s’occuper de la nutrition et la santé de leurs enfants et à pratiquer la planification familiale. L’éducation des femmes joue un rôle crucial dans le choix du nombre d’enfants : le nombre idéal d’enfants varie de 9,6 chez les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction à 8,3 chez celle qui ont le niveau primaire et 6,6 chez celles qui ont le niveau secondaire et plus[8]. Plus elles sont éduquées, moins est leur nombre d’enfants : le nombre moyen d’enfants par femme varie de 8,0 chez les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction à 7,0 chez celle qui ont le niveau primaire et 4,9 chez celles qui ont le niveau secondaire et plus[9].

Au Niger, les données régionales montrent qu’il y a une forte corrélation négative (-0,62)[10] entre le taux de mariages précoces et le taux brut de scolarisation au primaire des filles et une très forte corrélation négative (-0,90)[11] entre le taux de mariages précoces et le taux d’achèvement au primaire des filles : les régions qui ont les taux de mariages précoces les plus élevés, sont celles qui ont les taux brut de scolarisation et les taux d’achèvement au primaire les plus faibles.

Le mariage précoce n’est pas favorable à la planification familiale : la planification familiale permet de réduire les naissances annuelles. Or le mariage précoce intervient le plus souvent dans un contexte de fort désir d’enfant (les hommes désirent avoir 11 enfants et les femmes 9) et de polygamie (30% de femmes vivent en régime polygamique et 20% des hommes mariés sont polygames).

Au Niger, les données régionales montrent qu’il y a une très forte corrélation négative (-0,94)[12] entre le taux de mariages précoces et le taux de prévalence contraceptive chez les femmes en union : les régions qui ont les taux de mariages précoces les plus élevés, sont celles qui ont les taux de prévalence contraceptive les plus faibles.

Tableau6: Quelques indicateurs sociodémographiques du Niger
Région
Proportion des filles de 20-24 ans mariées avant l'âge de 18 ans
(pour cent)
2006
Taux de scolarisation
Mortalité infantile
Taux d'utilisation contraceptive
(pour cent)
2006
Taux brut de scolarisation au primaire
(pour cent)
2007-2008
Taux d'achèvement scolaire au primaire
(pour cent)
2007-2008
Taux de mortalité infantile
(pour mille)
2006
Taux de mortalité infanto-juvénile
(pour mille)
2006
Agadez
48
74,3
45,0
53
111
10,0
Diffa
89
43,8
27,1
63
120
0,9
Dosso
74
55,4
40,2
97
215
5,8
Maradi
87
49,4
37,0
106
231
1,9
Niamey
28
105,6
75,9
57
132
23,2
Tahoua
83
43,2
24,3
91
214
5,1
Tillabéri
69
52,2
32,9
74
193
4,3
Zinder
88
49,3
30,2
113
269
2,5
NIGER
75
35,8
35,8
81
198
5,0
Sources : Population Council. « Etude approfondie sur les adolescentes : Exploiter les données pour identifier et atteindre les jeunes les plus vulnérables. Niger 2006 » ;
Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples (EDSN-MICS III), 2006 ;
Annuaire Statistique du Ministère de l’éducation de base 2008-2009.

* Liens entre niveau d’instruction et dividende démographique

Le niveau d’instruction a une influence sensible sur l’atteinte du dividende démographique : les femmes qui ont le niveau d’instruction secondaire ou plus, contribuent plus que les autres femmes à l’amélioration des indicateurs qui favorisent l’atteinte du dividende démographique. En effet, plus le niveau d’instruction de la femme est élevé :
* plus l’âge médian au premier mariage, l’âge médian à la première naissance, le taux de prévalence contraceptive, l’intervalle entre les naissances et le taux d’accès aux médias augmentent ;
* plus la proportion des adolescentes (15-19 ans) qui ont déjà commencé leur vie procréative, le nombre idéal d'enfants et l’indice synthétique de fécondité diminuent.

Tableau7: Quelques indicateurs sociodémographiques selon le niveau d’instruction de la femme
Niveau d’instruction de la femme
Age médian premier mariage
(année)
Nombreidéald'enfants
Age médian à la première naissance
(année)
Proportion des femmes exposées aux médias[13]

Proportion des femmes qui utilisent la contraception

Dernier intervalleintergénésique (mois)
Indice synthétique de fécondité
(enfants/femme)
Proportion des adolescentes (15-19 ans) qui ont commencé leur vie procréative
Aucun
15,6
9,6
18,3
42,1
10,4
30,8
8,0
50,0
Primaire
16,7
8,3
19,1
60,8
18,4
31,2
7,0
33,3
Secondaire ou plus
21,1
6,6
22,7
73,2
30,0
35,4
4,9
15,1
Niger
15,7
9,2
18,6
46,9
12,2
30,9
7,6
40,4
Source : EDSN-MICS IV, 2012
________________
* Liens entre bien-être économique et dividende démographique

La pauvreté (quintiles de bien-être économique) a une influence sensible sur l’atteinte du dividende démographique : les femmes qui vivent dans les ménages aisés (Le plus élevé) contribuent plus que les autres femmes à l’amélioration des indicateurs qui favorisent l’atteinte du dividende démographique. En effet, les femmes qui vivent dans les ménages aisés ont :
* un âge médian au premier mariage, un âge médian à la première naissance, un taux de prévalence contraceptive, un intervalle entre les naissances et un taux d’accès aux médias plus élevés comparativement aux autres femmes ;
* une proportion des adolescentes (15-19 ans) qui ont déjà commencé leur vie procréative, un nombre idéal d'enfants et un indice synthétique de fécondité plus faibles comparativement aux autres femmes.

