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(19 oct) Rapport narratif BV CARTOGRAPHIE Espaces Sûrs 5 pays SANS COMMENTAIRES

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RAPPORT NARRATIF
PAR

Septembre 2023
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RECONNAISSANCE ET REMERCIEMENTS
Ce rapport narratif a été réalisé par Population Council sous l’initiative du Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (BRAOC) et du Secrétariat Technique Régional du SWEDD. C’est le fruit d’une collaboration avec les Unités de Gestion de Projet et les experts des cinq pays ci-dessus cités à qui Population Council adresse ses vifs remerciements.
Population Council remercie Dr Yacouba Yaro, et son équipe du CERFODES (Etienne, Bazongo, Raissa Carine Yaméogo, Asmao Compaoré) qui ont été d’un appui pour la collecte des données, la production de cette cartographie ainsi que la construction d’une base de données dynamiques recapitulant les informations recueillies sur les interventions des espaces surs menées lors du SWEDD 1.

Table des matières
RECONNAISSANCE ET REMERCIEMENTS 2
ACCRONYMES ET SIGLES iii
INTRODUCTION 4
I. PRESENTATION GENERALE DU PROJET 5
1.1. Situation Globale des filles et des femmes dans les cinq pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Niger et Tchad) 5
II. CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS ET ACTEURS DE MISE EN OEUVRE 5
2.1. Objectifs de la cartographie 5
2.2. Approche méthodologique 6
2.2.1. Revue documentaire 6
2.2.2. Collecte de données additionnelles 6
2.2.3. Production de la base de données dynamique et du rapport narratif de la cartographie des ES 6
2.3. Expérience et stratégies d’intervention des Espaces Sûrs 7
2.4. Processus de création des Espaces Sûrs 7
2.5. Cartographie des ES dans les pays du SWEDD 1 8
2.5.1. Au Niger 9
2.5.2. En Mauritanie 10
2.5.3. Au Tchad 11
2.5.4. Burkina Faso 13
2.5.5. En Côte d’Ivoire 14
2.6. Cartographie des acteurs/trices impliqué.e. s dans le fonctionnement des Espaces Sûrs 15
2.6.1. Les mentores 16
2.6.1.1. Au Niger 16
2.6.1.2. En Mauritanie 17
2.6.1.3. Au Tchad 17
2.6.1.4. Burkina Faso 18
2.6.1.5. Côte d’Ivoire 18
2.6.2. Les superviseur.e.s 19
2.6.3. Acteurs et partenaires de mise en œuvre 20
III. ACTIVITES CONNEXES 22
3.1. Formations qualifiantes sur les activités génératrices de revenus (AGR) 22
3.2. Les visites à domicile (VAD) 22
3.3. Les dialogues communautaires (DC) 23
3.4. Les rencontres de coaching éducationnel 23
3.5. Causeries éducatives 24
IV. LECONS APPRISES ET RECOMMANDATIONS 25
4.1. Leçons apprises 25
4.2. Recommandations 25
Conclusion 26
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 28

________________
ACCRONYMES ET SIGLES
AJF
Adolescentes et Jeunes Femmes
CERFODES

DC
Centre d’Études, de Recherche et de Formation pour le Développement Économique et Social
Dialogue Communautaire
VAD
Visite à Domicile
AGR
Activité génératrice de revenus
BRAOC
Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
CRP
Comité régional de pilotage
ES
Espace sûr
OOAS
Organisation Ouest Africaine de la Santé
Pop Council
PNUD
Population Council
Programme des Nations Unies pour le Développement
SRMNIN
Santé Reproductive, Maternelle, Néonatale, Infantile et de la Nutrition
SSR
Santé Sexuelle et de la Reproduction
STR
Secrétariat technique régional
SWEDD
Sahel Women Empowerment and Demographic Dividend
UGP
Unité de Gestion de Projet
UNFPA
Fonds des Nations Unies pour la Population

INTRODUCTION
En 2014, le Sahel comptait une population d’environ 920 millions d’habitants dont la majorité était composée des femmes et les jeunes de moins de 15 ans. Avec cette population, le Sahel fait partie des régions à forte croissance démographique au monde. Cette forte croissance démographique intervient aussi dans un contexte marqué par une faible autonomisation des femmes et des adolescentes, une prévalence élevée du mariage des enfants et d'autres pratiques néfastes, une faible utilisation des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN), et une vulnérabilité aux changements climatiques, aux crises et aux risques d'instabilité politique et sociale dans la région du Sahel.
Au regard de cette situation, un appel a été lancé par les chefs d’Etat de la région pour accélérer la transition démographique, déclencher le dividende démographique et réduire les inégalités de genre dans la région.
C’est en réponse à cet appel que le projet SWEDD (Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel) a été lancé en 2015 dans six (6) pays du Sahel ayant des niveaux différents de développement (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) avec le soutien financier de la Banque mondiale, l'appui technique du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Cette initiative vise à améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de SRMNIN, ainsi qu'à renforcer les capacités régionales, le plaidoyer et la concertation de haut niveau pour l'élaboration des politiques et la mise en œuvre du projet. L’objectif est de permettre à ses principales bénéficiaires, les filles et les jeunes femmes, d’être autonomes et de pouvoir prendre des décisions éclairées qui contribueront, de façon durable, au développement de leurs communautés.
La présente cartographie a été élaborée sur l’expérience passée de cinq (5) des six pays initiaux du SWEDD, à savoir le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, le Niger, et le Tchad, afin de cerner au mieux la mise en place des ES, leur fonctionnement, les acteurs bénéficiaires, les acteurs de mise en œuvre ainsi que les activités jointes ou connexes à ces ES. Le but de cet exercice est d’identifier les ES qui ont existé dans ces pays, de décrire les activités y relevant et de disposer d'une base de données des interventions concernées, et ce dans le but d’aboutir à la mise à disposition de références globales de ces interventions communautaires. A travers cette cartographie, il sera également possible d’améliorer l'harmonisation des activités de la composante 1.2 sur la base des pratiques existantes, ou antérieures, et utiliser ces informations pour amener les pays à mieux s’approprier le projet et à respecter les engagements vis-à-vis du projet SWEDD.

