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STR SWEDD ESSAI DE DOCUMENTATION DU SOUS PROJET EDUCATION DES FILLES DE LA COTE D’IVOIRE 31 Decembre 2024

38108502650EDUCATION DES FILLES
EN COTE D’IVOIRE
DANS LE PROJET SWEDD
Essai de documentation d’une bonne pratique
Projet-SWEDD-Côte-d‘Ivoire
 : les meilleures élèves filles d’Abobo sensibilisées sur les grossesses en milieu scolaire
Par Professeur Babacar
Fall
Consultant UNFPA SWEDD
070612000Décembre 2024
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
AIBEF
Association Ivoirienne pour le
Bien-être Familial
CSAS
Centre de
Solidarité et d’Action Sociale
DMOSS
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire
DNCS
Direction Nationale des Cantines Scolaires
DPFC
Direction de la pédagogie et de la formation continue
DPJ
Direction de la Protection des Jeunes
DRENA
Directeur Régional de l’
Éducation
Nationale
et de l’A
lphabétisation
ES
Espace sûr
ESC
Éducation
sexuelle complète
IRC
International Rescue
Committee

IST
Infection sexuellement transmissible
MEN
Ministère de l’
Éducation
Nationale
MFFE
Ministère de la Femme
, de la Famille et de l’Enfant
MENET
Ministère de l’
Éducation
Nationale et l’Enseignement Technique
ONEF
Organisation
Nationale pour l'Enfant, la Femme et la Famille
PF
Planification familiale
SSR
Sante sexuelle et de la reproduction
SSSU
Services de santé scolaire et universitaire
SWEDD
 
Projet régional « autonomisation des femmes et le dividend
e démographique au Sahel
TIC
Technologie de l’information et de la communication
UNESCO
Organisation des nations unies pour la science et la culture
UNFPA
Fonds des nations unies pour la population
U
G
P
Unité de gestion du projet
VB
G
Violences basées
sur le genre
VIH
Virus
immuno
déficience acquis
Table des matières
TOC \o "1-3" \h \z \u LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
PAGEREF _Toc187263856 \h 2
RESUME EXECUTIF
PAGEREF _Toc187263857 \h 4
Introduction
PAGEREF _Toc187263858 \h 7
I-
Le projet SWEDD et le gain de l’éducation des filles
PAGEREF _Toc187263859 \h 7
II-
Objectifs et Méthodologie
PAGEREF _Toc187263860 \h 9
III-
Trois phases identifiées dans la conduite du sous projet
Maintien des filles à l’école
PAGEREF _Toc187263861 \h 11
1.
La première phase de préparation du sous projet
« Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire

»
(2015-2017)
PAGEREF _Toc187263862 \h 11
2.
La deuxième phase est celle
du déploiement des activités sous le lead des ONGs (2017-2019)
PAGEREF _Toc187263863 \h 14
3.
La troisième phase est celle du
repositionnement du Ministère de l’Éducation dans la conduite des activités (2020-2024) et les innovations introduites
PAGEREF _Toc187263864 \h 20
IV-
Des résultats impressionnants pour cette nouvelle stratégie
.
PAGEREF _Toc187263865 \h 27
V-
Quelques leçons majeures et des pistes à explorer pour une mise en œuvre efficace du sous projet
Maintenir les filles
à
l’école
PAGEREF _Toc187263866 \h 33
Conclusion
PAGEREF _Toc187263867 \h 36
Bibliographie
PAGEREF _Toc187263868 \h 37
RESUME EXECUTIF
L
es
jeunes filles et les femmes constituent une
importante
frange
de la po
pulation du fait du
rôle prépondérant
qu’elles peuvent jouer
dans la croissance économique du pays. C’est la raison pour laquelle, il est impor
tant d’investir
pour leur
bien-être économique et social.

A cet effet, l’élimination des inégalités de genre,
le relèvement de la scolarisation des jeunes filles, la formation aux activités génératrices de revenus, le développement des compétences de vie, la formation professionnelle et la prévention des violences basées sur le genre et la prise en charge des survivantes sont des lev
iers essentiels pour promouvoir

l’autonomisation sociale et économique des femmes et des jeunes filles
.
C’est pour répo
ndre à ce besoin d’épanouissement
des femme
s et des adolescentes et de renforcement de leur potentiel
que le Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) a été conçu à la demande des pays majoritairement du Sahel.
Il
vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique pour a
ssurer la croissance économique. Pour atteindre cet objectif,
l’éducation et le maintien des filles à l’école apparaissent comme des facteurs
primordiaux
dans la transformation des normes sociales et comportementales pour favoriser les changements de comportement en matière de santé reproductive et sexuelle, le recul de l’âge du mariage, l’augmentation de la prévalence contraceptive moderne et la participation des femmes
dans les activités productives.

La Côte d’Ivoire fait partie

d’un des six pays pilotes
de cette initiative régionale
de développement économique et social. La présente étude consiste à documenter l’expérience du
sous-projet
Maintien des filles à l’école
depuis
son élaboration
jusqu’
à
sa mise en œuvre dans l’écosystème éducatif ivo
i
rien.
L’étude de l
’expérience de la gestion du sous projet Éducation, dénommé «
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire
» de la Côte d’Ivoire
,
passe en revue les différentes étapes traversées entre 2015 et
2024
en
mettant en exergue
les
résultats enregistrés
et en relevant certaines
limites et les défis en tenant compte de chaque phase de son déroulement.
Il s’agit spécifiquement

De
réaliser une revue des stratégies de mise en œuvre du paquet d’interventions pour favoriser la rétention et la réussite scolaire des filles vulnérables.
D’i
dentifier les innovations, bonnes pratiques et les leçons apprises pour le maintien des filles à l’école et leur réorientation,
De
f
ormuler des recommandations concrètes et opérationnelles pour renforcer les stratégies ainsi que leur suivi et pérennisation
La méthodologie combine
une revue documentaire

sur les interventions communautaires
,
en particulier
sur
celle relative au sous projet Maintien des filles
à
l’école,
les cahiers des charges des
ONGs
dans le secteur de l’éducation et les rapports d’activités
et des entreti
ens avec les parties prenantes et
des séances de travail à distance avec un échantillon de personnes-ressources
du ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation
, des responsables de l’UGP SWEDD, des
ONGs
, du Bureau UNFPA de la
Côte d’Ivoire
.
Le document produit
a été soumis aux personnes-ressources ayant accompagn
é
cet exercice pour commentaires, suggestions et corrections qui ont été tenues en compte dans cette présente version.
L’analyse des expériences dans la mise en œuvre du projet perm
et de relever
trois principales phases :
La première
phase
(2015-2017)
a été celle de l’élaboration
, de l’approbation et du lancement du sous projet « 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire »

(2015-2017).
Le
volet éducation des filles
du Projet SWEDD
a été bien accueilli car elle était
,

avec la mise en place et l’animation des espaces s
û
rs
(ES)
,

une opportunité pour consolider les résultats de la campagne
Zéro grossesse à l’école
initiée en 2013 par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique
(MENET
) avec l’appui technique de l’UNFPA de
Côte
d’Ivoire
.
En outre, le
volet
appui
alimentaire
du sous projet,
sous la forme de distribution de repas chauds à l’école aux filles ou la prise en charge de la participation à la cantine scolaire
a permis
de remédier
à
la
vulnérabilité alimentaire de certaines adolescentes et jeunes filles scolarisées
.
Les bénéficiaires ont également participé à des activités qui leur ont permis
d’acqu
érir une ouverture
d’esprit et
un soutien pédagogique nécessaire pour poursuivre leur cursus scolaire
.
La deuxième phase ( 2017-2019) a connu
un démarrage tardif
. Elle a été marquée par le
déploiement des activités sous le lead des
ONGs
.
Le mandat confié aux ONG est d’assurer l’animation

des espaces sûrs scolaires en déroulant les 26 sessions éducatives du curriculum destinées à renforcer les compétences de vie courante des adolescentes et jeunes filles des classes de 6
ème
à la 3
ème
(dans le premier
cycle de l’enseignement seconda
ire) et dont les âges varient généralement entre 10 et 19 ans.

Mais
,
les résultats ont été mitig
é
s. En effet,
seulement 13.725 élèves, soit 59,99% de l’objectif cible, ont participé aux activités des ES scolaires sur l’Apprentissage Socio-Émotionnel (ASE), les compétences de vie, la
S
anté
S
exuelle et
R
eproductive et la
P
lanification
F
amiliale (SSR/PF) et les
V
iolences
B
asées sur le
G
enre (VBG), 423 sur 382 mentores prévues issus des établissements scolaires du MENETFP et des structures sociales du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) ont été formées sur le curriculum adapté des ES scolaires et sur le curriculum de l’ASE et deux victimes de VBG identifiées parmi les participantes aux ES ont bénéficié d’une assistance sur une prévision de 686 survivantes de VBG.
En outre, l
’achèvement du contenu cu
rriculaire est resté largement en deçà des attentes du ministère en charge
de l’É
ducation Nationale et de celles des acteurs du projet. Selon le rapport des ONG, seulement 50% des contenus curriculaires ont été dispensés dans les sites encadrés par I
nternational
Rescuee

Committee
(I
RC
)
et 23% sur les sites de
l’Association Ivoirienne
pour le Bien
Être
familial (
AIBEF
), les deux
ONGs

sélectionnées

pour la mise en œuvre des activités.
Ces résultats
décevants
seraient imputables à
la faible adhésion des autorités scolaire
s
au programme d’animation des espaces s
û
rs
et
à la faible implication des responsables des établissements dans la mise en place des ES.

Ce déficit de collaboration avec les responsables scolaires, a été donc un obstacle majeur à
l’exécution
des activités par endroit et a pu impacter négativement sur les résultats de la mise
en œuvre
Enfin,

l
a troisième phase correspond à celle du
repositionnement du Ministère de l’Éducation dans la conduite des activités (2020-2024).
L’équipe du projet
,
tenant compte
d
es insuffisances constatées dans la mise œuvre des activités de la phase pilote
,
a réajusté les activités en fonction de la disponibilité des apprenant
e
s. Pour renforcer le dispositif, l
’équipe du ministère
,
en accord avec
celle
de la Banque
M
ondiale
,
a élaboré du 06 au 11 avril 2021 une stratégie d’implication des parties prenantes (acteurs scolaires et ONG) en définissant leurs rôles et leurs responsabilités dans chaque intervention.

Cette nouvelle stratégie
,
adossée
sur la responsabilisation des acteurs de l’école et la collaboration avec les partenaires
,

a
mieux définie
les rôles des acteurs et les missions assign
é
es aux uns et aux autres
.
L
a
stratégie repose sur trois piliers : l’implication concrète des acteurs du Ministère,
en tenant compte

incluant les ONG
de
s contraintes liées à
l’environnement scolaire, et une collaboration efficiente avec les acteurs extérieurs de l’école.
L
es chefs d’
établissements scolaires et leurs collaborateurs clés qui gèrent quotidiennement les activit
és scolaires et extra-scolaires sont mieux responsabilisés
afin
d’assurer l’organisation et le suivi des activités du projet SWEDD.
Le dispositif est sous tendu par une approche censée assurer la pérennité du projet et le maintien des filles à l’école.
Cette appropriation du programme par les autorités scolaires a permis de faire face
à
l’extension des régions et d’atteindre les nouveaux objectifs très ambitieux fix
é
s en accord avec le partenaire de la Banque Mondiale.
Les leçons tirées de cette expérience
et les recommandations formulées s’appuient sur le fait
que le secteur de l’éducation dispose d’un grand potentiel pour répondre
avec efficacité
aux besoins d’information, d’encadrement des filles vulnérables
. Avec la pleine implication des autorités scolaires et une utilisation judicieuse des compétences distinctives des différents acteurs intervenant dans la communauté éducative
incluant les organisations non gouvernementales (
ONGs
)
, les résultats dans l’enrôlement des filles dans les espaces s
û
rs ont été multipliés presque par sept (07). En outre, la synergie entre les activités du Projet SWEDD et les autres initiatives de lutte contre les vulnérabilités notamment
la campagne zéro grossesse à l’école

témoigne

des capacités de leadership de l’équipe du Ministère de l’Éducation nationale engagée dans la mise en place d’un véritable dispositif pour assurer la pérenn
isation des programmes d
e
maintien et de la réussite des filles dans un environnement d’apprentissage de qualité favorisant le respect des droits des adolescentes.

