PPT_ Webinaire sur les approches novatrices pour le maintien des filles à l’école
24 AVRIL 2024
WEBINAIRE POUR LE PARTAGE D’EXPERIENCE
APPROCHES NOVATRICES POUR LE MAINTIEN DES FILLES A L’ECOLE DANS LES PAYS SWEDD: CAS DE LA CÔTE D’IVOIRE
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PLAN DE PRÉSENTATION
1. INTRODUCTION
Introduction de la présentation sur les approches innovantes pour le maintien des filles à l’école dans les pays SWEDD : cas de la Côte d’Ivoire
2. DISPOSITIF MIS EN PLACE
Présentation des dispositifs mis en place pour le maintien des filles à l’école dans le cadre du projet SWEDD en Côte d’Ivoire.
3. RÔLES ET RESPONSABILITES DES PARTIES PRENANTES
Discussion sur les rôles et les responsabilités des différentes parties prenantes impliquées dans le maintien des filles à l’école
5. LECONS APPRISES
Présentation des leçons apprises dans le cadre du projet SWEDD en Côte d’Ivoire.
4. QUELQUES RESULTATS PARTIELS
Quelques résultats obtenus grâces aux approches innovantes
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INTRODUCTION (1/3)
A l’instar de la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire a une population majoritairement jeune avec un peu plus de 30% de jeunes d’âge scolaire compris entre 10 et 24 ans selon le RGPH 2021
Cette population jeune est sexuellement active de façon précoce et accroît ainsi le poids de la fécondité générale de la population. Elle s’expose également à une forte vulnérabilité aux IST, à l’infection à VIH et aux conséquences des grossesses à risque, de même qu’aux autres problèmes de santé
Lors de la dernière décennie 2010 – 2020, la situation des grossesses des adolescentes y compris celles qui sont en cours de scolarité n’a cessé d’interpeller les parents et les gouvernants.
En matière d’Education et de Formation de base des filles, d’importantes disparités existent entre le cycle primaire et cycle secondaire. Les statistiques du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) affichaient comme taux bruts de scolarisation
au primaire de 92% de filles contre 100% de garçons
au secondaire 46,2% de filles contre 100% de garçons
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INTRODUCTION (2/3)
Le taux d’achèvement du cursus scolaire était également très faible, de l’ordre de 36% en 2015. L’analyse par zone géographique permettait de constater que la proportion des filles redoublant leur classe dans le premier cycle du secondaire variait de 28% à 48,7% dans les 36 Directions Régionales de l’Education Nationale, avec une moyenne de 40,2%.
Par ailleurs, selon une étude récente au Ministère de l’Education Nationale 17,5% des filles présentent un risque de décrochage (d’exclusion) au premier cycle du secondaire.
Pourtant, les gouvernants ont mis en place diverses mesures pour juguler les problèmes.
Parmi ces mesures figurant
Loi sur l’école obligatoire ( l’obligation scolaire de 6 à 16 ans)
Loi contre le mariage des enfants.
La loi contre le travail des enfants
L’ arrêté portant report de scolarité pour les filles et garçons,
L’ arrêté portant code de bonne conduite des personnels de l’éducation,
Le recueil des textes juridiques et non juridiques
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Malgré ses dispositifs favorables à la protection des adolescent(e)s et à leur maintien à l’école, la situation demeurait préoccupante et nécessitait des solutions innovantes. Avec l’appui des partenaires au développement, le programme SWEDD est apparu comme l’une des solutions dont la mise en œuvre s’articulait autour de plusieurs interventions.
La mise en œuvre du programme SWEDD en Côte d’Ivoire.
INTRODUCTION (3/3)
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Au cours de la phase 1 (de 2015 à 2019) les interventions du volet Education ont été pilotées essentiellement par les ONG. Cela a révélé des insuffisances dans certains domaines d’action qui n’étaient pas de leurs spécialités et les résultats sont donc restés quelquefois en deçà des attentes du Ministère de l’Education Nationale . (tableau des résultats des ONG phase1 )
LES INDICATEURS
Phase I (2015 – 2019)
PREVU
REALISE
%
Nombre d'Espaces sûrs fonctionnels
934
825
88,33%
Nombre de Filles encadrées
28030
17163
61,23%
Nombre de compétences transmises par espace sûr
26
6
23,08%
Nombre de filles alimentées
2000
2200
110%
Nombre de filles encadrées en pédagogique
10000
0
0%
(Tableau des résultats montre les limites des intervention des ONG seules dans le cadre scolaire)
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Pour y remédier, l’UCP en concertation avec la coordination de l’éducation soutenue par la hiérarchie Ministérielle de l’Education et par l’assistante technique de l’UNFPA , a fait un plaidoyer auprès de la Banque Mondiale en vue d’une implication effective des acteurs scolaires et de la prise en compte de l’écosystème scolaires en redéfinissant les rôles et responsabilités de chaque partie prenante
Un document de stratégie d’intervention a été élaboré pour orienter tous les acteurs et situer chacun dans son rôle
L’expérience ivoirienne du maintien des filles à l’école dans le cadre du projet SWEDD se fait à travers la combinaison de plusieurs interventions et la répartition des rôles et responsabilités des parties prenantes ( entre acteurs scolaires et ONG) afin de valoriser le potentiel de chacun
QUELQUES DETAILS DES INTERVENTIONS
Espaces sûrs scolaires
– Dispenser les leçons de compétence de vie courante dans des espaces sécurisés et conviviaux
Offrir un cadre d’échange et d’orientation avec les adolescentes sur les questions de santé sexuelle et reproductive, Genre et Droits Humains
Recueillir les préoccupations des adolescentes et les orienter utilement.