1. PRESENTATION GENERALE DU PROJET
1. Situation Globale des filles et des femmes dans les cinq pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Niger et Tchad)
La promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes fait partie des défis majeurs à relever en vue de promouvoir un développement humain durable dans les pays du Sahel. Même si ces défis se présentent globalement de la même manière dans ces pays, il convient de noter que la situation des filles et des femmes se caractérise par quelques différences d’un pays à l’autre.
Au Burkina Faso, les femmes et filles bénéficient encore moins que les hommes de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté et l’accès sécurisé à la terre. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) les femmes constituent 55 % de la force de travail agricole, mais pas plus de 40 % des propriétaires de terres. La crise sécuritaire a exacerbé les cas de violence basées sur le genre déjà répandue dans les régions touchées par le conflit. En 2021, l'indice d'inégalité de genre du PNUD donne au Burkina Faso une valeur de 0,621. Il était de 0.381 au Mali, 0.496 en Côte d’Ivoire, 0.429 au Tchad et de 0.442 en Mauritanie en 2019 et de 0,583 au Niger en 2020. En 2019, les femmes représentaient 23% des membres du Parlement Mauritanien. En 2020, elles représentaient 15% des membres de l’Assemblée nationale du Tchad et 17,5% au Niger, 19% au Mali, 13% en Côte d’Ivoire et 31% au Burkina Faso. Ces données indiquent le degré auquel les femmes sont confrontées à des inégalités importantes en matière d'accès à la santé reproductive, d'autonomisation et de participation au marché du travail et à la vie politique
2. CARTOGRAPHIE DES ESPACES SURS ET ACTEURS DE MISE EN OEUVRE
1. Objectifs de la cartographie
De manière générale, la cartographie vise à identifier les ES qui ont existé dans les pays du SWEDD 1 de 2015 à 2020, à décrire les activités liées à ces ES et à disposer d'une base de données de ces interventions dans ces régions, aboutissant ainsi à une base de référence globale qui servirait à améliorer les décisions critiques, la planification et la mise en œuvre relevant du projet.
De manière spécifique, il s’agit de :
* Déterminer le nombre d'ES dans les régions du projet SWEDD dans les pays concernés de 2015 à 2020 ;
* Évaluer l'étendue géographique et la couverture de ces ES dans ces pays ;
* Identifier et décrire les paquets d’activités associées dans les ES identifiés ;
* Établir une base de données des interventions des ES ;
* Fournir des informations facilement accessibles sur le SWEDD 1

2. Approche méthodologique
Cette cartographie a été réalisée à travers une approche méthodologique mixte qui a combiné une revue documentaire et une collecte des données auprès des Unités de Gestion du Projet (UGP) et acteurs des ES des cinq pays retenus pour cette cartographie.
1. Revue documentaire
Dans le but d’obtenir des informations suffisantes et complètes pour l’élaboration de ce narratif, une revue documentaire s’est avérée nécessaire avec l’exploitation d’informations triangulées de données fournies par les pays. La revue documentaire a porté sur :
* Les documents du projet en lien avec les interventions communautaires, plus particulièrement les ES ;
* Les rapports des partenaires de mise en œuvre (ONG) qui contiennent des informations sur le nombre d'ES et les paquets d'activités ;
* Les autres informations disponibles issues de la documentation.
La revue documentaire a également examiné des sources, tels que :
* Les différents plans de travail, les rapports élaborés pour documenter l’état d’avancement des activités ;
* Les documents de travail ou autres documents produits au cours de la mise en œuvre, tels que les rapports de suivi et d’évaluation, les rapports d’études réalisées, etc.
* Les publications connexes au plan national et international sur l’autonomisation des femmes, la transition démographique, etc.
1. Collecte de données additionnelles
Une collecte de données additionnelles a été faite par le consultant en guise de compléments d’informations partagées par les équipes pays. Une première collecte complémentaire a été ainsi opérée en partageant avec les UGP des pays et les points focaux la matrice élaborée sur Excel. Cette matrice permettait donc d’avoir la répartition des ES par sites ou par zones d’interventions et sur les types d’activités connexes menées.
2. Production de la base de données dynamique et du rapport narratif de la cartographie des ES
Sur la base des informations issues de la revue documentaire et des fiches renseignées par les équipes pays, une base de données dynamique a été créé sur Microsoft Excel. Cette base de données décrit la répartition des ES par pays, région ou province et par commune ou département. Elle fournit des informations sur leur couverture géographique, leur existence, leur fonctionnement, le nombre de participantes couvertes et sur la présence/ou non de réseaux de référence actifs autours des ES de chaque localité. La base de données dynamique présente également les paquets d’activités connexes qui ont été associés aux ES dans chaque pays.
Ce rapport narratif a été élaboré sur la base des informations reçues des différentes équipes pays décrivant le processus de mise en œuvre des interventions des ES dans le SWEDD1.
3. Expérience et stratégies d’intervention des Espaces Sûrs
Dans le SWEDD, les ES sont des endroits privilégiés où des adolescentes et jeunes femmes (AJF) mariées ou non mariées, confrontées à la précarité, à la vulnérabilité et prédisposées aux grossesses et au mariage précoces sont accueillies pour des séances modulaires d’éducation non-formelle portant sur la santé de la reproduction, les compétences de vie courante, le genre, les droits humains et les compétences financières. Selon les rapports des pays, il y a eu deux types d’ES dans le SWEDD1 : les ES communautaires qui accueillent les AJF non scolarisées ou déscolarisées et les ES scolaires qui accueillent les AJF scolarisées et qui sont à risque de décrochage. L’initiative ES du SWEDD inclut une approche communautaire, dans l’objectif de promouvoir un changement des normes sociales pour développer les compétences de vie et en santé de la reproduction des filles. Ces Espaces sûrs visent à donner aux AJF les moyens de devenir autonomes, mais aussi de les transformer en vecteurs de changement social dans les pays porteurs du projet SWEDD. Les ES servent aussi à remédier aux risques encourus par les AJF qui n’ont pas un accès facile aux canaux formels de prestation des services de santé et d’éducation (écoles et les services de santé…).
La stratégie des ES part d’une intervention tridimensionnelle qui repose sur :
1. Les AJF ;
2. La communauté ;
3. Les institutions.
Le modèle d’ES [1] vise à renforcer les capacités des participantes au cours de rencontres dirigées par des mentores avec pour objectifs d’atteindre des résultats comme i) la réduction des mariages des enfants en les retardant jusqu’à l’âge minimum de 18 ans ; ii) la réduction des grossesses précoces des adolescentes et iii) le recours à la planification familiale.
4. Processus de création des Espaces Sûrs
Dans la plupart des pays, le concept d’ES était perçu comme un modèle entièrement nouveau pour les planificateurs du SWEDD1, ainsi que pour les communautés locales. Au niveau régional et technique, une approche programmatique dans la conception des interventions a été faite, associant les acteurs communautaires mais aussi étatiques ainsi que des ONG locales pour la mise en œuvre des activités et pour le suivi de celles-ci.
Dans la démarche, il y a eu des phases de consultations au niveau régional entre les experts régionaux de l’UNFPA, les ministères concernés par le projet, ainsi que des consultants internationaux recrutés à ce sujet. Ces rencontres ont servi à établir les bases d’un ES dans le SWEDD, à clarifier les objectifs d’une telle approche, et ainsi définir les étapes de mise en œuvre nécessaires par lesquelles chaque pays devrait passer pour démarrer.
Certains des pays comme la Cote d’Ivoire se sont ensuite organisés en délégations nationales pour conduire des visites au Niger qui était le seul pays ayant acquis de l’expérience par rapport à une telle intervention communautaire.
De retour de ce voyage d’apprentissage, chaque pays a dû ensuite organiser des sessions de travail au niveau national afin de définir la planification initiale et le déroulé concret de la mise en œuvre des activités des ES. Cela s’est fait à travers des consultations avec les parties prenantes, l’appui technique des ministères concernés, l’implication de consultants (nationaux et/ou régionaux) et de l’UNFPA.
Au niveau local, l’approche communautaire a été l’élément clé dans le processus de création des espaces sûrs. Il était important de sensibiliser les populations sur l’approche des ES en passant par les représentations administratives locales et en impliquant fortement les leaders communautaires et religieux. Ainsi, des assemblées villageoises ou rencontres communautaires d’information sur le projet et les modalités de sa mise en œuvre (contenu des thématiques, critères de choix des mentores et des AJF, sélection des sites, etc.) ont été organisées dans les différentes localités ciblées. Le but visé par cette approche était de promouvoir une bonne compréhension du projet SWEDD et des activités des ES, garantissant ainsi une meilleure implication des communautés dans la mise en œuvre des ES.
5. Cartographie des ES dans les pays du SWEDD 1
Les sites des ES sont des cadres d’échanges et de formations pour les AJF bénéficiaires. Avant leur mise en place effective, des missions d’identification ont été effectuées pour cibler et retenir les localités qui abriteraient le programme, et ce sur la base de plusieurs critères qui sont : la précarité de ces zones; le manque d’infrastructures et de services de bases ; le faible taux de scolarisation des filles ; le besoin d’acquisition de connaissances ou d’adoption de comportements en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR), de compétences de vies, du genre, des droits humains ; des taux relativement élevés de la prévalence du mariage et des grossesses précoces.
Dans les pays concernés par la présente cartographie, plusieurs ES ont été mis en place, dont 192 au Burkina Faso, 1024 en Côte d’Ivoire, 188 en Mauritanie, 299 au Niger et 369 au Tchad durant le SWEDD 1. Ce sont en somme 2072 ES ont été créés dans ces cinq (5) pays, avec le plus grand nombre établi en Côte d’Ivoire et le plus faible nombre en Mauritanie.
Graphique 1 : Répartition des Espaces Sûrs par pays

