20 août, 2026

STRATEGIE ESPACES SURS EN MILIEU SCOLAIRE EN CI

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PROJET D’AUTONOMISATION DES FEMMES ET LE DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE DANS LE SAHEL

Table des matières

ABREVIATIONS 4
Remerciements 5
INTRODUCTION 6
1 CONTEXTE ET JUSTIFICATION 7
2 OBJECTIFS 9
2.1 Objectif 1 : 9
2.2 Objectif 2 : 9
2.3 Objectif 3 : 10
3 STRATEGIE D’IMPLICATION DES ACTEURS SCOLAIRES 10
3.1 Implication des acteurs du ministère en charge de l’éducation nationale 11
3.1.1 Au niveau central 11
3.1.2 Equipe sectorielle de l’Education 11
3.1.2.1 Mission de l’équipe sectorielle 11
3.1.2.2 Composition de l’équipe sectorielle 12
3.1.3 Au niveau des bureaux des directions régionales 14
3.1.3.1 Directeur Régional de l’Education Nationale (DREN) 14
3.1.3.2 Point focal du projet SWEDD (Collaborateur désigné) 15
3.1.3.3 Médecins et Travailleurs sociaux de la DMOSS 16
3.1.4 Au niveau des établissements scolaires (collèges) 16
3.1.4.1 Chefs d’établissement 17
3.1.4.2 Adjoints aux chefs d’établissement 17
3.1.4.3 Educateurs, agents d’encadrement 18
3.1.4.4 Enseignantes-mentores 18
3.1.4.5 Professeurs de Mathématiques et de français (désignés) 19
3.2 Implication des parents de filles bénéficiaires 20
4 CONSIDERATION DE L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRE 21
4.1 Calendrier scolaire 21
4.2 Activités pédagogiques prioritaires 21
4.3 Activités extra scolaires 23
5 DISPOSITIONS PRATIQUES DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET 24
5.1 Désignation des acteurs scolaires 24
5.1.1 Critères de désignation des membres du personnel 24
5.1.1.1 Chef d’Etablissement/Directeur des études 24
5.1.1.2 Adjoint au chef d’établissement (ACE) 25
5.1.1.3 Educateurs 26
5.1.1.4 Professeurs de Mathématiques et de Français 27
5.1.1.5 Mentores 28
5.1.2 Critères de désignation des filles bénéficiaires 30
5.1.2.1 Critères de sélection de filles bénéficiaires des espaces sûrs 30
5.1.2.2 Critères de sélection des filles bénéficiaires des cours d’appui pédagogique 30
5.1.2.3 Critères de sélection de filles bénéficiaires d’appui alimentaire 31
5.2 Préparation avant les animations des espaces sûrs 31
5.2.1 Mobilisation du personnel de l’Education 31
5.2.2 Mobilisation des parents d’élèves 32
5.2.3 Mobilisation des élèves bénéficiaires 33
5.2.3.1 Sélection définitive des filles bénéficiaires. 33
5.2.3.2 Composition des groupes des espaces sûrs 34
5.2.3.3 Planification des animations 34
5.2.4 Plan de progression des animations des espaces sûrs 35
5.2.5 Début des animations dans les espaces sûrs 36
5.2.6 Durée d’une séance d’animation 36
5.2.7 Durée de la formation de la cohorte de filles 37
5.2.8 Clôture de la formation dans les espaces sûrs 37
6 COLLABORATION AVEC LES ACTEURS EXTERIEURS A L’ECOLE 38
6.1 La Collaboration avec les organisations non gouvernementales 38
6.2 La Collaboration avec les autres ministères 38
6.3 Les Acteurs du ministère de la sante 39
6.4 Les Acteurs des services sociaux de base 39
7 COORDINATION ET SUIVI DES ACTIVITES DES ESPACES SÛRS. 39
7.1 La Coordination centrale de l’Education 39
7.2 La coordination régionale des activités. 40
7.2.1 Les Outils de la coordination régionale 40
7.2.2 Les périodes de rapportage 42
7.2.3 Le circuit d’information 43
8 GESTION ADMINISTRATIVE ET FIDUCIAIRE DES ACTIVITES DU PROJET 43
8.1 Le rôle de l’administration scolaire 46
8.2 Le rôle des ONG 47
CONCLUSION 49
ANNEXES 51

ABREVIATIONS

AAC
Assistant Administratif et Comptable
ACE
Adjoint au Chef d'Etablissement
AIBEF
Association Ivoirienne pour le Bien-Être Familial
CVC
Compétences de vie courante
DAJ
Direction des Affaires Juridiques
DAPSCOGES
Direction de l’Animation de la Promotion et de Suivi des Comités de gestion des établissements scolaires
DCS
Direction des Cantines Scolaires
DEEG
Direction de l’Egalité et de l’Equité du Genre
DEEP
Direction de l’encadrement des établissements Privés
DELC
Direction des écoles lycées et collèges
DMOSS
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire
DMOSS
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire
DOB
Direction de l’Orientation et des Bourses
DPFC
Direction de la Pédagogie de la Pédagogie et de la Formation Continue
DREN
Direction Régionale de l'Education
DSPS
Direction des Stratégies, de la Planification et des Statistiques
DVS
Direction de la Vie Scolaire
ES
Espaces Sûrs
IRC
International Rescue Committee
MENETFP
Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
MFFE
Ministère de la Famille Femme et Enfant
MSHP
Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique
OBC
Organisation à Base Communautaire
OEV
Orphelin et Enfants Vulnérables
ONG
Organisation Non Gouvernementale
PTAB
Plan de Travail Annuel Budgétisé
PVVIH
Personnes vivant avec le VIH
SCDA
Service de communication de la Documentation et des Archives
SSR
Santé sexuelle et reproductive
SWEDD
Sahel women empowerment and Demographic Dividend
UCP
Unité de Coordination du Projet
UNFPA
Fonds des Nations Unies pour la Population
VBG
Violence Basée sur le Genre
VIH
Virus de l'Immunodéficience Humaine

