Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

(19 oct) Rapport narratif BV CARTOGRAPHIE Espaces Sûrs 5 pays SANS COMMENTAIRES

right-9574CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS DANS
5
PAYS D’INTERVENTION DU SWEDD1
–

Burkina Faso
,

Côte d’Ivoire
,
Mauritanie
,
Niger
,
Tchad –
0CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS DANS
5
PAYS D’INTERVENTION DU SWEDD1
–

Burkina Faso
,

Côte d’Ivoire
,
Mauritanie
,
Niger
,
Tchad –
-54419554800500RAPPORT NAR
R
ATIF
PAR 
Septembre

2023
RECONNAISSANCE ET REMERCIEMENTS
Ce rapport narratif a été
réalisé
par Pop
ulation
Council
 
sous l’initiative du
Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (BRAOC)
et du Secrétariat Technique Régional du SWEDD.
C’est le fruit d’une collaboration avec les
Unités de
G
estion de
P
rojet
et les
experts
des cinq
pays
ci-dessus cités
à qui Population Council adresse
ses vifs remerciements
.
Population Council remercie Dr Yacouba Yaro, et son équipe du CERFODES (Etienne, Bazongo, Raissa Carine
Yaméogo
, Asmao Compaoré) qui ont été d’un appui pour la collecte des données, la production de cette cartographie ainsi que la construction d’une base de données dynamiques
recapitulant les informations recueillies sur les interventions des espaces surs menées lors du SWEDD 1.
Table des matières
TOC \o "1-3" \h \z \u RECONNAISSANCE ET REMERCIEMENTS
PAGEREF _Toc145498143 \h 2
ACCRONYMES ET SIGLES
PAGEREF _Toc145498144 \h iii
INTRODUCTION
PAGEREF _Toc145498145 \h 4
I.
PRESENTATION GENERALE DU PROJET
PAGEREF _Toc145498146 \h 5
1.1.
Situation Globale des filles et des femmes dans les cinq pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Niger et Tchad)
PAGEREF _Toc145498147 \h 5
II.
CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS ET ACTEURS DE MISE EN OEUVRE
PAGEREF _Toc145498148 \h 5
2.1.
Objectifs de la cartographie
PAGEREF _Toc145498149 \h 5
2.2.
Approche méthodologique
PAGEREF _Toc145498150 \h 6
2.2.1.
Revue documentaire
PAGEREF _Toc145498151 \h 6
2.2.2.
Collecte de données additionnelles
PAGEREF _Toc145498152 \h 6
2.2.3.
Production de la base de données dynamique et du rapport narratif de la cartographie des ES
PAGEREF _Toc145498153 \h 6
2.3.
Expérience et stratégies d’intervention des Espaces Sûrs
PAGEREF _Toc145498154 \h 7
2.4.
Processus de création des Espaces Sûrs
PAGEREF _Toc145498155 \h 7
2.5.
Cartographie des ES dans les pays du SWEDD 1
PAGEREF _Toc145498156 \h 8
2.5.1.
Au Niger
PAGEREF _Toc145498157 \h 9
2.5.2.
En Mauritanie
PAGEREF _Toc145498158 \h 10
2.5.3.
Au Tchad
PAGEREF _Toc145498159 \h 11
2.5.4.
Burkina Faso
PAGEREF _Toc145498160 \h 13
2.5.5.
En Côte d’Ivoire
PAGEREF _Toc145498161 \h 14
2.6.
Cartographie des acteurs/trices impliqué.e. s dans le fonctionnement des Espaces Sûrs
PAGEREF _Toc145498162 \h 15
2.6.1.
Les mentores
PAGEREF _Toc145498163 \h 16
2.6.1.1.
Au Niger
PAGEREF _Toc145498164 \h 16
2.6.1.2.
En Mauritanie
PAGEREF _Toc145498165 \h 17
2.6.1.3.
Au Tchad
PAGEREF _Toc145498166 \h 17
2.6.1.4.
Burkina Faso
PAGEREF _Toc145498167 \h 18
2.6.1.5.
Côte d’Ivoire
PAGEREF _Toc145498168 \h 18
2.6.2.
Les superviseur.e.s
PAGEREF _Toc145498169 \h 19
2.6.3.
Acteurs et partenaires de mise en œuvre
PAGEREF _Toc145498170 \h 20
III.
ACTIVITES CONNEXES
PAGEREF _Toc145498171 \h 22
3.1.
Formations qualifiantes sur les activités génératrices de revenus (AGR)
PAGEREF _Toc145498172 \h 22
3.2.
Les visites à domicile (VAD)
PAGEREF _Toc145498173 \h 22
3.3.
Les dialogues communautaires (DC)
PAGEREF _Toc145498174 \h 23
3.4.
Les rencontres de coaching éducationnel
PAGEREF _Toc145498175 \h 23
3.5.
Causeries éducatives
PAGEREF _Toc145498176 \h 24
IV.
LECONS APPRISES ET RECOMMANDATIONS
PAGEREF _Toc145498177 \h 25
4.1.
Leçons apprises
PAGEREF _Toc145498178 \h 25
4.2.
Recommandations
PAGEREF _Toc145498179 \h 25
Conclusion
PAGEREF _Toc145498180 \h 26
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
PAGEREF _Toc145498181 \h 28
ACCRONYMES ET SIGLES
AJF
A
dolescente
s
et Jeune
s

Femmes
CERFODES
DC
Centre d’Études, de Recherche et de Formation pour le Développement Économique et Social
Dialogue Communautaire
VAD
Visite à Domicile
AGR
Activité génératrice

de revenus
BRAOC
Bureau
R
égional
pour
l’Afrique de l’Ouest et du Centre
CRP
Comité régional de pilotage
ES
Espace sûr
OOAS
Organisation Ouest Africaine de la Santé
Pop Council
PNUD
Population Council
Programme des Nations Unies pour le Développement
SRMNIN
Santé Reproductive, Maternelle, Néonatale, Infantile et de la Nutrition
SSR
Santé Sexuelle et de la Reproduction
STR
Secrétariat technique régional
SWEDD
Sahel Women Empowerment and Demographic Dividend
UGP
Unité de Gestion de Projet
UNFPA
Fonds des Nations Unies pour la Population
I
NTRODUCTION

En 2014,
le Sahel
comptait une population d’environ 920 millions d’habitants dont la majorité
était

composée d
es femmes et les jeunes de moins de 15 ans. Avec
cette population
, le Sahel fait
partie
des
régions
à
forte
croissance démographique au monde
.
Cette forte croissance
démographique
intervient aussi dans un contexte marqué par une faible autonomisation des femmes et des adolescentes, une prévalence élevée du mariage des enfants et d'autres pratiques néfastes, une faible utilisation des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN), et une vulnérabilité aux changements climatiques, aux crises et aux risques d'instabilité politique et sociale dans la région du Sahel.
Au regard de cette situation,
un appel
a
été
lancé par les chefs d’
E
tat de la
région
pour accélérer la transition démographique, déclencher le dividende démographique et réduire les inégalités de genre dans la région.
C’est
en réponse
à cet appel que l
e projet SWEDD (Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel)
a
été
lancé en 2015 dans
six

(6)
pays du Sahel
ayant des niveaux différents de développement
(Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) avec le soutien financier de la Banque mondiale, l'appui technique du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).

Cette initiative
vise à améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de SRMNIN, ainsi qu'à renforcer les capacités régionales, le plaidoyer et la concertation de haut niveau pour l'élaboration des politiques et la mise en œuvre du projet
.
L’objectif est de permettre à ses principales bénéficiaires, les
filles et les
jeunes
femmes
, d’être autonomes et de pouvoir prendre des décisions
éclairées
qui contribueront, de façon durable, au développement de leurs communautés.
La présente cartographie a été élaborée sur l’expérience passée d
e
cinq
(5)
des six
pays
initiaux du SWEDD
,
à savoir le
Burkina Faso,
la
Côte d'Ivoire,
la
Mauritanie,
le
Niger,
et le
Tchad
, afin de
cerner au mieux l
a mise en place d
es ES
, leur fonctionnement
,
les acteurs bénéficiaires
,

les

acteurs de mise en œuvre ainsi que les activités jointes ou connexes à ces ES
.