Introduction
I
nvestir dans le capital humain et offrir aux adolescentes les
opportunités

de rester et de réussir à l’école constituent un volet majeur des interven
tions communautaires du Projet (
Sahel
Women’s

Empowerment
and
Demographic

Dividend
(
SWEDD) ou (Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel). Cet
é
l
é
ment-cl
é

est partie intégrante des ingrédients mis en œuvre pour surmonter la vulnérabilité des adolescentes enrôlées dans le projet SWEDD. Il
vise
à
contribuer
à
la
rétention
et
à
la
réussite
des filles
en
leur donnant le sens de l’estime de soi, en
les dotant des moyens d’éviter les grossesses et les mariages précoces
,
de f
aire éclore leur potentiel
et de s’ouvrir des horizons vers leur plein épanouissement
.
Le présent document s’est fixé pour objectif de
visit
er le sous-projet
Maintien des filles à l’école

mis
en œuvre par l’initiative du SWEDD
à travers l’expérience de la C
ô
te d’Ivoire, un des six pays pilotes de cette initiative régionale de réduction des inégalités de genre.
L’exercice consiste à documenter le parcours voire les péripéties que le sous-projet
Maintien des filles à l’école
a connues de son élaboration
à
sa mise en œu
vre dans l’écosystème éducatif i
vo
i
rien. Il s’agit moins de présenter un modèle que d’interroger un cas d’étude comme une première étape
avant d’ouvrir l’éventail sur un échantillon d’expériences que les pays du Projet SWEDD ont connues
dans le
domaine de l’éducation des filles.
Ce
document
rappelle le bénéfice de l’éducation des filles dans la marche vers la capture du dividende démographique, il reconstitue
, à chaque étape du processus,
les appréciations portées par les acteurs qui ont conduit une telle expérience. En outre, l
’
exercice offre l’occasion de relever ce qu’on peut appeler des innovations nées de l’examen critique des activités menées et des réorientations institutionnelles motivées par des considérations de pérennité. Enfin , cet exercice ambitionne d’informer les nouveaux pays SWEDD sur des choix possibles pour une plus grande
efficience

dans la conduite du sous projet
Maintien des filles à l’école
et d’inviter les autres pays
à
interroger leurs pratiques pour une meilleure collaboration entre les acteurs engag
é
s dans l’éducation des filles dans une optique d’efficience et de pérennité.
Le projet SWEDD et le gain de l’éducation des filles
« 
En Afrique subsaharienne, les pays disposent d’un formidable atout économique, encore en grande partie inexploité : les femmes. Si elles étaient dotées des compétences et du pouvoir de s’épanouir dans la sphère sociale et économique, les femmes pourraient davantage contribuer, dans leur foyer et au niveau national, à la croissance de l’économie
 »
. C’est pour répondre à ce besoin d’émancipation des femme
s et des adolescentes, ainsi qu’
à
leur accès à des services de santé reproductive, maternelle et infantile de qualité que le Projet
Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel
(SWEDD)

a été conçu
à
la demande des
pays majoritairement du Sahel. C’est
une initiative régionale financée par la Banque mondiale
et conduite
avec l’appui technique du Fonds des Nations
U
nies pour la population (UNFPA) et de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).
Parmi les six premiers pays pionniers dans la mise en œuvre de cette
expérience
novatrice
centrée
sur les adolescentes et les jeunes femmes, il y’a
en plus de la Côte d’Ivoire,
le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad
.
E
n Côte d’Ivoire
,
le projet SWEDD a été signé le 5 avril 2015 et est entré en vigueur le 31 juillet de la même année pour la
première phase (2015-2020)
.
Le Projet a bénéficié d’une seconde phase (2021-2024) et a ciblé
800 000 jeunes filles et femmes à risque de sexualité précoce, de mariage précoce et de décrochage scolaire
dans les régions du Nord-Ouest (
Minignan
,
Odienne
́ et Touba), Nord (Korhogo,
Ferkessédougou
et Boundiali), Nord-Est (Bondoukou), Centre (Yamoussoukro) et Ouest, (Bouaflé, Daloa et Man) Sud-Ouest (San-Pedro) et aussi dans 4 communes d'Abidjan (Abobo,
Adjame
́,
Attécoube
́ et Koumassi)
.
Selon

Myss

Belmonde

Dogo
,
ministre

de la Cohésion
N
ationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, en charge
de
la
tutelle du projet SWEDD, « les jeunes filles et les femmes sont une composante importante de la population du fait qu’elles jouent un rôle prépondérant dans la croissance économique du pays. C’est la raison pour laquelle, il est important d’investir sur cette frange pour leur bien-être économique et social »
.
Au titre du paquet des interventions contribuant à
l’autonomisation sociale et économique des femmes et des jeunes filles
par la
rédu
ction d
es inégalités de genre,
on relève la scolarisation des jeunes filles, la formation aux activités génératrices de revenus, le développement des compétences de vie
, la formation
professionnelle
et la prévention des violences basées sur le genre et la prise en charge des survivantes.

Dans l’optique du Projet SWEDD
qui vise
l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique pour assurer la croissance économique, l’éducation et le maintien des filles à l’école apparai
ssent comme des
facteur
s
essentiel
s
dans la transformation des normes sociales et comportementales.
Il est
également établi

l’importance de la scolarisation, du maintien et de la réussite des filles à l’école comme un facteur majeur pour favoriser les changements de comportement en matière de santé reproductive et sexuelle, le recul de l’âge du mariage, l’augmentation de la prévalence contraceptive moderne et la participation des femmes dans les activités productives en qualité de citoyenne et d’agent de développement économique et social.
En effet, le maintien des filles à l’école réduit considérablement les mariages d’enfants et les taux de fécondité. Chaque année supplémentaire d’éducation réduit le nombre de mariages d’enfants de 6 points de pourcentage et le taux de fécondité de 0,26 enfant par femme. Cela améliore non seulement la santé et les résultats économiques des filles, mais a également des
effets durables sur les générations futures.
Dans ce sens, l’UNESCO estime que si toutes les filles achevaient leurs études secondaires, le mariage des enfants diminuerait de 64 %. Il est impératif d’atteindre les filles pendant l’adolescence, car les décisions prises et les comportements adoptés pendant cette période peuvent affecter leur trajectoire de vie.
Ce rôle catalyseur de l’école dans la transformation de la vie des adolescentes et des jeunes filles justifie l’inclusion de la scolarisation, du maintien et de la réussite des filles à l’école au rang d’un volet majeur de la sous composante autonomisation des femmes du projet SWEDD. Ce choix prioritaire de la scolarisation des filles repose sur le fait que le capital humain ne peut être construit sans des investissements massifs dans l’éducation et le maintien des filles à l’école jusqu’au moins la fin des études secondaires. Ce choix ouvre des perspectives aux adolescentes et leur donne les moyens de prendre leur destin en main en élargissant leur accès à une instruction de qualité et aux services de santé reproductive, maternelle et infantile
.
Entre la phase 1, la phase 2 et le SWEDD+, la place du sous projet
Maintien des filles à l’école
est devenue plus importante par l’allocation des ressources. Cela s’explique par l’impact que l’éducation réussie des filles jusqu’à la fin des études secondaires au moins
produit chez les jeunes générations instruites
avec le retard
de la fécondité, la réduction des mariages d’adolescentes
, l’accès futur à des revenus appréciables et l’encadrement assuré à leurs futurs enfants. C
’
est dire que la
réussite du sous projet constitue un levier majeur pour assurer « un parcours vers la prospérité des adolescentes en Afrique ».

Objectifs et

Méthodologie

Objectifs
Au regard de l’importance de l’apprentissage des pays sur les expériences des autres et de la particularité de la stratégie de main
tien
des filles à l’école, il
apparait
essentiel
de documenter
l’expérience
mené
e
en Côte d’Ivoire par le sous projet
«
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire
»
.
Cette étude pourra être élargie à d’autres pays du Projet SWEDD pour enrichir et diversifier les
matériaux à
partager avec les nouveaux pays et leur permettre d’entamer la mise en œuvre
des activités en tirant profit des enseignements
retenus
.
L’étude de l
’expérience de la gestion du sous projet
Éducation
, dénommé «
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire
»
de la Côte d’Ivoire pass
e
en revue
l
es différentes étapes traversées entre 201
5
et 2024
en mettant en relief
les
résultats enregistrés
, les limites et les défis propres à chaque phase.

Il s’agit d’une revue critique
des stratégies et interventions de maintien des filles à l'école
 y compris l'éducation en compétences de vie
.
 
L’analyse prend
en compte
trois
phases du Projet SWEDD pour identifier les éléments participants de la mise en place d’un dispositif d’appropriation de la stratégie de maintien des filles par le Ministère de
l’Éducation
nationale
et de l’Alphabétisation (MENA)
en vue d’en assurer la pérennité.
Les objec
tifs spécifiques de cette étude
sont
:
réaliser
une revue des stratégies de mise en œuvre
du paquet d’interventions pour favoriser l
a
rétention et la réussite scolaire des filles vulnérables.

Identifier les innovations, bonnes pratiques et les leçons apprises pour le maintien des filles à l’école et leur réorientation,
Formuler des recommandations concrètes et opérationnelles pour renforcer les stratégies ainsi que leur suivi et pérennisation
Méthodologie
La méthodologie combine une revue documentaire et d
es entretiens avec les parties prenantes :
Mobilisation de la documentation sur les interventions communautaires en particulier celle relative au sous projet Maintien des filles
à
l’école
,
les cahiers des charges des
ONGs
dans le secteur de l’éducation
et les rapports d’
activités
.
.
Entret
iens avec les parties prenantes :
Sur la base des éléments tirés de la documentation et de la cartographie des interventions communautaires,
des
séances
de travail ont été tenues
à distance
avec
un échantillon de personnes
-ressources
du
M
inistère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation
, des responsables de l’UGP SWEDD, des
ONGs
, du Bureau UNFPA de la
Côte d’Ivoire
.
La démarche est de porter un éclairage critique
sur
le paquet d’interventions et les modalités de mise en œuvre notamment la définition et la répartition des rôles entre les acteurs intervenant dans l’écosystème éducatif, le recrutement des mentores, l’animation des espaces s
û
rs
et les autres éléments de cadrage
pour relever la qualité de l’éducation des filles, les ponts établis avec les espaces communautaires, la mobilisation sociale et les formes de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Les résultats enregistrés permet
tent
d’
apprécier
les performances des acteurs
et la pertinence ou non des stratégies déployées durant les phases que le projet a connues.
Sur la base de l’expérience des leçons sont tirées et des recommandations formulées
à
l’intention des pays appelés à mettre en œuvre un modèle de sous projet sur le maintien des filles à l’école.
L’exploitation des matériaux a permis de produire une première version soumise aux personnes -ressources mentionnées dans la partie bibliographie pour commentaires, suggestions et/ou corrections. Ce présent texte tient compte des contributions reçues de ces personnes-ressources.
Il sera soumis aux commentaires et suggestions de l’Unité de Coordination du Projet SWEDD de
Côte d’Ivoire
, du Secrétariat Technique Régional du Projet SWEDD, du Bureau UNFPA
de C
ô
te d’Ivoire et des partenaires de la Banque Mondiale avant que la version finale ne soit rendue publique.
Trois phases
identifiées
dans la conduite du sous projet
Maintien des filles à l’école
 L’analyse prend en compte trois phases que le sous projet
 

« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire »
a connu
es à savoir la concepti
on et le lancement du projet
(
2015-20
17), le déploiement des activités sous le lead des
ONGs
(2017-2019) et le repositionnement du Ministère de l’Éducation dans la conduite des activités (2020-2024) avec la mise en place
d’un dispositif d’appropriation de la stratégie de maintien des filles
à l’
école
en vue d’en assurer la pérennité.
La
première
phase de
préparation
du sous projet
« Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire

»

(2015-2017)
La première phase a été celle de l’écriture
, de l’approbation et du lancement
du sous projet

« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire »

(2015-2017). L’avènement du Projet SWEDD avec notamment
le volet éducation des filles
a
été
salué
comme une opportunité pour consolider les résultats de la
campagne

Zéro grossesse à l’école
initiée en 2013 par le
Ministère
de l’
Éducation
national
e
, de l’Enseignement technique

(MENET
)
avec l’appui technique de l’UNFPA de
Côte
d’Ivoire. Cette campagne a
abouti en 20
1
6 à l’adoption d’une
stratégie
nationale d’
éducation

à
la
sexualité

complète
et se poursuit sous la forme des leçons de vie dispensées
à
tous les élèves des établissements de
l’enseignement élémentaire
, moyen et secondaire général et technique.
En effet, depuis deux (2) décennies, l’école ivoirienne est minée par les grossesses des jeunes filles. Tous les ordres d’enseignement (
élémentaire
,
moyen et
secondaire) sont touchés par ce fléau avec une prédominance dans la tranche d’âge de 11 à 15 ans soi 77,6%. En effet, selon la Direction de la Planification de l’
Évaluation
et des Statistiques du Ministère de l’
Éducation
Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET), 5
.
076 cas de grossesses ont été enregistrés en 2012 dont 5% au primaire. Les pics sont observés de la classe de CM1 à la classe de 3ème. En plus des grossesses, 6
.
718 cas d’ infections sexuel
l
ement transmissibles (IST) ont été relevés avec des régions à prévalence élevée :
Agnéby
, Haut- Sassandra, Bas

Sassandra, N’Zi-Comoé, Moyen-Comoé et des Lagunes
.
C’est dans ce contexte que l’
équipe
d
u Ministère de l’Éducation qui a conduit la campagne
Zéro grossesse à l’école
a entam
é au lendemain de la signature de la convention de financement du Projet SWEDD en 20
1
5
l’écriture du sous projet
« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire »
avec l’accompagnement de l’unité Jeunes et VIH de l’UNFPA de
Côte
d’Ivoire.
Le sous projet a été validé

à
la suite d’une revue par les pairs et les
partenaires techniques du Projet SWEDD
à
l’occasion d’une rencontre tenue à Dakar en 2016. Avec l’objectif

« 
d’améliorer le maintien de la jeune fille dans le premier cycle de l’enseignement secondaire », le sous projet SWEDD –EDUCATION est organisé autour de trois types d’intervention à savoir :
Les animations des espaces sûrs scolaires,
L’alimentation scolaire (appui alimentaire)
Les cours d’appui pédagogiques en français et en mathématiques (pédagogie différenciée)
L’animation
des espaces sûrs scolaires
est
destiné
e
à renforcer les compétences de vie courante des adolescentes et jeunes filles des classes de 6
ème
à la 3
ème
(dans le premier
cycle de l’enseignement seconda
ire) et dont les âges varient généralement entre 10 et 19 ans. Ainsi la
mise en place des espaces sûrs à l’école contribue à l’éducation sur la santé de la reproduction des filles adolescentes dans le cadre de réduction de la vulnérabilité des filles aux grossesses précoces, aux mariages des enfants et à l’abandon scolaire.
L’appui
alimentaire
sous la forme de distribution de repas chauds à l’école aux filles ou la prise en charge de la participation à la cantine scolaire
s’efforce d’
adresser
la question de vulnérabilité alimentaire de certaines adolescentes et jeunes filles scolarisées, pour qui le manque d
’
alimentation quotidienne constituait un obstacle à leur apprentissage et une raison de non assiduité
à l’école voire des
déperdition
s
scolaire
s
.
En effet,
l
a nutrition est considérée parmi les déterminants importants de la réussite de l’apprenant(e) et des processus d’apprentissage»
.
Enfin, l’encadrement
des filles à trav
ers les cours d’appui
pédagogique en Mathématiques et en Français
se fixe comme
objectif
de
relever le niveau faible des filles
vulnérables

ou peu douées dans ces disciplines fondamentales.
Les difficultés de compréhension que rencontrent généralement les
élèves
avec ces deux disciplines d’enseignement, constituent pour les filles des obstacles réels pour accéder aux classes suivantes
.
Cet accompagnement
des filles à travers la remédiation des lacunes décelées chez des élèves contribue à leur offrir des
chances de
rétention à l’école
et de
réussite dans leur parcours vers de grandes ambitions pour leur pays.
Toutefois, l
’examen de cette palette d’activités révèle que la question de la promotion de la masculinité positive n’est pas explicitement prise en compte à travers soit la mise en place et l’animation des clubs des futurs maris ou des clubs des jeunes leaders. Les responsables de la
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en Milieu Scolaire (DMOSS) qui assurent le lead du
s
ous projet
Maintien des filles à l’école
répondent à cette question en
évoquant la complémentarité entre le projet SWEDD et
la poursuite des activités de la campagne zéro
grossesse à l’école avec l’appui de l’UNFPA
.
En effet,
dans les approches déployées à l’école pour
réduire
la vulnérabilité des filles en lien avec les inégalités liées au genre et aux violences en milieu scolaire, des thématiques ont été développées dans des fiches pédagogiques destinées à être enseignées dans les établissements primaires, secondaires
ct dans
les centres de formation des maitres.
Ces
thématiques
sont
développées
dans le cadre des « 
leçons
de vie » déjà instituées depuis 2014 et
dispensées
cinq fois dans l’
année
scolaire
. Ces
leçons
de vie offrent l’occasion
d’
informer, d’ éduquer et de communiquer avec les jeunes, les adolescents et les adolescentes sur la santé sexuelle et de reproduction (SSR) pour un changement de comportements. Les thèmes des leçons de vie sont les suivantes :
1
.
Les grossesses précoces et Ia communication parents /
enfants
sur lâ santé sexuelle et reproductive des jeunes ; 2
.
Les IST, 1e VIH et les facteurs de
vulnérabilité
chez les
jeunes ;
3
.

les
violences sexuelles liées
au
genre et les mariages précoces ; 4
.
Les méthodes modernes de contraception et les
droits

d
es jeunes en santé se
xuelle
et reproductive; 5
.
L
a
santé menstruelle.
Ce programme est un condensé des thèmes de l’éducation sexuelle complète.
C’est
là
un bel exemple de synergie entre les activités du sous projet
Éducation
du SWEDD
et le programme d’éducation sexuelle complète appuyé par l’UNFPA.
Mais en outre, précise l’Insp
ecteur pédagogique en fonction à
la DMOSS, à partir de 2021, il a été inclus dans le cahier des charges des
ONGs
la sensibilisation des parents et surtout des
garçons
sur le respect des filles d’autant que selon les
statistiques relevées en 2014
des grossesses
précoces
en milieu scolaire 41% des auteurs de grossesses
étaient

les jeunes
Ainsi,
les
trois

types d’
activités
retenu
s dans le programme SWEDD
devraient permettre aux filles bénéficiaires
d’acqu
érir une ouverture
d’esprit et
un soutien pédagogique nécessaire pour poursuivre leur cursus scolaire
Mais
entre
2016
et 201
7
,
des lenteurs dans les procédures administratives n’ont pas permis le démarrage des activités.
Avec la mise en place de l’
Unité
de Coordination du Projet SWEDD
, la discussion sur les modalités de mise en œuvre du sous-projet a fait apparaitre des
différences d’appréciation entre les acteurs de l’éducation et l’Unité de Coordination du Projet
sur

le rôle des acteurs de l’écosystème éducatif
,
les
missions
à confier aux
ONGs
,
la structure en charge de l’identification des bénéficiaires
et
le choix des mentores
.

A l’instar des autres pays du Projet SWEDD, l’UGP en accord avec la Banque Mondiale, a fait comprendre
aux acteurs de l’Éducation que l’option est de confier
aux ONG et autres acteurs de la société civile l’
organisation de la
mi
se en œuvre effective
des activités sur le terrain. Ainsi, suite à des appels à
manifestation d’intérêt, deux
ONG
ont été sélectionnées pour assurer la
mise en œuvre
des activités
des Espaces sûrs
du sous projet :

une organisation
internationale dénommée International Rescue
Committee

(IRC)
et une autre
nationale, Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial (AIBEF).

Avec la signature des contrats,
le démarrage effectif des deux activités à savoir l
’animation des espaces sûrs et
l
’appui alimentaire
ouvre une nouvelle période pour le

sous
–
projet
« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire ».
La deuxième phase est celle
du déploiement des activités sous le lead des
ONGs
(2017-2019)
Pour la mise en œuvre des activités des espaces s
ûr
s,
douze (12) Directions régionales
de l’Éducation nationale
(DREN)
ont été concernées
à savoir : Abidjan 1, Abidjan 4, Bondoukou, Bouaflé, Boundiali, Daloa, Ferkessédougou, Korhogo,
Minignan
, Odienné,
SanPedro
et Yamoussoukro
. Cent vingt (
120
)
établissements secondaires (lycées et collèges)
étaient cibl
é
s pour être couverts par les activités.

Le mandat confi
é
aux ONG est d’assurer l’animation

des espaces sûrs scolaires
en déroulant les
26 sessions
éducatives
du curriculum
destinées à renforcer les compétences de vie courante des adolescentes et jeunes filles des classes de 6
ème
à la 3
ème
(dans le premier
cycle de l’enseignement seconda
ire) et dont les âges varient généralement entre 10 et 19 ans.
Le choix des élèves du cycle moyen a été dicté par la prise en compte des statistiques du Ministère de
l’Éducation
Nationale qui ont montré entre 2013 et 2015 que les 2/3 des grossesses scolaires concernaient les filles de ce
cycle d’enseignement
. Ce facteur de vulnérabilité était déjà au cœur de
la campagne de sensibilisation
et de lutte contre les grossesses des adolescentes en cours de scolarité dénommée « Zéro g
rossesse à l’écol
e »
.

L’International Rescue
Committee

(IRC)
s’est vu attribuer les interventions dans dix (10) régions et l’Association Ivoirienne pour le Bien-Être familial a eu en charge deux régions.
IRC

établit
le bilan d
e son intervention sous le titre
«
Ecris
Ton Avenir !
» déployé
e
, pendant 14 mois (janvier 2019 à février 2020), dans neuf district/régions de Côte d’Ivoire

avec pour objectif
de renforcer le capital humain et socio-émotionnel de 22.876 jeunes filles des Espaces Sûrs (ES) scolaires de 98 collèges de Côte d’Ivoire.
Au titre des
réalisations
, on enregistre
:
94% des espaces s
û
rs prévus ont été mis en place mais seulement
13.725

élèves
,

soit 59,99% de l’objectif cible,
ont participé aux activités des ES scolaires sur l’Apprentissage Socio-
Émotionnel
(ASE), les compétences de vie, la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale (SSR/PF) et les violences basées sur le genre (VBG), 423
mentores issus des établissements scolaires du MENETFP et des structures sociales du
Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (
MFFE
)

ont
été

formées sur le curriculum adapté des ES scolaires et
sur le curriculum de l’ASE
et
deux victimes de VBG parmi les participantes aux ES
ont été identifiées
et assistées
sur une prévision de 686 survivantes de VBG.