Tableau8: Quelques indicateurs sociodémographiques selon le bien-être économique
Quintiles de bien-être économique
Age médian premier mariage
(année)
Nombreidéald'enfants
Age médian à la première naissance
(année)
Proportion des femmes exposées aux médias[14]

Proportion des femmes qui utilisent la contraception

Dernier intervalleintergénésique (mois)
Indice synthétique de fécondité
(enfants/femme)
Proportion des adolescentes (15-19 ans) qui ont commencé leur vie procréative
Le plus bas
15,5
9,7
18,3
29,0
8,7
30,4
8,2
49,2
Second
15,6
9,6
18,4
37,5
7,7
30,4
8,0
49,0
Moyen
15,6
9,8
18,6
45,5
8,3
30,9
8,0
45,3
Quatrième
15,6
9,4
18,0
45,8
12,8
30,0
8,1
42,1
Le plus élevé
17,4
7,8
19,5
71,0
23,7
33,9
6,1
24,3
Niger
15,7
9,2
18,6
46,9
12,2
30,9
7,6
40,4
Source : EDSN-MICS IV, 2012

Interventions et problèmes à résoudre

Problèmes à résoudre
Interventions
La pauvreté, problème de tuteur, problème de transport, hygiène corporelle
Les transferts monétaires et en nature
Les barrières socioculturelles/changement de comportement
La sensibilisation
L’insuffisance de l’information
Les formations en Genre et Violences Basées sur le Genre (VBG)
La réinsertion des déscolarisées
Les écoles de deuxièmes chances
Faible niveau de scolarisation et fort taux d’abandons au primaire
Les cours de remédiation
Le faible niveau de scolarisation et fort taux d’abandons au secondaire
L’accompagnement des filles boursières

Comment ce projet est aligné avec les plans de développement / stratégies / politiques du pays au long terme?

* Le Programme Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSEF) 2014-2024 : en son point 4. Développement de l’éducation, principales stratégies, au point 4.4 Thèmes transversaux et 4.4.1 : Equité, stipule :« (i) la vulnérabilité des ménages et les coûts d’opportunités liés à la scolarisation des filles; (ii) les us et pratiques culturelles défavorables à la promotion de la femme (mariage précoce et forcé, excision, enlèvements , déplacements des nomades, spécificités liées aux habitats dispersés, influences des courants irrédentistes ; (iii) la méconnaissance et l’interprétation défavorable des textes sacrés ; (iv) l’existence de stéréotypes sexistes discriminatoires (cohabitation des filles et garçons non admise à partir de 7 ans dans certaines régions, disciplines spécifiquement masculines ou féminines par exemple les disciplines scientifiques et techniques réservées aux garçons, illustrations des manuels scolaires et contenus des programmes qui véhiculent des stéréotypes sexistes, etc.), (v) l’analphabétisme en général et celui des femmes en particulier et (v) l’inexistence d’un cadre fédérateur de pilotage du système éducatif».
* Le Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2012-2015 :en lien avec l’objectif spécifique ii (le développement du système éducatif notamment dans le cadre du renforcement des composantes accès, qualité du Programme Décennal de Développement de l’Education (PDDE) à tous les niveaux de l’enseignement y compris l’enseignement technique et professionnel), axe stratégique 5 (promotion du développement social).

________________

3.- Objectif

3.1.-Objectif général

Maintenir les filles à l’école jusqu’à l’âge de 18 ans. « Contribuer à retarder le mariage des enfants et la grossesse précoce à travers le maintien des filles à l’école jusqu’à l’âge de 18 ans ».

3.2.-Objectifs spécifiques et indicateurs

OS.1 : Améliorer le niveau d’éducation de 5 000 jeunes filles qui ont des lacunes ou qui ont abandonné l’école dans le système éducatif formel
* Le niveau d’éducation de 5 000 filles est amélioré ;
* Le taux d’admission au niveau secondaire des filles est rehaussé de 31,9% en 2014/2015 à 41,3% en 2017/2018 soit une augmentation de 9,4 points au Niger.[15]

OS.2 : Réduire la disparité entre filles et garçons au secondaire
* L’indice de parité entre filles et garçons est amélioré de 0,7 en 2014/2015 à 0,8 en 2017/2018, soit une amélioration de 0,1 dans les zones ciblées ;
* Le taux brut de scolarisation des filles est rehaussé de 23,6 %en 2014/2015 à 30,9% en 2017/2018 soit une augmentation de 7,3% dans le zones cibles en comparaison au niveau de base ;
* Le taux d’achèvement scolaire des filles est rehaussé de 14,5%en 2014/2015 à 18,1% en 2017/2018 soit une augmentation de 3,6% dans le zones cibles en comparaison au niveau de base ;
* Le taux de survie scolaire des filles est rehaussé de 45,6 % en 2014/2015 à 49,3 % en 2017/2018 soit une augmentation de 3,7% dans zones cibles en comparaison au niveau de base.

Méthode de calcul

Les différents taux estimés sont obtenus par l’application de la formule des accroissements relatifsentre deux années successives (Pn= P0 (1+r)n avec r = taux de progression et n=1).

Le taux de progression moyen rmoy appliqué est la moyenne arithmétique des taux estimés sur les quatre années précédant l’année 2014 :

L’effectif estimé Cn d’une année n donnée est obtenu par l’application de la formule :

Cn= Cn-1+ Cn-1x rmoy.

Cn-1 est l’effectif estimé de l’année précédente l’année n.

OS.3 Capitaliser les expériences sur les transferts monétaires conditionnels pour maintenir les filles à l’école dans le contexte du Niger :
* Une évaluation sur l’impact des transferts monétaires sur le maintien de filles à l’école, le retard dans l’âge au premier mariage et l’âge de la première maternité est réalisée et les résultats sont diffusés.

Les critères d’éligibilité

Le Projet s’adressera principalement aux adolescentes âgées de 10-19 ans qui sont inscrites à l’école et aux adolescentes âgées de 10-14 ans qui sont déscolarisées et voudraient se réinsérer dans le système scolaire.

* Seront éligibles au soutien pour la réinsertion scolaire à travers des écoles de deuxième chance, les adolescentes issues des familles vulnérables, âgées de 10-14 ans, qui ont quitté le système éducatif formel ou inscrites en dernière année du primaire (CM2).
* Seront éligibles à des transferts conditionnels (bourses d’étude), les adolescentes issues des familles vulnérables, âgées de 13-19 ans, inscrites aux collèges (6ème à 3ème), et qui doivent se déplacer pour vivre dans des familles d’accueil.

Les choix de ces critères d’éligibilité se justifient par les constats suivants :
* Taux d’abandon scolaire élevé surtout aux dernières années du primaire (CM1 et CM2) consécutif à la mauvaise qualité de la scolarisation, à l’utilisation des filles dans le petit commerce et travaux domestiques, aux mariages précoces ;
* Taux d’abandon scolaire plus élevé chez les filles que chez les garçons ;
* Taux d’abandon scolaire élevé surtout aux premières années du collège (6ème et 5ème) consécutif à plusieurs raisons dont : le manque de tuteurs, l’insuffisance des moyens financiers, le problème de sécurité, le détachement de la cellule familiale.