Remerciements

L’Equipe sectorielle du projet SWEDD Education adresse ses sincères remerciements à tous ceux qui se sont activement impliqués dans l’élaboration du présent document de stratégie destiné à la mise en œuvre des activités du projet SWEDD en Côte d’Ivoire.
Il s’agit principalement des acteurs du système éducatif et des ministères techniques impliqués dans la mise en œuvre du projet SWEDD, notamment :
* Le Cabinet du Ministre en charge de l’Education Nationale, pour ses orientations stratégiques,
* Les Représentants du Ministère en charge de la Santé et ceux de la Famille, pour leur précieuse collaboration,
* Les Directions centrales et Services rattachés du Ministère en charge de l’Education Nationale, pour l’expertise mise à la disposition de l’équipe sectorielle,
* Les Directeurs Régionaux de l’Education Nationale, les Chefs d’Etablissements, les adjoints aux chefs d’établissements, leurs collaborateurs et les Mentors des espaces sûrs, pour leurs fructueuses contributions aux travaux d’élaboration et leur éclairage sur les réalités du terrain,
* Les organisations de la société civile actrices de mise en œuvre de la phase 1 (IRC, AIBEF, Centre SAS, ONEF) pour leur méthodologie d’action.
Nos remerciements s’adressent également aux personnes ressources du système des Nations Unies et des partenaires au développement pour leur appui technique et financier, notamment la Banque Mondiale, l’UNFPA-CI et WCARO.
Remerciements particuliers vont à l’endroit de :
* L’UCP SWEDD, pour son expertise et sa contribution à l’élaboration du présent document,
* Le Secrétariat Technique Régional (STR) du projet SWEDD pour ses orientations éclairées
* Les Organisations Non Gouvernementales internationales (ONG) Population Council et Promundo[1] pour la disponibilité de leurs documents et le partage d’expériences sur la mise en œuvre de différentes stratégies.
*

INTRODUCTION

Au cours de la phase initiale du Projet SWEDD en Côte d’Ivoire, le Ministère en charge de l’Education Nationale a élaboré le sous-projet Education dénommé « Projet d’appui à l’amélioration du maintien de la jeune fille dans le premier cycle du secondaire ». Trois types d’activités essentielles ont été retenus dans ce sous-projet à savoir :
* Les activités d’animation des espaces sûrs,
* Les activités d’appui alimentaire et
* Les activités de cours d’appui pédagogiques en français et en mathématiques.
La phase 1 du projet a vu le démarrage effectif des deux premières activités. A cette phase, il a été recommandé aux acteurs de l’Education, de permettre aux ONG et autres acteurs de la société civile, d’organiser la mise en œuvre effective des activités sur le terrain. Ainsi, suite à des appels à manifestation d’intérêt, deux ONG, dont l’une internationale dénommée International Rescue Commettee (IRC) et l’autre nationale, Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial (AIBEF) ont été retenues pour l’encadrement des Espaces sûrs. Deux autres ONG nationales, le centre SAS et l’ONEF, ont été retenues pour encadrer l’appui alimentaire à Korhogo et à Bondoukou.
Le bilan cumulé de l’encadrement des espaces sûrs au cours de cette phase 1 par les deux ONG, révèle que tous les objectifs n’ont pas été atteints. L’on a enregistré globalement 94% des espaces sûrs ouverts pour toucher seulement 61% des filles bénéficiaires attendues. L’achèvement du contenu curriculaire est resté largement en deçà des attentes du ministère en charge de l’Education Nationale et de celles des acteurs du projet. Selon le rapport des ONG, seulement 50% des contenus curriculaires ont été dispensés dans les sites encadrés par IRC et 23% sur les sites de AIBEF. Ces données laissent transparaître de sérieuses insuffisances imputables aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités et à l’absence totale d’implication des administrateurs scolaires (les responsables des établissements scolaires) dans la mise en œuvre.
Ce bilan présenté au Ministère en charge de l’Education Nationale, a fait réagir la hiérarchie du ministère qui estime que le milieu scolaire est un « écosystème particulier » ayant des spécificités dont il faut tenir compte avant d’y conduire toute action. Ignorer ces spécificités, c’est courir un risque réel de compromettre les chances de succès, surtout quand il s’agit d’activités extra-scolaires.
Par souci d’exécuter avec réalisme les activités du projet en milieu scolaire et rechercher autant que possible l’atteinte des objectifs, l’équipe de l’Education propose une stratégie de mise en œuvre qui prend en considération l’implication des responsables scolaires et de leurs collaborateurs clés, capables de contribuer au succès des activités.
Cette stratégie décrit les différents niveaux d’implication des acteurs de l’école, les dispositions pratiques de mise en œuvre des activités du projet en considération de l’environnement scolaire et les mécanismes de suivi et de gestion dans la mise en œuvre.
Le présent document de stratégie est rédigé pour exposer l’approche méthodologique du Ministère en charge de l’Education Nationale.