Alimentation scolaire
Sélectionner et mettre a contribution les OBC locales dans l’alimentation des bénéficiaires
Fournir des repas journaliers aux élèves filles remplissant des critères de vulnérabilité
Assurer aux adolescentes une alimentation hygiénique et équilibrée une fois par jour.
Cours d’appui
En pedagogie differenciee
– Assurer aux adolescentes des cours pour remédier aux difficultés( antérieures) d’apprentissage en Français et Mathématique,
– Suivre la progression des adolescentes pour leur intégration dans leur niveau (actuel)
RAPPEL DE LA PHASE 1 DU PROJET
ROLES ET RESPONSABILITES DES PARTIES PRENANTES
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DANS L’ENSEMBLE
RESPONSABILITES DES ACTEURS SCOLAIRES
Organiser et à suivre les activités du projet SWEDD,
Mettre en places les structures nécessaires pour réaliser les activité du projet,
Faciliter leur déroulement et réduire les obstacles de la mise en œuvre du projet,
Mobiliser toutes les compétences pour accroitre les résultats du projet,
Former les acteurs scolaires sur la stratégie de mise en œuvre,
Coordonner les activités du projet dans les régions
Valider les documents d’activités,
Planifier les horaires des espaces dans l’emploi du temps des élèves et des mentors,
Tenir des réunions du comité écoles pour résoudre les difficultés éventuelles au cours de l’activité,
RESPONSABILITES
DES ONG
Mettre en place des documents de gestion des activités en lien avec l’ éducation et l’UCP,
Renforcer les compétences des acteurs scolaires sur l’utilisation des outils,
Appuyer les acteurs scolaires dans la réalisation des activités,
Collecter, vérifier les justificatifs d’activités et payer les primes allouées aux acteurs scolaires,
Assurer un environnent extérieur favorable,
Appuyer la gestion des cas de VBG,
Identifier les indices et facteurs de succès du projet,
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ANIMATIONS DES ESPACES
SÛRS SCOLAIRES
LES RÔLES DES ACTEURS SCOLAIRES
Mettre en place les comités écoles,
Organiser la sélection des mentores,
Organiser la sélection des filles bénéficiaires,
Former les Mentores,
Informer les parents des filles et recueillir le consentement parental,
Mettre des salles d’animation à la disposition des mentores et mentorées,
Élaborer la progression nationale des animation en ES,
Superviser les animateurs des ES,
Valider les documents de rapportage des mentores,
LES RÔLES DES ONG
Suivre la sélection des bénéficiaires,
Collecter les rapports d’activités des mentores, des comités écoles et des coordinations régionales,
Former les acteurs sur les outils de rapportage,
Collecter les données sur les bénéficiaires des espaces sûrs,
Assurer les traitements financiers et le paiement des primes des animateurs,
Accompagner les acteurs scolaires dans la gestion des cas de violences basées sur le genre(VBG) déclarés parmi les bénéficiaires.
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L’ALIMENTATION SCOLAIRE
LES RÔLES DES ACTEURS SCOLAIRES
Préparer les lieux de restauration,
Organiser la sélection des filles bénéficiaires,
Informer les parents des filles et recueillir le consentement parental,
Élaborer le menu
Encadrer et contrôler la restauration dans les écoles
Superviser les cantinières,
LES RÔLES DES ONG
Sélectionner les OBC et fixer leur cahier de charges
Former les cantinières à l’hygiène et à la composition des mets
Installer et équiper les OBC
Suivre la sélection des bénéficiaires
Collecter les données sur les bénéficiaires de l’alimentation
Assurer les traitements financiers et le paiement des factures des OBC et autres primes
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COURS D'APPUI EN PÉDAGOGIQUE
DIFFÉRENCIÉE
RÔLES DES ACTEURS SCOLAIRES
Préparer les évaluations des niveaux des filles bénéficiaires
Former les acteurs sur les outils de rapportage
Administrer les tests
Sélectionner les filles bénéficiaires en MATH et en Français
Informer les parents des filles sélectionnées
Établir un emploi de temps pour les professeurs encadreurs
Suivre les professeurs encadreurs
Superviser les professeurs encadreurs
RÔLES DES ONG
Suivre la sélection des bénéficiaires de la pédagogie différenciée
Collecter les rapports d’activités des professeurs encadreurs et des superviseurs
Collecter les données et établir les statistiques sur les bénéficiaires de la pédagogie différenciée( niveau d’évolution)
Assurer les traitements financiers et le paiement des primes des professeurs et des superviseurs
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DISPOSITIF DE COORDINATION ET CIRCUIT D’INFORMATION
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DISPOSITIF
DISPOSITIF DE COORDINATION DES ACTEURS SCOLAIRES