Nombre de bénéficiaires directs
* 5 000 adolescentes (soit 1 666 adolescents par an) éligibles au cours de rattrapage ou à des écoles de deuxième chance ;
* 7200 filles adolescentes inscrites au secondaire de la 6ème à la 3ème qui bénéficient d’une à plusieurs années de bourse d’étude (en moyenne 2400 adolescentes par an).

Bénéficiaires indirects
* Les enseignants bénéficieront des formations intensives en Genre et sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) ;
* Les élèves (filles et garçons) bénéficieront de la formation des enseignants en Genre et sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) ;
* Les parents d’élèves et les associations scolaires (association des parents d’élèves (APE), comité de gestion des établissements scolaires (COGES) au collège, comité de gestion décentralisée des établissements scolaires (CGDES) au primaire, association des mères éducatrices (AME) seront associés dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation du projet et, leurs capacités seront renforcées ;
* Les chefs traditionnels, leaders religieux, élus locaux bénéficieront de campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’éducation, notamment des jeune filles.

Ciblage géographique

Le Projet sera mis en œuvre dans 5 régions du Niger : Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri, Zinder, régions choisies sur la base des indicateurs suivants : Taux de fécondité, Taux de mariage précoce, Taux de grossesse précoce, Taux brut de scolarisation, Taux de survie scolaire, Taux d’achèvement).

La région de Diffa présente des forts taux de mariages des enfants, mais un taux de fécondité plus faibles que ceux des régions qui ont été ciblées. En effet, dans cette région, les femmes sont confrontées à un problème d’hypo fécondité. Le fait de ne pas faire intervenir ce Projet dans cette région, n’entravera pas beaucoup la maîtrise de la croissance démographique qui est la condition sine qua non pour atteindre le Dividende Démographique.

Tableau9: Quelques indicateurs de mariages d’enfants et de scolarisation par région
Région
Taux de fécondité
Taux de mariage précoce
Avant 15 ans
Taux de mariage précoce
Avant 18 ans
Taux de grossesse précoce
Entre 15-19 ans
Taux brut de scolarisation
Filles
Taux de survie scolaire
(filles)
Taux d’achèvement
(filles)
Agadez
5,7
20
48
15
40,7
50,5
23,2
Diffa
6,4
44
89
26
20,5
34,5
10,2
Dosso
7,5
32
74
43
25,8
32,8
12,6
Maradi
8,4
43
87
33
18,3
36,9
9,3
Niamey
5,3
10
28
44
79,5
57,8
49,2
Tahoua
7,3
36
83
46
13,2
20,2
4,5
Tillabéri
7,9
26
69
38
16,3
22,2
5,6
Zinder
8,5
58
88
52
14,1
39,5
8,1
NIGER
7,6
36
75
40
21,5
36,9
10,9
Sources : EDSN-MICS IV, Statistiques des Enseignements Secondaires, Annuaire statistique, 2013-2014
Au niveau de l’enseignement primaire, les bénéficiaires seront choisies dans les écoles où le taux d’admission au collège est faible. Une sélection à 5 niveaux sera faite pour identifier les institutions scolaires cibles: DREP, DDEP, IEP et Ecoles :
* Sélection des Direction Régionale de l’Enseignement Primaire (DREP) : les 5 DREP seront considérées.
* Sélection des Direction Départementale de l’Enseignement Primaire (DDEP) : au niveau de chaque DREP sélectionnée, les 10 dernières DDEP en fonction du taux d’admission au collège, seront choisies.
* Sélection des Inspection de l’Enseignement Primaire (IEP) : au niveau de chaque DDEP sélectionnée, la dernière IEP en fonction du taux d’admission au collège, sera choisie.
* Sélection des écoles : au niveau de chaque IEP sélectionnées, les 10 dernières écoles en fonction du taux d’admission au collège, seront choisies.
* Sélection des adolescentes : au niveau de chaque école sélectionnée, les 10 dernières adolescentes qui ont les plus faibles notes de passage du CM1 au CM2, seront choisies.

Au niveau de l’enseignement secondaire, dans chaque région, les établissements scolaires seront choisis en fonction de l’indice de parité (rapport nombre des filles sur nombre de garçons). Le projet devrait couvrir au total 90 établissements, avec une moyenne de 20 bourses d’études par établissement.

Méthode d’identification des bénéficiaires
Strategie 1 : 5 000 adolescentes qui ont des lacunes dans les études ou qui ont abandonné temporairement l’école seront supportées avec des cours de rattrapage (écoles de la deuxième chance, DUDAL) afin de les réinsérer dans le système éducatif formel et accéder à l’éducation secondaire. L’identification des bénéficiaires éligibles se fera par des partenaires de mise en œuvre (ONG) en collaboration avec les CGDES et les directeurs des écoles primaires.

Strategie2 : 7200 filles adolescentes inscritesau secondaire seront identifiées par le COGES selon les critères d’éligibilité suivants :
* être non résidente de la localité abritant l’établissement ;
* être admise en classe de 6ème ;
* être issue de familles vulnérables (orpheline, indigence des parents, handicap physique)
* avoir une bonne conduite.
Méthode de ciblage pour les bourses d’étude :
* Le Ministère des enseignements secondaires (MES) élabore les fiches des données et les met à la disposition du COGES ;
* Le COGES transmet les fiches aux niveaux des Directeurs des écoles primaires ;
* Les Directeurs des écoles font renseigner les fiches par les élèves et leurs familles ;
* Les élèves renvoient les fiches renseignées au COGES ;
* Le COGES examine les fiches renseignées et dresse la liste des bénéficiaires.

4.- Description des projets

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet, les activités suivantes seront réalisées :

Strategie1 : Réinsertion scolaire

Les activités principales sont :
* l’identification des filles démunies et de celles désireuses de retourner à l’école (en collaboration avec le projet espaces surs) ;
* la sensibilisation des parents pour la réinsertion des filles à l’école ;
* l’organisation de cours de soutien pour les filles en difficultés ;
* l’accompagnent des filles dans la réinsertion scolaire ;
* le suivi des activités et des indicateurs.