Le but de cet
exercice
est
d’identifier les ES
qui
ont existé

dans ces pays,
de décrire les activités
y relevant
et de disposer d'une base de données des interventions
concernées,
et ce
dans le but d’aboutir
à
la
mise à disposition
de référence
s

global
e
s
de
ces interventions communautaires. A travers cette cartographie, il sera également possible
d’améliorer l'harmonisation

des activités de la composante 1.2 sur la base des pratiques existantes, ou antérieures, et utiliser ces informations pour amener les pays à
mieux s’approprier le projet et à
respecter les engagements vis-à-vis du projet SWEDD.
PRESENTATION GENERALE DU PROJET

Situation
Globale
des filles

et des femmes dans les
cinq pays (Burkina
Faso, Côte
d’Ivoire, Mauritanie, Niger et Tchad)

La promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes
fait
partie des défis
majeurs à
relever en vue de promouvoir un développement humain durable dans les pays du Sahel.
Même

si ces défis se présentent globalement de la même manière
dans
ces

pays
, il convient de noter que la situation des filles et de
s
femmes se caractérise par quelques différences d’un pays
à
l’autre.
Au
Burkina Faso
,
les femmes et filles bénéficient
encore
moins que les hommes de la croissance économique
,
de la réduction de la pauvreté
et
l’accès sécurisé à la terre
. Selon le Programme des Nations Unies pour le
Développement (
PNUD) les femmes
constituent 55 % de la force de travail agricole, mais pas plus de 40 % des propriétaires de terres
.
L
a crise sécuritaire
a
exacerb
é
les cas de violence basées sur le genre déjà répandue dans les régions touchées par le conflit. En 2021, l'indice d'inégalité de genre du PNUD donne au Bu
r
kina Faso une valeur de 0,621
.
Il
était de 0.381 au Mali, 0.496 en Côte
d’Ivoire, 0.429
au Tchad et de 0.442 en Mauritanie
e
n 2019 et
de
0,583 au Niger en 2020
.
En 2019, les femmes représentaient 23% des membres du Parlement
M
auritanien
. En 2020, elles représentaient
15% des membres de l’Assemblée nationale du Tchad
et 17,5% au
Niger,
19% au Mali, 13% en Côte d’Ivoire et 31% au Burkina Faso
.
Ces données indiquent le degré auquel les femmes sont confrontées à des inégalités importantes en
matière d'accès à la santé reproductive, d'autonomisation et de participation au marché du
travail et à la vie politique
CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS
 
ET ACTEURS DE MISE EN O
EU
VRE

Objectifs
de la cartographie
De
manière
général
e
,
la
cartographie vise à
identifier les ES qui
ont existé
dans
l
es pays
du SWEDD 1
de 2015 à 2020,

à
décrire les activités liées
à ces
ES et
à
disposer d'une base de données de
ce
s interventions dans ces régions
, aboutissant ainsi à
une base de référence globale
qui servirait à
améliorer les décisions critiques, la planification et la mise en œuvre
relevant du projet
.
De manière spécifique, il s’agit de :
Déterminer le nombre d'ES dans les régions du projet SWEDD dans les pays concernés
de 2015 à 2020 ;
Évaluer l'étendue géographique et la couverture de ces ES dans ces pays ;
Identifier et décrire les paquets d’activités associées dans les ES identifiés ;
Établir une base de données des interventions des ES 
;
Fournir des informations facilement accessibles
sur le SWEDD 1
Approche
méthodologique
Cette cartographie a été réalisée à travers une approche méthodologique mixte qui a combiné
une
revue documentaire et
une
collecte des données auprès des
Unités de Gestion du Projet (UGP) et
acteurs des ES de
s
cinq pays
retenus
pour cette cartographie
.
Revue documentaire

Dans le but d’obtenir des informations suffisantes et complètes pour
l’élaboration de ce narratif
, une revue documentaire s’est avérée nécessaire
avec l’exploitation d’informations triangulées
de
données fournies par les pays
.
La
revue
documentaire
a porté sur :
Les documents du projet en lien avec les interventions communautaires, plus particulièrement les ES ;
Les rapports des partenaires de mise en œuvre (ONG) qui contiennent des informations sur le nombre d'ES et les paquets d'activités ;
Les autres informations disponibles issues de la documentation.
La revue documentaire
a également examiné des sources
,
tels que :
Les différents plans de travail, les rapports élaborés pour documenter l’état d’avancement des activités ;
Les documents de travail ou autres documents produits au cours de la mise en œuvre, tels que les rapports de suivi et d’évaluation, les rapports d’études réalisées, etc.
Les publications connexes
au
plan national et international sur l’autonomisation des femmes, la transition démographique, etc.
Collecte de données
additionnelles

Une collecte de données additionnelles a été faite par le consultant

en guise de compléments d’informations
partagé
e
s par les équipes pays.
Une première collecte complémentaire a été ainsi opérée en partageant avec les UGP des pays et les points focaux la matrice élaborée sur Excel. Cette matrice permettait donc d’avoir la répartition des ES
par
sites ou
par
zones d’interventions
et
sur les types d’activités connexes menées
.
Production de la base de données dynamique et du rapport narratif de la cartographie des ES
Sur la base des informations issues de la revue documentaire et des fiches renseignées par les équipes pays, une
base de données dynamique
a été créé sur Microsoft Excel. Cette base de données décrit la répartition des ES par pays, région ou province et par commune ou département. Elle fournit des informations sur leur couverture

géographique, leur existence, leur fonctionnement, le nombre de participantes couvertes
et
sur la présence
/ou non
de réseaux de référence actifs autours des ES
de
chaque localité. La base de données dynamique présente également les paquets d’activités connexes qui ont été associés aux ES dans chaque pays.
C
e
rapport narratif
a été élaboré
sur la base des informations
reçues
des
différentes

équipes
pays
décri
vant
le processus de mise en œuvre des interventions des ES dans le SWEDD
1.

Expérience
et stratégies d’intervention des Espaces Sûrs

Dans le SWEDD,
l
es
ES

sont des endroits privilégiés où
des

adolescentes et jeunes
femmes (
AJF
)

mariées ou non mariées,
confrontées à la précarité, à la vulnérabilité et prédisposées aux grossesses et au mariage précoces
sont accueillies pour des séances modulaires d’éducation non-formelle
portant sur la
s
anté de la reproduction, les compétences de vie courante, le
g
enre
,
les
d
roits humains et les compétences financières
.
Selon les rapports des pays, il y a eu deux types d’ES dans le SWEDD1 : les ES communautaires qui
accueillent
les AJF non scolarisées
ou
déscolarisées
et les ES scolaires qui accueillent les AJF scolarisées
et qui sont
à risque de
décrochage
.
L’initiative ES du
SWEDD
inclut une
approche communautaire
,
dans l’objectif de
promouvoir un changement des normes sociales pour développer les compétences de vie et en santé de la reproduction des filles
. Ces Espaces sûrs visent à
donner
aux AJF
les moyens de devenir
autonomes,
mais
aussi de
les

transformer en
vecteurs
de
changement social dans les pays
porteurs du projet SWEDD
. Les
ES
servent aussi
à
remédier
aux risques encourus par les AJF
qui
n’ont pas un
accès
facile aux canaux

formels
de prestation de
s
services
de santé et d’éducation (
écoles et les services de santé
…
).
La stratégie des
ES
part d’
une intervention tridimensionnelle
qui
repose
sur :
L
es
AJF
 ;

L
a communauté
 ;
L
es institutions
.
Le
modèle
d’ES

vise
à
renforcer les capacités des participantes
au cours de rencontres

dirigées
par
des mentores avec pour objectifs d’atteindre des résultats comme
i)
la réduction des mariages des enfants en les retardant
jusqu’
à l’âge minimum de 18 ans
 
;
ii
)
la réduction des grossesses précoces des adolescentes et
iii)
le recours à la planification familiale.
Processus
de création des E
spaces
S
ûrs

