Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

13. Gender Awareness, Part 2_FINAL_French

Session 13 : Sensibilisation aux questions de genre, Partie 2
Objectifs d'apprentissage :
Au terme de ce module, les participantes seront en mesure de :
* comprendre les concepts de pouvoir et d'impuissance ;
* décrire le pouvoir dont disposent les filles/femmes et les garçons/hommes dans plusieurs domaines de la vie ;
* expliquer la manière de surmonter des obstacles engendrés par les rôles liés au genre et améliorer l'égalité des genres au niveau personnel et de leur communauté.
Durée totale : 90 minutes
Activités :
1. Aller de l'avant (25 minutes)
2. Comprendre l'écart de pouvoir (45 minutes)
3. Promouvoir l'égalité (15 minutes)
4. Réflexion (5 minutes)
Matériel :
* Tableau à feuilles et marqueurs (facultatif)
* Papier et stylos/crayons (facultatif)
Préparation de la séance :
* Lire et répéter la séance.
Ressources complémentaires et adaptation :
* Documents à distribuer : Cartes de personnages pour le jeu Aller de l'avant
* Fiche de ressources : Changer les rôles liés au genre, le genre et le pouvoir
* Adaptation pour les filles plus jeunes : voir la fin de la séance

Activité 13.1 : Aller de l'avant (25 minutes)
DIRE :
Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre discussion sur le genre.
DEMANDER :
* Quelqu'un peut-il nous rappeler le sens du mot « genre » ?
*Genre : les rôles et les idées considérés par la société comme appropriés pour les femmes/filles et pour les hommes/garçons. Il peut s'agir des vêtements, des coupes de cheveux, des emplois, des intérêts, du comportement, de la communication, des rôles au sein du foyer, de la prise de décisions, etc. Il est différent du sexe.
DIRE :
Aujourd'hui, nous allons parler du genre et du pouvoir. Le pouvoir est la capacité à prendre des décisions pour soi. Il peut s'agir du droit de décider ce que vous portez, si vous poursuivez votre scolarité, avec qui vous vous marriez ou ce que vous mangez. Toutes ces situations impliquent qu'une personne prend une décision qui influence votre existence. Lorsque vous avez du pouvoir, vous prenez des décisions.
Le concept opposé est l'impuissance : vous n'êtes pas autorisées à prendre des décisions vous concernant. Lorsque nous sommes de jeunes enfants, nous n'avons généralement que peu de pouvoir. Nos parents nous aident à apprendre à vivre et prennent soin de nous. Ensuite, en grandissant, nous commençons à prendre nos propres décisions. Il s'agit d'une situation saine et normale. Elle peut devenir malsaine lorsque vous êtes suffisamment âgées pour prendre des décisions, mais que quelqu'un ne vous le permet pas. Par exemple, si une femme gagne de l'argent, mais doit le verser intégralement à son mari, elle est impuissance et il a le pouvoir sur son argent.
En règle générale, les personnes qui ont du pouvoir dans la société ont davantage accès aux ressources et peuvent prendre des décisions sur leur affectation. Les ressources peuvent être de l'argent, des outils de travail, des terres, l'éducation ou des soins médicaux.
DEMANDER :
* Certaines personnes disposent-elles d'un avantage sur d'autres ?
* Quelles sont ces personnes ? Quels sont les types d'avantages possibles ?
* Pensez-vous que vous avez beaucoup ou peu de pouvoir dans votre vie ? Pourquoi cette réponse ?
FAIRE :
1. Expliquez que vous allez jouer à un jeu permettant de se pencher sur la question de savoir qui dispose du pouvoir dans notre société, nos communautés et nos familles.
2. Déplacez-vous vers un grand espace (dehors, dans une salle vide, etc.) et demandez aux participantes de se tenir en ligne face à vous, côte à côte.
3. Distribuez une carte de personnage à chaque personne (si vous disposez d'un grand groupe, les participantes peuvent jouer un personnage à plusieurs ou vous pouvez réaliser quelques copies de certaines cartes). Demandez-leur de ne pas révéler leur personnage aux autres.