Stratégie 2 : Maintien des filles au secondaire

Tableau10:Description des activités
Activités
Intensités
Description
Bénéficiaires de l’intervention
Campagnes de sensibilisation des communautés et parents
1 campagne de sensibilisation avant la rentrée scolaire chaque année
Organiser des campagnes de sensibilisation sur la scolarisation et le maintien des filles à l’école. L’objectif est de réduire la résistance des parents à la scolarisation des adolescentes et stimuler leur maintien à l’école
Parents d’élèves, Associations scolaires (Association des parents d’élèves (APE), Comité de gestion des établissements scolaires (COGES) au collège, Comité de gestion décentralisée des établissements scolaires (CGDES) au primaire, Association des mères éducatrices (AME)), Chefs traditionnels, Leaders religieux, Elus locaux

Octroyer des bourses aux filles
Transferts monétaires conditionnels chaque trimestre (3 trimestres) x 3 ans.
Le montant annuel de chaque bourse sera de 180 000, dont 135 000 à la famille d’accueil et 45 000 pour la fille.
Les bourses représentent un aide aux familles démunies pour supporter l’hébergement et la restauration des filles. Le montant destiné à la fille servira à couvrir ses besoins de première nécessité.
Adolescentes bénéficiaires de 6ème à 3ème
Appuyer l’encadrement des adolescentes
2 fois par semaine pendant l’année scolaire
Des cours de remédiation en mathématiques et français à travers des partenaires pour améliorer la performance scolaire
Tous les élèves des établissements ciblés (au primaire et secondaire)
Accompagner les filles bénéficiaires.

1 fois par semaine pendant l’année scolaire
Les partenaires de mise en œuvre en collaboration avec les COGES fourniront un appui continu et des séances d’échanges avec les filles bénéficiaires à travers des activités de coaching.
Adolescentes bénéficiaires de 6ème à 3ème
Former les enseignants en approche genre et sur les violences basées sur le genre (VBG)
Une formation des trois jours pour les professeurs de chaque établissement scolaire.
Des ateliers régionaux d’une plus longue durée seront tenus avec un nombre réduit des professeurs qui comprendront des séances d’activités pratiques.
Le MES et le MEP/A/PLN/EC en collaboration avec le MP/PF/PE.
Le module a été élaboré par une équipe des cadres de haut niveau du MES. Il s’articule autour de 3 grandes parties : Concepts de base ;
Pratiques discriminatoires dans l’enseignement des mathématiques, sciences ettechnologie, Pratiques non discriminatoires dans l’Enseignement des mathématiques, sciences et technologie. Le module a été validé au cours d’un atelier. Le module a besoin d’être amélioré pour prendre en compte toutes les disciplines enseignées au collège.

Les enseignants des établissements ciblés (au primaire et secondaire)
Attribuer des kitsd’excellence (au niveau secondaire)
105 kits d’excellence par an aux filles les plus performantes
Dans chaque région les trois premières filles de chaque niveau (6eme- terminale) vont recevoir un kit d’excellence.
Les trois meilleures élèves de chaque niveau inscrites au secondaire dans les 5 régions
Attribuer des kits d’excellence (au niveau primaire CM2)
1500 kits d’excellence par an aux filles les plus performantes
Il s’agit de récompenser les meilleures filles parmi celles qui bénéficieront des cours de remédiation pour stimuler celles qui les suivront
Dans chaque école où les filles bénéficieront des cours de remédiation, les trois meilleures admises en classe de 6ème seront récompensées, soit 1500 filles car il y aura 500 écoles qui seront sélectionnées
Organiser des missions de suivi et évaluation
2 missions par an
Suivi des indicateurs de performance et des indicateurs de processus.
Un suivi régulier et une évaluation qualitative annuelle par les partenaires de mise en œuvre

5.- Complémentarité des projets

Liens avec les autres projets

* Projet d’Appui à la Population et à la Santé (PAPS): le projet PAPS cible le même groupe avec des activités similaires (transferts monétaires pour les familles démunies avec des filles à l’école primaire (CM1 et CM2) et secondaire (6ème – 4ème).Les deux projets devront éviter de se chevaucher dans les zones d’interventions, mais ils pourront créer des synergies au niveau d’impact, avec le PAPS qui pourra cibler les filles qui vivent dans les familles d’origine, et le projet SWEDD se focalisant sur les filles qui vivent dans les familles d’accueil. L’impact des transferts monétaires sur le maintien des filles à l’école sera évalué en collaboration avec le Projet Filets Sociaux.

* Projet d’Appui à une Education de Qualité (PAEQ): les synergies résident dans la possibilité de toucher un plus grand nombre d’adolescentes en termes de transferts monétaires dans les établissements à faibles taux de proportion des filles qui ne sont pas couverts par le PAEQ.
* Projet Lux-dev : Il permettra des complémentaritésen termes de campagnes d’information et de communication sur la scolarisation des filles.
* L’organisation Aide-Action : met en place un projet similaire dans les zones de Zinder et Maradi. Le projet est à la fin de son premier cycle des transferts monétaires et une évaluation du programme est planifiée.
* La Stratégie Nationale pour accélérer la scolarisation des filles au Niger permettra de collaborer avec les groupes locaux (GL) dans les séances de sensibilisation.
* Ministère de l’Enseignement Primaire établira des synergies avec le projet SWEDD sur les espaces surs, pour encourager les filles à la réinsertion scolaire.

6.- Théorie du changement

La mise en œuvre de ce Projet permettra de changer le comportement des filles, des parents d’élèves, des communautés, des chefs traditionnels, des leaders religieux, des élus locaux vis-à-vis de la scolarisation et du maintien des filles à l’école.

7.- Innovation

L’analyse du compendium montre l’existence de plusieurs interventions similaires en Afrique qui ont qui ont été jugées prometteuses dans la réalisation des objectifs.