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes et le dividende démographique dans le sahel (SWEDD) en Côte d’Ivoire, le Ministère en charge de l’Education Nationale est partie prenante et acteur majeur de la composante 1.2 aux côtés du Ministère en charge de la Santé et du Ministère en charge de la Famille.
La composante 1.2 vise l’amélioration de la demande en services de Santé de la Reproduction Maternelle Néonatale Infantile et Nutritionnelle (SRMNIN) et le renforcement de l’autonomisation des femmes et des filles.
Pour la mise en œuvre du projet SWEDD, le Ministère en charge de l’Education Nationale est porteur du sous-projet « Améliorer le maintien de la jeune fille dans le premier cycle de l’enseignement secondaire ».
Ce sous-projet Education vise deux objectifs spécifiques à savoir :
1) Renforcer l’encadrement et les conditions d’apprentissage des filles scolarisées,
2) Renforcer les connaissances des jeunes filles scolarisées en santé sexuelle et de la reproduction et en compétences de vie.
Au cours de la phase 1 du projet qui s’est déroulée du 30 juin 2016 au 30 juin 2019, le Ministère en charge de l’Education Nationale avait identifié trois activités clés dont la mise en œuvre devrait conduire à l’atteinte des deux objectifs spécifiques sus-indiqués. Il s’agissait notamment de :
* L’appui alimentaire destiné à adresser la question de vulnérabilité alimentaire de certaines adolescentes et jeunes filles scolarisées, pour qui le manque d’alimentation quotidienne constituait un obstacle à leur apprentissage et une raison de non assiduité à l’école. C’est également une des raisons de déperdition scolaire, au regard de la micro enquête sociale réalisée en 2015 à Bondoukou par le service social de la DREN.

* Il s’agissait également de l’animation des espaces sûrs scolaires destinés à renforcer les compétences de vie courante des adolescentes et jeunes filles des classes de 6ème à la 3ème (dans le premier cycle de l’enseignement secondaire) et dont les âges varient généralement entre 10 et 19 ans. En effet, à l’issue de la campagne de sensibilisation et de lutte contre les grossesses des adolescentes en cours de scolarité dénommée « Zéro grossesse à l’école » de 2013 à 2015, les statistiques du Ministère en charge de l’Education Nationale, ont montré régulièrement que les 2/3 des grossesses scolaires concernaient les filles de ce cycle d’enseignement.

* Il s’agissait enfin, de l’encadrement des filles à travers les cours d’appui pédagogique en Mathématiques et en Français, dans le but de relever le niveau faible des filles ou peu douées dans ces disciplines fondamentales. Les difficultés de compréhension que rencontrent généralement les filles avec ces deux disciplines d’enseignement, constituent pour les filles, des obstacles réels pour accéder aux classes suivantes.
Ainsi, ces trois activités devraient permettre aux filles bénéficiaires du projet SWEDD, d’acquérir une ouverture d’esprit et un soutien pédagogique nécessaire pour poursuivre leur cursus scolaire.
La mise en œuvre de ces activités, au sein des lycées et collèges, devrait impliquer pleinement les responsables scolaires, garants de la gestion des programmes, des emplois du temps et des populations scolaires auprès de la hiérarchie de l’éducation nationale et même auprès des parents d’élèves.
Malheureusement, dans la première phase du projet SWEDD, qui a couvert douze (12) Directions régionales de l’Education nationale (DREN) à savoir : Abidjan 1, Abidjan 4, Bondoukou, Bouaflé, Boundiali, Daloa, Ferkessédougou, Korhogo, Minignan, Odienné, San-Pedro et Yamoussoukro et impliqué 120 établissements secondaires (lycées et collèges), l’ implication des responsables scolaires n’a pas été visible ou suffisante, au vu des difficultés soulevées régulièrement et rapportées par les acteurs de mise en œuvre que sont les ONG IRC et AIBEF.
Ce déficit de collaboration avec les responsables scolaires, a été donc un obstacle majeur à l’exécution des activités par endroit et a pu influencer assurément les résultats de cette mise en œuvre.
Les résultats de la phase 1 synthétisés dans le tableau ci-dessous auraient pu être en hausse si tous les acteurs scolaires avaient été impliqués, ne serait-ce qu’en ce qui concerne le nombre de filles bénéficiaires touchées et de nombre de modules dispensés.
Tableau synthétique tiré des rapports finaux de IRC et de AIBEF

BILAN
IRC
%
AIBEF
%
TOTAL
%
Nombre d'Espaces sûr prévus
763
100%
171
100%
934
100%
Nombre d'Espaces sûrs identifiés
724
94,88%
161
94,15%
885
94,75%
Nombre d'Espaces sûrs ouverts effectivement
664
87,32%
161
94,15%
825
88,32%
Filles bénéficiaires

Nombre de Filles prévues dans les ES
22876
100%
5130
100%
28006
100%
Nombre de Filles touchées [2] 13725
60%
3438
67%
17163
61,25%
Animation

Nombre de sessions prévues
26
100%
26
100%
–
–
Nombre de sessions dispensées [3] 13
50%
06
23%
–
–

Pour y remédier, le Ministère en charge de l’Education Nationale a recommandé fortement de tenir compte de l’écosystème scolaire, en recueillant les avis et suggestions des responsables des établissements scolaires et de les impliquer dans l’organisation des activités de terrain. Cela permettrait de garantir le bon déroulement des activités au sein des écoles et des résultats plus significatifs.
Qu’envisageons-nous pour garantir la pleine implication des acteurs scolaires et la réalisation efficace des activités ?
Quel cadre de collaboration envisageons-nous entre l’école et les partenaires extérieurs de mise en œuvre dans la gestion, la conduite des aspects de protection contre les VBG et la coordination des actions ?
2. OBJECTIFS

1. Objectif 1 :

* Impliquer les acteurs scolaires dans la mise en œuvre des activités
Il s’agit pour l’équipe Education, de responsabiliser les chefs d’établissements scolaires et leurs collaborateurs clés qui gèrent quotidiennement les activités scolaires et extra-scolaires, afin de les amener à organiser et à suivre les activités du projet SWEDD et à s’y intéresser pour faciliter leur déroulement. Cette implication permettra aux responsables scolaires de mieux apprécier la plus-value que le projet peut apporter aux adolescentes dans leurs écoles.
2. Objectif 2:

* Exploiter le potentiel de chaque acteur pour accroître les résultats attendus

Il s’agit de donner l’occasion à chaque responsable scolaire, selon la répartition des tâches qu’il assure au sein de l’établissement scolaire, de contribuer à la réduction des obstacles qui peuvent se présenter au cours de la mise en œuvre du projet. Il sera question pour chacun, de mettre sa créativité et son ingéniosité au service du projet afin de mobiliser toutes les compétences susceptibles d’accroitre les résultats attendus de façon efficace et efficiente.
Ainsi on exploitera les compétences des personnels suivants :
Les DREN/DDEN
* Les points focaux du projet en région
* Les Chefs d’établissements
* Les Adjoints aux chefs d’établissements
* Les Educateurs et éducatrices
* Les Enseignants et Enseignantes
* Les mentores
* Les travailleurs sociaux
* Les infirmiers et infirmières scolaires
* Les médecins affectés dans les services du ministère
* Etc.
1. Objectif 3 :

* Assurer une bonne collaboration entre l’école et ses partenaires autour des objectifs du projet.

Les responsables scolaires et leurs collaborateurs doivent comprendre et renforcer la collaboration avec des partenaires extérieurs à l’école, qui ont un rôle complémentaire à jouer dans le cadre de ce projet. Ils doivent en effet comprendre l’importance de ces partenaires dans l’appui alimentaire pour certains, la prévention et la prise en charge des cas de VBG pour d’autres.

Par ailleurs, la gestion fiduciaire des activités menées sur le terrain peut présenter un caractère complexe en raison des procédures spécifiques pour la justification des dépenses de l’Etat de Côte d’Ivoire et de ses Partenaires financiers. Cela exige l’intervention d’autres structures extérieures au système scolaire et nécessite une bonne collaboration pour faciliter les opérations financières.

La mobilisation des parents d’élèves autour du projet, de même que leur bonne perception du changement de comportement envisagé par les activités du projet, dépendront de la bonne collaboration qui sera instituée par les acteurs scolaires.
Il est donc recommandé aux acteurs de l’école d’établir une bonne communication entre les acteurs de mise en œuvre en respectant le circuit de l’information pour garantir la bonne collaboration.
3. STRATEGIE D’IMPLICATION DES ACTEURS SCOLAIRES

Au cours de la première phase de mise en œuvre du projet SWEDD, les acteurs du Ministère en charge de l’Education Nationale, ont eu une implication très limitée.
La stratégie envisagée par l’équipe de l’Education pour optimiser la mise en œuvre du projet SWEDD dans les écoles, repose sur trois piliers :
* L’implication concrète des acteurs du Ministère,
* Une organisation qui tient compte de l’environnement scolaire,
* La collaboration avec les acteurs extérieurs de l’école.
1. Implication des acteurs du ministère en charge de l’éducation nationale

Au Ministère en charge de l’Education Nationale, les parties prenantes à impliquer dans la mise en œuvre des activités du projet SWEDD doivent être clairement identifiées et leurs rôles définis. Il s’agit des acteurs :
* Du cabinet,
* Equipe sectorielle éducation,
* Des directions régionales,
* Des établissements scolaires.
1. Au niveau central

Le représentant du ministre demande aux Directeurs centraux de désigner leurs points focaux pour la formation de l’équipe Sectorielle
Il préside les réunions de l’équipe sectorielle et donne des instructions et des orientations pour la bonne conduite des activités du projet SWEDD -Education. A cet effet, il doit en être régulièrement informé.
2. Equipe sectorielle de l’Education
Une équipe sectorielle de l’éducation est mise en place pour assurer des missions précises dans le cadre des activités du projet et représente une courroie pour la transmission des informations du projet à la hiérarchie ministérielle à travers sa composition multi sectionnelle.
1. Missions de l’équipe sectorielle

Les membres de cette équipe participent régulièrement aux réunions de coordination qui sont des cadres indiqués pour réfléchir, ajuster et orienter les actions dans le sens de la réussite du projet.
Ils sont consultés pour donner leurs avis sur les actions qui cadrent avec les directives scolaires dans leurs différents domaines de compétence résumées dans le tableau ci-dessous (cf tableau 2).
Ils participent à l’élaboration des différents documents stratégiques et de planifications ainsi qu’aux missions d’encadrement, de suivi et de contrôle qualité organisés par l’équipe sectorielle éducation.
Cette équipe est chargée de l'orientation, de l'impulsion et de l'accompagnement des acteurs du milieu éducatif en synergie avec les intervenants des autres agences d'exécution que sont les Ministères impliqués dans le projet SWEDD et les organisations de la Société Civile retenues par appel à manifestation d'intérêt en vue de la mise en œuvre des activités.
Une Cellule Focale, entité du Comité Sectoriel, logée à la Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire, assure la coordination des activités du Sous Projet Education et rend compte de la gestion du projet au Cabinet du Ministre, sous le couvert du Directeur de la DMOSS qui assure la Direction Technique du Sous Projet Education.
A ce titre, elle veille à ce que les directions centrales et services impliqués élaborent les termes de référence des activités qui leur sont attribuées dans le cadre du Projet et encadre l'exécution desdites activités. Les rapports d'activités et de missions accompagnés de pièces justificatives des dépenses effectuées sont produits et acheminés à l’unité de coordination du projet (UCP). La Cellule Focale coordonne également les activités internes de suivi/évaluation.