Mais
, l
’achèvement du contenu cu
rriculaire est resté largement en deçà des attentes du
M
inistère en charge
de l’É
ducation Nationale et de celles des acteurs du projet. Selon le rapport des ONG, seulement 50% des contenus curriculaires ont été dispensés dans les sites encadrés par IRC et 23% sur les sites de AIBEF.
International Rescue
Committee
s’explique sur les résultats modestes enregistr
é
s dans la mise en œuvre des activités d’animation des espaces s
û
rs :
l
’ouverture des ES a été progressive et a été planifiée en fonction de l'emploi du temps des bénéficiaires et des mentors. Suite à l’indisponibilité de 45 mentors (pour des raisons de mutation dans des zones non couvertes par le projet, ou de santé), l’objectif des 763 ES à créer a été revu à 724 en considérant la réorganisation opérée pour faire face à l’indisponibilité de mentors constatée à la rentrée scolaire en octobre 2019.
En outre,

« 
la disponibilité des salles, des filles ou des mentors ont influencé l’atteinte de la cible. Finalement, sur les 724 attendus suite à la réorganisation, c’est 679 ES qui ont été mis en place. Ainsi, 45 ES n’ont pu être ouverts.

Selon la planification de départ, il était prévu de démarrer l’animation des sessions dès le 09 octobre 2019, à raison de deux sessions par semaine pour un total de 26 sessions. Les animations étaient donc prévues pour s’achever en 13 semaines. La planification faite du 09 octobre 2019 au 14 février 2020 donnait une marge de 16 semaines en prenant en compte les congés de Toussaint, de Noël et 2019 et Nouvel An 2020,
»
.

Dans le rapport de clôture du Projet Éducation, il est reconnu la faible adhésion des autorités scolaire
s
au programme d’animation des espaces surs
. Il est bien
indiqué
que
«
t
out au long de la période de mise en œuvre, les équipes IRC étaient confrontées à la faible implication des responsables des établissements dans la mise en place des ES. Cette faiblesse s’exprime par le fait que dans certains établissements, il n’y
avait
pas de programmation
des
activités
par

les adjoints au chef d’établissement
aux
heures en dehors des mercredis et samedis lorsque ces jours
étaient
pris pour d’autres activités extra-scolaires ou les devoirs, pas de participation à la sensibilisation des filles pour le maintien des effectifs dans les ES, lorsqu’ils sont en diminution ».
IRC -Formation des formateurs et mentors des espaces sûrs du district d’Abidjan le 10/05/2019
Finalement, c
e sont
155 ES (soit 21
,40
% des 724 ES attendus) qui ont pu achever le curriculum avec la réalisation effective des 26 sessions prévues) répartis comme suit
:
N
Localités
Nbre ES
prévus
Nbre d’ES fonctionnels
%
1
Abidjan
44
21
4
7,72
%
2
Yamoussoukro
116
26
22
,41
%
3
Kabadougou
23
14
6
0,86
%
4
Bagoué
:
69
54
78
,26
%
5
Poro
99
40
40
,40
% .
6
Total
351
155
44,15%
Globalement,

pour le bilan de l’IRC,
il a été noté au cours de la phase 1 du projet SWEDD, l’
insuffisante part
icipation des filles bénéficiaires dans certaines localités et dans plusieurs établissements scolaires.
Cette situation est due au fait que tous les ES n’ont pas pu respecter la tenue effective du nombre de sessions prévues par semaine (au moins deux sessions par ES) du fait que les animations prévues le samedi et le mercredi après-midi quand les
élèves n’avaient
pas de cours pédagogiques
n’ont pas été organisées
. IRC a également noté que, la disponibilité des salles, la programmation des devoirs et des cours de renforcement aux mêmes heures que les ES, ont eu un impact sur le nombre de
sessions
réalisées par ES
.
Pour ce qui concerne l’Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial (AIBEF), elle avait en charge la mise en œuvre du projet « amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire » dans 22 établissements scolaires dont 12 dans la Direction Régionale de l’Éducation Nationale de Bondoukou et 10 dans celle de San Pedro. L’objectif fixé était d’enrôler 5 143 jeunes filles de 10 à 16 ans dans le premier cycle du secondaire encadrée par 86 mentors féminins animant
171 Espaces Sûrs (91 à Bondoukou et 80 à San Pedro).
Prévu pour une durée de douze (12) mois allant de juillet 2018 à juin 2019, le projet a démarré en Octobre 2019 et a connu une phase d’extension jusqu’au 31 décembre 2019, une deuxième phase d’extension jusqu’au 31 mars 2020 et une dernière phase d’extension au 30 juin 2020 mais les activités ont dû s’arrêter le 29 février 2020 pour cause de la crise sanitaire de la Covid19 ayant entrainé également la fermeture des établissements scolaires et la mise en vacance des élèves
.
Autrement dit
,
la durée de la conduite des activités a été de cinq (05) mois sur douze (12) prévu
Les résultats montrent que l’AIBEF a encadré un effectif final de 4710/51
43
soit 91,
58
% de jeunes filles de 10 à 16 ans dans le premier cycle du secondaire bénéficiaires dans les espaces sûrs encadrées par 81 mentores soit 36/40 mentors
prévus
à San Pedro et 45/46 mentors à Bondoukou. Par localité, les
e
spaces
s
ûrs ont été réalisés au profit de 2230/2380 jeunes filles dans 71/79
e
spaces sûrs à San Pedro et 2480/2763 jeunes filles dans 87/92
e
spaces
s
ûrs à Bondoukou.

L’AIBEF
établît
dans le rapport de
clôture

de
la phase 1
que tous les 22 établissements scolaires ont ouvert des
e
spaces
s
ûrs mais certains n’ont pas pu atteindre le nombre requis à cause de l’indisponibilité de 5
m
entores.
Ce sont donc 36/40
m
entors qui ont animé
les sessions éducatives
à San Pedro et 45/46 Mentors à Bondoukou. Ces
e
spaces
s
ûrs identifiés dans chaque établissement ont bénéficié de quelques aménagements pour les rendre agréables et conviviaux, aussi ces espaces ont été décorés et des plaques produites pour identifier les
e
spaces
s
ûrs
.
Ainsi
,
afin
de permettre aux jeunes filles bénéficiaires de participer aux réunions de façon agréable, l’AIBEF a mis à disposition des collations (biscuit, jus, eau) qui étaient distribués pendant les réunions avec les jeunes filles dans les espaces sûrs. Cette disposition a été beaucoup appréciée par les participantes dont l’assiduité a pu être maintenue
.
-190526352500298196026352500AIBEF-
Rencontre d’échanges avec les Mentores d’un

AIBEF
Formation des Mentores à Bondoukou
établissement à San Pedro
Contrairement à International Rescue
Committee
, l’AIBEF apprécie positivement la collaboration avec l’administration scolaire et cela a permis le bon déroulement des activités. « Ainsi les chefs d’établissement ont facilité la disponibilité des mentores
,
l’élaboration de la liste des bénéficiaires
et
l
’identification des salles de classe pour la tenue des sessions éducatives
des espaces sûrs».
Il est remarquable de noter « la motivation perceptible chez les bénéficiaires d’après le retour que font les mentores et cela a été aussi constaté par les équipes de projet lors des visites de suivi sur le terrain et aussi les supervisions. C’est avec impatience que ces jeunes filles attendaient les sessions d’animation avec leurs mentors et avec un très grand intérêt qu’elles les suivaient. Elles ont dit apprécier le caractère confidentiel et en même temps ludique de l’activité. Aussi elles ont appris beaucoup de choses et comment se comporter dans la vie ».
Les résultats qualifi
é
s de modestes des interventions sont ainsi résumés dans le tableau ci-dessous.
Tableau 1
 :Tab
leau synthétique tiré des rapports finaux de IRC et de AIBEF

BILAN
IRC
%
AIBEF
%
TOTAL
%
Nombre d'Espaces sûr prévus
763
100%
171
100%
934
100%
Nombre d'Espaces sûrs identifiés
724
94,88%
161
94,15%
885
94,75%
Nombre d'Espaces sûrs ouverts effectivement
664
87,32%
161
94,15%
825
88,32%
Filles bénéficiaires

Nombre de Filles prévues dans les ES
22876
100%
5143
100%
280
19

100%
Nombre de Filles touchées

13725
60%
4710
67%
1
8.435

61,25%
Animation des espaces s
û
rs

Nombre de sessions prévues
26
100%
26
100%
–
–
Nombre de sessions dispensées

13
50%
06
23%
–
–

Source :
rapports finaux de IRC et de AIB août2020
Le nombre de filles touchées devait au réel être de
5143
vue qu’il y’a eu 161 ES effectivement ouverts à raison de 30 filles/ES
en moyenne
. Le résultat final de
4710
montre un déficit de
433
bénéficiaires qui s’explique par le fait que dans la majorité des ES, les effectifs n’étaient pas complets car la plupart des établissements avaient des difficultés à établir les listes des bénéficiaires, les établissements n’avaient pas forcement les effectifs demandés au 1
er
cycle et aussi que les inscriptions des élèves surtout les filles devant constituer les effectifs des ES pour l’année scolaire en cours a pris beaucoup de retard (octobre, novembre voire décembre pour une rentrée scolaire fixée en septembre). Il faut aussi faire remarquer une faible implication du personnel des établissements scolaires à cette tâche
du fait du
manque d’intéressement
.
En considérant l’évaluation des interventions par le Ministère de l’Éducation, il apparait des faiblesses dans la qualité des prestataires avec un taux moyen de couverture des activités.
Sur un objectif de
22
.
876
filles
à enrôler dans les espaces s
û
rs, l
es sessions éducatives qui sont l’activité majeure des espaces sûrs et qui sont au nombre de 26 n’ont été réalisées par IRC qu’à hauteur de 50% alors que l’AIBEF n’a atteint qu’un taux de 23%
.
Pour la Directrice des Programmes de l’AIBEF,
Le nombre de sessions dispensées représente une moyenne parce que les mentores n’ont pas eu la même évolution. Pendant que certaines ont effectivement démarré en octobre 2019 après l’orientation reçue par l’AIBEF, certaines ont démarré soit en novembre 2019 et quelques-unes en décembre 2019 alors que les activité se sont arrêtées en février 2020. Il faut aussi prendre en compte les congés de noël et février.

A cela s’ajoute les difficultés d’organisation des sessions d’animation car les jours d’activités à savoir mercredi soir et samedi matin étaient parfois occupés pour les devoirs et les activités extra-scolaires.
Les ONG ont relevé des difficultés dans la conduite des activités du fait d’une faible collaboration des autorités scolaires.
Ce déficit de collaboration avec les responsables
scolaires, a été donc un obstacle majeur à
l’exécution
des activités par endroit et a pu influencer assurément les résultats de cette mise
en œuvre
.

Pour les responsables du MENET en charge du volet Éducation du Projet SWEDD, l’analyse des résultats a montré que cette contre-performance était imputable certes à la non-implication des acteurs scolaires dans la conduite des interventions et surtout à la méconnaissance de l’écosystème scolaire par la principale ONG
International Rescue
Committee
qui n’a pas su assurer une articulation entre les interventions des espaces s
û
rs
scolaires et les activités de la campagne
Zéro grossesse
à
l’école
.