* Le projet CSG (Pension pour le soutien des enfants) mis en œuvre en Afrique du Sud entre 1998 et 2012, au profit des Principaux dispensateurs de soins des enfants et des adolescents de moins de 18 ans, dont le revenu est inférieur au seuil, a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2015 par Heinrich et al. et a été jugé promoteur

* Le projet CT-OVC (Cash Transfer for Orphans and VulnerableChildren) mis en œuvre au Kenya depuis 2007 au profit des étudiants inscrits en 6eme en 2003 dans l'Ouest du Kenya a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2015 par SudhanshuHanda, Amber Peterman et al., et a été jugé promoteur

* Le projet BerhaneHewan (Light for Eve) mis en œuvre en Ethiopie en 2004-2006a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2009 par Erulkar, Annabel and E. Muthengi a été jugé promoteur

* Le projet ZCTP (Zomba Programme de transfert de fonds) mis en œuvre au Malawie en 2007à 2013a subi une évaluation d’impact à mi-parcourt en 2010 par Baird, Sarah, Berk Ozler et al. (2010, forthcoming)a été jugé promoteur

* Le projet CGE (Centre pour l'éducation des filles) mis en œuvre au Nigéria depuis 2007a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2009 par Perlman, Daniel et Fatima Adamua n’a pas été jugé promoteur

* Le projet PunjabFemaleStipend Program (Programme d'allocation de bourses pour femme) mis en œuvre au Pakistan depuis 2003 a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2011 par Alam, Andaleeb, Javier Baez and Ximena V. Del Carpio a été jugé promoteur

* Le projet Programme pour retarder le mariage d'enfant mis en œuvre en Tanzanie en 2011-2014 a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé par Erulkar, Annabel et al. (forthcoming)a été jugé promoteur

* Le projet Soutenir des orphelines à rester à l'école mis en œuvre au Zimbawé en 2007-2009 a subi une évaluation d’impact qui a été réalisé en 2011 par Hallfors, Denise et al. a été jugé promoteur

Les dimensions nouvelles est innovantes dans ce projet.

* Les cours de remédiation : ni l’état, ni un autre projet n’a jamais expérimenté les cours de remédiation au Niger.
* L’octroi des prix d’excellence : il constitue une innovation en ce sens qu’il n’a jamais été expérimenté de manière systématique dans le cadre d’un projet ou comme activité régulière dedans l’enseignement public.
* Le coaching à l’intention des adolescentes à l’école : en renforcement des formations sous forme de conseil que l’AME donne aux élèves filles, le coaching va inclure des formations modulaires.

8.- Cadre de résultats

Tableau11: Cadre de mesure des résultats

Sommaire
Résultats escomptés
Indicateurs de performance
Hypothèses/Risques
Objectif général
Contribuer à retarder le mariage des enfants et la grossesse précoce à travers le maintien des filles à l’école jusqu’à l’âge de 18 ans
Impacts

L’âge du mariage et de la première grossesse se réduit dans les zones d’intervention

* Age du premier mariage
* Age de la premiere grossesse
* Indice de fecondité
Hypothèses :

Les communautés adhèrent à la stratégie
Les ressources sont disponibles pour mettre en œuvre la stratégie

Risques :
Instabilité politique
Objectifs spécifiques
OS:1 : Améliorer le niveau d’éducation de 5 000 jeunes filles, qui ont des lacunes dans les études ou qui ont abandonné l’école, dans le système éducatif formel.
Effets
1.1 Le niveau d’éducation de 5 000 filles est amélioré dans les zones cibles pendant la période du projet
* Le taux d’admission au niveau secondaire des filles.
Hypothèses :
Faire à temps la sélection en respectant les critères
Disponibilité à temps des ressources

Risque : Instabilité politique et sociale
OS2:- Réduire la disparité entre filles et garçons à l’école secondaire
2.1 La différence entre le rapport filles et garçon à l’école secondaire est réduit dans les zones d’interventions

* L’indice de parité entre filles et garçons
* Le taux brut de scolarisation des filles
* Le taux d’achèvement scolaire des filles
* Le taux de survie scolaire des filles
Hypothèses :
Disponibilité à temps des ressources

Risque : Instabilité en milieu scolaire
OS 3: Capitaliser les expériences sur les transferts monétaires conditionnels pour maintenir les filles à l’école dans le contexte du Niger
3.1. Les résultats de l’évaluation d’impact sont diffusés

* Une évaluation sur l’impact des transferts monétaires sur le maintien de filles à l’école, le retard dans l’âge au premier mariage et l’âge de la première maternité est réalisée et les résultats sont diffusées
Hypothèses :
Disposer de ressources humaines compétentes
Disponibilité des ressources financières

Risque :
Insécurité

9.- Modalités de mise en œuvre

Les structures techniques nationales, régionales et locales et les ONG seront impliquées dans la mise en œuvre du projet avec des rôles et des responsabilités différents.

Le Ministère de l’enseignement secondaire sera porteur du présent projet. Il sera responsable de la gestion d’ensemble du projet. Il assure la gestion de ressources financières et leur allocation aux différents ministères impliqués dans la mise en œuvre sur la base d’un plan d’action annuel. En tant qu’agence de mise en œuvre il peut sous-traiter partie des activités en lien avec son domaine d’intervention à des prestataires comme les ONG. En outre, il sera responsable de la mise en œuvre des activités relatives à la stratégie 2 « maintien de filles à l’école secondaire ».

Le Ministère de l’Enseignement Primaire aura en charge la mise en œuvre des toutes les activités liéesau soutien et à la réinsertion des filles dans le système éducatif formel.

Les structures déconcentrées des Ministères de la Population, Promotion de la Femme et Protection des Enfants (MP/PF/PE) et du Ministère de la Santé Publique (MSP) seront impliquées dans la mise en œuvre des activités de sensibilisation en genre et santé de la reproduction et dans la formation des enseignantes en santé de la reproduction.

La participation des collectivités territoriales sera recherchée tout le long de la planification et de la mise en œuvre des activités.

Tous les ministères pourront sous-contracter tout ou partie des interventions de leur domaine à des ONG qui seront sélectionnées sur la base d’appel d’offre. Les ONG seront les principaux partenaires de mise en œuvre du projet au regard du fait qu’elles sont les plus proches des communautés auprès desquelles elles interviennent quotidiennement. Les activités en lien avec l’encadrement des adolescentes et l’accompagnement des filles bénéficiaires leur seront spécialement dévolues.

Des prestataires financiers seront sélectionnés par des appels d’offre pour les paiements des transferts monétaires.