4. Dites-leur que vous allez lire une liste d'affirmations. Elles doivent y répondre en se mettant dans la peau de leur personnage. Si l'affirmation est vraie pour leur personnage, elles doivent faire un pas en avant. Répétez cette opération pour chaque affirmation. Si elles ne savent pas répondre, elles ne doivent pas avancer. Si l'affirmation est parfois vraie, parfois fausse, vous pouvez leur demander de faire un demi-pas vers l'avant.
5. Lisez les affirmations ci-dessous à haute voix et laissez le temps aux participantes de se mettre à la place de leur personnage et de se déplacer ou de rester immobiles.
Affirmations permettant d'aller de l'avant
* Je prends les décisions au sein du ménage.
* Les membres de ma communauté écoutent toujours mon avis.
* Si je ne suis pas d'accord avec quelque chose, je peux facilement le dire.
* Je vais (ou je suis allé(e)) à l'école primaire.
* Je vais (ou je suis allé(e)) à l'école secondaire inférieure.
* Je vais (ou je suis allé(e)) à l'école secondaire supérieure.
* Je vais (ou je suis allé(e)) à l'école ou en formation après l'école secondaire.
* Je peux me rendre à la clinique lorsque je suis malade.
* Si mes parents ou mon conjoint venaient à mourir, je peux toujours m'acheter ce dont j'ai besoin.
* Les membres de ma famille écoutent toujours mon avis.
* J'ai suffisamment à manger chaque jour.
* Je peux aider d'autres personnes lorsqu'elles ont des problèmes.
* Je me sens en sécurité dans ma communauté.
* Je peux aller seul(e) où je veux lorsqu'il fait nuit et je me sens en sécurité.
* Je ne suis jamais confronté(e) à une attention sexuelle ou romantique non souhaitée.
* Je me sens à l'abri de la violence physique.
* Je n'ai de relation sexuelle que lorsque j'en ai envie.
* J'ai beaucoup de pouvoir sur ma vie.

6. Demandez aux participantes de rester où elles sont. Demandez à chaque participante de révéler l'identité de leur personnage. Vous pouvez leur demander de commencer par une extrémité de la rangée ou de révéler l'identité de leur personnage en commençant par celles qui ont le plus avancé et en terminant par celles qui sont le plus en retrait.
DEMANDER :
* Qui a le plus avancé au cours du jeu ?
* Qui n'a pas beaucoup bougé au cours du jeu ?
* Levez la main si votre personnage est un homme. (Demandez-leur de baisser la main.)
* Levez la main si votre personnage est un adulte. (Demandez-leur de baisser la main.)
* Levez la main si votre personnage est marié. (Demandez-leur de baisser la main.)
* Levez la main si votre personnage est instruit. (Demandez-leur de baisser la main.)
* Levez la main si votre personnage est une fille ou une femme. Pour quelles raisons certaines filles ont-elles plus avancé que d'autres ?
* Dans le jeu, qui avait le plus de pouvoir ? *Les personnes qui ont le plus avancé.
DIRE :
Veuillez vous rassoir. (Attendez qu'elles prennent place.) Vous avez bien travaillé au cours de notre jeu. Certaines personnes ont plus de pouvoir que d'autres, et ce partout dans le monde et dans chaque communauté. En de nombreux endroits, il est fréquent que les garçons et les hommes aient plus de pouvoir que les filles et les femmes. Même si cette tendance est répandue, cela ne signifie pas qu'elle est juste.
Là où les hommes et les garçons ont plus de pouvoir, les femmes et les filles sont moins protégées, ne vont pas aussi longtemps à l'école, ne sont peut-être pas aussi bien nourries, ne peuvent pas bénéficier de soins médicaux lorsqu'elles en ont besoin et ne peuvent pas décider quand et avec qui elles se marieront ou quand elles auront un enfant. Tandis que les filles grandissent et deviennent plus à même de prendre des décisions existentielles, leur liberté est souvent limitée. En effet, elles ne sont pas autorisées à sortir de chez elles, à jouer avec des amis, à se déplacer seules ou à poursuivre leur scolarité. Certaines personnes et familles estiment qu'elles protègent les filles alors qu'elles les privent également de leur pouvoir décisionnel.