Dans la plupart des pays, le concept d’
ES
était
perçu comme un modèle entièrement nouveau pour les planificateurs du SWEDD
1,
ainsi
que
pour les communautés locales.
Au niveau
régional
et technique, une approche programmatique dans la conception des interventions
a été faite, associant les acteurs communautaires mais aussi étatiques ainsi que des ONG locales pour la mise en
œuvre
des activités
et
pour le suivi
de celles-ci.
Dans la démarche, il y
a eu
des phases de consultation
s
au niveau régional entre
les
experts régionaux de l’UNFPA
,
les
ministères concernés par le projet,
ainsi que
des consultants
internationaux recrutés à ce sujet. Ces rencontres ont servi à établir les bases d’un ES dans le SWEDD,
à
clarifier les objectifs d’une telle approche, et

ainsi
définir les étapes de mise en œuvre nécessaires par lesquelles chaque pays devrait passer pour démarrer.
Certains
des pays
comme la Cote d’Ivoire
se sont ensuite organisés en
délégations

nationales
pour
conduire des visites au Niger qui était le seul pays ayant acquis de l’expérience
par rapport à
une telle intervention communautaire.
De retour de ce voyage d’apprentissage, chaque pays a d
û
ensuite organiser
des sessions de travail

au niveau national afin de définir la planification initiale et le déroulé concret de la mise en œuvre des activités des ES. Cela s’est fait à travers des consultations avec les parties prenantes, l’appui technique des ministères concernés, l’implication de consultants (nationaux et/ou régionaux) et de l’UNFPA.
Au niveau
local,
l’approche communautaire a été l’élément clé dans le processus de création des espaces sûrs. Il était important de sensibiliser les populations sur l’approche
des ES

en passant par les représentations administratives locales et
en impliquant
fortement
les leaders communautaire
s et religieux
. Ainsi, des assemblées villageoises ou rencontres communautaires d’information sur le projet et les modalités de sa mise en œuvre (contenu des thématiques, critères de choix des mentores et des AJF, sélection des sites, etc.) ont été organisées
dans les différentes
localités
ciblées
. Le but visé par cette approche
était
de
promouvoir

une
bonne compréhension du projet SWEDD et des activités des ES, garantissant ainsi une
meilleure implication des communautés dans la mise en œuvre des ES
.
Cartographie des ES
dans les
pays du SWEDD 1
Les sites des ES sont des cadres d’échanges et de formations
pour les
AJF
bénéficiaires
.
Avant leur mise en place effective,
des missions d’identification ont été effectué
e
s
pour cibler et retenir
les
localités

qui abriteraient le programme, et ce
sur la base de
plusieurs critères qui sont : la
précarité
de ces zones;

le
manque d
’infrastructures et d
e services de bases
 ;

le
faible taux
de scolarisation
des filles
 ; le
besoin d’acquisition de connaissances ou d
’adoption de c
omportements en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR), de compétences de vies,
du
genre, des
droits humains
 ;
d
es
taux
relativement élevés
de
la
prévalence
du mariage et
d
es grossesses
précoces
.
Dans les pays concernés par la présente cartographie, plusieurs
ES
ont été mis en place
,

dont
192
au Burkina Faso
,
1024
en Côte d’Ivoire
,
188
en Mauritanie,
299
 au Niger et
36
9
au Tchad

durant

le SWEDD

1.

Ce sont en
somme
20
72

ES
ont été
créés
dans
ces

cinq
(5)
pays,
avec le plus grand nombre
établi
en Côte d’Ivoire et le plus faible nombre en Mauritanie.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 1
 : Répartition des Espaces Sûrs par pays
Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Les données que nous avons obtenus des
5 pays concernés
montrent que c’est au total
159

305
adolescentes et jeunes filles
qui
ont
été admises dans les
ES
durant le SWEDD1.

Au cours de cette phase, le
s données reçues du
Tchad
indiquent que
100

494

AJF ont été touchées par les ES ; c’est le plus grand nombre alors que le
Burkina Faso a enregistré
3905
AJF
, soit le plus faible nombre
.
Toutes les données utilisées dans cette cartographie ont été
fourni
e
s par les U
nités de
G
estion du
P
rojet (UGP)
des différents pays et par les experts impliqués dans le programme.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 2
 : Répartition des AJF par pays
Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Au Niger
Au Niger, la mise en place des ES s’est opéré
en trois

cycle
s d’une durée d’environ 7 mois chacun
.
Un nombre total de
300
ES

avait
été
prévu
mais ce sont
finalement
299
qui ont

été

mis en place
 
dont

102

pour le 1er cycle, 97 pour le 2ème cycle et 100 pour le 3ème cycle
.
Ces ES sont repartis dans les 5
régions
d’intervention comme suit :
Dosso
 :
47 ES répartis dans 30 communes, 47 villages et
touchant
4

627 AJF
 ;

Maradi
 :
66 ES
répartis
dans 47 communes, 66 villages et touchant 6

531 AJF
 ;
Tahoua
 :
64 ES
répartis dans
52 communes,

64 villages et
touchant
6

195 AJF
 ;
Tillabéri
 :
54 ES
répartis
dans 35 communes
,
54 villages et touchant 5

135 AJF
 ;
Zinder
 :
68 ES
répartis
dans 49 communes
,
68 villages et touchant 6

654 AJF.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 3
: Répartition des d’ES au Niger
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
De toutes les 5 régions du Niger, Zinder est la région qui a
eu
le plus grand nombre
d’ES dont
6
8,
alors que
Dosso
compte
47 ES, soit le nombre le moins
élevé
du pays
.
Au total,

29

142 AJF
ont été admises dans les 299 ES mis en place
,
sur une prévision de

30

000 AJF, soit
un taux de réalisation de 97,14%.
Parmi
, le
s bénéficiaires, on dénombre 17

812 AJF non scolarisées et 11330 déscolarisées
,
soit des proportions respectives de 61,12% et 38,88%. Sur l’effectif retenu, ce sont au total 27401 AJF qui ont bouclé le programme contre
1741 qui ont abandonné en cours, soit un taux d’achèvement du programme de
94,03%.

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 4
 
: Nombre d
’
AJF admises dans les ES au Niger
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
En Mauritanie
En Mauritanie
,
188 ES
ont été implémentés
,

touchant
5099 AJF
dans 4 Régions
selon la répartition suivante
 
:
Assababa
 
:
42 ES répartis dans 27 communes et touchant 1108 AJF,
Guidimagah
 
:
45 ES mis en place dans 19 communes touchant un nombre de 1320

AJF,
Hodh

Charghi
 
:
40 ES dans 24 Communes touchant 1068 AJF,
Hodh
Gharbi
 
:
61 ES dans 30 communes touchant 1603 AJF.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 5
 
: Répartition des ES au niveau de la Mauritanie
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
En termes de couverture géographique,
le
Hodh
Ghar
b
i est la région
qui a bénéficié du
plus grand nombre d
’espace
s
sûrs (61)
, alors que
le
Hodh

Charghi

en
compte

40
, soit le nombre le moins élevé
.
 
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 6
: Répartition des AJF par région en Mauritanie
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Au Tchad
Durant le

SWEDD 1,
un total de
360 ES
ont été créé
s

dans 4

provinces
d
u Tchad
, avec une couverture totale de
100494
AJF
.
Ces espaces s
û
rs sont repartis comme suit :
Hajer-
Lamis
 :
 
100

ES

couvrant
4 communes dont

Dababa
qui dispose de 21 ES
pour
4220 AJF, la commune de
Haraze
–
Albiar
avec 20 ES
pour 3572
AJF et la commune de Dagana avec 59 ES
pour 4476
AJF.
C’est un effectif de
12268 AJF
qui a été touché par les
100

ES dans cette province.