2. Composition de l’équipe sectorielle de l’Education

L’équipe sectorielle est l’émanation des directions centrales du ministère et la coordination sectorielle du sous projet SWEDD Education est assurée par une équipe multisectorielle, composée de vingt et un membres.
Les membres du Comité Sectoriel sont nommés par arrêté du Ministre en charge de l'Education Nationale, sur proposition du Directeur de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire.
Cette équipe sectorielle est composée :
* Des membres du comité restreint permanent,
* D’un personnel d'appui au comité restreint,
* Des membres d’un comité élargi.
1. Comité restreint de quatre (04) membres
Le Comité Sectoriel restreint est composé de :
Un (01) Point Focal Coordonnateur ;
Un (01) Chargé de Programme ;
Un (01) Chargé de passation des marchés ;
Un (01) Chargé de Suivi/Evaluation ;

Elle est assistée d'un personnel d'appui technique et administratif.

2. Personnel d'appui technique et administratif de cinq (05) membres
Le Personnel d'appui technique et administratif est composé de :
Un (01) Assistant Chargé de Programme ;
Un (01) Assistant Chargé de Suivi/Evaluation ;
Un (01) adjoint au Chargé de passation des marchés ;
Un (01) Chargé de formation ;
Un (01) adjoint au Chargé de formation ;

3. Comité élargi.
Le comité élargi est composé de douze (12) membres issus des différentes direction centrales et services rattachés au cabinet du ministère

Tableau 2.
N°
Direction Centrale
Compétence/contribution
1
Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Gérer et suivre la mise en œuvre des activités pédagogiques, les cours d’appui en Français et en Mathématiques
* Elaborer les leçons de vie. .
2
Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire (DMOSS)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Assurer le secrétariat permanent de la coordination sectorielle du projet, la prise en charge psychosociale des cas sociaux, des cas de VBG, OEV, PVVIH, des cas de grossesses des jeunes filles en cours de scolarité
* Collecter et traiter les données des cas sociaux, la protection de la jeune fille
* Traiter les dossiers de réintégration.
3
Direction des Stratégies, de la Planification et des Statistiques (DSPS)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Assurer la collecte et le traitement des données statistiques
* Immatriculer les élèves,
* Faire le suivi du cursus scolaire
4
Direction des Ecoles lycées et Collèges (DELC)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Assurer la gestion des espaces physiques scolaires, la réintégration des filles mères et autres élèves filles en situation de vulnérabilité dont les dossiers sont traités par la DMOSS
5
Direction de l’Animation de la Promotion et de Suivi des Comités de gestion des Etablissements Scolaires (DAPSCOGES)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Jouer le rôle d’interface entre l’administration scolaire et les parents d’élèves,
* Sensibiliser les parents d’élèves sur l’importance des activités du projet SWEDD/Education
6
Direction de l’Encadrement des Etablissements Privés (DEEP)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Jouer le rôle d’interface entre l’administration scolaire et les promoteurs d’établissements scolaires privés,
* Sensibiliser les promoteurs des établissements scolaires privés sur l’importance du projet SWEDD/Education
7
Direction des Cantines Scolaires (DCS)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Donner des orientations à l’équipe projet allant dans le sens de la vision du Ministère pour l’alimentation scolaire en vue d’une pérennisation
8
Direction des Affaires Juridiques (DAJ)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Conseiller juridiquement l’équipe Education du projet sur les différents droits y compris le droit du personnel et des enfants
9
Direction de la Vie Scolaire (DVS)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Donner des orientations sur une meilleure gestion des activités extrascolaires à travers les clubs scolaires, la vie associative des élèves et les animations des Espaces Sûrs
10
Direction de l’Egalité et de l’Equité du Genre (DEEG)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Orienter l’équipe Education sur la prise en compte de l’aspect genre dans le développement des activités du projet SWEDD/Education
11
Direction de l’Orientation et des Bourses (DOB)
Pour cette direction, il s’agira de :
* Conseiller l’équipe projet sur les critères et conditions d’attribution de bourses pour les filles en situation de vulnérabilités
* Conseiller l’équipe projet sur les différentes possibilités d’orientation des élèves filles enceintes, mères.
12
Service de Communication de la Documentation et des Archives (SCDA)
Pour ce Service rattaché au cabinet du Ministre, il s’agira de :
* Conseiller l’équipe projet sur la communication et la visibilité des actions menées et à mener dans le cadre du projet SWEDD

Dans le cadre du projet SWEDD, la Direction de la Mutualité et des Œuvres Sociales en milieu Scolaire (DMOSS) assure le lead institutionnel au sein du Ministère. De façon régulière, un dispositif de rapportage des actions menées par chaque direction permettra d’en assurer le suivi.
3. Au niveau des bureaux des directions régionales

Dans chaque direction régionale, les acteurs à considérer dans le cadre de projet SWEDD sont de deux ordres. Il s’agit d’une part, du Directeur Régional de l’Education Nationale (DREN) ou bien son représentant et d’autre part de ses collaborateurs désignés pour suivre les activités du projet.
Quelles contributions déterminantes peuvent apporter ces acteurs dans la réussite des activités du projet ?
3. Directeur Régional de l’Education Nationale (DREN)