Activité 13.2 : Comprendre l'écart de pouvoir (45 minutes)
REMARQUE POUR L'ANIMATRICE : Ce jeu de rôle a pour objectif de faire réfléchir les participantes à la manière dont les garçons/hommes et les filles/femmes appréhendent le monde, en fonction de leur genre et des rôles liés à leur genre. Dans les trois premiers domaines (Éducation, Mariage et rôle parental, Liberté de mouvement), les filles et les femmes ont moins de pouvoir. Quant au dernier domaine, « Partager leurs sentiments », les garçons et les hommes ont tendance à moins s'y exprimer. Aidez ce groupe à comprendre que les garçons et les hommes peuvent avoir l'impression qu'il n'est pas normal de partager ses émotions. Cela nous prouve que les rôles liés au genre peuvent limiter le pouvoir des hommes et des garçons, de la même manière que pour les femmes et les filles.
DIRE :
L'identité de ceux qui détiennent le pouvoir dans la société est étroitement liée aux rôles liés au genre, dont nous avons discuté lors de la dernière session. À présent, j'aimerais que vous preniez un peu de temps pour réfléchir davantage à la manière dont nos rôles liés au genre peuvent limiter le pouvoir des femmes et des filles.
FAIRE :
1. Divisez les participantes en quatre groupes.
2. Expliquez qu'elles vont participer à un jeu de rôle afin de montrer la différence de pouvoir des filles/femmes et des garçons/hommes dans quatre domaines différents. Demandez aux participantes de réfléchir aux points suivants : En quoi ce domaine de la vie diffère-t-il pour les garçons/hommes et les filles/femmes ? Si les femmes et les filles ont moins de pouvoir ou de liberté dans ce domaine, quel est le résultat pour elles ? Y a-t-il un impact sur leur santé, ce qu'elles peuvent réaliser, ce qu'elles peuvent apprendre, le montant qu'elles peuvent gagner, etc. ?
3. Déplacez-vous entre les groupes et affectez un des domaines ci-dessous à chacun d'eux. Lisez-leur les pistes. Faites-le rapidement afin que tout le monde puisse commencer. Retournez vers chaque groupe pour répondre aux questions et vérifier leurs progrès. Si des filles au sein de votre groupe sont capables de lire, vous pouvez imprimer les scénarios des jeux de rôle et les distribuer à chaque équipe.
Groupes du jeu de rôle
Éducation :
Réalisez un jeu de rôle sur des filles qui se rendent à l'école.
L'une d'elles dit qu'elle va bientôt arrêter l'école pour se marier, mais que ses frères sont autorisés à poursuivre leur scolarité. Les filles font part de leurs sentiments à ce sujet et de leur éventuelle crainte qu'il leur arrive la même chose.
Une autre fille dit qu'arrêter l'école avant les garçons va avoir une incidence sur elles à l'avenir. Elle craint de ne pas suffisamment apprendre pour lancer son activité, tout comme son grand frère.
Les autres filles pensent à tout ce qui sera également différent si les garçons restent à l'école plus longtemps. Par exemple, les filles ne pourront pas suivre de formation professionnelle, acheter d'outils agricoles ni aider un jour leurs enfants à faire leurs devoirs.
Mariage et rôle parental :
Réalisez un jeu de rôle mettant en scène des femmes mariées assises ensemble et discutant de leur mariage et de leur famille.
L'une d'elles explique qu'elle fait toutes les tâches ménagères chez elle ET qu'elle travaille dans le champ de son mari, qui ne l'aide pas à faire ses corvées.
Une autre explique que c'est son mari a choisi la date du mariage, pas elle. Sa famille lui a dit qu'elle était prête et a organisé le mariage.
Une troisième femme explique que son mari aime ses enfants, mais il dit qu'elle en a la responsabilité. Il ne s'impliquera que dans le cas où un enfant est très malade.
Elles discutent toutes de la manière dont serait la vie si elles avaient autant d'influence que les hommes.
Liberté de mouvement (d'aller où elles veulent, à tout moment, seules ou accompagnées) :
Réalisez un jeu de rôle mettant en scène deux filles et deux garçons de 15 ans qui discutent des lieux où ils sont autorisés à se rendre au sein de la communauté.