Le Kanem :

89

ES

couvrant 3
communes
dont
la commune du Kanem qui compte
49

ES
répartis
dans
49

localités
et

touchant
2450 AJF,
la commune
du Wadi-
Bissam
qui
totalise

19
ES dans 19 localités
pour
1000 AJF et l
a commune du
Nord Kanem avec
21
ES
pour
1050 AJF.
Ce sont au
total
4500 AJF

qui ont été touchées par le
s
ES dans cette
province.
Le Lac
 :
90 ES pour 34744 AJF
répartis dans 3 communes dont
Mamdi
qui dispose de 30 ES répartis dans 30 localités et touchant 14062,
la commune de
Kaya avec 30 ES et 11581 AJF et
la commune de
Wayi
avec 30 ES et 9101 AJF.
Le
Salamat
 :

90 ES et 48.982
AJF
répartis
dans 3
communes
dont
la commune de Barh
Arzoum
avec 34 ES et 19994 AJF, l
a commune de

Aboudeya
avec 26 ES et 13.900 AJF touchées et enfin l
a commune de

Haraze

Mangueigne
dispose de
30

ES et 15088 AJF.

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 7
: Répartition des ES
par province
au Tchad
dans le SWEDD1
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Le constat au niveau du Tchad est que
les
ES
sont repartis de façon égale dans les 4 provinces ciblées
par
le SWEDD 1. Cependant, le nombre d’AJF diffère d’une province à l’autre.

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 8
 
: Répartition des AJF par province au Tchad
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Burkina Faso
Cinq (0
5
)
régions ont été
concernées

par
la mise en place de
s
ES
au Burkina Faso. Au
total,
192
ES

ont été mis en place

et ont touché
3905 AJF.
Les régions concernées sont
 
:
La
Boucle du Mouhoun
 
avec
au total
78
ES pour 1178 AJF

répartis
sur
6
provinces. On note
17 ES et 397

AJF
dans la province du Mouhoun
, 13

ES et 267AJF
dans le Kossi,
12

ES et 240

AJF
dans le Banwa,
14 ES et 309AJF
dans les
Balé
,
13

ES et 264

AJF
dans le Sourou
et
9

ES et 96

AJF dans
le Nayala.
L’Est
avec

58 ES et touch
ant
1423

AJF
. Ces ES sont repartis entre
cinq
provinces

avec
15

ES et 332

AJF
pour le
Gourma
, 2

ES et 100

AJF
pour la
Kompienga
, 15 ES et 370

AJF
pour la
Tapoa
,
02

ES et 50 AJF
pour la
Kom
o
ndjari

et

24

ES et 571

AJF
pour la
Gnagna
.
Le Centre-Est
avec
15

ES avec
un effectif de
375 AJF
dont
05

ES
et
100

AJF
dans la province du Boulgou, 05 ES et 104 AJF dans le Koulpélogo, et 05

ES et 124

AJF
dans
le
Kouritenga
.
Le Sahel
avec
24 ES et 532

AJF

répartis
dans 4

provinces qui sont entre autres le Séno qui couvre 5

ES
et
122

AJF, le Soum avec 07

ES
et
150 AJF, l’
Oudalan
avec 05 ES et 106

AJF et le Yagha avec 07 ES et 129

AJF.
Le
s

Hauts-Bassins

qui
ont enregistré
un total de
17

ES
et qui ont couvert
399

AJF

répartis
dans 3

provinces qui sont le Houet avec 06 ES
et
149

AJF
,
le Kénédougou avec 05

ES
et
125

AJF et enfin le Tuy avec 06 ES
et
125

AJF.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 9
 
: Répartition des ES par région au Burkina Faso
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Au Burkina,
on constate
que

la Boucle du Mouhoun
dispose de
plus d’ES (78

ES)
,
mais

a
touché
moins
d’AJF
(1178)
,
comparé à la
r
égion de l’Est qui
en
dispose
moins (
58

ES)
et
qui a
touché

un
plus
grand nombre d’AJF(1423AJF).

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 10
:
Répartition des AJF par région au Burkina Faso

Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
En
Côte
d’Ivoire
Pendant le SWEDD1,
1024
ES

ont été mis en place en Côte d’Ivoire
. Ils ont
touch
é

20665
AJF
. Ces
ES
ont couvert
10 régions
et sont repartis comme suit
:
Bafing :
75 ES et 1229

AJF
touchées. Ces ES sont repartis entre 3 communes soit 38 ES et 586 AJF à Touba, 19 ES et 244 AJF à Koro et enfin 18

ES et 344

AJF à
Ouanimou
.
Bagoué
:
182 ES et couvrant 3660 AJF
dont 92 ES et 1970

AJF à Boundiali, 35

ES et 576 à
Kouto
, 55

ES et 1114 à
Tengrela
.
District Autonome Abidjan :
33

ES et
ont
touch
é
513 AJF
reparti
e
s entre les communes de Attécoubé avec 60

AJF, Adjamé avec 51

AJF, Yopougon 234 AJF, Koumassi 68

AJF et enfin 100

AJF à
Abobo
.
Folon :
60 ES
couvrant les communes de
Kaniasso
avec 29

ES et 549

AJF,
Minignan
avec 31 ES et 615 AJF soit un total de
1164 AJF
touchées.
Hambol
:
104 ES
qui couvre les communes de Katiola avec 40

ES et 1499

AJF, Dabakala avec 37

ES et 969

AJF et
Niakaramandougou
avec 27

ES et 811

AJF soit un total de
3279 AJF
touchées.
Kabadougou
:
60 ES et 1194 AJF
touchées
s
oit 17 ES et 344 à
Madinani
, 20 ES et 384 AJF à
Seguelon
, 21

ES
et

433AJF à
Od
i
ennié
et enfin 02

ES et 33 AJF à
Samatigula
.
Marahoué
avec
38 ES
repartis entre les communes de Bouaflé avec 18

ES et 276

AJF,
Sinfra
avec 12

ES et 216

AJF et enfin
Zuénoula
avec 08

ES et 94 AJF. Soit un total de
586 AJF
touchées.
Poro
:
219 ES
avec 4482
AJF
à son actif. Ces ES sont repartis entre les communes de Korhogo qui comptabilise 196

ES et 3937

AJF, M’
bengué
avec 18

ES et 453

AJF et
Sinematiali
avec 5

ES et 92

AJF.
Tchologo
:
161

ES
et 2747
AJF
touchées
 s
oit 62

ES et 1010

AJF à Ferkessédougou,

3
4

ES et 574 AJF à Kong ,65

ES et 1163

AJF

à
Ouangolodougou
.
Tonpki
avec
92 ES et 1811 AJF
impliquées
s
oit 50

ES et 931 AJF à Man, 09

ES et 388

AJF à
Biankouma
, 14

ES
et 71

AJF à
Danané
, 13

ES et 22

AJF à
Zouan

Hounien
et enfin 06

ES et 199

AJF à
Sipilou
.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 11
: Répartition des ES par région en
Côte
d’Ivoire

Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 12
: Répartition des
AJF

dans les AJF
en Côte d’Ivoire
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023

Cartographie des a
ct
eurs/
trices

impliqu
é
.e
.
s
dans l
e fonctionnement
des Espaces Sûrs
Pour réussir la mise en œuvre des interventions des
ES
, plusieurs acteurs
/
trices
ont été
impliqué
.
e.
s
à divers niveaux avec des rôles différents. Il s’agit essentiellement
de personnels

tels que : les mentores,
et
les
superviseurs

sur lesquels reposaient essentiellement
le
fonctionnement effectif des ES, mais aussi
du

personnel de structures partenaires,
et
l’Unité de Gestion du projet.