Ce diagnostic a été porté au niveau de la hiérarchie du MENET qui a bien accueilli l’ouverture d’une concertation avec l’UGP SWEDD pour surmonter les obstacles ayant limit
é
la portée du projet
« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire ».
Aussi, dans le cadre de la préparation des activités du sous projet Éducation au titre du financement additionnel, une séance de travail a réuni le 11 novembre 2020 l’UCP-
SWEDD et
Le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (MENET-FP). Dès l’entame de la rencontre, Dr Kouassi Clément, Coordonnateur du Projet SWEDD Côte d’Ivoire, a informé Mr le Directeur de Cabinet qu’avec le financement additionnel obtenu le 05 mai 2020 le volume d’activités va s’accroître. Aussi, partant des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités du sous projet Éducation pour la phase pilote notamment l
a faible
implication des acteurs du système éducatif, il a sollicité l’appui de Monsieur Le Directeur de Cabinet, pour l’élaboration d’un mode opératoire en vue d’une meilleure exécution des activités sous la forme d’une
nouvelle stratégie de mise en œuvre des espaces sûrs scolaires incluant plusieurs niveaux d’évaluation
.
Dans cette optique, « 
en accord avec l’Équipe Projet SWEDD Éducation, l’UCP a décidé de confier l’exécution d’une grande partie des activités des espaces sûrs scolaires à l’administration scolaire conformément à leur souhait et ce, en raison du caractère particulier de l’environnement scolaire très structuré »
.
La troisième phase est celle du
repositionnement du Ministère de l’Éducation dans la conduite des activités (2020-2024)
et les innovations introduites

La rencontre entre le Directeur de Cabinet du MENET et l’UGP SWEDD a marqué un tournant avec l’accord de concevoir une
nouvelle stratégie de mise en œuvre des espaces s
û
rs dans le cadre du financement additionnel de la Banque Mondiale qui a octroyé un montant de 10. Millions de dollars au sous projet
« 
Amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire »
. Le
Directeur de Cabinet du MENET-FP a donné le ton en soulignant les
insuffisances constatées dans l’intervention des ONG en milieu scolaire. Il a souhaité que l’équipe s’inspire des insuffisances constatées dans la mise œuvre des activités de la phase pilote pour une meilleure définition de la stratégie. Pour lui, celle-ci doit être recadrée en tenant compte de la particularité de l’écosystème
éducatif et

surtout en évitant de copier les modèles importés
.
C’est dans cette optique que l’équipe du
MENET
a élaboré du 06 au 11 avril 2021 une stratégie d’implication des parties prenantes (acteurs scolaires et ONG) en définissant leurs rôles et leurs responsabilités dans chaque intervention.
Cette nouvelle stratégie a été discutée avec l’équipe de la Banque Mondiale qui l’a approuvée.
Dans le même élan, l’atelier
a
confirmé
l
a planification des activités des espaces

s
û
rs

dans les emplois de temps des classes et
défini
un plan de progression nationale des sessions pour permettre une évolution des animations selon des ob
jectifs d’achèvement bi
en définis en lien avec les connaissances acquises tant sur les compétences de vie, sur le Genre/Droits humains et la santé sexuelle et de la reproduction.

En outre, les responsabilités à confier aux
ONGs
ont été redéfinies pour compléter les actions des personnels de l’éducation.
Ces
quatre (04)
innovations
prenaient en considération les préoccupations exprimées par les autorités scolaires notamment l’impératif de faire des enseignantes les organisatrices des sessions éducatives selon un chronogramme national harmonisé et la programmation des activités durant les jours ouvrables des classes.

Une stratégie de mise en œuvre efficace des espaces s
û
rs
scolaires
La nouvelle stratégie repose sur
la responsabilisation des acteurs de l’
école
et la collaboration avec les partenaires

mieux
définie.
Dans une approche d’optimisation des atouts disponibles dans l’écosystème éducatif, la
stratégie

repose sur trois piliers :
l
’implication concrète des acteurs du Ministère ten
ant
compte de l’environnement scolaire,
et une collaboration efficiente
avec les acteurs extérieurs de l’école.
Dans cette optique, il
s’agit
de

responsabiliser les chefs d’
établissements scolaires et leurs collaborateurs clés qui gèrent quotidiennement les activités scolaires et extra-scolaires, afin de les amener à organiser et à suivre les activités du projet SWEDD et à
s’y
intéresser pour faciliter leur déroulement.
Les responsables scolaires et leurs collaborateurs doivent comprendre et renforcer la collaboration avec des partenaires extéri
eurs à l’é
cole
qui ont un rôle complémentaire à jouer dans le cadre de ce projet. Ils doivent en
effet comprendre l’imp
ortance de ces partenaires dans l
’appui alimentair
e pour certains,
la mobilisation sociale, la sensibilisation des membres de la communauté éducative,
la prévention et la prise en charge des cas de VBG pour
d’autres
.
En effet, il s’agit de savoir
pleinement tirer profit des compétences distinctives, de l’agilité et de la flexibilité des organisations non gouvernementale pour faciliter la mobilisation de la
communauté éducative, conduire les campagnes d’information sur les questions socialement sensibles
liées à la sexualité et considérées comme des sujets tabous.

Dans la mise en œuvre de cette
stratégie
conduite principalement par les acteurs de l’
école
,
sous le lead
de la
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en Milieu Scolaire (DMOSS),
l’option
a été
de donner
à chaque responsable scolaire, selon la répartition des tâches
qu’il assure au sein de l’
établissement scolaire,
l’occasion
de contribuer à la réduction des obstacles qui peuvent se présenter au cours
de la mise en œuv
re du projet. La
répartition des rôles est
effectuée
de la façon suivante :
Les acteurs de l’école ont en charge
les activités suivantes
 :
Organiser
, suivre les activités du projet SWEDD et faciliter leur déroulement;
Contribuer à la réduction des obstacles qui peuvent se présenter au cours de la mise en œuvre du projet;
Mobiliser toutes les compétences susceptibles d’accroitre les résultats attendus de façon efficace et efficiente;
Un dispositif est mis en place pour assurer ces responsabilités
Une coordination centrale
( acteurs des directions centrales compétentes);
Des coordinations
r
égionales
( acteurs des Directions régionale);
Des comités écoles (un comité par établissement scolaire);
Pour chaque niveau, les t
â
ches sont indiquées. Il semble important d’indiquer celles qui
relèvent

de

l’administration scolaire en charge des espaces s
û
rs. Il s’agit de
 :
Organiser les activités et veiller à rendre favorable l’environnement des jeunes filles, en vue de leur maintien à l’école.
Sélectionner les bénéficiaires,
Obtenir l’approbation des parents de bénéficiaires,
O
rganiser et attribuer des groupes de bénéficiaires aux mentors,
Planifier les horaires des espaces dans l’emploi du temps des élèves et des mentors,
Tenir des réunions du comité écoles pour résoudre les difficultés éventuelles au cours de l’activité,
Mobiliser les filles pour une participation effective aux activités
Faire le suivi du déroulement des activités
Valider les outils renseignés par les mentors
Archiver les documents du projet
etc.
Dans la conduite de ces nouvelles
responsabilités,
deux

autres
actions majeures ont été prises : il s’agit de la planification
des
sessions éducatives des ES en tenant compte des plages dédiées
aux activités extra-scolaires

et la
planification de l’ensemble des modules dans une progression nationale, ainsi que
l’élaboration d
es outils de gestion utilisables par les acteurs scolaires 
L’
intégration

des animations des espaces
s
û
rs

dans
les emplois du temps des classes
Tirant les leçons de la phase 1 du projet SWEDD,
il a été retenu que la programmation des activités d’animation des espaces s
û
rs devra être faite dans la mesure du possible en tenant compte des plages horaires libres dans les emplois du temps des classes.
De cette façon, l’on évitera de convoq
uer les filles, les samedis et la participation pourra être considérablement améliorée.
Ainsi,
les instructions ont été données aux adjoints des chefs d’
établissements
en charge de la planification des activités pédagogiques d’insérer les séances d’animation des « espaces sûrs » au niveau des horaires
dédiées aux activités extra scolaires c’est-à-dire les mercredi après-midi ou en fonction de plages libres dans les emplois du temps des classes des élèves bénéficiaires .
En effet
, les après-m
idis de la journée du mercredi
sont initialement destinées à la tenue des activités extra scolaires, qu’elles soient sportives, culturelles ou artistiques. Les apprentissages en compétences de vie courante (CVC), en genre et Droits Humains, en Santé sexuelle et reproductive (SSR) et autres a
pprentissages socio émotionnels
tels que
dispensés dans les espaces sûrs
sont à juste titre classées dans la catégorie des activités extra scolaires.
En s’inscrivant dans cette orientation, on évite
la tenue des animations d’espaces sûrs en dehors des jours de classes. L’expérience de la phase1 du projet SWEDD Éducation a permis de relever que plusieurs difficultés rencontrées par les ONG de mise en œuvre avec les parents des bénéficiaires avaient entre autres, un lien étroit avec les animations organisées les
s
amedi et les jours non ouvrables (jours de repos).
Un plan de progression nationale pour conduire le curriculum
Pour atteindre les objectifs d’achèvement bien définis en lien avec les connaissances acquises tant sur les compétences de vie, sur le Genre/Droits humains et la santé sexuelle et de la reproduction, il a été élaboré un plan de progression validé au niveau national, en faisant un subtil enchainement cohérent des différents thèmes. Ce changement a été opéré car à la pratique, les contenus du curriculum des espaces surs tel qu’adapté en Côte d’Ivoire étaient conduits de façon linéaire en suivant ses quatre ( 04) grandes parties soit 1) Genre et Droits Humains (8 modules) ; 2) Santé Sexuelle et Reproductive (10 modules) ; 3)

Compétence de vie courante (08 modules) et 4) Apprentissage Socio émotionnel (03 modules) soit in total de 29 sessions.

Avec le nouveau
plan
de progression,
les mentors pourront développer les sessions d’animation en alternant les notions issues de différents thèmes, par exemple :
Séance 1 : un thème de compétence de vie courante ;
Séance 2 : un thème de Santé sexuelle et de la reproduction ;
Séance 3 : un thème relatif au Genre et droits humains, et vis-versa.

Cette répartition synchronisée, en termes de planification hebdomadaire, aide les mentors à aller à l’essentiel et à achever l’animation sur une période maximum de 14 semaines y compris les semaines de prise de contact avec les apprenantes et de clôture de l’activité
.
De l’avis du Coordonnateur du volet Éducation du Projet SWEDD, c
ette organisation du curriculum permet aux bénéficiaires d’acquérir à la fois théorie et pratique et d’influer sur le comportement préconisé, adapté à une situation-problème
.
Par exemple, une séquence sur les VBG (Genre et Droits humains) permettrait à la fille bénéficiaire de développer un lien avec un comportement de résistance ou de dialogue face à l’adversité (compétences de vie) et allier les risques sur sa santé sexuelle et reproductive ainsi que les recours possibles pour sortir de sa situation de détresse
.
La planification des thèmes d’animation des espaces sûrs, harmonisée et validée au plan national
est
transmise aux écoles. Chaque éta
blissement l’applique en veillant
à
ne pas déranger les horaires des disciplines d’enseignement pédagogique.
Le suivi de cette organisation incombe à l’administration scolaire qui organise les emplois du temps des classes. C’est en cela que les censeurs (adjoints aux chefs d’établissement) seront très utiles dans le dispositif à mettre en place (comité école).
Les
ONGs

et le re
c
ours au faire faire

reprécisé

Le Ministère de l’Éducation nationale

définit
le cadre
général
des objectifs à atteindre et r
é
partit les rôles en tirant
profit des atouts et flexibilité des partenaires extérieurs qui contribuent diversement
à
la qualité de l’éducation. Les responsables scolaires et leurs collaborateurs doivent comprendre et renforcer la collaboration avec des partenaires extéri
eurs à l’é
cole, qui ont un rôle complémentaire à jouer dans le cadre de ce projet. Ils doivent en
effet comprendre l’imp
ortance de ces partenaires dans l
’appui alimentair
e pour certains, la mobilisation sociale, la sensibilisation des membres de la communauté éducative la prévention et la prise en charge des cas de VBG pour
d’autres
.
L
a reconnaissance de la contribution
des partenaires

à l’atteinte des objectifs du projet éducatif
et
l’identification des activités à leur confier
sur la base d’un contrat

donnent un sens à la philosophie du faire faire. Il est essentiel de bien définir les rôles assign
é
s aux partenaires notamment les ONGS.
Les ONG recrutées ont un cahier de charges avec des missions spécifiques.
Ainsi, elles ont à charge :
Mettre en place des documents de gestion des interventions en lien avec l’éducation
 ;
Renforcer les compétences des acteurs scolaires
Appuyer la réalisation des activités des acteurs scolaires
 ;