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Les données que nous avons obtenus des 5 pays concernés montrent que c’est au total 159 305 adolescentes et jeunes filles qui ont été admises dans les ES durant le SWEDD1. Au cours de cette phase, les données reçues du Tchad indiquent que 100 494 AJF ont été touchées par les ES ; c’est le plus grand nombre alors que le Burkina Faso a enregistré 3905 AJF, soit le plus faible nombre. Toutes les données utilisées dans cette cartographie ont été fournies par les Unités de Gestion du Projet (UGP) des différents pays et par les experts impliqués dans le programme.
Graphique 2 : Répartition des AJF par pays

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
3. Au Niger
Au Niger, la mise en place des ES s’est opéré en trois cycles d’une durée d’environ 7 mois chacun. Un nombre total de 300 ES avait été prévu mais ce sont finalement 299 qui ont été mis en place dont 102 pour le 1er cycle, 97 pour le 2ème cycle et 100 pour le 3ème cycle. Ces ES sont repartis dans les 5 régions d’intervention comme suit :
* Dosso : 47 ES répartis dans 30 communes, 47 villages et touchant 4 627 AJF ;
* Maradi : 66 ES répartis dans 47 communes, 66 villages et touchant 6 531 AJF ;
* Tahoua : 64 ES répartis dans 52 communes, 64 villages et touchant 6 195 AJF ;
* Tillabéri : 54 ES répartis dans 35 communes, 54 villages et touchant 5 135 AJF ;
* Zinder : 68 ES répartis dans 49 communes, 68 villages et touchant 6 654 AJF.
Graphique 3: Répartition des d’ES au Niger

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
De toutes les 5 régions du Niger, Zinder est la région qui a eu le plus grand nombre d’ES dont 68, alors que Dosso compte 47 ES, soit le nombre le moins élevé du pays.
Au total, 29 142 AJF ont été admises dans les 299 ES mis en place, sur une prévision de 30 000 AJF, soit un taux de réalisation de 97,14%. Parmi, les bénéficiaires, on dénombre 17 812 AJF non scolarisées et 11330 déscolarisées, soit des proportions respectives de 61,12% et 38,88%. Sur l’effectif retenu, ce sont au total 27401 AJF qui ont bouclé le programme contre 1741 qui ont abandonné en cours, soit un taux d’achèvement du programme de 94,03%.
Graphique 4 : Nombre d’AJF admises dans les ES au Niger

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
4. En Mauritanie
En Mauritanie, 188 ES ont été implémentés, touchant 5099 AJF dans 4 Régions selon la répartition suivante :
* Assababa : 42 ES répartis dans 27 communes et touchant 1108 AJF,
* Guidimagah : 45 ES mis en place dans 19 communes touchant un nombre de 1320 AJF,
* Hodh Charghi :40 ES dans 24 Communes touchant 1068 AJF,
* Hodh Gharbi : 61 ES dans 30 communes touchant 1603 AJF.
Graphique 5 : Répartition des ES au niveau de la Mauritanie

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
En termes de couverture géographique, le Hodh Gharbi est la région qui a bénéficié du plus grand nombre d’espaces sûrs (61), alors que le Hodh Charghi en compte 40, soit le nombre le moins élevé.
Graphique 6 : Répartition des AJF par région en Mauritanie

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
5. Au Tchad
Durant le SWEDD 1, un total de 360 ES ont été créés dans 4 provinces du Tchad, avec une couverture totale de 100494 AJF. Ces espaces sûrs sont repartis comme suit :
* Hajer-Lamis : 100 ES couvrant 4 communes dont Dababa qui dispose de 21 ES pour 4220 AJF, la commune de Haraze- Albiar avec 20 ES pour 3572 AJF et la commune de Dagana avec 59 ES pour 4476 AJF. C’est un effectif de 12268 AJF qui a été touché par les 100 ES dans cette province.
* Le Kanem : 89 ES couvrant 3 communes dont la commune du Kanem qui compte 49 ES répartis dans 49 localités et touchant 2450 AJF, la commune du Wadi-Bissam qui totalise 19 ES dans 19 localités pour 1000 AJF et la commune du Nord Kanem avec 21 ES pour 1050 AJF. Ce sont au total 4500 AJF qui ont été touchées par les ES dans cette province.
* Le Lac : 90 ES pour 34744 AJF répartis dans 3 communes dont Mamdi qui dispose de 30 ES répartis dans 30 localités et touchant 14062, la commune de Kaya avec 30 ES et 11581 AJF et la commune de Wayi avec 30 ES et 9101 AJF.
* Le Salamat : 90 ES et 48.982 AJF répartis dans 3 communes dont la commune de Barh Arzoum avec 34 ES et 19994 AJF, la commune de Aboudeya avec 26 ES et 13.900 AJF touchées et enfin la commune de Haraze Mangueigne dispose de 30 ES et 15088 AJF.
Graphique 7: Répartition des ES par province au Tchad dans le SWEDD1

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Le constat au niveau du Tchad est que les ES sont repartis de façon égale dans les 4 provinces ciblées par le SWEDD 1. Cependant, le nombre d’AJF diffère d’une province à l’autre.
Graphique 8 : Répartition des AJF par province au Tchad