Les mentores
 
Ce

s
ont
généralement
des jeunes femmes recrutées dans les communautés cibles sur la base de critères définis et formées sur les thématiques de genre, de SSR,
d
es compétences de vie,
etc…
Les mentores
sont chargées
entres autres
d’animer les séances d
’apprentissage
dans les
ES et
de servir de
passerelle
s entre les bénéficiaires et les services sociaux
de base
disponibles
dans les localités
.
Pour le SWEED 1, au total
2393 mentores
ont été recrutées dans les cinq
(5)
pays
,
dont
107 en Mauritanie, 301 au Niger,

369 mentores au Tchad, 1212 en Côte d’Ivoire et 384 au Burkina Faso
.
Ces mentores ont

assuré
le fonctionnement des ES et
ont accompagné
plus particulièrement
les AJF tout au long du programme
dont la durée variait

entre 4 et 9 mois selon le pays.
Etant donné leur rôle
clé dans la mise en œuvre des activités
communautaires
du SWEDD 1, il nous a semblé important
de dresser
une

cartographie
qui déclinerait leur nombre par zones et par ES pour
chacun des cinq pays
. Elle
se présente comme suit
.
Au Niger
Au Niger pour le fonctionnement des
299

ES
,
301

men
t
ores
ont été recrutée
s
. On note un léger déficit d’une mentore à Maradi
, un surplus d’
une
mentore

pour Dosso et
de
deux à Tahoua. En somme pour chaque ES, le fonctionnement était assuré par une seule mentore. La répartition des mentores en fonction des cinq (05) régions du pays est la suivante :
Dosso : 48 mentores pour 47 ES.
Maradi : 65 mentores pour 66 ES.
Tahoua :66 mentores pour 64 ES.
Tillabéri
 :54 mentores pour 54 ES.
Zinder : 68 mentores pour 68 ES.
left29781500Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 13
: Répartition des
mentores
au Niger
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
En Mauritanie
En Mauritanie, il y avait
107 mentore
s
pour
188 ES 
; on note un déficit important de mentore
s
de 43,1%. Ce qui signifie qu
’il n’y avait pas assez de
mentore
s pour couvrir tous les ES
.
On se retrouvait donc avec
des mentores
qui
avaient
en
charge

deux
(2)
à trois
(3)
ES
à la fois
. La répartition des mentores par région
se présente comme suit
 :
Assababa
 : 29 mentores pour 42 ES, soit un déficit de 30,1%,
Guidimagah
 : 21 mentores pour 45, soit un

déficit de 53%
,
Hodh

Charghi
 :25 mentores pour 40 ES, soit un déficit de 37,5%,
Hodh
Gharbi :32 mentores pour 61 ES, soit un déficit de 47,5%.
32194530607000Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 14
 : Répartition des
mentores en

Mauritanie
Source : Pop Council / CERFODES, 2023

Au Tchad
Durant le

SWEDD 1,
pour
un total de
36
9
ES
, 369 mentores
ont été recrutées.
Cela signifie qu’une mentore
avait la charge
d’un ES au Tchad.
Hajer-
Lamis
 : 
pour
100

ES
il en existait
100 mentores
.
Le Kanem :
89 mentores
ont été recrutées pour le fonctionnement de
89

ES
.
Le Lac :
il y avait
90
mentores pour 90
ES

Le
Salamat
 :
on compte
90 mentores
pour
90 ES
.

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 15
 : Répartition des
mentores
au Tchad
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023

Burkina Faso
Pour les
192 ES
, le Burkina Faso a recruté
384 mentores
soit deux fois le nombre d’ES.
Cela pourrait laisser
comprendre
qu’
au
Burkina
Faso
2 mentores
aient
été recrutées pour un ES dans toutes les régions. L
a répartition
de ces mentores par région est la suivante :
La Boucle du Mouhoun
 avec un total de
156 mentore
s
pour
78
ES
.
L’Est comptait

116
mentores pour
les
58
ES
qui avaient
été
mis en place
.

Il serait nécessaire de comprendre cet écart important en surnombre de mentores dans cette région, ainsi que l’utilisation des mentores lorsqu’elles ne sont pas en sessions.
Le Centre-Est compte
30
mentores
pour seulement

15
ES
.
Le Sahel
avait
4
8
mentores pour 24 ES
.
Le
s

Hauts-Bassins

enregistraient
34 mentores pour 17 ES
.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 16
 : Répartition des
mentores
par région au Burkina Faso
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023

Côte d’Ivoire
Pendant le SWEDD1,
1212 mentores
ont été recrutées pour le fonctionnement de
1024 espaces
sûrs mis en place en Côte d’Ivoire. La répartition des mentores par sites
e
st la
suivante
:
Bafing :
76 mentores pour 75 ES
.
Bagoué
:
192 mentores pour 182 ES
.
Il existe un léger surplus de mentores
District Autonome
d’Abidjan :

63 mentores pour 33 ES
.

Pour le cas d’
Abidjan il y a quasiment près de deux fois le nombre de mentores par rapport au nombre d’ES ;
ce serait bien de comprendre cet écart et l’utilisation exacte des mentores.
Folon :
76 mentores pour 60 ES
, soit un surplus de 16 mentores
.
Hambol
:
133 mentores pour 104 ES
, soit un surplus d’une trentaine de mentores
.
Kabadougou
:
75 mentores
pour 60
ES
.
Marahoué
 :

50 mentores pour 38 ES
.
Poro
:
230 mentores pour 219 ES
.
Tchologo
:
206 pour 161

ES
.
Tonpki
 :

111 mentores pour 92 ES
.

Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 17
: Répartition des
mentores
par région en Côte d’Ivoire
0301625Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
On peut observer que le nombre d
e mentores dépassait de 18% le nombre d’ES
.

Les
superviseur
.
e.s
 
Ce
sont
en général des
hommes et
femmes
adultes
qui
avaient pour rôle d’assister et de suivre la participation des filles aux sessions.
Ils/e
lles notent les absences et présences des AJF tout en les exhortant à être plus assidues aux séances des
ES
.
Ils/elles
ont aussi la charge de produire des rapports mensuels
.
Dans certains pays, ils/elles sont
appellé.
e.s
des
chargés(e)s de suivis
.
Dans le SWEDD1,
Ils/elles
étaient au total 638
personnes
qui ont été recrutées pour
superviser
les ES. Ainsi la répartition par pays donne
121 chargés(e)s de suivis au Niger, 104 en Mauritanie,

383 au Burkina Faso, 10 en Côte d’Ivoire et 20 au Tchad.
Par ailleurs, au Tchad
ce sont
08

superviseurs et
12

animateurs/
trices
 
qui ont joué ce
rôle
.
En ce qui concerne le cas particulier de la
C
ote d’Ivoire, les données
reçues
de l’
équipe
indique
nt
qu’il y a un superviseur pour chaque
région (
10 superviseurs pour 10
régions
).
Globalement, o
n note que les
superviseur(e)s/
chargé
(
e
)
s de suivi étaient trois fois moins nombreu
x.
es que les ES.

Il existe ainsi
un déséquilibre patent d
u nombre de
chargé
e
s de suivi
d’
avec le nombre d’ES mis en place. Il importe au niveau de la cartographie des chargées de suivi de cerner le
ur
s critères de répartition et de comprendre
leur implication
concrete
dans le programme.
En effet, comment comprendre que le Burkina Faso avec 192
ES
aient par exemple 383
chargés
(
e
)
s

de suivi
et que la Côte d’Ivoire et le Tchad avec respectivement 1024 ES et 360 ES ne comptaient que 10 et 20 chargées
de suivi
.
Graphique
SEQ Graphique_ \* ARABIC 18
: Nombre de chargé(e)s
de suivi
par pays
Source :
Pop Council
/ CERFODES, 2023
Acteurs et partenaires
de mise en œuvre
En plus des mentores et des
superviseur(e)s d’ES
, p
lusieurs
autres
acteurs ont
contribué à
la mise en œuvre et
au

fonctionnement des ES du SWEDD1. Ce son
t
les UGP, les partenaires des ministères

techniques et des structures déconcentrées, les ONGS
et
associations,
ainsi que
les leaders communautaires et religieux
.
Les membres de l’Unité de Gestion de Projet (UGP)
 : Dans chaque pays du SWEDD, une Unité de Gestion du Projet
(ou Unité de coordination du projet (UCP) pour le cas de la Côte d’ivoire)
est mise en place et
travailles-en

étroite collaboration
avec
tous
les
autres acteurs intervenants sur le projet
,
de par
leur rôle d’entité
de coordination et d’administration principale
.
Les agents des ministères techniques et de leurs structures déconcentrées
 : La mise en œuvre des ES est faite avec l’appui et la collaboration de plusieurs ministères techniques dans chaque pays.
Au Niger, il s’agit notamment du m
inistère des Enseignements Professionnels et Techniques, du ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant et du ministère de la Santé Publique.
En
Mauritanie, il s’agit du ministère de l’
Éducation
Nationale, du ministère de la Jeunesse, du ministère de la Santé et
du
ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.