Le Directeur Régional de l’Education en tant que premier responsable du Ministère de l’éducation Nationale dans la région est le coordonnateur de toutes les activités éducatives initiées par le Ministère. De sa position, il rend directement compte au ministre et à son cabinet, de toutes les actions entreprises dans le cadre de ses compétences et de sa mission en région. Il reçoit également des instructions de la hiérarchie et instruit à son tour, ses collaborateurs aux fins de la mise en œuvre des instructions reçues et leur demande de lui rendre compte.
A ce titre, il est le gestionnaire de l’ensemble des structures scolaires, publiques et privées, de sa région ainsi que des effectifs du personnel public.
Dans le cadre du projet SWEDD, le DREN en tant que représentant du Ministère en région et supérieur hiérarchique du personnel de l’éducation, est l’autorité garante de l’implication effective des personnels sollicités.
Sur demande de la Direction technique, le DREN prend l’avis des chefs d’établissement et propose la liste des établissements scolaires à impliquer dans les activités du projet.
C’est pour cette raison que la coordination régionale des activités dans tous les établissements scolaires lui est confiée. Il organisera alors des réunions trimestrielles de coordination, avec l’ensemble des chefs d’établissements du projet, qui coordonnent eux-mêmes localement, l’activité du comité école, chargé de veiller sur les activités du projet.
Outre ces réunions de coordination, le DREN devra réaliser avec son équipe de bureau régional, des missions de supervision et de suivi des activités du projet dans les établissements scolaires bénéficiaires. C’est un premier niveau de contrôle qualité avant les missions du niveau central, prévues par l’équipe centrale de coordination du Ministère en charge de l’Education Nationale. La périodicité envisagée est trimestrielle.
Pour toutes ces actions, il sera nécessaire de mettre à la disposition du DREN, des moyens de son action, que ce soit pour les réunions de coordination comme pour les visites de suivi et de supervision sur le terrain, en termes de frais d’organisation des réunions, de carburant et de frais de communication téléphonique. L’encadrement technique et la vérification de la qualité des rapports ainsi que des autres types de justifications seront assurés par l’organisation extérieure recrutée à cet effet.
4. Point focal du projet SWEDD (Collaborateur désigné)

Au niveau de chaque bureau des douze (12) Directions régionales de l’éducation nationale bénéficiaires de la phase 1 du projet SWEDD, il a été désigné un point focal du projet SWEDD parmi les collaborateurs du DREN. Cette représentation sera reconduite dans les six (06) nouvelles zones sélectionnées pour la phase 2 du SWEDD. Ce point focal sera chargé d’assurer la coordination quotidienne des activités du projet, en lien avec les établissements scolaires et de rendre compte au DREN, des avancées du projet mais aussi des difficultés rencontrées avec des solutions préconisées pour résolution.
Il centralisera les données du projet (gestion des listes des écoles impliquées, liste des personnels impliqués, liste des élèves bénéficiaires, liste des cas de vulnérabilités signalés par l’école, liste des cas de VBG signalés et référés etc.). A cet effet, il bénéficiera de l’appui technique de l’ONG recrutée.
Le point focal devra veiller à garantir un intérim pour la mentor absente en collaboration avec l’ACE et veiller à former une mentor remplaçante avec l’appui de l’ONG recrutée.

Le point focal préparera également les réunions de coordination trimestrielles entre le DREN et les chefs des établissements/Directeurs des Etudes et en assurera le secrétariat. Les différents rapports de coordination seront transmis à l’équipe de la coordination centrale éducation qui transmettra à l’unité de coordination nationale du Projet (UCP).
La réalisation de ses tâches justifie que des moyens d’action soient mis à sa disposition notamment une moto, du carburant mais aussi des moyens de communication téléphonique et internet. Par ailleurs, un équipement en matériel informatique et en fournitures de bureau pour un fonctionnement minimum est nécessaire. L’encadrement technique et la vérification de la qualité des rapports ainsi que des autres types de justifications seront assurés par l’organisation non gouvernementale extérieure recrutée à cet effet.
5. Médecins et Travailleurs sociaux de la DMOSS

Sans être directement intégrés à l’équipe de coordination et de gestion du projet SWEDD, les médecin CREMOSS et les travailleurs sociaux de la DMOSS en région, pourraient être d’une grande utilité dans la gestion des cas médicaux et des cas sociaux de vulnérabilité et des Violences Basées sur le Genre (VBG) détectés dans les différents établissements scolaires où est mis en œuvre le projet SWEDD.
Bien qu’aucun dispositif financier ou matériel ne soit prévu en ce qui les concerne, il parait évident qu’une prise en charge d’un cas de VBG pourrait occasionner la mobilisation des moyens financiers ou matériels.
De même, le référencement de cas des filles victimes ou survivantes des VBG vers les services sociaux de base du ministère des affaires sociales ou ceux du ministère de la famille, des plates formes VBG des localités du projet, peut occasionner des frais. La prise en compte financière de telles situations estimées dans une proportion de 3% des élèves bénéficiaires, pourrait être faite par une entité extérieure à l’école.
Ce faisant, ces acteurs travailleront en étroite collaboration avec l’organisation non gouvernementale recrutée aussi pour son expertise dans la délivrance des interventions de protection (définition de critères de vulnérabilité, prévention et prise en charge des cas de VBG, de stigmatisation en lien avec la gestion du cycle de menstruation, etc.) des bénéficiaires dudit Projet. (Voir section 9 gestion administrative et financière)

4. Au niveau des établissements scolaires (collèges)

Au niveau des établissements scolaires qui participent au projet, quatre types de personnel pourraient contribuer efficacement au bon déroulement des activités et permettre d’atteindre de bons résultats, si et seulement si leur implication est effective et totale.
Il s’agit du chef de l’établissement, de son ou de ses adjoints, des éducateurs et des enseignantes (mentors).
Qu’attend-on de ces acteurs comme contribution pour l’atteinte des objectifs du projet ?
6. Chefs d’établissement