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
6. Burkina Faso
Cinq (05) régions ont été concernées par la mise en place des ES au Burkina Faso. Au total, 192 ES ont été mis en place et ont touché 3905 AJF. Les régions concernées sont :
* La Boucle du Mouhoun avec au total 78 ES pour 1178 AJF répartis sur 6 provinces. On note 17 ES et 397 AJF dans la province du Mouhoun, 13 ES et 267AJF dans le Kossi, 12 ES et 240 AJF dans le Banwa, 14 ES et 309AJF dans les Balé, 13 ES et 264 AJF dans le Sourou et 9 ES et 96 AJF dans le Nayala.
* L’Est avec 58 ES et touchant 1423 AJF. Ces ES sont repartis entre cinq provinces avec 15 ES et 332 AJF pour le Gourma, 2 ES et 100 AJF pour la Kompienga, 15 ES et 370 AJF pour la Tapoa, 02 ES et 50 AJF pour la Komondjari et 24 ES et 571 AJF pour la Gnagna.
* Le Centre-Est avec 15 ES avec un effectif de 375 AJF dont 05 ES et 100 AJF dans la province du Boulgou, 05 ES et 104 AJF dans le Koulpélogo, et 05 ES et 124 AJF dans le Kouritenga.
* Le Sahel avec 24 ES et 532 AJF répartis dans 4 provinces qui sont entre autres le Séno qui couvre 5 ES et 122 AJF, le Soum avec 07 ES et 150 AJF, l’Oudalan avec 05 ES et 106 AJF et le Yagha avec 07 ES et 129 AJF.
* Les Hauts-Bassins qui ont enregistré un total de 17 ES et qui ont couvert 399 AJF répartis dans 3 provinces qui sont le Houet avec 06 ES et 149 AJF, le Kénédougou avec 05 ES et 125 AJF et enfin le Tuy avec 06 ES et 125 AJF.
Graphique 9 : Répartition des ES par région au Burkina Faso

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Au Burkina, on constate que la Boucle du Mouhoun dispose de plus d’ES (78 ES), mais a touché moins d’AJF (1178), comparé à la région de l’Est qui en dispose moins (58 ES) et qui a touché un plus grand nombre d’AJF(1423AJF).

Graphique 10: Répartition des AJF par région au Burkina Faso

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
7. En Côte d’Ivoire
Pendant le SWEDD1, 1024 ES ont été mis en place en Côte d’Ivoire. Ils ont touché 20665 AJF. Ces ES ont couvert 10 régions et sont repartis comme suit :
* Bafing : 75 ES et 1229 AJF touchées. Ces ES sont repartis entre 3 communes soit 38 ES et 586 AJF à Touba, 19 ES et 244 AJF à Koro et enfin 18 ES et 344 AJF à Ouanimou.
* Bagoué : 182 ES et couvrant 3660 AJF dont 92 ES et 1970 AJF à Boundiali, 35 ES et 576 à Kouto, 55 ES et 1114 à Tengrela.
* District Autonome Abidjan : 33 ES et ont touché 513 AJF reparties entre les communes de Attécoubé avec 60 AJF, Adjamé avec 51 AJF, Yopougon 234 AJF, Koumassi 68 AJF et enfin 100 AJF à Abobo.
* Folon : 60 ES couvrant les communes de Kaniasso avec 29 ES et 549 AJF, Minignan avec 31 ES et 615 AJF soit un total de 1164 AJF touchées.
* Hambol : 104 ES qui couvre les communes de Katiola avec 40 ES et 1499 AJF, Dabakala avec 37 ES et 969 AJF et Niakaramandougou avec 27 ES et 811 AJF soit un total de 3279 AJF touchées.
* Kabadougou : 60 ES et 1194 AJF touchées soit 17 ES et 344 à Madinani, 20 ES et 384 AJF à Seguelon, 21 ES et 433AJF à Odiennié et enfin 02 ES et 33 AJF à Samatigula.
* Marahoué avec 38 ES repartis entre les communes de Bouaflé avec 18 ES et 276 AJF, Sinfra avec 12 ES et 216 AJF et enfin Zuénoula avec 08 ES et 94 AJF. Soit un total de 586 AJF touchées.
* Poro : 219 ES avec 4482 AJF à son actif. Ces ES sont repartis entre les communes de Korhogo qui comptabilise 196 ES et 3937 AJF, M’bengué avec 18 ES et 453 AJF et Sinematiali avec 5 ES et 92 AJF.
* Tchologo : 161 ES et 2747 AJF touchées soit 62 ES et 1010 AJF à Ferkessédougou, 34 ES et 574 AJF à Kong ,65 ES et 1163 AJF à Ouangolodougou.
* Tonpki avec 92 ES et 1811 AJF impliquées soit 50 ES et 931 AJF à Man, 09 ES et 388 AJF à Biankouma, 14 ES et 71 AJF à Danané, 13 ES et 22 AJF à Zouan Hounien et enfin 06 ES et 199 AJF à Sipilou.
Graphique 11: Répartition des ES par région en Côte d’Ivoire

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
Graphique 12: Répartition des AJF dans les AJF en Côte d’Ivoire

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
6. Cartographie des acteurs/trices impliqué.e. s dans le fonctionnement des Espaces Sûrs
Pour réussir la mise en œuvre des interventions des ES, plusieurs acteurs/trices ont été impliqué.e.s à divers niveaux avec des rôles différents. Il s’agit essentiellement de personnels tels que : les mentores, et les superviseurs sur lesquels reposaient essentiellement le fonctionnement effectif des ES, mais aussi du personnel de structures partenaires, et l’Unité de Gestion du projet.
8. Les mentores
Ce sont généralement des jeunes femmes recrutées dans les communautés cibles sur la base de critères définis et formées sur les thématiques de genre, de SSR, des compétences de vie, etc… Les mentores sont chargées entres autres d’animer les séances d’apprentissage dans les ES et de servir de passerelles entre les bénéficiaires et les services sociaux de base disponibles dans les localités.
Pour le SWEED 1, au total 2393 mentores ont été recrutées dans les cinq (5) pays, dont 107 en Mauritanie, 301 au Niger, 369 mentores au Tchad, 1212 en Côte d’Ivoire et 384 au Burkina Faso. Ces mentores ont assuré le fonctionnement des ES et ont accompagné plus particulièrement les AJF tout au long du programme dont la durée variait entre 4 et 9 mois selon le pays. Etant donné leur rôle clé dans la mise en œuvre des activités communautaires du SWEDD 1, il nous a semblé important de dresser une cartographie qui déclinerait leur nombre par zones et par ES pour chacun des cinq pays. Elle se présente comme suit.
1. Au Niger
Au Niger pour le fonctionnement des 299 ES, 301 mentores ont été recrutées. On note un léger déficit d’une mentore à Maradi, un surplus d’une mentore pour Dosso et de deux à Tahoua. En somme pour chaque ES, le fonctionnement était assuré par une seule mentore. La répartition des mentores en fonction des cinq (05) régions du pays est la suivante :
* Dosso : 48 mentores pour 47 ES.
* Maradi : 65 mentores pour 66 ES.
* Tahoua :66 mentores pour 64 ES.
* Tillabéri :54 mentores pour 54 ES.
* Zinder : 68 mentores pour 68 ES.
Graphique 13: Répartition des mentores au Niger
Source : Pop Council / CERFODES, 2023
2. En Mauritanie
En Mauritanie, il y avait 107 mentores pour 188 ES ; on note un déficit important de mentores de 43,1%. Ce qui signifie qu’il n’y avait pas assez de mentores pour couvrir tous les ES. On se retrouvait donc avec des mentores qui avaient en charge deux (2) à trois (3) ES à la fois. La répartition des mentores par région se présente comme suit :
* Assababa : 29 mentores pour 42 ES, soit un déficit de 30,1%,
* Guidimagah : 21 mentores pour 45, soit un déficit de 53%,
* Hodh Charghi :25 mentores pour 40 ES, soit un déficit de 37,5%,
* Hodh Gharbi :32 mentores pour 61 ES, soit un déficit de 47,5%.
Graphique 14 : Répartition des mentores en Mauritanie
Source : Pop Council / CERFODES, 2023
3. Au Tchad
Durant le SWEDD 1, pour un total de 369 ES, 369 mentores ont été recrutées. Cela signifie qu’une mentore avait la charge d’un ES au Tchad.
* Hajer-Lamis : pour 100 ES il en existait 100 mentores.
* Le Kanem : 89 mentores ont été recrutées pour le fonctionnement de 89 ES.
* Le Lac : il y avait 90 mentores pour 90 ES
* Le Salamat : on compte 90 mentores pour 90 ES.
Graphique 15 : Répartition des mentores au Tchad