A
u Tchad, on note l’appui du
m
inistère
de
l’Education Nationale, du ministère de la Jeunesse, du ministère de la Santé et du ministère de la Femme, de la Famille et du
Genre.

Au Burkina Faso
, ce sont
principalement
le
ministère de l’Economie, des finances et de la prospective,
le
ministère de l’
Éducation
nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des
Langues Nationales,
le
ministère de la Santé et de l’hygiène publique
et

le

ministère de
la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille
.
Quant
à
la
Côte d’Ivoire
,

les ministères impliqués
sont le

ministère

de la Femme, de la Famille et de l’Enfant,
le
ministère de l’
Éducation
nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et
le

ministère
de la Santé et de l’Hygiène Publique
.
Cela montre que la mise en œuvre de ces ES s’est faite avec des ministères qui répondaient aux contenus du programme mais aussi
pour garantir

la pérennisation d’une telle initiative.
En plus des ministères, des
d
’
ONG et associations
ont été sollicité
e
s pour la
mise en œuvre 
des ES
. Ainsi, dans
chaque pays, le recrutement d’une
ou de plusieurs
ONG

de mise en œuvre était une priorité que chaque équipe devait prendre en compte dans la conception et la planification des interventions des ES.
Au Niger, ce sont des
ONG comme ADL, AGIR +, PLCE/F, le consortium SONGES-ANIMAS, ONEN, HIKIMA
qui
ont été les principales organisations partenaires dans la mise en œuvre des ES au Niger.
En Mauritanie, c’est le BUMEC, un
bureau
d’études qui
a
appuyé le projet en lieu et place de l’ONG de mise en œuvre.
Au
Burkina Faso
,

l’Association
Songui

Manegré
/ Aide au Développement endogène (ASMADE)
a été l’ONG principale de mise en œuvre.
Au Tchad
plusieurs ONG

locales
ont été recruté
e
s pour la mise en
œuvre du projet SWEDD1
.
Elles avaient
la
charge de la mise en œuvre
directe
dans les
régions d’intervention.
Il s’agissait de
s
ONG
:
ADI (Association pour le Développement Intégré)
 
au

Lac
Tchad ;

ADESOL (Association pour le Développement
Économique
et Social du Lac)
 
au Kanem
 ;
 
PDR (Programme de Développement régionaux)
dans le

Salamat
 
;
ADES (Agence de Développement
Économique
et Social)
dans le
Hadjer

Lamis
.
Les leaders communautaires et religieux
 : Il est important de mentionner que dans tous les pays concernés, les leaders communautaires et religieux ne sont pas restés en marge d
e
la mise en œuvre des ES.
I
ls ont joué un rôle clé dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire. Leur implication a contribué à obtenir l’engagement et l’adhésion des populations au projet. Les leaders religieux ont particulièrement contribué à la contextualisation des curricula notamment en Mauritanie et au Tchad.
ACTIVITES CONNEXES

Les activités des ES faisaient partie d’un paquet d’autres activités SWEDD comprises dans la sous-composante 1.2 du projet
 ; leurs mises
en œuvre
respectives

étaient liées
dans
tous ces
pays
.
Au cours de l
’établissement
des interventions des
ES
, plusieurs activités connexes ont été également réalisées en faveur des AJF et
des
autres membres des communautés cibles. C
e sont
entre autres : i)
les formations qualifiantes sur l
e
s activités génératrices de revenus (AGR)
 ;

ii)
les visites à domicile
 
; iii
)
les dialogues communautaires
 ;

iv)
les rencontres de coaching éducationnel des mentor
e
s
 ;

v)
les causeries éducatives ainsi que des
vi)
sessions modulaires de formation et d’alphabétisation.
Formations qualifiantes sur les activités génératrices de revenus (AGR)
En ce qui concerne les AGR
qui ont eu lieu au sein des ES
, c
e sont
principalement
des pays comme

la
Mauritanie,
la
Côte d’Ivoire et
le
Burkina Faso
qui les ont réalisés
.
L
es bénéficiaires ont reçu des formations qualifiantes sur des activités comme la couture de voiles, la transformation et la conservation des produits laitiers, la boulangerie/pâtisserie, la production de savons/produits cosmétiques, la cuisine, l’énergie solaire, la photographie et les montages vidéo.
Grace a ces AGR, les bénéficiaires auraient accumulé des capacités qui leur permettraient de démarrer d
es activités
propres à elles, leur permettant ainsi de
se faire un revenu
et d’être financièrement autonomes
.
Plusieurs AJF ont bénéficié de ces AGR à travers les ES de la
Mauritanie
o
ù

nous notons
par exemple
232 bénéficiaires de formations qualifiantes à
Assaba
, 189 à
Guidimagha
,

295 à
Hodh

Cha
r
ghi
et 343 à
Hodh
Ghar
b
i.
Parmi ces formations, il y’avait une formation sur l’éducation financière qui a contribué au renforcement des connaissances et compétences des AJF en matière de gestion

financière.
Les participantes était au nombre de 47 à
Assaba
, 126 à
Guidimagha
et 122 à
Hodh
Ghar
b
i. On note que la région de
Hodh

Charghi
n’a pas enregistré de formation en éducation financière.
Au Burkina Faso, 330
AJF
des
cinq régions
concernées

par
le projet ont reçu des formations sur les AGR.
Ce sont
125
AJF

d
ans la Boucle du Mouhoun
,

115
à
l’Est,
21

dans la
région du Centre
–
Est,

41
au
Sahel et
28
dans les
Haut- Bassins
.
En Côte d
’
Ivoire sur 10 régions touchées par le projet, 9 régions ont connu l’expérience des AGR
,
exceptée la région de
Hambol
o
ù
les AGR n’ont pas été réalisées.
L
e District Autonome
d’Abidjan a enregistré
92
participantes
,
35
à
Mara
h
oué
,
123
à
Topki
,
165
à
B
a
fing
,
193 à

Folon,

332
à
Kabadougou
,
275
à
Poro
,
313
à
Bagou
é
et 707 bénéficiaires à
Tchologo
.
Il faut noter qu’au Niger et au Tchad, il n’y a pas eu d’activités connexes comme les AGR, l’éducation financière, etc.

Les visites à domicile (VAD)
Au Niger et au Tchad
les visites à domicile
(VAD)

ont été une des activités connexes
réalisées. On note deux types de VAD : les VAD ordinaires (ou visite de courtoisie) et les VAD obligatoires réalisées en cas de problèmes sociaux (maladies, opposition des parents ou du mari à la fréquentation de l’ES ou des cas d’adolescentes dotées précocement)
par
les membres des
ONG de mise en œuvre et les
mentores
. Dans le SWEDD1, 7743 personnes ont bénéficié de VAD sur l’ensemble des cinq régions touchées par le projet au Niger. Ces visites
étaient
reparties de manière inégale
d’une
région
à une autre
. Avec 39% des VAD totales, la région de Maradi enregistre le plus grand nombre de personnes ayant reçues des visites à domicile. A l’opposé, la région de Zinder enregistre le plus faible taux de personnes visitées au Niger (11%).
Au Tchad, c’est 12 470 personnes qui ont bénéficié des VAD dans les quatre
(4)
provinces couvertes par le projet (
Hadj
e
r

Lamis
, Kanem, Lac et
Salamat
). La province du Kanem compte le plus grand nombre de bénéficiaires avec 78% du nombre total. Pour ce qui concerne les autres régions touchées dans ce pays, nous retenons 930 personnes à
Hadjer

Lamis
, 1184 dans la région du Lac et 633 à
Salamat
.
Au Burkina 14767 personnes ont reçu des

VAD. La Boucle du Mouhoun enregistre le plus
grand nombre
de
bénéficiaires avec
8861
personnes
soit 60%
des bénéficiaires des
VAD
. On note,
3596 bénéficiaires de VAD
à
l’Est
, 756 bénéficiaires

au Centre
–
Est
,
918 bénéficiaires dans les Haut
s
– Bassins
et
636 au Sahel qui possède le plus
faible
nombre.