Les garçons disent qu'ils vont étudier après l'école. Ils demandent aux filles si elles souhaitent se joindre à eux.
Les filles expliquent qu'elles ne sont pas autorisées à rester après l'école. Elles ne peuvent pas rentrer chez elle lorsqu'il fait nuit, sinon leur famille s'inquiète.
Les garçons expliquent qu'ils peuvent aller où ils le souhaitent après l'école. D'ailleurs, ils participent à de nombreuses activités, comme le groupe religieux pour les jeunes hommes, une formation professionnelle et une préparation aux examens.
Les filles expliquent que le fait de rater des activités de ce genre affecte leur vie.
Partager leurs sentiments :
Réalisez un jeu de rôle mettant en scène une femme et un homme qui discutent de ce qu'ils ont ressenti lorsqu'ils ont perdu une grande partie de leurs récoltes au cours d'une inondation.
La femme explique que l'inondation était terrible. Elle a été effrayée et très triste en constatant les récoltes ruinées. Elle en a pleuré pendant plusieurs jours. Ses amis l'ont réconfortée et lui ont offert de petites quantités de grains. Elle s'est sentie mieux après.
L'homme explique qu'il lui est arrivé la même chose, mais qu'il avait trop honte que quelqu'un le voie pleurer. Il n'a dit à personne à quel point il avait peur que sa famille ait faim. Étant donné qu'il n'a pas partagé ses sentiments, il était très stressé et angoissé à propos de l'avenir. Il se sent seul.

4. Accordez-leur 15 minutes pour préparer et répéter leurs jeux de rôle de deux à trois minutes.
5. Demandez aux groupes de se porter volontaires afin de présenter leurs jeux de rôle.
6. Félicitez et applaudissez chaque groupe. Demandez à chaque groupe de poser les questions suivantes :
* Pouvez-vous citer une chose que le groupe a bien faite ?
* Selon vous, le cas présenté se produit-il ou peut-il se produire dans votre communauté ?
* Qu'avez-vous ressenti en regardant le jeu de rôle ?

Activité 13.3 : Promouvoir l'égalité (15 minutes)
DIRE :
Je vous remercie d'avoir travaillé dur au cours de vos jeux de rôle. Je pense qu'ils nous ont toutes aidées à nous rendre compte de l'interaction du genre et du pouvoir dans certains domaines de notre vie. L'une des choses importantes sur lesquelles nous travaillons ensemble au cours de nos sessions est l'augmentation du pouvoir dont vous disposez dans votre vie. Tandis que vous apprenez davantage de choses sur le monde qui vous entoure et que vous acquérez de nouvelles compétences, je suis convaincue que vous allez avoir de plus en plus de pouvoir pour prendre des décisions importantes dans votre vie.
Je ne pense pas que les femmes sont meilleures que les hommes ou qu'elles devraient avoir le pouvoir de tout contrôler, mais j'estime qu'elles sont tout aussi douées, intelligentes et compétentes que les hommes. Selon moi, le pouvoir dont disposent les hommes et les femmes devrait être ÉQUITABLE. Par ailleurs, les hommes peuvent être des partenaires et des alliés importants pour aider les femmes à acquérir du pouvoir. Il peut paraître étrange et dérangeant d'essayer de modifier les rôles liés au genre que nous connaissons, mais cela devient plus facile lorsque d'autres personnes se joignent à nous pour nous aider à faire changer les choses. À présent, je souhaite que vous expliquiez comment vous pensez pouvoir améliorer l'égalité pour les femmes et les filles au sein de la communauté.
FAIRE :
1. Divisez les participantes en groupes de trois ou quatre.
2. Demandez-leur de réfléchir à un domaine de la vie (mariage et rôle parental, éducation ou liberté de mouvement) et à la manière de contribuer à l'égalité entre les sexes. Leur réflexion peut porter sur la manière de parvenir à un grand changement (pour la communauté) ou à de petits changements dans leur vie quotidienne. Les deux sont importants.