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
4. Burkina Faso
Pour les 192 ES, le Burkina Faso a recruté 384 mentores soit deux fois le nombre d’ES. Cela pourrait laisser comprendre qu’au Burkina Faso 2 mentores aient été recrutées pour un ES dans toutes les régions. La répartition de ces mentores par région est la suivante :
* La Boucle du Mouhoun avec un total de 156 mentores pour 78 ES.
* L’Est comptait 116 mentores pour les 58 ES qui avaient été mis en place. Il serait nécessaire de comprendre cet écart important en surnombre de mentores dans cette région, ainsi que l’utilisation des mentores lorsqu’elles ne sont pas en sessions.
* Le Centre-Est compte 30 mentores pour seulement 15 ES.
* Le Sahel avait 48 mentores pour 24 ES.
* Les Hauts-Bassins enregistraient 34 mentores pour 17 ES.
Graphique 16 : Répartition des mentores par région au Burkina Faso

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
5. Côte d’Ivoire
Pendant le SWEDD1, 1212 mentores ont été recrutées pour le fonctionnement de 1024 espaces sûrs mis en place en Côte d’Ivoire. La répartition des mentores par sites est la suivante :
* Bafing : 76 mentores pour 75 ES.
* Bagoué : 192 mentores pour 182 ES. Il existe un léger surplus de mentores
* District Autonome d’Abidjan : 63 mentores pour 33 ES. Pour le cas d’Abidjan il y a quasiment près de deux fois le nombre de mentores par rapport au nombre d’ES ; ce serait bien de comprendre cet écart et l’utilisation exacte des mentores.
* Folon : 76 mentores pour 60 ES, soit un surplus de 16 mentores.
* Hambol : 133 mentores pour 104 ES, soit un surplus d’une trentaine de mentores.
* Kabadougou :75 mentores pour 60 ES.
* Marahoué : 50 mentores pour 38 ES.
* Poro : 230 mentores pour 219 ES.
* Tchologo : 206 pour 161 ES.
* Tonpki : 111 mentores pour 92 ES.
Graphique 17: Répartition des mentores par région en Côte d’Ivoire
Source : Pop Council / CERFODES, 2023
On peut observer que le nombre de mentores dépassait de 18% le nombre d’ES.
9. Les superviseur.e.s
Ce sont en général des hommes et femmes adultes qui avaient pour rôle d’assister et de suivre la participation des filles aux sessions. Ils/elles notent les absences et présences des AJF tout en les exhortant à être plus assidues aux séances des ES. Ils/elles ont aussi la charge de produire des rapports mensuels. Dans certains pays, ils/elles sont appellé.e.s des chargés(e)s de suivis.
Dans le SWEDD1, Ils/elles étaient au total 638 personnes qui ont été recrutées pour superviser les ES. Ainsi la répartition par pays donne 121 chargés(e)s de suivis au Niger, 104 en Mauritanie, 383 au Burkina Faso, 10 en Côte d’Ivoire et 20 au Tchad. Par ailleurs, au Tchad ce sont 08 superviseurs et 12 animateurs/trices qui ont joué ce rôle. En ce qui concerne le cas particulier de la Cote d’Ivoire, les données reçues de l’équipe indiquent qu’il y a un superviseur pour chaque région (10 superviseurs pour 10 régions).
Globalement, on note que les superviseur(e)s/chargé(e)s de suivi étaient trois fois moins nombreux.es que les ES. Il existe ainsi un déséquilibre patent du nombre de chargées de suivi d’avec le nombre d’ES mis en place. Il importe au niveau de la cartographie des chargées de suivi de cerner leurs critères de répartition et de comprendre leur implication concrete dans le programme. En effet, comment comprendre que le Burkina Faso avec 192 ES aient par exemple 383 chargés(e)s de suivi et que la Côte d’Ivoire et le Tchad avec respectivement 1024 ES et 360 ES ne comptaient que 10 et 20 chargées de suivi.

Graphique 18: Nombre de chargé(e)s de suivi par pays

Source : Pop Council / CERFODES, 2023
10. Acteurs et partenaires de mise en œuvre
En plus des mentores et des superviseur(e)s d’ES, plusieurs autres acteurs ont contribué à la mise en œuvre et au fonctionnement des ES du SWEDD1. Ce sont les UGP, les partenaires des ministères techniques et des structures déconcentrées, les ONGS et associations, ainsi que les leaders communautaires et religieux.
Les membres de l’Unité de Gestion de Projet (UGP) : Dans chaque pays du SWEDD, une Unité de Gestion du Projet (ou Unité de coordination du projet (UCP) pour le cas de la Côte d’ivoire) est mise en place et travailles-en étroite collaboration avec tous les autres acteurs intervenants sur le projet, de par leur rôle d’entité de coordination et d’administration principale.
Les agents des ministères techniques et de leurs structures déconcentrées : La mise en œuvre des ES est faite avec l’appui et la collaboration de plusieurs ministères techniques dans chaque pays.
Au Niger, il s’agit notamment du ministère des Enseignements Professionnels et Techniques, du ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant et du ministère de la Santé Publique.
En Mauritanie, il s’agit du ministère de l’Éducation Nationale, du ministère de la Jeunesse, du ministère de la Santé et du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.
Au Tchad, on note l’appui du ministère de l’Education Nationale, du ministère de la Jeunesse, du ministère de la Santé et du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.
Au Burkina Faso, ce sont principalement le ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique et le ministère de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille.
Quant à la Côte d’Ivoire, les ministères impliqués sont le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.
Cela montre que la mise en œuvre de ces ES s’est faite avec des ministères qui répondaient aux contenus du programme mais aussi pour garantir la pérennisation d’une telle initiative.
En plus des ministères, des d’ONG et associations ont été sollicitées pour la mise en œuvre des ES. Ainsi, dans chaque pays, le recrutement d’une ou de plusieurs ONG de mise en œuvre était une priorité que chaque équipe devait prendre en compte dans la conception et la planification des interventions des ES.
Au Niger, ce sont des ONG comme ADL, AGIR +, PLCE/F, le consortium SONGES-ANIMAS, ONEN, HIKIMA qui ont été les principales organisations partenaires dans la mise en œuvre des ES au Niger.
En Mauritanie, c’est le BUMEC, un bureau d’études qui a appuyé le projet en lieu et place de l’ONG de mise en œuvre.
Au Burkina Faso, l’Association Songui Manegré/ Aide au Développement endogène (ASMADE) a été l’ONG principale de mise en œuvre.
Au Tchad plusieurs ONG locales ont été recrutées pour la mise en œuvre du projet SWEDD1. Elles avaient la charge de la mise en œuvre directe dans les régions d’intervention. Il s’agissait des ONG :
1. ADI (Association pour le Développement Intégré) au Lac Tchad ;
2. ADESOL (Association pour le Développement Économique et Social du Lac) au Kanem ;
3. PDR (Programme de Développement régionaux) dans le Salamat ;
4. ADES (Agence de Développement Économique et Social) dans le Hadjer Lamis.