Les dialogues communautaires (DC)
Les dialogues communautaires (DC) sont des sessions de sensibilisation
de communautés encadrées

par les facilitateurs communautaires (FACOM) sur des thèmes en relation avec les ES comme la planification familiale, les violences basées sur le genre, la scolarisation de la jeune fille
, etc
. Ces sessions visent
à
enclencher un changement des normes sociales
au sein des communautés cibles.
Des
DC
ont été réalisés au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Au Niger, ces activités ont été réalisées dans toutes les régions cibles et ont connu une grande participation avec environ 120 100 participantes au total
,
dont 26 000 à Maradi, 25 900 à Tahoua, 23 300 à
Tillabér
i
et 28 500 à Zinder et 16 400 à Dosso.
Au Tchad, c’est au total 23 457 personnes qui ont participé aux
DC
sur l’ensemble des provinces couvertes par le SWEDD1, avec 13 297 participantes soit plus de 50% dans le Lac, 5260 à
Hadjer

Lamis
, 4900 à Kanem et 6378 à
Salamat
.
Au Burkina Faso, dans la région de la Boucle du Mouhoun, 960 personnes ont pris part aux
DC
, à l’Est nous enregistrons 752 participantes, 586 au Centre
–
Est, 796 au Sahel et 736 dans les Haut- Bassins. Au total 3830
personnes
ont participé aux
DC
.
En Côte d’Ivoire, 8 régions sur les 10 régions concernées par le projet ont connu l’expérience des
DC
. Le District Autonome
d’Abidjan
et la région de
Hambol
n’ont pas
initié
des séances de
DC
.
Environ
476
personnes
ont
été

touchées par les

DC
à

Mara
h
oué
,
2540
à
To
n
pki
,
2806

à Bafing, 1914 à Folon, 2284 à
Kabadougou
, 7317 à
Poro
, 6321 à
Bagou
é
et 6997 participants à
Tchologo
.

Les rencontres de coaching éducationnel
Il ressort que l
es mentores de tous les pays concernés par cette
étude
ont bénéficié de séances de coaching éducationnel
,
excepté
e

celles de
la Côte d’Ivoire.
Ces rencontres
s
ont

des cadres
d’échanges qui ont contribué à renforcer les compétences des mentores et à améliorer leur performance dans l’animation des ES.
Les rencontre
s
de coaching éducationnel ont été conduites par les superviseurs d’ES avec l’appui de certains partenaires comme les
ASBC
et autres membres des ONG de mise en œuvre.
Au Tchad, 183 mentores ont participé aux rencontres de coaching éducationnel. Ces participantes sont reparties sur l’ensemble des quatre
(4)
régions touchées par le projet avec 32% à
Hadjer

Lamis
, Kanem 19%, Lac 21% et
Salamat
26%.
Au Niger, on note 1300 participations à Dosso, 1800 à Maradi, 1440 à Tahoua, 1102 à
Tillabéri
et 1900 à Zinder.
En Mauritanie, c’est 204 mentores qui ont pris part aux rencontres de coaching éducationnel dont 54 participantes à
Assaba
, 38 à
Guidimagha
, 50 à
Hodh

Charghi
et 62 à
Hodh
Ghar
b
i.
Au Burkina Faso, 4429 mentores ont assisté aux rencontres de coaching éducationnel
avec
1702
participantes dans
la Boucle du Mouhoun, 1423 à l’Est, 373 au Centre
–
Est, 532 au Sahel et 399 dans la région des
Hauts-Bassins
.

Causeries éducatives

Au titre des activités connexes, on note également que des causeries éducatives ont été réalisé
e
s au Niger,

au Tchad, au Burkina Faso et en
Côte d’Ivoire
.
Les causeries éducatives sont des séances de sensibilisation réalisées au profit de parents d’adolescentes dans les localités abritant les ES ou non. Elles ont été conduites par les
ASBC et membres
d’
OBC
qui ont
été formés sur les mariages d’enfants, les pratiques traditionnelles néfastes, les droits humains, le civisme et les techniques de mobilisation et de communication
.
L’objectif global
de cette
activité était de sensibiliser les populations sur la problématique du mariage forcé et les pratiques traditionnelles néfastes afin de contribuer à la réduction des mariages d’enfants.
Au Tchad, ce sont 7286 personnes qui ont assisté aux séances de causeries éducatives à
Hadjer

Lamis
, 2115 à Kanem, 26049 dans le Lac et 20966 à
Salamat
.
Au Niger, on note au total 130 668 participations aux séances de causeries éducatives
avec
24000 participantes à Dosso, 36000 à Maradi, 29000 à Tahoua, 2212 dans le
Tillabéri
et 39456 à Zinder.
Au Burkina Faso, 7494 personnes ont assisté aux causeries éducatives avec 2135 participantes
dans
la Boucle du Mouhoun, 1844 à l’Est, 1301

au Centre
–
Est, 1589 au Sahel et 625 participantes dans les
Hauts-Bassins
.

En ce qui c
oncern
e
la
Côte d’Ivoire
,
13823 participations ont été répertoriées.
Trente-cinq (
35
)
participantes ont assisté aux causeries
éducatives d
ans le District Autonome
d’Abidjan
, 253 à
Mara
h
oué
, 1067 à
To
n
pki
,
1440
à
Bafing, 1775 à Folon, 1767 à
Kabadougou
, 2127 à
Poro
, 2981 à
Bagou
é
et 2378 à
Tchologo
. La région de
Hambol
n’a pas réalisé
de causerie
éducative
.

L
ECONS APPRISES ET RECOMMANDATIONS

Leçons apprises
La présente cartographie a permis de voir la nécessité d’avoir au niveau des pays un système fonctionnel et centralisé des données et des informations sur les ES. Ce système devra être mis à jour régulièrement avec les données fournies par les acteurs terrains sur chaque site ou zones. Ainsi la base de données dynamiques apparait comme une leçon apprise qui devra être utilisée par les acteurs à l’issue de sa validation.
Les différentes activités connexes

réalisées
sont d’une grande importance pour les AJF et même pour les communautés. En effet,
ces activités sont
perçues
comme des opportunités
et des facteurs de motivation pour les AJF à participer aux séances des ES.
La visite à
d
omicile par exemple
constitu
e
un acte de socialisation et de
sympathie en
l’endroit des AJF
. C’est
aussi un moyen
de les inciter à participer
davantage
aux séances et
de
compter sur le soutien de leurs proches
.
L’approche communautaire
est
capitale dans la mise en œuvre des ES.

Pour une forte mobilisation des communautés, il est toujours nécessaire de développer une stratégie de communication efficace et adéquate
qui implique toutes les couches au niveau de la population (parents, enfants, enseignants, leaders religieux et communautaires, autorités administratives.)
Les équipes pays ont adopt
é
une

approche multisectoriel
le

qui
a
consisté
à impliquer plusieurs départements ministériels dans l’ensemble du processus
–
la
conception initiale, la planification, la mise en œuvre et
le suivi
évaluation apprentissage
. Cette approche
garantissait ainsi la prise en compte
effective
des domaines supervisés par ces ministères

respecti
f
s.
Avoir
des
mentores
et des superviseurs
bien formés et

en nombre suffisant
constitue une condition indispensable pour la réussite des interventions des ES.