*Par exemple : organiser un rassemblement, créer des pièces de théâtre pour l'école ou la communauté, s'adresser au conseil de la communauté, demander à des personnes de signer un engagement en vue d'envoyer des filles à l'école, organiser un tableau des tâches à l'école afin de les répartir entre les garçons et les filles, demander aux parents de leur accorder du temps pour étudier après l'école, organiser un groupe de transport sécurisé afin que les filles puissent participer à des réunions le soir, etc.
3. Accordez-leur cinq minutes.
4. Demandez à des volontaires de faire part de leurs idées.

Réflexion (5 minutes)
Demander :
* Êtes-vous autorisées à faire des choses qui étaient interdites à vos mères ou à vos grands-mères ?
*Fréquenter l'école, travailler hors de chez elles, occuper un poste d'autorité au sein de la communauté, avoir une propriété, etc.
* Comment finiriez-vous la phrase : « J'aime être une fille parce que… »
DIRE :
Vous avez bien travaillé aujourd'hui, merci ! Ces sujets sont vraiment nouveaux et difficiles. Tandis que vous y réfléchissez, rappelez-vous que vous pourrez me poser des questions lorsque nous nous verrons la semaine prochaine. Aujourd'hui, nous allons parler du genre et des rôles liés au genre qui peuvent entraîner un déséquilibre de pouvoir entre les hommes et les femmes. Ils peuvent ainsi limiter les possibilités pour les femmes de suivre un enseignement, de démarrer une activité, de se déplacer librement au sein de la communauté, de se marier quand et avec qui elles veulent, de prendre des décisions au sein de leur famille, etc. De même, ces rôles obligent les hommes à se comporter de certaines façons, comme en ne partageant pas leurs émotions. Ces rôles peuvent s'avérer injustes pour tout le monde.
Nous avons également vu qu'un pouvoir inégal donne des résultats inégaux. Certaines d'entre vous ont avancé davantage lors de notre précédent jeu, uniquement en raison de l'identité de votre personnage : un homme, une femme, une fille, une personne plus âgée, un entrepreneur, une mère, une personne instruite, etc. Cette situation était injuste et ne se basait pas sur les efforts déployés pour bien faire les choses, mais bien sur le rôle que vous jouiez. Cela nous montre simplement qu'il est important d'essayer de donner à chacun les mêmes possibilités d'apprendre, de s'exprimer et de prendre des décisions existentielles. C'est à ce moment que nous aurons une société égalitaire. Je suis convaincue que vous allez toutes travailler pour atteindre ce but afin que vous et les personnes qui vous entourent ayez le pouvoir de devenir celles que vous avez choisies.
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Documents à distribuer
Cartes de personnages pour le jeu Aller de l'avant
NOTE DE L'ILLUSTRATEUR : Créez des dessins simplifiés pour chaque personnage ci-dessous. Joignez les termes et les images aux documents à distribuer.
Instructions : Distribuez une carte à chaque participante. Si le groupe compte plus de 21 participantes, elles peuvent jouer un personnage à plusieurs ou vous pouvez réaliser quelques copies de certaines cartes. En cas de groupe plus réduit, mettez l'accent sur les rôles dont le titre est accompagné d'un astérisque (*) : équilibre des genres, âge et statut dans le groupe.
Homme célibataire
(35 ans)*
Homme d'affaires*
(marié)
Chef du foyer – Adolescente (célibataire)
Fille sourde*
(célibataire)
Garçon séropositif
(célibataire)
Fille séropositive
(célibataire)
Enfant des rues
(16 ans)
Chef religieux
(marié)
Femme d'affaires*
(mariée)
Infirmière
(mariée)
Vieille femme
(mariée)
Enseignant*
(marié)
Chef de la communauté*
(marié)
Femme de 40 ans (célibataire)
Enseignante*
(mariée)
Femme, chef du foyer (veuve)*
Adolescente –
déscolarisée* (célibataire)
Adolescente –
à l'école secondaire (célibataire)
Adolescente –
en début d'études universitaires (célibataire)
Adolescente –
possédant une échoppe au marché (mariée)
Adolescente –
avec un bébé*
(mariée)

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Fiche de ressources
Changer les rôles liés au genre
Adaptation de Population Council : « It’s All One Curriculum ».