Tableau12: Description des responsables, partenaires et difficultés pour chaque activité
Activités
Responsable
Partenaires
Difficultés potentielles de mise en œuvre
Organiser des campagnes de sensibilisation
MES
MP/PF/PE, COGES, ONG

Octroyer des bourses aux adolescentes
MES
COGES, Institutions de micro-finances/Banques
Mettre à disposition les bourses d’études à temps
Appuyer l’encadrement des adolescentes en mathématiques et français à travers des partenaires
MES
COGES, ONG
Trouver des ONG qualifiées pour intervenir en milieu rural

Accompagner les filles bénéficiaires.

MES
COGES, ONG
Trouver des ONG qualifiées pour intervenir en milieu rural

Former des enseignants en approche genre, en santé de la reproduction et sur les violences basées sur le genre (VBG)
MES
COGES, MP/PF/PE, MSP
Durée des formations : 10 jours de formation, en genre, santé de la reproduction et en VBG avec des séances pratiques sont considérées nécessaires afin d’avoir un impact.
Attribuer des kits d’excellence
MES
COGES

Organiser des missions de suivi et évaluation
MES
COGES, MP/PF/PE

Organiser des voyages d’étude
MES
MEPT ; MJS, MP/PF/PE

10.- Évaluation d’impact

Cette proposition va inclure une évaluation d’impact d’un système des transferts scolaires et une campagne de communications de changement de comportement. Précisément, les paiements seront destinés pour les filles en CM1-2-6ieme-5ieme issues des familles vulnérables et qui complète l’année scolaire. Les activités sont déjà financé par le Projet de Santé, bien que la mise en œuvre est faite par le Projet de Filet Sociaux.

1. Objectifs d’apprentissage : l’évaluation cible deux questions de recherche principaux :
* Quel est l’impact des paiements modestes destinés aux filles (et leurs familles) qui reste à l’école sur l’achèvement scolaire, le taux de rétention et lamariage précoce ?
* Quel est l’impact de ces paiementsen conjonction avec une campagne de communication pour un changement de comportement (CCC)?
2. Groupe de comparaison. Sélection aléatoire des villages pour un groupe de contrôle et des groupes de traitement.
* Phase pilot (Oct 2016-). Le système des transferts scolaires sera tester dans 30,000 ménages de Projet Filet Sociaux Phase 1 (qui ont commencé de recevoir les transferts de projet en 2012) à partir de October 2016
* Phase évaluation d’impact (Oct 2017-). A partir d’octobre 2017, les transferts seront offert dans le zone d’étude qui comprend 20,000 ménages (20 communes/à peu près 200 villages) dans la nouvelle Phase 2 de Project Filet Sociaux. L’enquete de base mid-2017. Enquête qualitative 2018. Enquête de suivi au bout de la période de l’étude
3. Traitements expérimentaux. L’évaluation propose deux groupe de traitement. Une group des villages recevra le transferts scolaires, tandis que une autre sera supplémenter pas des sensibilisations de changement de comportement.

11.- Risques

* Instabilité politique et sociale ;
* Instabilité en milieu scolaire ;
* Insécurité.

12.- Chronologie

Date prévue pour le début de mise en œuvre de ce projet : Juillet 2016 et deux mois (mai et juin) pour se préparer en supposant que le processus de sélection des propositions sera bouclé avant le 30 avril 2016.
Durée du projet : 3 ans
Le projet sera mis en œuvre de manière progressive.

Stratégie 1 :

Tableau13:Répartition des adolescentes bénéficiaires de la réinsertion scolaire selon l’année de mise en œuvre du projet
Niveau
Durée du projet
Total
Moyenne
1ère année
2ème année
3ème année
CM2
1 250
1500
2 250
5000
1666

Stratégie 2 :
Chaque année, 1 200 filles admises en classe de 6ème seront sélectionnées sur la durée du projet. Il sera établi une liste d’attente de 5%. Le nombre de bénéficiaires augmentera graduellement au fur et à mesure qu’on progresse dans les niveaux d’études (comme l’indique le tableau ci-dessus). En cas d’exclusion, d’abandon, de transfert ou de décès, les bourses seront attribuées aux filles inscrites sur la liste d’attente établie lors de la sélection initiale.
________________

Tableau14: Répartition des adolescentes bénéficiaires selon le niveau d’instruction et l’année de mise en œuvre du Projet
Niveau
Durée du projet
Total
Moyenne
1ère année
2ème année
3ème année
6eme
1200
1200
1200
7200
2400
5eme

1200
1200
4eme

1200
Total
1200
2400
3600

Tableau15:Chronologie des activités
Activité
1ere année
2eme année
3eme année

I
II
III
IV
I
II
III
IV
I
II
III
IV
Préparation
x
x
x

Stratégie1
Identification des filles

x

x

x

Sensibilisation

x

x

x

Organisation des cours de soutien

x
x

x
x
x

x
Accompagnementdans la réinsertion

x
x

x
x
x

x
Suivi

x

x
x

x
Stratégie2
Sensibilisation

x

x

x

Octroi bourses

x
x
x

x
x
x

x
Appui à l’encadrement

x
x
x

x
x
x

x
Accompagnement des filles bénéficiaires.

x
x
x

x
x
x

x
Formation des enseignants

x
x
x

x
x
x

x
Attribution des kits d’excellence

x

x

Missions de suivi et évaluation

x

x
x

x
Voyages d’étude

x

x

x

________________

13.- Budget

Tableau16:Budget (FCFA)
Activités / Livrables
2016
2017
2018
TOTAL
Stratégie 1: Réinsertion dans le système éducatif formel
169 100 000
169 100 000
169 100 000
507 300 000
Activité 1 Identification des filles
0
0
0
0

0
0
0
0
Activité 2: Sensibilisation
6 600 000
6 600 000
6 600 000
19 800 000

6 600 000
6 600 000
6 600 000
19 800 000
Activité 3: Organisation des cours de soutien
90 000 000
90 000 000
90 000 000
270 000 000

90 000 000
90 000 000
90 000 000
270 000 000
Activité 4: Accompagnement des filles dans la réinsertion
67 500 000
67 500 000
67 500 000
202 500 000

67 500 000
67 500 000
67 500 000
202 500 000
Activité 5: Suivi
5 000 000
5 000 000
5 000 000
15 000 000