Recommandations
Pour la cartographie
C
onsolider la base de données dynamique attachée au présent rapport et l’étendre aux pays non pris en compte dans cette cartographie.
F
ournir les ressources et capacités nécessaires pour la collecte et l'utilisation d'informations précises
,

complètes
et régulières
pour assurer un suivi de qualité du programme.
Pour
les ES
et l’égalité du genre et genre transformationnel
D
éfinir des normes claires qui précisent les critères de recrutement des mentores et superviseurs dans chaque pays, leurs rôles et leur répartition équitable dans les ES. Cela permettra d’éviter la disproportion entre le nombre de mentores recrutées
et
le besoin réel sur le terrain.
E
ncourager et soutenir
les
AGR
au profit des AJF
et de leurs familles
dans les différentes zones d’intervention, surtout
les zones extrêmement touchées
par la pauvreté ;
Doter les mentores et les superviseurs de compétences et capacités nécessaires selon les recommandations de bonnes pratiques et de preuves mondiales pour bien assurer l’animation des sessions dans les ES.
A
ccroitre les initiatives de sensibilisation des populations sur l’importance des
ES
pour les
AJF 
;
I
mpliquer les communautés, principalement les leaders communautaires dans la communication pour le changement de
comportement ;
É
tendre
les ES
à
plusieurs régions des pays concernés pour plus d’impact. Cela contribuera à toucher plusieurs filles qui seront des ambassadrices dans leurs communautés et lutteront contre les mariages forcés et dénonceront plusieurs cas sociaux qui nuisent leur bien-être.
P
roposer des contenus attrayants
pour

les
sessions des
ES
afin de

susciter l’intérêt
régulier
et actif des

AJF
Dresser
une cartographie
des
autres composantes du projet SWEDD
, dont
e programme d
’
appui
à
l’
éducation des filles, les clubs des maris (
CdM
) et clubs des futurs maris
.
Conclusion

La
présente
cartographie
ne concerne que
cinq
(5)
pays (Burkina
Faso, Côte d'Ivoire, Mauritanie, Niger, Tchad)
sur
les

six

(6)
pays

initialement prévus
.
C’est une cartographie qui a été
réalisée
sur la base de données, d’informations et de
rapports fournis par les
différent
es
équipes
pays
à travers les UGP et les experts ayant travaillé sur le projet SWEDD1
.

Cette cartographie
est
une vue d’ensemble des
différents
ES
mis en place
dans c
es
pays
pendant le SWEDD1
,
à travers des
informations et des données sur
leur
création
, le
nombre d’AJF
touchées
,
le
s acteurs mobilisés dans
la mise en œuvre de ces interventions
ainsi que les activités connexes réalisées dans ces pays et par localités
.

En somme, l
a
cartographie
des ES du SWEDD1 est une photo
graphie
de
s réalisations
au niveau des sites ou des zones d’interventions du projet
dans chaque pays
.
Au-delà des ES, la
cartographie
offre l’opportunité de connaitre
les
différentes
activités connexes
associées aux
ES
dans
les zones d’intervention du projet ainsi que les
bénéficiaires
de
tell
es activités.
Parmi les
activités connexes, on note essentiellement les AGR, les visites à
domicile (
VAD), les dialo
g
ues communautaires,
les causeries
éducatives, les rencontres de coaching éducationnel, etc.

Il est à noter que la
cartographie fait ressortir
également
les
réseaux
de
référence
actifs
présents
autour des ES, le
ur
niveau de
fréquentation
,
ainsi que l’impact de ces
réseaux
sur la vie des AJF
. Toutefois
l’analyse sur
ces réseaux de référence n’
a
pas pu être
développée
dans ce présent rapport
,
car les rendez-vous sollicités auprès des différents pays sont restés sans réponse.
Il
est encore nécessaire d
’
avoir
les données souhaitées sur
ces réseaux de référence
, car ces réseaux de référence
des éléments importants que le projet SWEDD2 pourrait considérer pour la suite de sa mise en œuvre.

La
cartographie
montre
la nécessité de mettre en place un système de S
uivi-Évaluation-
A
pprentissage (SEA)
grâce auquel les
données et
retours d’informations
procurés
tout au long du processus de mise en œuvre
pourra améliorer
des interventions des ES
actuels et à venir
.
Avec la base de données dynamiques qui est mise en place
et joint à ce rapport narratif
,
Population Council et
le projet
SWEDD,

avec
les différents intervenants et partenaires
,
disposent d’un outil
de connaissance et de prise de décision sur
le suivi et/ ou
l
es réajustements
au programme
en tout temps et par pays
.
Notons que cette base de données conçue simplement sur Excel peut être mise à jour
pour le SWEDD2 en vue de mesurer les progrès, les goulots d’ét
r
anglement et
les variations
mise en œuvre
et de

résultats
du projet entre
pays
.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

SWEDD Burkina & ONG ASMADE.
Rapport annuel du sous-projet «
Sukaabé

Rewlé
» ou lutte contre le mariage d’enfants
, janvier 2020
 ;
SWEDD Niger.
Rapport global de fin d’activités :

volet « espaces surs » du sous-projet :« espaces surs-clubs des futurs maris »
SWEDD Tchad. Rapport final :

Enquête d’évaluation des connaissances des filles et femmes bénéficiaires des interventions du projet en matière de santé de la reproduction, de la scolarisation des filles et du renforcement du pouvoir économique des femmes
, septembre 2020
Population Council. Le Guide des normes minimales pour des espaces

sûrs : la conception, la mise en œuvre, et le suivi, l’évaluation et l’apprentissage
,
2021
.
ANNEXE :
RAPPEL DU PROJET SWEDD1
, SES OBJECTIFS
ET SES DIFFERENTES COMPOSANTES
Contexte et justification
L’initiative régionale Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel –
Sahel
Women

Empowerment
and
Demographic

Dividend
(SWEDD) est née de la convergence de vues entre les six chefs d’Etat des pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) engagés à réduire la vulnérabilité des populations de leur pays, et la croissance démographique pour favoriser la capture du dividende démographique. Elle est financée par la Banque mondiale, avec comme partenaire technique le Fonds des Nations pour la population (UNFPA) et de l’Organisation Ouest-Africaine de la santé (OOAS).
Cette initiative se distingue par son approche novatrice du développement centrée sur la lutte contre les causes profondes et non les symptômes de la pauvreté. Elle met davantage l’accent sur les facteurs de fragilité des Etats, tels que la forte croissance démographique qui continue d’absorber les efforts de développement. Le Projet SWEDD vise à réduire les inégalités entre les sexes dans la région du Sahel, en mettant l’accent sur le renforcement de capacités des adolescentes et des jeunes femmes, mais aussi des jeunes hommes dont l’implication dans le processus est primordiale.
Objectifs
L’objectif global de l’initiative est d’
accélérer la transition démographique, de déclencher le dividende démographique et de réduire les inégalités de genre dans la région du Sahel
.
Objectifs spécifiques
De manière spécifique, le projet SWEDD vise à :
Améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité dans les zones cibles ;
Accroitre la production et le partage des connaissances ;
Accroitre les capacités et la coordination régionale.
Composantes
Les objectifs du SWEDD sont regroupés en trois (03) composantes qui sont :
Composante 1
 : 
accroitre la demande pour les produits et services de Santé Reproductive, Maternelle, Infantile, Néonatale, et de la Nutrition
(SRMNIN)
par la Communication pour un changement social et comportemental et l’autonomisation des femmes et adolescentes.
Composante 2
 : renforcer les capacités régionales afin d’améliorer l’offre en produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et en personnel qualifié.
Composante 3
 : renforcer le plaidoyer et la concertation de haut niveau menés dans le cadre du projet et à renforcer les capacités pour l’élaboration des politiques et la mise en œuvre du projet.
Instances de coordination
La coordination du projet SWEDD est assurée à deux niveaux : la coordination au niveau régionale et la coordination au niveau nationale.
Coordination au niveau régional
Au niveau régional, le Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (BRAOC) assure le Secrétariat technique régional (STR) pour le compte du Comité régional de pilotage (CRP).  Le STR apporte une assistance technique aux pays dans la mise en œuvre des interventions relatives aux différentes composantes du projet, avec le soutien de partenaires techniques comme le Population Council qui a dirigé le travail compris dans ce rapport.
Le Secrétariat du Comité régional de pilotage est assuré par le Coordonnateur du Secrétariat technique régional de l’initiative.
Coordination au niveau national
Au niveau national, la mise en œuvre de l’initiative est conduite par une unité de gestion du projet (UGP) comprenant un coordonnateur, un chargé de programme, un responsable de passation des marchés, un chargé de suivi et d’évaluation et un responsable administratif et financier. L’UGP travaille sous la supervision du Comité national de pilotage (CNP) et fonctionne comme une entité « parapluie » pour coordonner la mise en œuvre des différentes composantes par les ministères techniques et promouvoir ainsi la multisectorialité dans le pays.

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