Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

Currriculum SWEDD Techniques animation pour les mentores des espaces sûrs

-15437966444800Projet d’autonomisation des femmes et Dividende démographique dans le Sahel (SWEDD)
CURRICULUM SUR LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE ET LES COMPÉTENCES DE VIE POUR L’ANIMATION DES ESPACES SÛRS DANS LES PAYS DU SAHEL
« 
ASSURER L’ÉPANOUISSEMENT DE LA JEUNE FILLE
 
»
LES
TECHNIQUE
S
D’ANIMATION
Octobre 2018
SOMMAIRE
Introduction
3
Le brainstorming ou remue-méninges
4
Le théâtre-forum
5
L’objet-langage
8
L’étude de cas
9
La simulation/le jeu de rôle
10
Le recours à une personne-ressource
11
Références documentaires
12
INTRODUCTION
Le SWEED a
produit
un curriculum sur la santé sexuelle et reproductive et sur les compétences de vie saine conçu pour des jeunes filles scolarisées et non scolarisées fréquentant les « espaces sûrs ». Il
s’agit d’
un outil
mis
à la disposition de la mentore ayant l’ambition de développer tout le potentiel physique, psychique, moral, émotionnel et entrepreneurial des jeunes filles qui fréquentent « ces espaces sûrs ». Elles appartiennent à plusieurs générations qui se décomposent en deux groupes d’âge variable avec un développement biopsychologique non homogène : une cohorte des 09 à 12 ans et un autre groupe constitué des tranches d’âge allant de 13 à 19 ans.
Le développement didactique envisagé privilégie les méthodes actives et interactives d’acquisition des connaissances, des attitudes et compétences et des aptitudes à résoudre des problèmes, à faire face à des situations critiques où la fille jeune doit être capable de faire un choix raisonné et responsable.

Dans le déroulement des activités,
l
a mentore pourrait également recourir à des techniques éprouvées dans son entourage ou s’appuyer sur celles pr
o
posées dans ce présent document pour faire son choix en fonction de ses objectifs d’apprentissage et en gardant toujours à l’esprit que «la résolution d’un problème en équipe est l’une des valeurs réelles d’une approche participative en éducation/formation ».
La liste des techniques indiquée ci-dessous est donc loin d’être exclusive
Le brainstorming
ou
remue-méninges
Le
théâtre
-forum
L’objet-langage
L’étude de cas
La simulation/le jeu de rôle
Le recours à une personne-ressource

Pour chacune de ces techniques, ce présent document se propose
d’informer la mentore sur ses caractéristiques propres (c’est quoi ?) et les modalités de sa mise en œuvre (comment faire
 ?
) en vue de la mettre dans les meilleures dispositions pour réussir ses interventions au profit des mentorées
 ; elle est ainsi assurée d’agir « en connaissance de cause »
.
LE BRAINSTORMING
●
C’est quoi ?
Le brainstorming ou remue-méninges est une méthode de travail en groupe qui
permet

de rechercher en groupe et en toute liberté un maximum d’idées sur un sujet donné
.
Il se déroule en trois étapes totalement distinctes : – la présentation du sujet ; – la production des idées (idéation) ; – l’exploitation de la production (cristallisation)

●
Comment procéder
?

Étape 1 :
la présentation
La mentore présente
d’abord le sujet au groupe(sous forme de question) en s’assurant que chaque membre du groupe est d’accord pour traiter ce sujet et a bien compris la même chose
P
uis
, elle rappelle ou explique
les
4
règles
fondamentales
du brainstorming :
*
Tout dire (vari
é
t
é
, diversit
é
; c
’
est aussi l
’
invitation au
«
d
é
lire
»
,
à
l
’
ivresse verbale
…
).
*
En dire le plus possible (la quantité en plus…).
*
Piller les id
é
es des autres (rebondir, d
é
velopper les id
é
es). Tout est permis : variantes, analogies, oppositions, nuances
…

*
Ne pas critiquer, ni discuter, ni juger les id
é
es
é
mises, m
ê
me si elles sont incongrues, bizarres, insolites
Étape 2 :
la production
La mentore incite
les membres du groupe à p
roduire
un maximum d’idées dans le respect les règles du brainstorming et
les affiche
s
ou les note
toutes, sans exclusive
Étape 3 :
l’exploitation
La mentore relit
avec le groupe to
utes les idées notées
pour :
– reformuler ou préciser les idées floues ;
– éliminer, si besoin est, les idées hors sujet avec l’accord du groupe ;
– regrouper les idées stricteme
nt identiques
par thèmes ou par familles.
– procéder à un tri ou à une comparaison ces familles d’idées classées
selon des critères avec des outils d’aide à la décision.
On peut par exemple classer les cinq meilleures, et élire la première. Ce tri – après idéation – pour s’orienter vers la ou les idées qui semblent le plus innovantes se fait typiquement dans l’étape de cristallisation de la démarche de créativité