Les leaders communautaires et religieux : Il est important de mentionner que dans tous les pays concernés, les leaders communautaires et religieux ne sont pas restés en marge de la mise en œuvre des ES. Ils ont joué un rôle clé dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire. Leur implication a contribué à obtenir l’engagement et l’adhésion des populations au projet. Les leaders religieux ont particulièrement contribué à la contextualisation des curricula notamment en Mauritanie et au Tchad.

3. ACTIVITES CONNEXES
Les activités des ES faisaient partie d’un paquet d’autres activités SWEDD comprises dans la sous-composante 1.2 du projet ; leurs mises en œuvre respectives étaient liées dans tous ces pays. Au cours de l’établissement des interventions des ES, plusieurs activités connexes ont été également réalisées en faveur des AJF et des autres membres des communautés cibles. Ce sont entre autres : i) les formations qualifiantes sur les activités génératrices de revenus (AGR) ; ii) les visites à domicile ; iii) les dialogues communautaires ; iv) les rencontres de coaching éducationnel des mentores ; v) les causeries éducatives ainsi que des vi) sessions modulaires de formation et d’alphabétisation.
7. Formations qualifiantes sur les activités génératrices de revenus (AGR)
En ce qui concerne les AGR qui ont eu lieu au sein des ES, ce sont principalement des pays comme la Mauritanie, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui les ont réalisés. Les bénéficiaires ont reçu des formations qualifiantes sur des activités comme la couture de voiles, la transformation et la conservation des produits laitiers, la boulangerie/pâtisserie, la production de savons/produits cosmétiques, la cuisine, l’énergie solaire, la photographie et les montages vidéo. Grace a ces AGR, les bénéficiaires auraient accumulé des capacités qui leur permettraient de démarrer des activités propres à elles, leur permettant ainsi de se faire un revenu et d’être financièrement autonomes.
Plusieurs AJF ont bénéficié de ces AGR à travers les ES de la Mauritanie où nous notons par exemple 232 bénéficiaires de formations qualifiantes à Assaba, 189 à Guidimagha, 295 à Hodh Charghi et 343 à Hodh Gharbi. Parmi ces formations, il y’avait une formation sur l’éducation financière qui a contribué au renforcement des connaissances et compétences des AJF en matière de gestion financière. Les participantes était au nombre de 47 à Assaba, 126 à Guidimagha et 122 à Hodh Gharbi. On note que la région de Hodh Charghi n’a pas enregistré de formation en éducation financière.
Au Burkina Faso, 330 AJF des cinq régions concernées par le projet ont reçu des formations sur les AGR. Ce sont 125 AJF dans la Boucle du Mouhoun, 115 à l’Est, 21 dans la région du Centre-Est, 41 au Sahel et 28 dans les Haut- Bassins.
En Côte d’Ivoire sur 10 régions touchées par le projet, 9 régions ont connu l’expérience des AGR, exceptée la région de Hambol où les AGR n’ont pas été réalisées. Le District Autonome d’Abidjan a enregistré 92 participantes, 35 à Marahoué, 123 à Topki, 165 à Bafing, 193 à Folon, 332 à Kabadougou, 275 à Poro, 313 à Bagoué et 707 bénéficiaires à Tchologo.
Il faut noter qu’au Niger et au Tchad, il n’y a pas eu d’activités connexes comme les AGR, l’éducation financière, etc.
8. Les visites à domicile (VAD)
Au Niger et au Tchad les visites à domicile (VAD) ont été une des activités connexes réalisées. On note deux types de VAD : les VAD ordinaires (ou visite de courtoisie) et les VAD obligatoires réalisées en cas de problèmes sociaux (maladies, opposition des parents ou du mari à la fréquentation de l’ES ou des cas d’adolescentes dotées précocement) par les membres des ONG de mise en œuvre et les mentores. Dans le SWEDD1, 7743 personnes ont bénéficié de VAD sur l’ensemble des cinq régions touchées par le projet au Niger. Ces visites étaient reparties de manière inégale d’une région à une autre. Avec 39% des VAD totales, la région de Maradi enregistre le plus grand nombre de personnes ayant reçues des visites à domicile. A l’opposé, la région de Zinder enregistre le plus faible taux de personnes visitées au Niger (11%).
Au Tchad, c’est 12 470 personnes qui ont bénéficié des VAD dans les quatre (4) provinces couvertes par le projet (Hadjer Lamis, Kanem, Lac et Salamat). La province du Kanem compte le plus grand nombre de bénéficiaires avec 78% du nombre total. Pour ce qui concerne les autres régions touchées dans ce pays, nous retenons 930 personnes à Hadjer Lamis, 1184 dans la région du Lac et 633 à Salamat.
Au Burkina 14767 personnes ont reçu des VAD. La Boucle du Mouhoun enregistre le plus grand nombre de bénéficiaires avec 8861 personnes soit 60% des bénéficiaires des VAD. On note, 3596 bénéficiaires de VAD à l’Est, 756 bénéficiaires au Centre-Est, 918 bénéficiaires dans les Hauts- Bassins et 636 au Sahel qui possède le plus faible nombre.
9. Les dialogues communautaires (DC)
Les dialogues communautaires (DC) sont des sessions de sensibilisation de communautés encadrées par les facilitateurs communautaires (FACOM) sur des thèmes en relation avec les ES comme la planification familiale, les violences basées sur le genre, la scolarisation de la jeune fille, etc. Ces sessions visent à enclencher un changement des normes sociales au sein des communautés cibles.
Des DC ont été réalisés au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Au Niger, ces activités ont été réalisées dans toutes les régions cibles et ont connu une grande participation avec environ 120 100 participantes au total, dont 26 000 à Maradi, 25 900 à Tahoua, 23 300 à Tillabéri et 28 500 à Zinder et 16 400 à Dosso.
Au Tchad, c’est au total 23 457 personnes qui ont participé aux DC sur l’ensemble des provinces couvertes par le SWEDD1, avec 13 297 participantes soit plus de 50% dans le Lac, 5260 à Hadjer Lamis, 4900 à Kanem et 6378 à Salamat.
Au Burkina Faso, dans la région de la Boucle du Mouhoun, 960 personnes ont pris part aux DC, à l’Est nous enregistrons 752 participantes, 586 au Centre-Est, 796 au Sahel et 736 dans les Haut- Bassins. Au total 3830 personnes ont participé aux DC.
En Côte d’Ivoire, 8 régions sur les 10 régions concernées par le projet ont connu l’expérience des DC. Le District Autonome d’Abidjan et la région de Hambol n’ont pas initié des séances de DC. Environ 476 personnes ont été touchées par les DC à Marahoué, 2540 à Tonpki, 2806 à Bafing, 1914 à Folon, 2284 à Kabadougou, 7317 à Poro, 6321 à Bagoué et 6997 participants à Tchologo.
10. Les rencontres de coaching éducationnel
Il ressort que les mentores de tous les pays concernés par cette étude ont bénéficié de séances de coaching éducationnel, exceptée celles de la Côte d’Ivoire. Ces rencontres sont des cadres d’échanges qui ont contribué à renforcer les compétences des mentores et à améliorer leur performance dans l’animation des ES. Les rencontres de coaching éducationnel ont été conduites par les superviseurs d’ES avec l’appui de certains partenaires comme les ASBC et autres membres des ONG de mise en œuvre.
Au Tchad, 183 mentores ont participé aux rencontres de coaching éducationnel. Ces participantes sont reparties sur l’ensemble des quatre (4) régions touchées par le projet avec 32% à Hadjer Lamis, Kanem 19%, Lac 21% et Salamat 26%.
Au Niger, on note 1300 participations à Dosso, 1800 à Maradi, 1440 à Tahoua, 1102 à Tillabéri et 1900 à Zinder.
En Mauritanie, c’est 204 mentores qui ont pris part aux rencontres de coaching éducationnel dont 54 participantes à Assaba, 38 à Guidimagha, 50 à Hodh Charghi et 62 à Hodh Gharbi.
Au Burkina Faso, 4429 mentores ont assisté aux rencontres de coaching éducationnel avec 1702 participantes dans la Boucle du Mouhoun, 1423 à l’Est, 373 au Centre-Est, 532 au Sahel et 399 dans la région des Hauts-Bassins.
11. Causeries éducatives
Au titre des activités connexes, on note également que des causeries éducatives ont été réalisées au Niger, au Tchad, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Les causeries éducatives sont des séances de sensibilisation réalisées au profit de parents d’adolescentes dans les localités abritant les ES ou non. Elles ont été conduites par les ASBC et membres d’OBC qui ont été formés sur les mariages d’enfants, les pratiques traditionnelles néfastes, les droits humains, le civisme et les techniques de mobilisation et de communication. L’objectif global de cette activité était de sensibiliser les populations sur la problématique du mariage forcé et les pratiques traditionnelles néfastes afin de contribuer à la réduction des mariages d’enfants.
Au Tchad, ce sont 7286 personnes qui ont assisté aux séances de causeries éducatives à Hadjer Lamis, 2115 à Kanem, 26049 dans le Lac et 20966 à Salamat.
Au Niger, on note au total 130 668 participations aux séances de causeries éducatives avec 24000 participantes à Dosso, 36000 à Maradi, 29000 à Tahoua, 2212 dans le Tillabéri et 39456 à Zinder.
Au Burkina Faso, 7494 personnes ont assisté aux causeries éducatives avec 2135 participantes dans la Boucle du Mouhoun, 1844 à l’Est, 1301 au Centre-Est, 1589 au Sahel et 625 participantes dans les Hauts-Bassins.
En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, 13823 participations ont été répertoriées. Trente-cinq (35) participantes ont assisté aux causeries éducatives dans le District Autonome d’Abidjan, 253 à Marahoué, 1067 à Tonpki, 1440 à Bafing, 1775 à Folon, 1767 à Kabadougou, 2127 à Poro, 2981 à Bagoué et 2378 à Tchologo. La région de Hambol n’a pas réalisé de causerie éducative.