Les chefs des établissements scolaires (le Principal dans le cadre des collèges et le Proviseur dans le cas des lycées publics, le Directeur des Etudes pour les établissements privés) sont les premiers responsables des lycées et collèges. Ils sont établis pour organiser le fonctionnement des établissements, pour mettre en œuvre le calendrier scolaire et veiller au bon déroulement des apprentissages, ainsi qu’à la bonne gestion et à l’administration de la structure scolaire, du personnel mis à la disposition des établissements et l’encadrement des apprenants et apprenantes.
Les chefs d’établissement gèrent également les relations entre l’école et les partenaires extérieurs de l’école dont les parents d’élèves et autres structures de la société civile.
Leur implication dans le suivi des activités du projet SWEDD, au sein des établissements qu’ils dirigent, serait le gage d’une mise en œuvre effective par les acteurs directes (mentor, professeur de mathématique, professeur de Français et les filles bénéficiaires.)
Chaque chef d’établissement sera chargé d’organiser des réunions d’un comité local de suivi des activités du projet intitulé « comité école » et pourra ainsi connaitre de manière précise l’état d’avancement du projet dans son établissement. Le chef d’établissement gèrera avec l’appui des membres du comité local de son établissement, les difficultés rencontrées avec les filles ou avec leurs parents.
De même, dans les cas de VBG signalés et autres questions de protection, il bénéficiera de l’encadrement de l’organisation non gouvernementale pour trouver avec le comité école, des orientations locales afin d’une solution ou d’un référencement rapide, respectueux des normes de confidentialité et de dignité de la victime ou survivante.
Les chefs d’établissement, prépareront les points de l’évolution des activités pour les réunions de coordination régionale avec le DREN chaque mois.
7. Adjoints aux chefs d’établissement

Ils sont les chevilles ouvrières de la planification des enseignements à travers l’élaboration et l’ajustement des emplois du temps de toutes les classes et de tous les niveaux d’enseignement dans les établissements scolaires. Ils maitrisent par la même posture, toutes les données de l’école (nombre d’enseignants et enseignantes, nombre d’élèves filles et garçons, nombre de salle de classe fonctionnelles et disponibles, etc.)
En tant que tel, ils sont les seuls personnels à maitriser toutes les plages horaires disponibles et susceptibles d’être accordées à l’animation des Espaces sûrs dans le cadre du projet. Pour mémoire, il a été noté au cours de la phase 1 du projet SWEDD, que les ONG de mise en œuvre, ont régulièrement signalé l’insuffisante participation des filles bénéficiaires dans certaines localités et dans plusieurs établissements scolaires. Cette situation était souvent liée aux animations prévues le samedi et le mercredi après-midi quand les élèves n’avaient pas de cours pédagogiques.
Pour remédier à cette situation, il est envisagé dans la mesure du possible, que les plages horaires libres dans les emplois du temps des classes puissent être utilisés pour animer les espaces sûrs. De cette façon, l’on évitera de convoquer les filles, les samedis et les participations pourront être améliorés considérablement.
8. Educateurs, agents d’encadrement

Les éducateurs sont les principaux agents d’encadrement qui suivent les mouvements des différents flux d’élèves dans l’établissement. Ils sont les gestionnaires des données relatives au élèves (liste des classes, bulletins de notes scolaires etc.).
De ce fait :
* Ils sont responsabilisés pour veiller à l’application et au respect du règlement intérieur de l’école.
* Ils observent les entrées et les sorties des élèves.
* Ils représentent le personnel de liaison entre les parents et l’administration scolaire. Ils sont chargés de convoquer les parents des élèves en cas de nécessité ou de recueillir leur consentement si le besoin se fait sentir. Ils les informent de toute situation concernant leurs enfants.
Dans la cadre du projet SWEDD2, l’implication de ce personnel d’encadrement permettra de réaliser à tout instant, la mobilisation des bénéficiaires (élèves filles) et même des parents. Il s’agit pour l’administration scolaire de confier à ce personnel, la mobilisation constante des élèves en leur rappelant les jours et horaires de tenue des animations des espaces sûrs, de s’assurer de la présence effective des enseignantes (mentor) et de rappeler aux parents la nécessité pour eux de laisser les filles participer[a] à cette activité constructive.
Leur apport sera surtout très appréciable dans les cas où les mentors ne font pas partie du personnel de l’établissement des bénéficiaires. Ce fut surtout dans ces circonstances que la participation des filles avait été constatée faible au cours de la phase 1 du SWEDD selon les acteurs du terrain.
9. Enseignantes-mentores

Au cours de la phase 1, l’équipe de projet avait pris la précaution de sélectionner des mentors, exclusivement issus du personnel féminin de l’éducation (Professeure, Institutrice, Educatrice, Travailleuse sociale etc.). Cette précaution sera reconduite pour la phase 2.
Les mentors animeront les Espaces Sûrs en suivant une progression du contenu du curriculum élaboré au niveau central sur la base des directives et normes minimales définies au niveau des pays SWEDD. Cela donnera lieu à une progression uniforme dans l’ensemble des espaces sûrs scolaires. Les mentors seront supervisés par les adjoints au chef d’établissement (ACE) ou le point focal en DREN.
La progression des animations, une fois planifiée, permettra à toutes les animatrices de démarrer dans la même période et d’avoir une même durée d’animation pour achever l’encadrement des espaces sûrs.
Cette disposition n’avait pas été prise dans la phase 1 du projet, ce qui a occasionné de larges disparités dans la progression des thèmes animés, d’une région à une autre et d’un établissement scolaire à un autre de la même région. Cette disparité devra être corrigée avec la programmation de la progression en amont.
Chaque mentor se verra confier ainsi, l’animation de deux (02) Espaces surs dans un même établissement. Cela est réalisable (ce n’est pas excessif), lorsque la mobilisation des bénéficiaires est déjà faite par les éducateurs.
Il s’agit de faire des animations autour des contenus modulaires pour faire comprendre aux bénéficiaires les notions et valeurs véhiculées par le curriculum. Cela ne donnera pas lieu à des devoir écrits ni à des corrections de copies.
Deux séances hebdomadaires pour chaque groupe devraient permettre d’achever le curriculum en quatorze (14) semaines y compris la semaine de clôture.
L’ensemble des travaux rapportés bénéficieront de l’encadrement et la validation par l’organisation contractante en vue de réunir les justifications nécessaires aux dépenses qui seront engagées.