LE THEATRE FORUM
C’est quoi ?
Le
théâtre–Forum
, autrement appelé
théâtre de l’Opprimé 
est une forme de communication qui fait de l’activité théâtrale un outil efficace pour la compréhension et la recherche de solutions.
C’ est, comme l'exprime son inventeur le Brésilien
A. Boal
le théâtre de la première personne du pluriel : " Nous avons un problème, nous vivons une situation que nous ne supportons plus ". L'histoire jouée est élaborée à partir d'un problème évoqué par une communauté qui se retrouve en conflit avec son entourage. La communauté ne voit pas d'issue à ce conflit, mais souhaite que la situation se dénoue car elle lui est inconfortable voire insupportable. Ce peut-être une situation amenée par une personne et dans laquelle se retrouve une communauté
Il permet, en somme, à un public dont la parole n’est pas souvent prise en compte de s’exprimer librement. Il
comporte
trois étapes : la mise en situation, le forum, le remplacement du personnage
Comment procéder
 ?
Le théâtre-forum se déroule en trois étapes : la mise en situation, le forum, le remplacement du personnage.
La mise en situation
La mentore conçoit ou évoque u
ne situation s'inspirant de situations réelles et représentative de la problématique collective
, désigne des participantes « préparées/informées » pour la jouer devant le public constitué par les autres participantes . La
scène

jouée termine
mal pour au moins un des protagonistes.

Le forum
Une fois la scène jouée,
la mentore invite
chacun
e des participante
s

à s'interroger sur :
ꞏ
–
ce qu'il a observ
é
dans cette sc
è
ne (que raconte cette histoire ?),
ꞏ
–
ce qu'il a ressenti ou pens
é
en voyant cette sc
è
ne,
ꞏ
–
ce que les protagonistes ressentent de l'int
é
rieur :

Exemples de questions à poser
« Est-ce que cette situation vous parle et est-ce que vous vous y reconnaissez ? Est-ce qu’il y a un problème dans cette situation ? Qui a un problème ? » Si le remplacement a transformé de façon claire la situation, on peut demander au public ce qui a changé et comment le protagoniste a fait. Puis demander aux personnages comment ils se sentent.
Ainsi, on a une vision extérieure (observation) et intérieure (introspection). Si des objections ou commentaires sont apportés par le public, on reformule et on invite à aller plus loin : « Est-ce que tu as une proposition ? » pour rebondir de façon fluide vers une autre proposition » source : » « LE THEATRE-FORUM « Le théâtre-forum : une approche de développement relationnel » de l’ouvrage « Le monde change. Et nous ? » de Véronique Guérin, psychosociologue
La mentore
écoute et reformule les différents points de vue

e
n juxtaposant
, par la suite,

les différentes perceptions, elle
invite chacun
e
à élargir sa vision du monde favorise l'émergence de propositions concrètes d'attitudes jusqu'à ce qu'un
e spectatrice
accepte de mo
nter sur scène pour remplacer le
personnage
en difficulté

Le remplacement
Du
fait de la nouvelle attitude de la spectatrice
, les autres personnages réagissent différemment et l'histoire prend un aut
re cours.
À la fin du remplacement,
la mentore demande aux spectatrice
s les changements observés de l'extérieur Parfois, le public a l'impression que rien n'a changé, et c'est exact en termes de faits ou de résultats mais en fait le changement est en train de se mettre en œuvre à l'intérieur des personnages.
Elle
interroge alors les personnages sur leurs états intérieurs et les changements qu'ils perçoivent à l'intérieur d'eux-mêmes.
Puis
la mentore
cherche à synthétiser en quelques phrases les apports de l'intervention mais aussi les questions, les risques ou les enjeux qu'elle amène. L'objectif est d'impulser d'autres propositions pour que s'installe progressivement une dynamique de recherche collective.

La conduite de la mentore"
la mentore doit éviter tout geste qui puisse manipuler ou influencer le spectateur. Il ne doit pas tirer de conclusion qui ne soit pas évidente. Il doit toujours les remettre en question et les énoncer sous forme interrogative et non-affirmative, de sorte que les spectateurs puissent répondre "oui" ou "non", nous avons dit "ceci et non cela",
la mentore ne décide rien d’elle-même. Il énonce les règles du jeu, mais en acceptant dès le début que le public les modifie, si cela est jugé nécessaire à l'étude du thème proposé.
la mentore doit constamment renvoyer les doutes au public pour que ce soit lui qui décide. ça marche ou ça ne marche pas ? C'est juste ou c'est faux ? Et surtout par rapport aux interventions des spectateurs : souvent un spectateur dit "Stop !" avant que l'acteur précédent ait fini son intervention. Le Joker doit alors le faire patienter avec tact, et aussi sentir le désir du public qui peut très bien avoir compris et vouloir aller plus loin. Une autre situation délicate que le Joker doit pouvoir renvoyer au public, est d'évaluer si le spectateur

protagoniste est vainqueur ou non ; s'il l'est, tous pourront remplacer les oppresseurs, mais dans ce cas seulement. Encore une fois, la décision revient au public.

l
a mentore

doit être attentive à toutes les solutions "magiques".