4. LECONS APPRISES ET RECOMMANDATIONS
1. Leçons apprises
* La présente cartographie a permis de voir la nécessité d’avoir au niveau des pays un système fonctionnel et centralisé des données et des informations sur les ES. Ce système devra être mis à jour régulièrement avec les données fournies par les acteurs terrains sur chaque site ou zones. Ainsi la base de données dynamiques apparait comme une leçon apprise qui devra être utilisée par les acteurs à l’issue de sa validation.
* Les différentes activités connexes réalisées sont d’une grande importance pour les AJF et même pour les communautés. En effet, ces activités sont perçues comme des opportunités et des facteurs de motivation pour les AJF à participer aux séances des ES. La visite à domicile par exemple constitue un acte de socialisation et de sympathie en l’endroit des AJF. C’est aussi un moyen de les inciter à participer davantage aux séances et de compter sur le soutien de leurs proches.
* L’approche communautaire est capitale dans la mise en œuvre des ES. Pour une forte mobilisation des communautés, il est toujours nécessaire de développer une stratégie de communication efficace et adéquate qui implique toutes les couches au niveau de la population (parents, enfants, enseignants, leaders religieux et communautaires, autorités administratives.)
* Les équipes pays ont adopté une approche multisectorielle qui a consisté à impliquer plusieurs départements ministériels dans l’ensemble du processus – la conception initiale, la planification, la mise en œuvre et le suivi évaluation apprentissage. Cette approche garantissait ainsi la prise en compte effective des domaines supervisés par ces ministères respectifs.
* Avoir des mentores et des superviseurs bien formés et en nombre suffisant constitue une condition indispensable pour la réussite des interventions des ES.

2. Recommandations
Pour la cartographie
* Consolider la base de données dynamique attachée au présent rapport et l’étendre aux pays non pris en compte dans cette cartographie.
* Fournir les ressources et capacités nécessaires pour la collecte et l'utilisation d'informations précises, complètes et régulières pour assurer un suivi de qualité du programme.

Pour les ES et l’égalité du genre et genre transformationnel
* Définir des normes claires qui précisent les critères de recrutement des mentores et superviseurs dans chaque pays, leurs rôles et leur répartition équitable dans les ES. Cela permettra d’éviter la disproportion entre le nombre de mentores recrutées et le besoin réel sur le terrain.
Encourager et soutenir les AGR au profit des AJF et de leurs familles dans les différentes zones d’intervention, surtout les zones extrêmement touchées par la pauvreté ;
* Doter les mentores et les superviseurs de compétences et capacités nécessaires selon les recommandations de bonnes pratiques et de preuves mondiales pour bien assurer l’animation des sessions dans les ES.