Il est possible de constater les rôles liés au genre attendus dans de nombreux aspects de la vie familiale. Ainsi, les membres de la famille appliquent les normes liées au genre dans leurs propres rôles et comportements. En fonction de la culture et de la famille, les rôles masculins et féminins peuvent être similaires ou distincts. En règle générale, les hommes et les femmes ont différents rôles et responsabilités en ce qui concerne les soins aux nourrissons et aux enfants. Dès lors, lorsqu'ils sont encore nourrissons, les enfants commencent à observer et à assimiler les normes liées au genre.
Les sociétés et les cultures sont en constante évolution. Les conditions des êtres humains changent, parfois pour le mieux, parfois pour le pire. Les rôles liés au genre ne font pas exception à la règle. En effet, les rôles des filles changent dans la plupart des régions du monde, parfois rapidement. En de nombreux endroits, les filles accèdent lentement à leurs droits. Cependant, dans quelques régions, l'existence des filles est de plus en plus confinée. Les rôles des garçons évoluent également, mais plus lentement :
* Les possibilités dont disposent les garçons d'évoquer et de modifier leur identité et leurs rôles restent limitées.
* Bon nombre de garçons éprouvent une pression contradictoire afin de se comporter comme de « vrais hommes », tel qu'on le définit traditionnellement. Toutefois, on attend également d'eux qu'ils fassent preuve de plus de respect et d'égard envers les femmes.
* Des organisations d'hommes œuvrent à l'échelle planétaire pour mettre un terme à la violence à l'égard des femmes. Elles redéfinissent également la masculinité de manière à permettre aux hommes et aux garçons de vivre de manière plus accomplie en tant que personnes, partenaires, pères et membres d'une société équitable.
Malgré les écarts culturels, bon nombre de garçons adolescents partagent des expériences similaires. Ainsi, aux quatre coins du monde, les garçons jouissent de plus de liberté et d'indépendance chez eux que les filles, et ont plus de possibilités de participer à la vie publique. Par ailleurs, les garçons subissent une pression à démontrer leur hétérosexualité et leur virilité, notamment :
* en étant courageux et assertifs ;
* en ayant de l'argent et en se préparant à subvenir aux besoins du foyer ;
* en supprimant certaines émotions (par exemple, la vulnérabilité et la tendresse) et certains comportements pouvant sembler « féminins » ;
* en faisant preuve de violence physique (contre des personnes qu'ils connaissent ou non) ;
* en réalisant des performances d'athlètes et en ayant un corps musclé ;
* en évitant de demander des soins médicaux ou d'admettre qu'ils sont malades ou qu'ils ont été blessés ;
* en « prouvant » leur hétérosexualité, par exemple en ayant des rapports hétérosexuels ou en concevant un enfant ;
* en prenant des risques lors de relations sexuelles non protégées (ce qui augmente le risque d'infection au VIH) ; et
* en prenant des risques physiques (y compris à l'aide de drogues ou d'alcool).
Malgré les écarts culturels, bon nombre de filles adolescentes partagent des expériences similaires. Aux quatre coins du monde, les filles ont tendance à avoir plus d'occasions que les garçons d'acquérir et de mettre en pratique des compétences interpersonnelles. Elles subissent également des pressions pour se conformer aux normes de la féminité, notamment pour :
* fournir des soins ;
* être soumises aux hommes, minimiser leur intelligence, sous-évaluer ou garder leurs opinions et leurs idées ;
* accepter de voir leurs droits limités ;
* accepter un contrôle étroit de leurs tenues, de leurs amitiés et de leurs allées et venues ;
* faire attention à ne pas heurter la sensibilité des autres ;
* éviter d'avoir des rapports sexuels avant le mariage, même si elles le souhaitent ; et
* céder à des demandes de relations sexuelles indésirées.
Égalité des sexes
L'amélioration de l'égalité des sexes ne signifie PAS que les hommes et les femmes doivent être strictement identiques. Cela signifie que les hommes et les femmes doivent avoir la possibilité de faire des choix qui leur sont bénéfiques. Une plus grande égalité et des rôles liés au genre plus flexibles donnent à tout le monde plus de chances de développer son potentiel en tant qu'être humain. En revanche, des rôles liés au genre plus restrictifs peuvent limiter les opportunités.