Elle peut interrompre l'action d'une spectatrice-protagoniste si elle considère cette action-magique, sans décréter qu'elle l'est, mais en interrogeant le public. Parfois, les solutions proposées sont aux antipodes du magique : elles sont insuffisantes. Dans ces cas-là, la mentore doit essayer de pousser les spectateurs à trouver des solutions plus actives. La solution magique est trompeuse, mais la solution insuffisante est démobilisatrice.
Notons aussi que, lorsque le public crie que telle solution n'est pas magique, que cette solution est possible, ce cri est le début d'une démarche auto-active de la part du spectateur, stimule pour une action réelle.
la mentore doit aider les spectateurs à formuler leurs pensées, à préparer leur
s
actions. Maïeutique : le Joker est un accoucheur.
L’OBJET-
LANGAGE
C’est quoi
 ?
Un
ensemble d
’objets
(photos
ou d’image/dessins
ou tout autre objet pertinent)
à
mettre à
la disposition des apprenants comme « objet intermédiaire » pour faciliter la parole sur un sujet donné
.
Le
choix
de l’objet
est une forme d’identification : on attribue à la
l’objet les
attributs qui sont en soi ; la photo va devenir une sorte de prolongement du sujet tout en restant un objet extérieur au sujet.
Le sujet peut parler de lui-même tout en se cachant derrière
l’objet
; chaque participant est responsable de ce qu’il attend
Comment procéder
 ?
Une séance
d’objet-
langage se déroule en deux temps :

◾
1er temps : Le choix des
objets
La mentore énonce d’abord question
(e.g.
«
A l
’
aide de deux photos, dites ce qu
’
est pour vous se s
é
parer, se retrouver
»
),
puis
dispose les

photos sur
des tables.
Elle demande à chaque participante
choisir individuellement un objet
, ce
lui
qui lui « parle » le plus. Ce choix se fait dans le silence, par le regard et sans limite de temps. Une des singularités de la méthode réside dans le fait que l’animateur aussi choisit
un objet

◾
2e temps : Les
é
changes en groupe.
La mentore invite c
haque participant
e
va m
aintenant parler au groupe de son objet

.
Puis,

chaque

participante
va écouter ce que les autres participant
es, celles
qui ont envie de s’exprimer, ont à dire sur
son objet
.

.
La spécificité de la techniqu
e
objet-
langage

Le fait que le sujet réponde à la question posée à l’aide d’un
objet
va permettre la mise en place d’un espace de jeu entre mobilisation de la pensée en images et mobilisation
de la pensée en idées. L’objet
, objet médiateur, va inviter l’imaginaire dans cet espace transitionnel qu’est le préconscient.

L’objet va
avoir un rôle transformateur mais aussi intégrateur. Ce travail de groupe et en groupe cherche à aider le sujet à une prise de conscience de la subjectivité de ses représentations et une appropriation de certains aspects de soi.
L’ÉTUDE DE CAS
C’est quoi ?
L’étude de cas est une
technique qui
propose des exemples
(situation ou
autre événement
problématique)

pour provoquer
une discussion ou des commentaires de la part des participants.
En s’appuyant sur un questionnement individuel et une réflexion collective, e
lle favorise
, ainsi,
des échanges actifs et
aisés entre les participant
e
s
.

L’efficacité d’une
telle
technique dépend
de : la qualité de l’analyse, la clarté, la cohérence, la capacité à prendre et à justifier ses décisions, la capacité à convaincre

Comment
procéder
 ?

Première phase
La
mentore présente le

cas choisi

à chaque
participante pour recueillir
les premières réactions et
événement en
vue de
compléter et/réajuster
, au besoin,
la proposition

Deuxième phase
La mentore constitue
des sous-grou
pes de 3 à 5 participants pour qu’
elles
procèdent
à
l’
Analyse de la situation :
en identifiant par exemple
les faits (affirmations argumentées), les acteurs (statuts, rôles, interaction), le problème (derrière les problèmes de types symptomatiques, les problèmes les plus profonds, plus permanents)
des p
rises de décision :
en indiquant
les solutions possibles, leurs conséquences, les solutions choisies parmi toutes celles énoncées.
la r
éalisation d’un plan d’action :

en proposant les moyens et la manière de
le mettre en œuvre.