Collecter, vérifier les justificatifs d’
activités
et faire le paiement des primes des acteurs scolaires
 ;
Identifier les indices et facteurs de
succès
du projet
 ;
Procéder à la collecte des indicateurs de
performance du
sous projet éducation en vue de leur mise à la disposition de l’équipe centrale
 ;

Identifier les bonnes pratiques et les innovations pouvant aider à assurer l’atteinte des objectifs et la pérennisation des acquis du projet
 ;

Assurer le paiement des intéressements des différents acteurs de mise en œuvre et la bonne justification des dépenses effectuées
 ;

Sensibiliser
les
garcons
, les parents et les autres membres de la
communaute

educative
pour l’instauration
l’environnement scolaire
protecteur des droits des filles et stimulant
les apprenantes à s’exprimer avec confiance
et
à
rester
à
l’école.
A
ppuyer la gestion des cas de
violences basées sur le genre (
VBG
) ;
Accompagner la gestion des cas de violences basées sur le genre(VBG) ou violences sexistes déclarés parmi les bénéficiaires
 ;
Procéder aux traitements des cas de VBG signalés par les mentors et autres personnes habilitées (selon le mécanisme de référence/contre référence qui sera établi) en lien avec l
’Association des Femmes Juristes

de

Côte D’Ivoire (AFJCI)

et les autres services du ministère en charge du Genre existants dans les régions ciblées, en vue d’une prise en charge holistique (psychologique, médicale, sociale, juridique, judiciaire, etc.).
Les
ONGs
mettent en place un dispositif pour s’acquitter de
s missions qui leur sont
confiées
. Il s’agit de ;
:
Une
Coordination centrale
Un
Chefs de projet
Des
Chefs de zones/ Superviseurs des zones
Des
Chargés de suivi-évaluation
Des
Agents de terrain
Dans
la phase 2 du SWEDD
,
le sous-Projet Éducation conduit par la Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en Milieu Scolaire (DMOSS) est mis en œuvre dans 18 Directions Régionales de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (DRENA) dont six (06)
nouvelles
en collaboration avec trois (03) ONG : l’Association Ivoirienne pour le Bien-Être Familial (AIBEF),
Ensemble Imaginons Et Construisons Le Futur (EICF), et
Génération
F
emme
du 3
eme

M
illénaire
-(
GFM3).

L
’Association Ivoirienne pour le Bien-Être Familial (AIBEF)
a
accompagn
é
le MENA dans ses Directions Régionales des zones du lot 1 du projet SWEDD
Education
que sont : Korhogo, Boundiali, Ferkessédougou, Odienné, Katiola et
Minignan
.
A ce titre,
l’AIBEF a appuyé l’organisation et la mise en œuvre des activités d’animation des espaces sûrs par les
m
entores.
L’AIBEF a mis à la disposition de tous les espaces sûrs des kits hygiéniques. La stratégie de distribution a été laissé à l’appréciation des Mentores qui sont mieux placer pour cerner les bénéficiaires les plus vulnérables et celles qui méritent des encouragements.

En outre, en
accord avec le coordonnateur DMOSS, l’équipe AIBEF, et les chefs d’établissements, des mutations ont été faites pour palier au déficit de mentors relevé dans certains établissement scolaires. En effet, au cours de l’année scolaire, certaines mentores ont eu à démissionner pour diverses causes notamment les affectations, les congés maladies ou de maternité,
etc
.
Cependant l
a
Directrice des programmes de l’AIBEF a déploré le retard dans le démarrage des activités et les délais très courts de mise en œuvre des activités du fait de la disponibilité des ressources. Ces facteurs se répercutent sur la qualité des prestations
. En effet, « 
le
lancement
des activités a été fait au mois de Novembre 2023 pour la première cohorte et au mois d’avril 2024 au lieu de Mars 2024 pour la deuxième cohorte. Ce retard a engendré la réalisation partielle des séances d’animation pour la deuxième cohorte. En effet, cette période n’a pas été favorable au vu des nombreuses contraintes de calendrier scolaire (congés
). »
E
nfin l’AIBEF
a été présente auprès de ces dernières à travers les
s
uperviseurs de
z
one et les
a
gents
de
t
errains pour les orienter sur le remplissage des documents de collecte et de rapportage ainsi que sur le respect de la progression et des normes communiquées par la DMOSS.
Elle
a
également travaillé étroitement avec les comités écoles en veillant à la collecte et la validation de leurs rapports et de ceux des
m
entor
e
s. Cet appui a été matérialisé au niveau de chaque établissement scolaire par la présence d’un
a
gent
de t
errain depuis la première année du projet
.
D
es
résultats

impressionnants

pour cette nouvelle
stratégie
.

Au niveau des espaces sûrs, des ambitions élevées en voie d’être atteintes
Al
ors que pour la phase
2
(2017-2019), le nombre de filles
bénéficiaires

étaient

prévues
pour un effectif de
22.876
,
avec la phase
3
du Projet SWEDD (2021-2024) des objectifs plus ambitieux ont été fix
é
s : l’enrôlement de 187.180 filles a été prévu soit environ 7 fois plus. Certes six (06) nouvelles régions ont été ajoutées mais le pari reste élevé. Les effectifs ont été répartis sur deux années scolaires : 45.120 pour 2021-2022 et 70.980 pour 2023-2024.
Le recrutement de nouvelles mentores a
accompagné
ce processus
.
Aux 468 mentores de la phase 1, se sont
ajoutées
279
recrues
pour 2021-2022 et 279 mentores pour 2023-2024 soit

un total de 1263 pour assurer l’animation des 7
.
1
73 espaces s
û
rs prévus pour couvrir les établissements scolaires impliqu
é
s.
Avec la nouvelle
stratégie
, le recrutement des
bénéficiaires

a été organisé dans les établissements par niveau de
s
classe
à
raison de 30 élèves par espace sûr.
Chaque mentore s’est vu confier
l’animation de deux espaces s
û
rs dont chaque entité se réunit deux fois par semaine pendant une heure trente (1h30mn). Les sessions éducatives des espaces s
û
rs sont étalées sur 14 semaines. Cette programmation permet de conduire deux cohortes durant l’année scolaire. Ainsi chaque mentore est amenée
à
conduire quatre espaces sûrs pendant l’année. Avec une telle approche, l’animation
dans les espaces sûrs et
l’
encadrement des filles par les mentor
es
ont été
menés
dans une harmonie entre les acteurs de l’éducation et les ONG
.

En attendant d’avoir

tous les résultats des filles enrôlées et ayant complété les 2
6
sessions éducatives, on peut se fonder sur le rapport des progrès du premier semestre de 2024 pour apprécier les efforts fournis. Le rapport indique bien qu’en
juin 2024,
63
.
 271 filles scolarisées ont bénéficié des interventions dans les espaces sûrs scolaires

pour une prévision annuelle de de 70.980
élèves
.

contre 13
.
725 durant la période 2018-2020.

En 2022-2023,
en 2023,
69
.
496
filles
avaient été
enrôlées

pour 45.120 prévues.
322827515657DRENA YAKRO : Animation ES lycée mixte 1
DRENA YAKRO : Animation ES lycée mixte 1
878114608Animation d’un espace sur scolaire au collège LONIYA de KORHOGO
00Animation d’un espace sur scolaire au collège LONIYA de KORHOGO
32295661566100De tels résultats ont été possibles du fait que le dispositif a bien fonctionn
é
avec la prise en charge de la formation des nouvelles mentores
sur le curriculum régional révisé des Espaces Sûrs et sur les techniques d’animation des causeries éducatives.
Une attention particulière a été
portée
sur les établissements à forte population de filles notamment
ceux sur
les
sites
de
Daloa
,
Bondoukou
,
Korhogo
et
Yamoussoukro.
En outre, les
supports pédagogiques ont été rendus disponibles et remis aux mentores et aux apprenantes. Ainsi
cent cinquante (150)

curriculum régional des
e
spaces
s
ûrs ont été reprographiés

pour les nouvelles mentores formées
et

70
.
980 copies
des
cahiers de l'apprenante des
e
spaces
s
ûrs
ont été remises aux filles
.
Le soutien scolaire aux filles a
connu un
décollage tardif
C’est dans la quête d’une école ivoirienne favorisant la réussite de tous ses enfants notamment les jeunes filles à faible capacité d’apprentissage en Français et en Mathématiques que s’inscrit la prise en compte de
la pédagogie différenciée
.
Il s’agit de contribuer à l’épanouissement et à la réussite scolaire de ces jeunes filles grâce à cette pédagogie qui s’appuie sur l’examen et l’analyse des difficultés qui expliquent l’insuffisance de leurs résultats
.
Dans sa conception, le cours devrait s'appuyer sur la méthode de différenciation pédagogique avec pour objectif de remédier aux lacunes des apprenantes  accumulées depuis les classes antérieures.
Les disciplines (Math et Français) étaient déjà identifiées mais la méthodologie de différenciation n'étant pas celle utilisée à l'école en Côte d'Ivoire,
il n’y avait pas
spécialistes
disponibles
  pour
préparer
les supports
pédagogiques
et former les enseignants.
Dans sa quête de solutions
durant la deuxième phase du projet
,

il avait été suggéré
à l’équipe du volet Éducation
de rechercher
des spécialistes extérieurs (Canada
ou Québec ) mais aucun contact de consultants internationaux  ou aucune  démarche à l'effet de recrutement n'a été initiée.
C’est en 2021 que l’option a été faite de compter sur l’expertise nationale
disponible au niveau de la Direction de la Pédagogie et de la Formation continue
pour
élaborer
les guides
.

Sur la base de la clarification de l‘objectif de remédiation au niveau des deux disciplines retenues (Français et Mathématiques) pour maintenir les filles à l'école, une équipe d’experts a été mise en place.
Le premier atelier
d'élaboration
du guide pour les classes de 6è et 5è s’est
déroulé
en
décembre 2021
avec l’appui technique et financier du Bureau pays UNFPA Côte d'ivoire.
Un deuxième atelier s’est tenu avec l
e financement du SWEDD
et
a permis d'élaborer les guides d
e
 
4è et 3è
. Les travaux des ateliers et
les
séances
de travail
consécutives
ont permis de disposer d’une version provisoire
de deux guides ; un en mathématiques pour les classes de la 6
e

à
la 3
e
de
l’
enseignement
secondaire général
et un autre guide
en Français  pour les classes de la 6
è
à la 3
è
 
de l’
enseignement secondaire général. Ces deux guides ont été envoyés au Secrétariat technique régional du Projet SWEDD pour recueillir les observations et les suggestions. La même démarche a été faite auprès des experts de la Banque Mondiale.  Suite à ces consultations,
un autre atelier a eu lieu avec le financement SWEDD pour prendre en compte les observations des experts et soumettre le document à l'inspection  Générale chargée de la pédagogie au MENA . C'est après la stabilisation du contenu que les encadreurs
p
édagogiques en
mathématiques
et en français ont été formés puis ils ont formé à leur tour  les professeurs en région
. Cela est intervenu seulement en 2022. Il faut reconnaitre selon le coordonnateur du volet
Éducation
du
sous p
rojet
Maint
ien

d
es filles
à
l’
école
que durant toute la phase 1 et au
début
de la phase 2, l’
activité
de soutien
scolaire n’a pas été conduite du

fait des retards dans la prise de décisions sur le recrutement
d'expert
s
capable
s

de produire le contenu
de guides pédagogiques
à
mett
re

à
la disposition des professeurs
qui seraient ainsi outill
é
s
pour une
mise en œuvre efficace de la pédagogie différenciée
en tant
qu’offre
éducative appropriée pouvant permettre aux jeunes filles d’améliorer leur compétence en Français et en Mathématique
s
, gage d’une réussite scolaire.
-2540198755Cours d’appui en français
BOUNA