Certaines familles traitent les garçons et les filles avec équité. Par exemple, les fils et les filles sont autorisés et encouragés à réussir dans la sphère publique, à exprimer des sentiments de vulnérabilité et à répartir équitablement les tâches ménagères. Toutefois, bon nombre de familles ne traitent pas les garçons et les filles avec équité. Par exemple, dès la petite enfance :
* Dans des régions confrontées à des pénuries alimentaires, il se peut que des fillettes soient moins bien nourries que leurs frères.
* Les filles sont souvent habillées différemment des garçons et reçoivent différents jouets.
* Surtout aux endroits où les ressources sont rares, il se peut que des familles travaillent davantage pour s'assurer que leurs fils soient instruits.
* Il se peut que des familles soient moins désireuses d'investir de précieuses ressources dans l'alimentation et l'éducation des filles qui, selon elles, vont grandir et quitter le foyer.
* Bien que de nombreux garçons doivent effectuer des tâches ménagères, les filles ont tendance à se voir confier plus de responsabilités domestiques et à avoir moins de temps libre que leurs frères.
* Les garçons peuvent être priés de ne pas pleurer ou de ne pas exprimer des sentiments de vulnérabilité.
* Les filles peuvent être découragées de s'affirmer ou de pratiquer des sports « violents ».
Aux quatre coins du monde, des personnes s'efforcent de promouvoir l'égalité des sexes dans l'éducation et d'améliorer l'accès à la scolarité pour tous.
* Les jeunes insistent sur le droit des filles à poursuivre leur scolarité aussi longtemps que leurs frères.
* Certains gouvernements peuvent donner des allocations aux familles à condition de laisser leurs filles à l'école.
* Des éducateurs repensent les programmes et les manuels scolaires afin de les rendre plus équitables du point de vue du genre.
* Certaines communautés parrainent des programmes visant à empêcher les garçons de rejoindre des gangs, de consommer de la drogue et d'adopter des comportements qui donnent souvent lieu à un décrochage scolaire.
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Fiche de ressources
Genre et pouvoir
Adaptation de Population Council : « It’s All One Curriculum ».
Genre et éducation
L'éducation est un droit universel. Toutefois, dans de nombreux pays, les garçons ont plus de chances d'être scolarisés (à tous les niveaux d'enseignement) et de fréquenter des établissements de meilleure qualité que leurs sœurs. Parmi les freins à la scolarisation des filles, citons :
* la faible valeur accordée au développement des capacités des filles ;
* les priorités économiques de la famille ;
* la crainte que le déplacement jusqu'à l'école mette en péril la sécurité et la réputation des filles ;
* les préoccupations quant à la violence et au harcèlement sexuel à l'encontre des filles par les enseignants ou les élèves masculins ;
* les exigences selon lesquelles les filles doivent participer aux tâches domestiques ;
* les ressources inadéquates mises à la disposition des filles pour gérer les menstruations ;
* les normes locales à propos des mariages et des grossesses précoces ; et
* l'inégalité des chances pour les femmes instruites au sein de la population active.
L'accès à l'enseignement est essentiel pour parvenir à l'égalité des genres. Toutefois, en de nombreux endroits, les environnements scolaires ont tendance à renforcer les choix et les rôles liés au genre inégaux. Par exemple :
* L'enseignant doit consacrer plus de temps et d'attention aux garçons qu'aux filles. Les garçons ont également plus de chances d'occuper des rôles de leadership.
* Le personnel scolaire peut tolérer des « blagues » et un langage dégradants à propos des filles ou des minorités.
* Il se peut que les élèves, et plus particulièrement les filles, soient confrontés au harcèlement sexuel (par des élèves et/ou des membres du personnel masculins).
* Les élèves qui ne se conforment pas aux normes relatives au genre en vigueur peuvent être marginalisés.
* Les filles peuvent être dissuadées de suivre des matières traditionnellement réservées aux garçons (les sciences et les mathématiques dans certains endroits).
