Concept Note_Rencontre des Premières Dames de la CEDEAO en marge du 33eme sommet de l’union africaine
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Concept Note – Rencontre des Premières Dames de la CEDEAO en marge du 33eme sommet de l’union africaine,
Niamey, le 07 juillet 2019)
Juillet 2019, Niamey (salle de conférence d’Azalai l’hôtel de 16 à 18H)
Contexte et justification
L’Afrique de l’Ouest et du Centre est la région la plus touchée par les de mariage d’enfants au monde. En effet, six des dix pays ayant la plus forte prévalence de mariage d’enfants au monde se trouvent en Afrique de l’Ouest et du Centre. En moyenne, 40% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, avec de fortes disparités entre les pays. Dans certains pays comme le Niger, la Centrafrique et le Tchad, ces taux sont supérieurs à 67%.
Les mariages d'enfants et les grossesses précoces sont les principaux facteurs qui contribuent à accroitre les risques de mortalité maternelle et infantile en dans la région. En effet, les filles qui se marient très tôt (avant l’âge de 18 ans) ont un risque plus élevé de grossesse précoce, et un accès limité aux services d’éducation et de santé sexuelle et reproductive. Elles ont également des complications lors de l’accouchement qui les exposent à des fistules obstétricales et des risques accrus de mortalité maternelle.
Les principales causes de ces pratiques les plus couramment évoquées sont entre autres : les normes sociales qui cantonnent la femme à un rôle d’épouse et de mère dépendante d’un époux chef de famille, une offre de services de base insuffisante tant au niveau de l’accès que de la qualité, en particulier pour l’éducation ; ce qui favorise la déscolarisation des filles et une plus grande exposition au mariage des enfants
Alors que l’éducation des filles est reconnue comme un moyen efficace pour l’amélioration du capital humain et pour le report de l’’âge au mariage, en Afrique de l’Ouest et du Centre, de nombreuses filles quittent le système scolaire sans atteindre le niveau secondaire. Ce qui éloigne l’Afrique de l'Ouest et du Centre de l'atteinte des objectifs de développement durable, notamment l’objectif 4 relatif à l’éducation pour tous. La capacité des systèmes éducatifs à maintenir les filles à l'école reste un grand défi de la région : en moyenne, un enfant sur deux ne termine pas le cycle primaire. Le taux d'achèvement du primaire est très faible et la transition entre le collège et le lycée n’est pas assurée.
Malgré les progrès remarquables réalisés depuis 1994, il reste encore des millions de femmes et de filles qui n’ont pas bénéficié des promesses de la CIPD. Après 25 ans, 2019 sera critique pour le travail que nous accomplissons au service des femmes et des filles du monde entier. Des millions de femmes et de filles ne peuvent toujours pas accéder à la santé et aux droits en matière de sexualité et de procréation, et le « coût de l’inaction » est dramatique. Au minimum, l’UNFPA vise à susciter l'engagement de mettre fin aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale, de mettre fin aux décès évitables de mères et aux violences et à toutes les pratiques néfastes à l'égard des femmes et des filles.
Ce tableau très sombre montre que malgré les progrès remarquables réalisés depuis 1994, des millions de femmes et de filles qui n’ont toujours pas bénéficié des promesses de la CIPD. Il reste donc de nombreux à relever pour assurer aux femmes et aux jeunes une autonomisation complète et un accès plus équitables aux droits en matière de santé de la reproduction. Face à cette situation, la CEDEAO a organisé une réunion d’Experts sur la politique et le plan d’action stratégique 2019-2030 pour l’enfance, ainsi que la déclaration et la feuille de route en matière de prévention et de réponse au mariage des enfants en Afrique de l’ouest.
Tenue du 21 au 24 janvier 2019 dans les locaux du Parlement de la CEDEAO à Abuja, cette réunion a pris des engagements inscrits dans le projet de déclaration qui consistent à prendre des mesures dans les domaines de la législation et de l’application des lois, à élaborer et à mettre en œuvre des plans d’actions, à promouvoir les initiatives en matière d’éducation et à assurer la mobilisation du public contre le mariage des enfants. La nécessité d’améliorer la budgétisation, de promouvoir le droit à la participation des enfants, de mettre en place des politiques et des programmes éducatifs tenant compte du genre et d’encourager les « dénonciateurs de mariages d’enfants » ont été identifiés comme des mesures importantes pour lutter contre le mariage des enfants.
C’est fort de cette expérience réussie que la Fondation « TATTALI-IYALI » de la Première Dame de la République du Niger, Docteur LALLA MALIKA ISSOUFOU, de concert avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, avec le soutien de la Commission des Affaires Sociales et du Genre de la CEDEAO, de l’UNFPA ,Plan International, , ONU FEMMES, PNUD et UNICEF, organisent une rencontre avec les quinze (15 ) Premières Dames en présence des Chefs d’ Etats en marge de la première réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine en vue de renforcer le plaidoyer pour la « lutte contre le mariage d’enfants et la promotion de la scolarisation de la jeune fille en Afrique de l’Ouest ».