5 000 000
5 000 000
5 000 000
15 000 000
Stratégie 2: Maintien des filles à l'école secondaire
528 768 533
736 721 333
977 674 133
2 243 164 000
Activité 1: Organiser des campagnes de sensibilisation
30 250 000
30 250 000
30 250 000
90 750 000
Gouvernement (dépenses directes)
30 250 000
30 250 000
30 250 000
90 750 000
Activité 2: Octroyer des bourses aux adolescentes
224 452 800
448 905 600
673 358 400
1 346 716 800
Transferts monétaires (bourses d'étude)
215 820 000
431 640 000
647 460 000
1 294 920 000
Frais bancaires et coûts de distribution
4 316 400
8 632 800
12 949 200
25 898 400
Contractualisation (ONG/secteur privé)
4 316 400
8 632 800
12 949 200
25 898 400
Activité 3: Appuyer l’encadrement des adolescentes s
23 659 533
23 659 533
23 659 533
70 978 600
Publication des appels d'offres dans les journaux
559 533
559 533
559 533
1 678 600
Contractualisation (ONG/secteur privé)
23 100 000
23 100 000
23 100 000
69 300 000
Activité 4: Accompagner les filles bénéficiaires
165 559 533
165 559 533
165 559 533
496 678 600
Publication des appels d'offres dans les journaux
559 533
559 533
559 533
1 678 600
Contractualisation (ONG/secteur privé)
165 000 000
165 000 000
165 000 000
495 000 000
Activité 5: Former les enseignants en approche genre, santé de la reproduction
37 986 667
37 986 667
37 986 667
113 960 000
Gouvernement (dépenses directes)
37 986 667
37 986 667
37 986 667
113 960 000
Activité 6: Attribuer des prix d’excellence (au secondaire et au primaire)
88 860 000
88 860 000
88 860 000
266 580 000
Gouvernement (dépenses directes)
13 860 000
13 860 000
13 860 000
41 580 000
Activité 7: Organiser des missions de suivi et évaluation
16 500 000
16 500 000
16 500 000
49 500 000
Gouvernement (dépenses directes)
16 500 000
16 500 000
16 500 000
49 500 000
Voyages
16 500 000
0
16 500 000
33 000 000
Transportation
6 875 000
0
6 875 000
13 750 000
Hotel + Per diem
6 875 000
0
6 875 000
13 750 000
Autre, préciser
2 750 000
0
2 750 000
5 500 000
TOTAL GENERAL
786 728 533
994 681 333
1 235 634 133
3 017 044 250

________________

Tableau17:Budget (USD)
Activités / Livrables
2016
2017
2018
TOTAL
Stratégie 1: Réinsertion dans le système éducatif formel
307 455
307 455
307 455
922 364
Activité 1 Identification des filles
0
0
0
0

0
0
0
0
Activité 2: Sensibilisation
12 000
12 000
12 000
36 000

12 000
12 000
12 000
36 000
Activité 3: Organisation des cours de soutien
163 636
163 636
163 636
490 909

163 636
163 636
163 636
490 909
Activité 4: Accompagnement des filles dans la réinsertion
122 727
122 727
122 727
368 182

122 727
122 727
122 727
368 182
Activité 5: Suivi
9 091
9 091
9 091
27 273

9 091
9 091
9 091
27 273
Stratégie 2: Maintien des filles à l'école secondaire
961 397
1 339 493
1 777 589
4 078 480
Activité 1: Organiser des campagnes de sensibilisation
55 000
55 000
55 000
165 000
Gouvernement (dépenses directes)
55 000
55 000
55 000
165 000
Activité 2: Octroyer des bourses aux adolescentes
408 096
816 192
1 224 288
2 448 576
Transferts monétaires (bourses d'étude)
392 400
784 800
1 177 200
2 354 400
Frais bancaires et coûts de distribution
7 848
15 696
23 544
47 088
Contractualisation (ONG/secteur privé)
7 848
15 696
23 544
47 088
Activité 3: Appuyer l’encadrement des adolescentes s
43 017
43 017
43 017
129 052
Publication des appels d'offres dans les journaux
1 017
1 017
1 017
3 052
Contractualisation (ONG/secteur privé)
42 000
42 000
42 000
126 000
Activité 4: Accompagner les filles bénéficiaires
301 017
301 017
301 017
903 052
Publication des appels d'offres dans les journaux
1 017
1 017
1 017
3 052
Contractualisation (ONG/secteur privé)
300 000
300 000
300 000
900 000
Activité 5: Former les enseignants en approche genre
69 067
69 067
69 067
207 200
Gouvernement (dépenses directes)
69 067
69 067
69 067
207 200
Activité 6: Attribuer des prix d’excellence
25 200
25 200
25 200
75 600
Gouvernement (dépenses directes)
25 200
25 200
25 200
75 600
Activité 7: Organiser des missions de suivi et évaluation
30 000
30 000
30 000
90 000
Gouvernement (dépenses directes)
30 000
30 000
30 000
90 000
Voyages
30 000
0
30 000
60 000
Transport
12 500
0
12 500
25 000
Hotel + Per diem
12 500
0
12 500
25 000
Autre, préciser
5 000
0
5 000
10 000
TOTAL GENERAL
1 430 416
1 808 512
2 246 608
5 485 535

Tableau18: Description narrative du budget des activités

Activités / Livrables
Description narrative
Détails du budget
Montant (FCFA)
Montant (USD)
Stratégie 1: Réinsertion dans le systèmeéducatif formel

507 300 000
922 364
Activité 1:
Identification des filles
Les structures administratives (DREP, DDEP, IEP, Ecoles) vont identifier les filles bénéficiaires
Aucun coût (0 F)
0
0
Activité 2: Sensibilisation
Une campagne de sensibilisation de proximité au profit des APE, AME, leaders religieux, chefs coutumiers et élus locaux ser menée chaque année au niveau des CEG.
6 600 000 F x 1 Campagne x 3 ans
19 800 000
36 000
Activité 3:
Organisation des cours de soutien
L'activité va consister à la signature des contrats avec les ONG qui seront chargés d'encadrer les filles. Une réunion sous forme d'atelier sera organisée à cet effet.
2000 F x 5000 élèves x 9 mois x 3 ans
270 000 000
490 909
Activité 4: Accompagnement des filles dans la réinsertion
L'activité va consister à la signature des contrats avec les ONG qui vont apprendre aux élèves les compétences de vie courante
1500 F x 5000 élèves x 9 mois x 3 ans
202 500 000
368 182
Activité 5:
Suivi
Des missions de suivi des activités des structures administratives et des ONG sur le terrain seront organisées
5 000 000 F x 1 Campagne x 3 ans
15 000 000
27 273
Stratégie 2: Maintien des filles à l'école secondaire