Cours d’appui en français
BOUNA

Pour la période 2022
à
2024, un objectif de 30.318 élèves a été retenu. Les
guides didactiques en pédagogie différenciée en français et en Mathématique au nombre de
1.
000
par discipline
ont été reproduits et rendus disponibles au niveau des
établissements
. En 2022-2023, 7.098
élèves
ont
bénéficié
des cours en
pédagogie

différenciée
dans les deux disciplines choisies.
Le rapport des
progrès
du premier semestre de l’année 2024 renseigne que
14
.
997

filles scolarisées bénéficient des cours en pédagogie différenciée au titre de l’année scolaire 2023/2024
. Au début de l’année scolaire, les vingt-un (21) chefs d’antenne de la pédagogie et de la formation continue (APFC) des DRENA ont été form
é
s pour un meilleur suivi en région des activités de la pédagogie différenciée du projet SWEDD.
Une mission de supervision des professeurs des cours d'appui en pédagogie différenciée en Mathématique
s
et Français dans les 21 DRENA (supervision locale) est réalisée.
L’appui alimentaire, le versant du paquet d’intervention pour le maintien des filles à l’école 
Pour ce qui est de l’appui alimentaire, en se fondant sur les résultats de micro-enquête sociale réalisées par les DREN portant sur la déperdition scola
ire des filles, il a été retenu
de conduire l’expérience de fournir un repas chaud dans deux régions :
Bondoukou et
Korhogo. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui alimentaire, deux Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales à savoir le
Centre de Solidarité et d’Action Sociale (
CSAS) et l’Organisation
Nationale pour l'Enfant, la Femme et la Famille (ONEF)
ont été recrutées pour une période de 18 mois ; soit du 1
er
janvier 2018 au 30 juin 2019. Le
Centre de Solidarité et d’Action Sociale (
CSAS)

a été recruté pour la région de Korhogo. Il a mis à contribution cinq organisations prestataires pour couvrir les besoins des 1
.
000 élèves bénéficiaires sélectionnées au niveau des cinq établissements scolaires de la région. C’est le même mandat qui a été confié à l’Organisation
Nationale pour l'Enfant, la Femme et la Famille (ONEF) pour la région de
Bondougou
. Au total 2
.
000 filles élèves ont bénéficié de l’appui alimentaire qui a contribué à ce que 1
.
470 élèves de cet effectif ont été admise en classe supérieure et seulement 36 élèves n’ont pu être gardées à l’école pour insuffisance de résultats.
Quelques bénéficiaires de l’appui alimentaire au Collège Moderne de
Karakoro
de la région de
Korhogo
Dans la phase 2 du Projet SWEDD
,
du
fait d’insatisfaction dans les prestations de services, les contrats des deux Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales à savoir le
Centre de Solidarité et d’Action Sociale (
CSAS) et l’Organisation
Nationale pour l'Enfant, la
Femme et la Famille (ONEF) n’ont pas été renouvelés. Un autre appel d’offres a été lancé pour aboutir au recrutement de deux nouvelles ONGS nationales ;
Ensemble Imaginons Et Construisons Le Futur (EICF) et
Génération Femme du 3
eme
Millénaire-(
GFM3).
En plus des DRENA de Bondoukou, Korhogo, Daloa a bénéficié de l’appui alimentaire avec la couverture de cinq (05) établissements scolaires. Ainsi 3
.
000 filles vulnérables scolarisées des 15 collèges (Korhogo, Bondoukou et Daloa) ont bénéficié d’un appui alimentaire (repas chaud à midi) au cours du semestre 2024, au titre de l’année scolaire 2023/2024. Le taux d’exécution physique est de 100%.
Alimentation des filles de Bondoukou (Lycée Moderne)
A l’occasion d’une
mission effectuée du 06 au 15 octobre 2019 par une équipe pluridisciplinaire (
l’
agent fiduciaire, le responsable du suivi & évaluation (S&E) et
le
charg
é
de programme Éducation) de l’UCP sur tous les sites de l’appui alimentaire et dans les différents locaux desdites ONG
, il

ressort des échanges avec les acteurs parties prenantes les constats suivants :

L’appui alimentaire a été beaucoup apprécié par les parties prenantes ainsi que par les bénéficiaires avec une bonne i
mplication des autorités locales et des chefs d’établissement
;
L’appui alimentaire a suscité beaucoup d’engouement car cela évite aux enfants dont les parents sont éloignés des établissements ou résident dans les villages de parcourir de longues distances à la recherche du repas de midi ;
Certaines bénéficiaires se rendent à la cantine avec des sachets ou des assiettes et emportent les plats en vue de les partager avec les frères qui n’en bénéficient pas ;
Les jeunes garçons qui fréquentent les mêmes établissements que les jeunes filles bénéficiaires se plaignent de n’avoir pas été pris en compte ;
Les responsables des établissements, les prestataires et les bénéficiaires souhaitent la reconduction de l’appui alimentaire ;
Les parties prenantes et les bénéficiaires souhaitent l’augmentation du nombre de bénéficiaires en cas de reconduction de l’appui alimentaire tout en intégrant les jeunes garçons vulnérables ;
Les éducateurs impliqués dans la mise en œuvre de l’appui alimentaire travaillant entre 12h et 13h dans le cadre de la supervision de cette activité souhaitent une prime de motivation.
En 2023, il a ét
é
enregistr
é
3
.
000 filles bénéficiaires
dans 15 collèges et 97% de ces bénéficiaires de l’alimentation scolaire ont été assidues en classe sur les 35 jours d’alimentation en 2023 (ONG). Seulement 3,1% des 1765 filles enceintes dans les 212 collèges impliqués sont des bénéficiaires ce qui représente 0,08% des bénéficiaires du SWEDD-éducation en 2023.
Dans l’ensemble, les apports de ces soutiens scolaires aux filles du cycle secondaire ( sessions
éducatives
,

kits scolaires, cours de renforcement, nourriture, etc.) destinés à améliorer leurs conditions d’apprentissage

, ont
contribué
à relever les taux de rétention scolaires des filles au secondaire mais aussi à améliorer leurs performances scolaires.
Cela ressort des conclusions du
Rapport provisoire de l’étude régionale sur les transformations sociales induites par le
P
rojet
SWEDD
mené en
2024. Le rapport indique bien :

« 
Au niveau des bénéficiaires de l’appui scolaire, il ressort de l’étude que les appuis en Kits hygiéniques (48,6%), kits scolaires (40,7%), renforcement de compétence et leadership (38,8%)
, renforcement
pédagogique/répétiteur de cours (35,7%) et l’appui alimentaire/cantine (24, 8%) constituent respectivement, les principaux types d’appuis reçus par les bénéficiaires en Côte d’Ivoire. Ces résultats montrent une diversification des interventions dont ont bénéficié les filles au cours de la première phase du projet. On note également que
les interventions ont contribué au maintien de la majorité des bénéficiaires dans le système scolaire. Le taux de maintien dans le système scolaire est de 97%. De même, il ressort également de l’étude que la p
roportion de jeunes filles ayant reçu un soutien scolaire et qui est parvenue à achever le premier cycle de l’enseignement secondaire
  est de

52%, contre

36,5% pour le secondaire
.

La
proportion d’adolescentes ayant bénéficié d'interventions scolaires et qui n’ont pas été concernées par le décrochage scolaire oscille entre 97,9% et 99,5%. En d’autres termes,
la proportion des bénéficiaires d’appui scolaire qui ont passé des années sans fréquenter varie de 0.5% à 2.1%.
C’est dire ici que la majorité des bénéficiaires d’appui scolaire du SWEDD
1 sont toujours dans le cursus scolaire. Toutefois, l’étude révèle que
les conditions matérielles (49.5%) constituent les principales causes du décrochage des adolescentes, suivi du mariage (19.6%). On constate ici que, malgré les interventions du SWEDD 1, le mariage demeure encore une problématique du maintien des
jeunes filles à l’école en Côte d’Ivoire, et le phénomène est plus poussé dans les régions du
Tchologo
(
Ferkéssédougou
6,9%), du
Poro
(Korhogo 4,1%) et du Folon (Minignan4,1%).
S’agi
ssant
des appuis scolaires
,
il ressort des résultats de l’étude que
les interventions de la phase 1 du SWEDD ont eu un effet de transformation positive global sur les bénéficiaires. Ces interventions ont contribué au maintien de la majorité des bénéficiaires dans le système scolaire. On note en effet, un taux de maintien dans le système scolaire de 97%. Il ressort également des résultats que la p
roportion de jeunes filles ayant reçu un soutien scolaire et qui est parvenu à achever le premier cycle de l’enseignement secondaire (secondaire 1),  est de
52%. Celui du niveau secondaire 2 est de 36,5%. La
proportion d’adolescentes dans les écoles secondaires des zones ciblées, ayant bénéficié d'interventions scolaires et qui n’ont pas été concernées par le décrochage scolaire varie de 97,9%
et  99
,5%.

L’hypothèse selon laquelle, les filles qu
i ont bénéficié
de l’appui scolaire achèvent au moins le cycle secondaire est confirmée
,
même si, les conditions matérielles (49,5%) et les grossesses (19,6%) demeurent encore des freins au maintien des filles à l’école en Côte d’Ivoire, avec
des effets plus poussé
dans les régions du
Tchologo
(
Ferkéssédougou
/6,9%), du
Poro
(Korhogo/4,1%) et du Folon (
Minignan
/4,1%).
Quelques leçons majeures et des pistes
à
explorer
pour une mise en œuvre efficace du sous projet
Maintenir les filles
à
l’école
L’importance du sous projet Maintien des filles à l’école occupe une place centrale dans la réussite du Projet SWEDD du fait de l’impact sur le parcours de vie des adolescentes qui ont bénéficié de la
formation aux compétences essentielles de la vie courante. Il est dès lors important que les pays mettant en œuvre ce programme de l’éducation des filles surmontent les écueils et mettent un dispositif qui facilite les conditions pour que tous les acteurs donnent la plénitude de leurs capacités et contribuent à mettre en place un environnement propice aux apprentissage
s
et que les filles grandissent en harmonie sous un encadrement adapt
é
et ouvert aux innovations.
Quelques leçons majeures
L’expérience de la C
ô
te d’Ivoire
permet de tirer quelques leçons en considérant
la mise en œuvre entre la phase 2 (2017-2019) et la phase
3
(2020 -2024) :
Il ressort nettement dès le départ que le manque d’adhésion des acteurs de l’école à l’orientation du
faire faire
a grippé le dispositif de collaboration entre les ONG et les autorités scolaires. Les modestes résultats enregistrés durant la période de 2017 à 2019 en témoignent ;
La responsabilité de la définition des objectifs, des stratégies et des lignes d’actions doit être du ressort du Ministère de l’éducation nationale, pouvoir organisateur de l’action
éducative. A ce titre, la répartition des rôles de tous les acteurs doit être définie en tenant compte des compétences distinctives de chaque entité étatique et non étatique ;
Dès l’acceptation du sous
p
rojet
Maintenir les filles à l’école
, le Ministère de l’Éducation Nationale devrait élaborer un plan de mise en œuvre opérationnelle des trois axes stratégiques adoptés : la mise en place des espaces sûrs, l’appui alimentaire et le secours scolaire appelé la pédagogie différentielle pour les mathématiques et le français ;
Le Ministère de l’Éducation nationale définit le cahier des charges à confier aux organisations non gouvernementales et assure le contrôle qualité en contre partie des moyens à mettre à la disposition des acteurs pour une bonne exécution des missions confiées
 ;
L’
élaboration
de la
stratégie

pour une mise en œuvre efficace des espaces s
û
rs scolaire
s
au terme de la première phase du Projet a été un accélérateur. Ce document-cadre a permis de clarifier les
particularités
de l’
écosystème

éducatif
fonctionnant sur la base d’une
hiérarchie
qui veille sur toutes les actions susceptibles de créer des ruptures
dans le mécanisme routinier. Avec l’explication de la stratégie, il a été possible de clarifier les différents niveaux d’implication des acteurs de l’école, les dispositions pratiques de mise en œuvre des activités du projet en considération de l’environnement scolaire, la définition précise des missions à confier aux
ONGs
et les mécanismes de suivi et de gestion dans la mise en œuvre.