* Accroitre les initiatives de sensibilisation des populations sur l’importance des ES pour les AJF ;
* Impliquer les communautés, principalement les leaders communautaires dans la communication pour le changement de comportement ;
* Étendre les ES à plusieurs régions des pays concernés pour plus d’impact. Cela contribuera à toucher plusieurs filles qui seront des ambassadrices dans leurs communautés et lutteront contre les mariages forcés et dénonceront plusieurs cas sociaux qui nuisent leur bien-être.
* Proposer des contenus attrayants pour les sessions des ES afin de susciter l’intérêt régulier et actif des AJF
* Dresser une cartographie des autres composantes du projet SWEDD, dont e programme d’appui à l’éducation des filles, les clubs des maris (CdM) et clubs des futurs maris.
Conclusion
La présente cartographie ne concerne que cinq (5) pays (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mauritanie, Niger, Tchad) sur les six (6) pays initialement prévus. C’est une cartographie qui a été réalisée sur la base de données, d’informations et de rapports fournis par les différentes équipes pays à travers les UGP et les experts ayant travaillé sur le projet SWEDD1. Cette cartographie est une vue d’ensemble des différents ES mis en place dans ces pays pendant le SWEDD1, à travers des informations et des données sur leur création, le nombre d’AJF touchées, les acteurs mobilisés dans la mise en œuvre de ces interventions ainsi que les activités connexes réalisées dans ces pays et par localités. En somme, la cartographie des ES du SWEDD1 est une photographie des réalisations au niveau des sites ou des zones d’interventions du projet dans chaque pays.
Au-delà des ES, la cartographie offre l’opportunité de connaitre les différentes activités connexes associées aux ES dans les zones d’intervention du projet ainsi que les bénéficiaires de telles activités. Parmi les activités connexes, on note essentiellement les AGR, les visites à domicile (VAD), les dialogues communautaires, les causeries éducatives, les rencontres de coaching éducationnel, etc. Il est à noter que la cartographie fait ressortir également les réseaux de référence actifs présents autour des ES, leur niveau de fréquentation, ainsi que l’impact de ces réseaux sur la vie des AJF. Toutefois l’analyse sur ces réseaux de référence n’a pas pu être développée dans ce présent rapport, car les rendez-vous sollicités auprès des différents pays sont restés sans réponse. Il est encore nécessaire d’avoir les données souhaitées sur ces réseaux de référence, car ces réseaux de référence des éléments importants que le projet SWEDD2 pourrait considérer pour la suite de sa mise en œuvre.
La cartographie montre la nécessité de mettre en place un système de Suivi-Évaluation-Apprentissage (SEA) grâce auquel les données et retours d’informations procurés tout au long du processus de mise en œuvre pourra améliorer des interventions des ES actuels et à venir. Avec la base de données dynamiques qui est mise en place et joint à ce rapport narratif, Population Council et le projet SWEDD, avec les différents intervenants et partenaires, disposent d’un outil de connaissance et de prise de décision sur le suivi et/ ou les réajustements au programme en tout temps et par pays. Notons que cette base de données conçue simplement sur Excel peut être mise à jour pour le SWEDD2 en vue de mesurer les progrès, les goulots d’étranglement et les variations mise en œuvre et de résultats du projet entre pays.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
* SWEDD Burkina & ONG ASMADE. Rapport annuel du sous-projet « Sukaabé Rewlé » ou lutte contre le mariage d’enfants, janvier 2020 ;
* SWEDD Niger. Rapport global de fin d’activités : volet « espaces surs » du sous-projet :« espaces surs-clubs des futurs maris »
* SWEDD Tchad. Rapport final : Enquête d’évaluation des connaissances des filles et femmes bénéficiaires des interventions du projet en matière de santé de la reproduction, de la scolarisation des filles et du renforcement du pouvoir économique des femmes, septembre 2020
* Population Council. Le Guide des normes minimales pour des espaces sûrs : la conception, la mise en œuvre, et le suivi, l’évaluation et l’apprentissage, 2021.
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ANNEXE : RAPPEL DU PROJET SWEDD1, SES OBJECTIFS ET SES DIFFERENTES COMPOSANTES
Contexte et justification
L’initiative régionale Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel – Sahel Women Empowerment and Demographic Dividend (SWEDD) est née de la convergence de vues entre les six chefs d’Etat des pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) engagés à réduire la vulnérabilité des populations de leur pays, et la croissance démographique pour favoriser la capture du dividende démographique. Elle est financée par la Banque mondiale, avec comme partenaire technique le Fonds des Nations pour la population (UNFPA) et de l’Organisation Ouest-Africaine de la santé (OOAS).
Cette initiative se distingue par son approche novatrice du développement centrée sur la lutte contre les causes profondes et non les symptômes de la pauvreté. Elle met davantage l’accent sur les facteurs de fragilité des Etats, tels que la forte croissance démographique qui continue d’absorber les efforts de développement. Le Projet SWEDD vise à réduire les inégalités entre les sexes dans la région du Sahel, en mettant l’accent sur le renforcement de capacités des adolescentes et des jeunes femmes, mais aussi des jeunes hommes dont l’implication dans le processus est primordiale.
Objectifs
L’objectif global de l’initiative est d’accélérer la transition démographique, de déclencher le dividende démographique et de réduire les inégalités de genre dans la région du Sahel.
Objectifs spécifiques
De manière spécifique, le projet SWEDD vise à :
* Améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité dans les zones cibles ;
* Accroitre la production et le partage des connaissances ;
* Accroitre les capacités et la coordination régionale.
Composantes
Les objectifs du SWEDD sont regroupés en trois (03) composantes qui sont :
Composante 1 : accroitre la demande pour les produits et services de Santé Reproductive, Maternelle, Infantile, Néonatale, et de la Nutrition (SRMNIN) par la Communication pour un changement social et comportemental et l’autonomisation des femmes et adolescentes.
Composante 2 : renforcer les capacités régionales afin d’améliorer l’offre en produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et en personnel qualifié.
Composante 3 : renforcer le plaidoyer et la concertation de haut niveau menés dans le cadre du projet et à renforcer les capacités pour l’élaboration des politiques et la mise en œuvre du projet.
Instances de coordination
La coordination du projet SWEDD est assurée à deux niveaux : la coordination au niveau régionale et la coordination au niveau nationale.
Coordination au niveau régional
Au niveau régional, le Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (BRAOC) assure le Secrétariat technique régional (STR) pour le compte du Comité régional de pilotage (CRP). Le STR apporte une assistance technique aux pays dans la mise en œuvre des interventions relatives aux différentes composantes du projet, avec le soutien de partenaires techniques comme le Population Council qui a dirigé le travail compris dans ce rapport.
Le Secrétariat du Comité régional de pilotage est assuré par le Coordonnateur du Secrétariat technique régional de l’initiative.
Coordination au niveau national
Au niveau national, la mise en œuvre de l’initiative est conduite par une unité de gestion du projet (UGP) comprenant un coordonnateur, un chargé de programme, un responsable de passation des marchés, un chargé de suivi et d’évaluation et un responsable administratif et financier. L’UGP travaille sous la supervision du Comité national de pilotage (CNP) et fonctionne comme une entité « parapluie » pour coordonner la mise en œuvre des différentes composantes par les ministères techniques et promouvoir ainsi la multisectorialité dans le pays.

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[1] Pour plus d’informations sur le modèle d’ES, vous pouvez consulter cet article https://ssir.org/articles/entry/how_to_give_adolescent_girls_voice_choice_and_control

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