* Les garçons peuvent être dissuadés de faire des activités perçues comme plus féminines (comme certains sports et activités artistiques).
* Bon nombre de garçons sont incités à atteindre l'excellence dans le sport ou à montrer leur masculinité en utilisant un langage injurieux et en se mettant en valeur en classe.
* Certains programmes de sensibilisation à la sexualité et au VIH peuvent même renforcer des stéréotypes négatifs fondés sur le genre.
* Il arrive souvent que du matériel éducatif renforce les choix et les rôles liés au genre inégaux.
* En certains endroits, les filles et les jeunes femmes ne peuvent pas fréquenter l'école si elles sont enceintes.
Certains environnements scolaires sont insécurisés. Dans certaines écoles, des filles sont confrontées au risque de sexe forcé, parfois avec des adultes. Les jeunes considérés comme homosexuels sont souvent confrontés à la violence et au harcèlement.
Genre et mariage
Le mariage est une institution sociale complexe et profondément ancrée. Il peut offrir des avantages et un soutien mutuels. En effet, dans de nombreux mariages, les partenaires s'efforcent de se soutenir mutuellement et de faire valoir les droits de l'autre. Le mariage peut également renforcer les normes relatives au genre, y compris de façon injuste et néfaste. Par exemple :
* Il se peut que des femmes ne puissent pas décider du moment où elles ont des relations sexuelles ni du moment où elles tombent enceintes.
* Les hommes peuvent avoir le contrôle sur les ressources financières de la famille, ce qui signifie que les femmes doivent leur demander la permission de dépenser de l'argent pour des besoins de base, d'économiser de l'argent dans un but spécifique ou de bénéficier de soins médicaux.
* Les hommes peuvent recourir à la violence à l'encontre de leurs femmes (ce qui est toujours considéré comme normal dans de nombreuses sociétés) et celles-ci ne vont pas en parler ou demander de l'aide.
Genre et mobilité/liberté
Il est important de pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans une communauté. Cela permet aux personnes d'avoir accès aux informations, aux services et aux emplois, ainsi que d'établir et d'entretenir des amitiés et des relations avec la famille. Les contacts sociaux hors du foyer sont enrichissants et contribuent à élargir les horizons. En revanche, certaines personnes qui sont isolées chez elles se sentent déprimées. En de nombreux endroits, les normes relatives au genre limitent la capacité des femmes à se déplacer librement dans leur communauté. Par exemple :
* Les adolescentes bénéficient généralement de moins de liberté que les garçons pour sortir de chez elles et pour se déplacer dans leur communauté. Par conséquent, il est fréquent que les filles ne pratiquent pas de sport, ne puissent pas se rendre chez des amis, n'accèdent pas aux services et ne se préparent pas à participer pleinement à la société.
* En certains endroits, les filles qui sortent de chez elles de leur propre initiative risquent d'être qualifiées de « mauvaises » ou de « filles volages ». Elles peuvent être confrontées à de la violence ou à du harcèlement sexuel.
* Dans certains lieux, des femmes adultes sont isolées de force chez elles. Elles doivent être accompagnées par un proche masculin pour se rendre chez un ami, à la clinique ou au magasin.
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Adaptation pour les filles plus jeunes
Activité 13.1 : Simplifiez le langage. Au cours du jeu, donnez des indices sur les personnes qui peuvent avancer après chaque affirmation, dans le cas où les filles ne le devinent pas. Modifiez ou supprimez tout élément non adapté à l'âge.
Activité 13.2 : Écrivez des scénarios adaptés à l'âge pour les jeux de rôle par équipe. Donnez-leur plus d'informations en leur expliquant l'histoire et les circonstances.
Activité 13.3 : Citez les exemples repris dans les instructions et demandez-leur d'en développer les détails. Si elles choisissent « jouer une pièce de théâtre », demandez-leur d'identifier leur public, le sujet de la pièce, etc.

Sources :
* Aflatoun, « Aflateen Choice Curriculum » (Session 2.7)
* Population Council, « Filles Éveillées : Programme pour les adolescentes employées de maison » (Session 29)
* Population Council, « It’s All One Curriculum » (Unité 2)

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