2 243 163 999
4 078 480
Activité 1:
Organiser des campagnes de sensibilisation
Une campagne de sensibilisation de proximité au profit des APE, AME, leaders religieux, chefs coutumiers et élus locaux ser menée chaque année au niveau des CEG.
30250000Fx1campagnex3ans
90 750 000
165 000
Activité 2:
Octroyer des bourses aux adolescentes

1 346 716 800
2 448 576
Activité 2.1:
Transferts monétaires (bourses d'étude)
Il s’agit d’octroyer des bourses à 1200 filles sélectionnées chaque année sur toute la durée du projet (soit 1200 pour l'an1, 2400 filles pour l'an2 et 3600 filles pour l'an3).La bourse annuelle par élève est: 327 USD soit 180000 CFA (20000F par mois, conformément à l'arrêté en vigueur). 1 année scolaire vaut 9 mois.
(327x550Fx1200filles x1an)+(327x550Fx2400filles x1an)+(327x550Fx3600filles x1an)
1 294 920 000
2 354 400
Activité 2.2:
Frais bancaires et coûts de distribution
L'activité permettra de couvrir les frais bancaires de tenue des comptes et les frais de déplacement Secrétaire général et du trésorier du COGES qui vont se charger de remettre les bourses aux filles
[(327x550Fx1200filles x1an)+(327x550Fx2400filles x1an)+(327x550Fx3600filles x1an)]x2%
25 898 400
47 088
Activité 2.3: Contractualisation (ONG/secteur privé)
L'activité va consister à la signature des ONG qui vont appuyer les COGES dans le processus de distribution.
[(327x550Fx1200filles x1an)+(327x550Fx2400filles x1an)+(327x550Fx3600filles x1an)]x2%
25 898 400
47 088
Activité 3:
Appuyer l’encadrement des adolescentes

70 978 599
129 052
Activité 3.1:
Publication des appels d'offres dans les journaux
L'activité va consister à lancer dans les journaux les avis de recrutement des ONG qui seront chargés d'encadrer les filles.
559533Fx1avis d'appel d'offresx3ans
1 678 599
3 052
Activité 3.2: Contractualisation (ONG/secteur privé)
L'activité va consister à la signature des contrats avec les ONG qui seront chargés d'encadrer les filles. Une réunion sous forme d'atelier sera organisée à cet effet.
23100000Fx1contratx3ans
69 300 000
126 000
Activité 4:
Accompagner les filles bénéficiaires

496 678 599
903 052
Activité 4.1:
Publication des appels d'offres dans les journaux
L'activité va consister à lancer dans les journeaux les avis de recrutement des ONG qui seront chargés d'encadrer les filles.
559533Fx1avis d'appel d'offresx3ans
1 678 599
3 052
Activité 4.2: Contractualisation (ONG/secteur privé)
L'activité va consister à la signature des ONG qui seront chargés d'encadrer les filles. Une réunion sous forme d'atelier sera organisée à cet effet.
165000000Fx1contratx3ans
495 000 000
900 000
Activité 5:
Former les enseignants en approche genre, santé de la reproduction,etc.
1 atelier / an pour une meilleure prise en compte du genre dans les activités d’enseignement/apprentissage
37986667Fx1atelierx3ans
113 960 001
207 200
Activité 6:
Attribuer des kits d’excellence
Un kit d'excellence composé des fournitures scolaires sera attribué aux 3 premières filles de chaque niveau de la 6ème à la Terminale. Les Directions régionales seront mises en contribution pour identifier les filles bénéficiaires.

Un kit d'excellence composé des fournitures scolaires sera attribué aux 3 premières filles de chaque école dont les filles bénéficieront des cours de remédiation, qui seront admises en classe de 6ème.

132000 F x 105 élèves x 3ans

50000 F x 1500 élèves x 3 ans

41 580 000

225 000 000

75 600

409091

Activité 7:
Organiser des missions de suivi et évaluation
Deux missions de S/E par an
8250000Fx2missionsx3ans
49 500 000
90 000
Voyages

33 000 000
60 000
Transport
L'activité va consister à la prise en charge des frais de transport (billet d'avion et autres dépenses) des participants aux ateliers/séminaires d'échanges d'expériences et/ou de travaux techniques.L'activité aura lieu la première et la troisième année.
6875000Fx2ans
13 750 000
25 000
Hotel + Per diem
L'activité va consister à la prise en charge des frais de séjour des participants aux ateliers/séminaires d'échanges d'expériences et/ou de travaux techniques.L'activité aura lieu la première et la troisième année.
6875000Fx2ans
13 750 000
25 000
Autre, préciser
L'activité va consister à la prise en charge des autres frais de voyages qui ne sont pas inclus dans les deux catégories ci-dessus.(Organisations des rencontres avec les ONG"Lady mechanics Initiatives" et "Action Health Incorporation" à Lagos au Nigéria.L'activité aura lieu la première et la troisième année.
2750000Fx2ans
5 500 000
10 000
TOTAL GENERAL

30 17 044 250
5485535

________________
[1] EDSN-MICS 2012
[2] Calculs effectués par Population Council à partir des résultats de l’EDSN-MICS III, 2006.
[3] Calculs effectués par Population Council à partir des résultats de l’EDSN-MICS III, 2006.
[4] A achever avec succès 6 classes du niveau primaire.
[5] A achever avec succès 7 classes du niveau secondaire.
[6] Coefficient de corrélation linéaire calculé à partir des données en annexe.
[7] Coefficient de corrélation linéaire calculé à partir des données en annexe.
[8] Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples réalisée en 2012 (EDSN-MICS IV).
[9] Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples réalisée en 2012 (EDSN-MICS IV).
[10] Coefficient de corrélation linéaire calculé à partir des données contenues dans le tableau 6.
[11] Coefficient de corrélation linéaire calculé à partir des données contenues dans le tableau 6.
[12] Coefficient de corrélation linéaire calculé à partir des données contenues dans le tableau 6.
[13] Proportion (%) des femmes qui ont soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou un magazine, un message
[14] Proportion (%) des femmes qui ont soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou un magazine, un message
[15]Les calculs indicateurs ne sont pas disponibles

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