Une coordination centrale de l’Education ( composé d’un comité restreint et d’un comité élargie aux représentants des autres Directions centrales)
Des coordinations Régionales ( composé d’acteurs des Directions régionales)
Des comités écoles (un comité par établissement scolaire composé des acteurs scolaires )
DISPOSITIF DE COORDINATION DES RÔLES DES ONG
Les Coordinations centrales des ONG
Les Chefs de projet par région
Les Chefs de zones ou superviseurs des zones
Les Chargés de suivi-évaluation en région
Des agents de terrain
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CIRCUIT
D’INFORMATION
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RESULTATS PARTIELS 2021-2023
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RESULTATS PARTIELS (1/3)
ESPACES SÛRS SCOLAIRES
ESPACES SÛRS SCOLAIRES
2021
2022
2022
2023
2023
2024
TOTAL
CIBLE ATTENDUE
45.128
70.980
98892
215000
CIBLE ATTEINTE
25. 974
69.496
90 000
En cours
185470
TAUX DE REALISATION
57,55%
97,6%
91%
86,26%
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RESULTATS PARTIELS (2/3)
ALIMENTATION SCOLAIRES
ALIMENTATION SCOLAIRES
2021
2022
2022
2023
2023
2024
TOTAL
CIBLE ATTENDUE
2000
3000
5000
5000
CIBLE ATTEINTE
2200
3000
5000
En cours
5000
TAUX DE REALISATION
110%
100%
100%
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RESULTATS PARTIELS (3/3)
COURS D’APPUI PEDAGOGIQUE
COURS D’APPUI PEDAGOGIQUE
2021
2022
2022
2023
2023
2024
TOTAL
CIBLE ATTENDUE
9024
14197
25440
30318
CIBLE ATTEINTE
0
7070
25140
En cours
32210
TAUX DE REALISATION
0%
50%
98,82%
106%
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RESULTATS COMPARATIFS
PHASE I ET PHASE II
INDICATEURS
Phase I (2015 – 2019)
ACTEURS ONG EXCLUSIF
Phase II (2021-2024)
AVEC L’IMPLICATION DES ACTEURS SCOLAIRES
PREVU
REALISE
%
PREVU
REALISE
%
Nb de mentores formées
468
468
100%
767
767
+ 114en cours
112%
Nb d'Espaces sûrs fonctionnels
934
825
88,33%
1488
1488
+ 1488en cours
200%
Nb de Filles bénéficiaires des espaces sûrs
28020
17163
61,23%
215000
95470
+ 90 000
en cours
86,26%
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INDICATEURS
Phase I (2015 – 2019)
ACTEURS ONG EXCLUSIF
Phase II (2021-2024)
AVEC L’IMPLICATION DES ACTEURS SCOLAIRES
PREVU
REALISE
%
PREVU
REALISE
%
Nb de compétences transmises par espace sûr
26
6
23,08%
28
28
100%
Nb de bénéficiaires des cours en Pédagogie différenciée
14000
0
0%
30318
7070 + 25140 en cours
106%
Nb de bénéficiaires de APPUI Alimentaire
2000
2200
110%
5000
3000 + 2000 en cours
100%
RESULTATS
COMPARATIFS
PHASE I ET
PHASE II
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LECONS APPRISES
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LECONS APPRISES (1/2)
Le ministère de l’éducation s’est approprié le projet en faisant un bilan de la phase1, puis un plaidoyer auprès de la BM pour l’ implication effective des acteurs scolaires dans la mise en œuvre des interventions. Cette appropriation est un véritable atout
L’arrêté ministériel qui a formalisé la coordination sectorielle a donné un poids à cette coordination qui peut instruire directement les acteurs régionaux sur les actions à mener
L’ implication des acteurs scolaires a permis une participation massive des bénéficiaires à travers une planification dans les emploi du temps des bénéficiaires et l’adoption d’une progression des acquisitions de compétences chez les filles (100% des compétences dispensées)
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L’appui du Ministère de tutelle à travers sa campagne de communication « Plus fort ensemble : « stronger together » a rendu encore plus favorable l’environnement du projet et plus visible
L’existence d’un environnent favorable est un réel atout pour maintenir les filles à l’école
La juste répartition des taches entre les acteurs scolaires et ceux de la société civile a permis aux parties prenantes d’agir dans leurs domaines de compétence pour maximiser les résultats
LECONS APPRISES (2/2)
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CONCLUSION
L’expérience du maintien des filles à l’école en Côte d’ivoire dans le cadre du projet SWEDD, s’est faite à travers la combinaison de plusieurs interventions essentielles.
L’existence d’un environnement favorable aux actions et la complémentarité entre plusieurs parties prenantes agissant chacune dans son domaine de compétence, ont été nécessaires à la conduite d’un programme qui touche les leviers du maintien durable des filles à l’école. Aussi, l’appropriation des actions par le ministère techniques(MENA) semble avoir été de loin, un atout prépondérant dans l’atteinte des objectifs .
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