La synergie entre les activités du Projet SWEDD et les autres initiatives de lutte contre les vulnérabilités notamment
la campagne zéro grossesse à l’école
témoigne des capacités de leadership de l’équipe du Ministère de l’Éducation nationale engagée dans la mise en place d’un véritable dispositif pour assurer la pérennisation des programmes de maintien et de la réussite des filles dans un environnement d’apprentissage de qualité favorisant le respect des droits des adolescentes.
Quelques recommandations pour des programmes plus efficaces
La mise en place au sein du Ministère de l’Éducation Nationale d’une équipe
de
pilotage
forte
et
représentative des différents services au sein et en dehors du Département
et des organisations de la société civile

contribuant au maintien et à la réussite des filles à l’école est une condition
essentielle
pour une direction collective et participative du sous projet Éducation des filles.
L’équipe de pilotage doit s’organiser avec une répartition des charges tant au niveau central qu’au niveau décentralisé jusque dans les régions d’intervention et opter pour une gestion de proximité pour une pleine responsabilisation des acteurs
à
la base
et des organisations de la
société
civile active dans le secteur de l’
éducation
.
Pour
réussir
l’atteinte des objectifs du maintien des filles
à
l’école, le
Ministère
de l’
Éducation
nationale doit pleinement tirer profit des compétences distinctives, de l’agilité et de la flexibilité des organisations non gouvernementale
s
pour faciliter la mobilisation de la communauté éducative, conduire les campagnes d’information sur les questions socialement sensibles telles que
la communication parents et jeunes,

les
mariages précoces, les violences
basées
sur le genre (VBG), la prise en charge des survivantes des VBG, le VIH et toutes les questions tabous liées à la sexualité. L
e Ministère de l’Éducation
nationale
a
en charge l’élaboration du cahier des charges à confier aux
ONGs
,
la mise
à
disposition à
temps
des ressources pour l’
exécution
des
tâches

confiées
aux
ONGs
, le contrôle qualité des prestations, le suivi, la supervision et l’évaluation de toutes les interventions retenues dans le cadre du sous projet Maintien des filles
à
l’école.
Avec la mise en place de l’
équipe
et la
répartition
des
activités
entre les acteurs de l’
éducation
, les autres
départements

ministériels
et
les
ONGs
, il faut s’atteler
à
l’élaboration d’un
plan opérationnel de conduite du sous projet
.
Le plan opérationnel doit tenir compte des programmes similaire

en cours
de lutte contre les vulnérabilités des adolescents et
adolescentes et
établir les points de synergie (campagne zéro grossesse à l’école, programme d’éducation
à
la sant
é
de la reproduction, projet d’appui à la scolarisation des filles,
etc
).
Au lancement du projet SWEDD, il est nécessaire d’organiser un atelier d’information et d’imprégnation
du personnel de l’
Éducation
, les Directeurs Régionaux de l’
Éducation
Nationale
au niveau central pour
leur indiquer une sorte de cahier de charge pour la coordination des activités du projet qu’ils conduiront dans chaque région.
Une telle activité d’information sur le projet doit être organisée dans chaque région d’intervention.
Pour assurer les conditions de
succès
du sous projet, il faut
responsabiliser les chefs d’établissements scolaires et leurs collaborateurs clés qui
mettront en place un
comité
école
du SWEDD pour gérer
quotidiennement les activités scolaires et extra-scolaires, afin de les amener à organiser et à suivre les activités du projet SWEDD et à s’y intéresser pour faciliter leur déroulement. Cette implication permettra aux responsables scolaires de mieux apprécier la plus-value que le projet peut apporter aux adolescentes dans leurs écoles
.
Tout comme les Directeurs Régionaux, les chefs d’établissements organiseront au sein de leurs établissement une séance d’i
nformation
sur le projet SWEED
Éducation
en général et sur l’implication des personnels dans les activités
des
e
spaces
s
ûrs. Ils pourront alors mettre en place les comités de suivi des activités pour le compte de leurs établissements (comité école).
Au regard de l’expérience menée en Côte d’Ivoire, il est indispensable de travailler à l’institutionnalisation des sessions éducatives des espaces s
û
rs en veillant à leur programmation dans les emplois de temps des élèves pour assurer la pérennisation de cette innovation pédagogique.
Dans l’optique de mieux
répondre
aux besoins des apprenantes, il est judicieux de repenser la chronologie des thèmes des sessions éducatives en alternant les
sujets des
des
qu
a
tre parties du curriculum d’animation des espaces s
û
rs pour ainsi permettre
aux bénéficiaires d’acquérir à la fois théorie et pratique et d’influer sur le comportement préconisé, adapté à une situation-problème
.
Une politique d’information et d’implication des parents d’élèves, des tuteurs et tutrices des élèves doit être élaborée et mise en œuvre tant au niveau central qu’au niveau des établissements scolaires qui accueillent des espaces s
û
rs et des actions
du
projet SWEDD. Les
parents d’élèves,
l
es tuteurs et tutrices des élèves
doivent
être
mobilis
é
s
autour du projet
. De
leur bonne perception du changement de comportement envisagé par les activités du projet dépendr
a
la bonne collaboration qui sera instituée par les acteurs scolaires
et les membres de la communauté éducative.
.
Conclusion

Ainsi, l
’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas seulement une question d’équité et de justice. C’est aussi un impératif pour le développement, car elle joue un rôle clé pour stimuler la productivité économique, réduire la pauvreté, renforcer la cohésion sociale et améliorer le bien-être des générations actuelles et futures. Pourtant, les filles continuent de se heurter à des obstacles qui les empêchent de réaliser pleinement leur potentiel
.  C’est pourquoi,
d
ans la perspective
du Projet SWEDD qui vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique pour assurer la croissance économique,
le
sous projet Maintien des filles à l’école occupe une place centrale.
En réalité,
l’éducation et le maintien des filles à l’école apparaissent comme des facteurs essentiels
pour transformer les
normes sociales et comportementales.
Ils peuvent contribuer à faire éclore et renforcer les changements de comportement en matière de santé reproductive et sexuelle tels que le recul de l’âge du mariage, l’amélioration de la préval
ence contraceptive moderne et le renforcement de la
participation des femmes
dans les activités productives.
A cet effet, il est important de mettre en place des programmes éducatifs qui offrent aux adolescentes la possibilité de renforcer leur potentiel et de surmonter des écueils comme les grossesses non désiré
es,
les mariages d’enfants
et les violences basées sur le genre
.
Dans ce cadre,
le
sous projet Maintien des filles à l’école occupe une place centrale dans la réussite du Projet SWEDD du fait de l’impact sur le parcours de vie des adolescentes qui ont bénéficié de la
formation aux compétences essentielles de la vie courante.
L’expérience de la C
ô
te d’Ivoire révèle des situations contrastées au
niveau
de la mise en œuvre durant la première phase et
la deuxième phase
.
En effet,
au départ,
le manque d’engagement
d’acteurs
de l’école
,
des contrai
ntes liées à la mise en œuvre de la stratégie du
faire
faire
entre les ONG et les autorités scolaires
, les difficultés liées à la programmation des activités seraient à l’origine d
es modestes
résultats enregistrés
.

Les leçons tirées lors des deux phases précédentes

ont permis de réajuster
les stratégies
pour la troisième phase
a
u niveau des espaces sû
rs
.
. D
es ambitions élevées
sont
en voie d’être atteintes
avec une augmentation substantielle des bénéficiaires enrôlées, des mentores
recrutées, une
extension du pr
ojet
à 06 nouvelles régions et un repositionnement des programmes des espaces sûrs.
Ces efforts substa
ntiels ont été renforcés par

une plus grande implication du Ministère de l’éducation nationale
dans le

ciblage des bénéficiaires,
la programmation et le suivi des activités d’animation.
Ainsi se met en place
un véritable dispositif pour assurer la pérennisation des programmes d
e
maintien et de la réussite des filles dans un environnement d’apprentissage de qualité favorisant le respect des droits des adolescentes.
Tirer profit des leçons dégagées et mettre en œuvre de façon créatrice les recommandations préconisées restent les défis que les pays devront surmonter pour réussir le maintien des filles
à
l’école, levier essentiel pour accélérer la capture du dividende démographique.
Bibliographie
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Swedd
sur les adolescentes, les filles et les femmes en Côte d’Ivoire – 2024-
RAPPORT NATIONAL DE L’ÉTUDE,
présenté
par
M. AMALAMAN
Djedou
Martin
SWEDD AIBEF,
Projet d’amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire, Rapport de clôture SWEDD Éducation Année scolaire 2023-2024
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te d’Ivoire, Rapport des progrès janvier 2024-juin 2024
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te d’Ivoire,
COMPTE RENDU DE LA SEANCE DE TRAVAIL AVEC M. LE DIRECTEUR DE CABINET DU MENET-FP – 11 Novembre 2020
SWEDD C
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mission de clôture fiduciaire et programme du sous projet
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pp.5 et 10 et 12
MENET DMOSS Rapport sur les grossesses précoces en milieu scolaire , 2014.
MENET & UNFPA,
Plan accéléré de réduction des grossesses à l’école (2013-2015) – campagne zéro grossesse à l’école en Côte d’ivoire, Septembre 2013
Unesco – Forum mondial de l’éducation, Études thématiques : Santé et nutrition en milieu scolaire – Étude coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé, Paris, 2001
Webographie
https://www.banquemondiale.org/fr/data/interactive/2019/09/17/swedd-in-action
https://blogs.worldbank.org/en/nasikiliza/critical-moment-to-prioritize-girls-secondary-education-in-sub-saharan-africa-afe-0424?cid=SHR_BlogSiteShare_EN_EXT
https://openknowledge.worldbank.org/server/api/core/bitstreams/f736877e-d289-4547-b9e6-bc0ad4bf87ff/content
https://www.banquemondiale.org/fr/news/immersive-story/2024/12/17/2024-in-nine-charts?cid=ECR_E_NewsletterWeekly_FR_EXT&deliveryName=DM240474
https://www.banquemondiale.org/fr/data/interactive/2019/09/17/swedd-in-action
https://www.swedd.gouv.ci/?p=58 –
Déclaration a l’occasion au cours du lancement officiel de la deuxième phase du projet SWEDD, le samedi 09 avril 2022 à Korhogo.
https://allafrica.com/stories/202410110038.html
Afrique : les filles transforment l'Afrique – Cinq raisons pour lesquelles investir aujourd'hui permettra de construire l'Afrique de demain
Personnes-
resources
Unité
de Coordination du Projet SWEDD
de C
ô
te d’Ivoire
Madame Marthe
Ngoran
,
Charg
é
de programme
Monsieur
Anoh
Serge, responsable de Suivi &
Évaluation
Ministère
de l’
Éducation

N
ationale et de l’
Alphabétisation
Monsieur
Kouassi Ban
Yéboua
,
Coordonnateur du volet Éducation du Projet SWEDD et Inspecteur pédagogique en charge des projet de vulnérabilités des adolescentes à la DMOSS du MENA
Association Ivoirienne pour le Bien
-Être
Familial
(AIBEF)
Dr. Nathalie Akissi
Ndry
, Directrice des Programmes
UNFPA C
ô
te d’Ivoire
Dr Yao Jules Konan, chargé de programme Jeunes et VIH /Sida à l’UNFPA Côte d’Ivoire.
Secrétariat
Technique
Régional
Projet SWEDD
Wilfried
Rouamba
,
Spécialiste
Genre et Jeunes
Moussa Bagayoko,
Spécialiste
Suivi &
Évaluation

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