Cette rencontre fera suite à l’événement spécial organisé par la même Fondation Tattaly Iyali en marge de la 73è session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, sur les meilleures pratiques et les interventions communautaires visant à réduire le mariage des enfants et à promouvoir le bien-être des femmes et des filles. Cet évènement a aussi été un podium pour montrer aux principaux donateurs l’impact de leurs contributions dans ces domaines et de susciter l’engagement de nouveaux donateurs. En effet, au Niger des efforts ont été réalisés à travers l’adoption de la loi sur la Santé de la Reproduction, du Décret et de l’arrêté portant Protection, Soutien et Accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité ; l’intégration effective de l’Education sexuelle complète dans le curriculum de formation au secondaire, et la mise en œuvre de plusieurs approches communautaires en vue de la réduction du mariage d’enfants. Cette rencontre sera l’occasion pour les quinze premières Dames en présence des Chefs d’Etat, de lancer « appel de Niamey » sur la lutte contre le mariage des Enfants, la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école.
Objectifs et Résultats attendus
Objectifs
* Renforcer l’engagement des Premières Dames en faveur de l’élimination du mariage des enfants et la promotion de la scolarisation de la jeune fille.;
* Obtenir une Déclaration Solennelle des Premières Dames pour mettre fin au mariage d’enfants et promouvoir l’éducation pour toutes les filles.
* Mettre en place un cadre de concertation en vue de la participation des Premières Dames a la célébration des 25 ans de la CIPD et des 50 ans de l’UNFPA
Résultats attendus
* Les Premières Dames réaffirment leur engagement en faveur de l’élimination du mariage d’enfants et de la promotion de l’éducation des filles.
* Les Premières Dames font une déclaration solennelle pour mettre fin au mariage d’enfants et promouvoir l’éducation pour toutes les filles.
* Les Premières Dames sont sensibilisées sur la célébration des 25 ans de la CIPD, du 50eme anniversaire de l’UNFPA, et s’engagent à soutenir ces deux évènements.
Déroulé
Le panel sera composé de:
* 4 Chefs d’Etat,
* Le Président de la commission de la CEDEAO,
* La Vice-Secrétaire Général des Nations Unies,
* Les Directrices exécutives de UNFPA, UNICEF et ONU Femmes,
* Les Princesses.de la Norvège et du Danemark
Chacun des panelistes prendra la parole en 3 mn pour un message sur le mariage des Enfants et la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école.
Les messages des panelistes seront suivis de:
1. Les témoignages des jeunes filles ayant échappé au mariage d’Enfant
2. Les actions prises par les leaders religieux (Prédicatrices de Maradi) et le Chefs de canton d’Illéla pour lutter contre le mariage d’Enfant et la promotion de la scolarisation de la jeune fille
3. Un film sur les 100 filles des Espaces surs
Il s’en suivra des discussions entre panelistes et les invités. Après les discussions interviendront
4. L’Appel des Première Dames
5. Clôture par un chef de l’Etat
Invitations
On estime le nombre de personnalités invitées à environ 300, y compris les chefs d'Etat; les Ambassadeurs, les partenaires des organisations internationales et fondations intervenant en Afrique; et des représentants de la société civile, et du secteur privé, les Chefs Traditionnels, les jeunes …. etc.
Partenaires
* La Fondation « TATTALI-IYALI » de la Première Dame de la République du Niger ;
* Les Ministères en charge de la Protection des Enfants des pays membres de la CEDEAO
* La Commission des Affaires Sociales et Genre de la CEDEAO ;
* UNFPA ;
* UNICEF ;
* ONU FEMMES ;
* PNUD ;
* Plan International Afrique de l’Ouest (WACA) ;
* Les Organisations internationales travaillant sur la question du mariage des enfants ;
* Les organisations de la société civile ;
* Les leaders coutumiers ;
* Les leaders religieux ;
* Les médias etc.
Invités d’honneur
* Chefs d’Etat
* Les quinze Premières Dames des pays membres de la CEDEAO ;
* Ellen Johnson Sirleaf
* Michelle OBAMA
* Oprah Wimphrey
* Binéta DIOP
* Hillary Rodham Clinton
* Aliko Dangoté
* Bill et Mélinda Gates
* Prince et Princesse de Danemark
* Princesse de Norvège
* Amina MOHAMED, SGA du Système des Nations Unies ;
* Natalia Kanem, Directrice Exécutive UNFPA
* Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice Exécutive d’ONU FEMME ;
* Mohamed IBN CHAMBAS, Représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest auprès de l’ONU
* Présidente de l’assemblée Générale des Nations Unies
* DG/OMS …etc.
Modérateur
La réunion sera facilitée par Madame Foly Bah ayant un profil de communicateur entièrement bilingue avec une bonne connaissance des questions liées à l’autonomisation des femmes, au dividende démographique et au développement de l'Afrique
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