LA SIMULATION
 : UNE VARIANTE DU JEU DE ROLE
C’est quoi ?
La simulation se définit comme «
un jeu de rôle portant
reproduc
tion d’une situation caractéristique
d’un modèle
simplifié mais réel donc authentique
.
Autrement dit c’est une technique
qui vise
à
recréer une
situation réelle
à laquelle l
a participante
pourrait être confronté
e)
.
.Dans une simulation, la participante
joue son propre rôle en se projetant dans une si
tuation réelle (
alors que, dans un jeu de rôle, il campe un rôle ou un personnage
)
.
En somme, l’intérêt de
la simulation
est qu’elle fournit l’occasion d’expérimenter une situation et d’observer la réaction des participants.

Comment procéder
?

Phase de clarification

La mentore commence par expliquer aux
mentorées
ses attente
s, les objectifs, les rôles
et le déroulé de l’activité, en s’assurant

qu’elles
ont bien compris.
Phase de mise en oeuvre

Les participantes procèdent à la simulation en mettant en scène les rôles dévolus et l
a mentore

surveille
l
e
déroulement
de
l’activité en
évitant d’influencer les choix et comportements des participantes
,

en les
mettant à
l’aise
dans
l’int
erprétation de la situation, en restant
attentif pour repérer des conflits potentiels dont l’amplitude dépasse le cadre prévu par le jeu (certains jeux mettent en scène des situations
conflictuelles), en veillant à la gestion du temps
;
Retour sur l’activité
A la fin du jeu, la mentore veille à ce que
l’analyse mette
l’accent sur
les comportements des participantes et non sur les rôles qu’elles
ont joués
, en les amenant d’abord à
répondre à des questions individuellement
,
avant d’entamer une discussion de
groupe pour
dégager
les éléments essentiels relatifs à leur perception
en tant qu’apprenant et la perception du
rôle joué
.
LE RECOURS A UNE PERSONNE RESSOURCE
C’est quoi ?
C’est une technique d’animation
consistant à
faire intervenir dans la formation une personne-ressource (un spécialiste ou une victime ou
un/
une modèle, etc
.
) pour faire profiter aux apprenantes de son expertise ou de son expérience ou de son vécu présentés en général sous la forme
d’informations objectives, de conseils,
de témoignages, de récits de vie etc.
Comment procéder ?

Cette technique comporte deux phases : la préparation
et le
déroulement
La préparation
La mentore identifie la
personne,

l’informe sur
ses attentes au regard des objectifs visés par l’activité de formation, puis l’encadre, au besoin dans la préparation de son exposé, en vue de s’assurer qu’il prend en charge ses attentes.
Le déroulement
Durant l’exposé de la personne-ressource, la mentore pourrait au besoin intervenir pour inciter les participantes à poser des questions, à poser elle-même des questions afin d’orienter la personne-ressource
.
A la fin de l’exposé, elle pourrait inviter les participantes à rendre compte des enseignements tirés de l’activité, avant de revenir en collaboration avec la personne ressource, sous forme de synthèse, sur les leçons à retenir
NB : si la personne ressource est une victime, l’activité peut se prolonger par une étude de cas (
cf.
étude de cas)
REFERENCES DOCUMENTAIRES
GEEP UNFPA (2017)
.
Boite à outils de plaidoyer pour l’intégration de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive des adolescents/tes et des jeunes (
ESSRAJ
) a l’école. GEEP UNFPA, 2017
GUERIN, V. (sd) le théâtre-forum :une approche pour développer les compétences relationnelles des enseignants
VACHERET C. (2000) « Photo, groupe et soin psychique », Presses Universitaires de Lyon,
« Le théâtre-forum :Transformer le spectateur en protagoniste d'action théâtrale » www.theatrons.com
CURRICULUM APPRENTISSAGE EN ANIMATION EN AMONT POUR LA CONCEPTION PARTICIPATIVE DES AHA : Module 13: Techniques d’animation, facilitation, modération et communication en milieu rural

SWEDD AI Search Engine

Rechercher sur le projet SWEDD avec notre IA

Conditions d’utilisation:

  • Afin d’utiliser l’IA pour la rechercher sur le projet SWEDD et sa documentation vous devais avoir un compte Gmail personnel ou d’organisation.
  • Consulter des documents validés : rapports, modules de formation, bonnes pratiques…

  • Télécharger des ressources classées par thème (santé, autonomisation, éducation, etc.)

  • Contribuer en partageant des contenus pertinents (si vous êtes autorisé)