10. Professeurs de Mathématiques et de français (désignés)

Les professeurs de Mathématiques et de Français désignés dans le cadre des activités du projet, auront à charge de mettre en œuvre la stratégie de pédagogie différenciée destinée à relever le niveau des filles bénéficiaires des espaces sûrs chez lesquelles l’on décéléra des faiblesses dans les deux disciplines d’enseignement (Mathématiques et Français).
Pour encadrer ces filles de niveau, ils les regrouperont non pas par espace sûr, mais plutôt par niveau de classe.
Il s’agira pour ces professeurs, d’utiliser l’approche de la pédagogie différenciée pour identifier les difficultés que rencontre chaque fille, d’analyser les solutions possibles et d’y apporter des corrections à l’aide de différents exercices.
Ces professeurs participeront aux réunions du comité école mis en place pour organiser et suivre la mise en œuvre des activités du projet au même titre que les mentors. Ils pourront à cet effet rendre régulièrement compte aux membres du comité, de l’évolution des niveaux des filles encadrées dans les deux disciplines. Les rapports et autres justifications nécessaires aux dépenses allouées, bénéficieront de l’encadrement et la validation de l’organisation contractante, dans une dynamique de reddition des comptes.
2. Engagement des parents de filles bénéficiaires

L’un des critères retenus pour la sélection définitive des bénéficiaires dans les « espaces sûrs » indique la nécessité d’obtenir le consentement parental des adolescentes, en raison de leurs âges (âge de la minorité).
Par ailleurs, l’expérience de la phase 1 du projet SWEDD a montré que dans plusieurs « espaces sûrs », des parents d’adolescentes se sont présentés aux mentors pour comprendre ce qui se faisait avec leurs enfants alors qu’ils n’étaient pas suffisamment informés ou pas du tout informés de l’activité. Certains ont quelquefois refusé de laisser leurs adolescentes participer aux animations quand ils n’étaient pas bien informés. D’autres ont refusé de signer les documents que les adolescentes ont rapporté de « l’espace sûr » ; sans doute pour déficit [4] de communication et d’information selon les mentors.
En outre, des parents d’adolescentes sont illettrés et ne sauraient comprendre seuls le contenu du document d’autorisation (voir Annexe – copie autorisation parentale) élaboré dans le cadre du projet SWEDD par l’équipe de projet.
Les parents des bénéficiaires considèrent par endroit que le déplacement de leurs adolescentes pour accéder aux lieux des « espaces sûrs » (Samedi) leur coûtait des frais de transport supplémentaires, les jours non ouvrables (cas d’Abidjan et des grandes villes).
Dans les autres régions, (Au nord, au centre et centre ouest) certains parents s’y opposaient régulièrement les mentors enregistraient très peu de participantes au cours des animations (15% à 20% de participation). Ces parents estiment qu’ils doivent pouvoir disposer de leurs adolescentes pour les aider dans les petits travaux de ménage (vente au marché, accompagnement des parents aux champs, surveillance des cadets de la famille, surveillance du bétail familial, etc.)
Tout ce qui précède requiert que les parents des adolescentes volontaires pour participer aux « espaces sûrs » soient mobilisés et impliqués avant le démarrage des animations. (Voir section 6 Mobilisation des parents).

4. CONSIDERATION DE L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRE
L’environnement scolaire dans lequel les interventions du projet doivent s’inscrire se rapporte au calendrier de l’année scolaire, aux activités pédagogiques prioritaires et aux activités extrascolaires ;
3. Calendrier scolaire

Rappelons que l’année scolaire débute à la mi-septembre avec la rentrée des classes et s’achève à la fin de juin avec la fin des examens scolaires et la fermeture des classes ; soit une durée de neuf (9) mois au cours desquels les acteurs de l’école (personnels et apprenants) peuvent être disponibles pour la réalisation des activité scolaires et extra scolaires.

Cependant, cette période est entrecoupée de temps de repos pour les apprenants et apprenantes en termes de congés scolaires.
Même si ces interruptions n’excèdent pas quinze (15) jours, elles constituent des temps de repos essentiels à la fois pour les élèves et les personnels, ce qui commande que ces temps soient respectés pour toutes les activités menées à l’école. Cela devrait être le cas pour les activités du projet SWEDD à l’école (restauration scolaire, Espaces sûrs, Cours d’appui).
Il s’agit notamment :
* Congés de nouvel an (15 jours)
* Congés de Février (9 jours)
* Congés de pâques (15jours)
* Grandes vacances scolaires (02 mois)
Cette réalité du calendrier scolaire recommande que la programmation des activités du projet à l’école, prenne en considération l’année scolaire à cheval sur deux années civiles et de planifier des activités à réaliser juste à partir de la rentrée scolaire qui coïncide avec la fin de l’année civile pour les plans de travail budgétisés (PTAB).
De cette considération, le plan de travail budgétisé entamé en début d’année civile sera achevé à la fin de l’année (à la rentrée scolaire) avant le départ en congés de nouvel an.
Une bonne planification permettra aux acteurs de l’éducation de réaliser des activités préparatoires[5]en vacances afin d’entamer l’achèvement du programme de l’année.

4. Activités pédagogiques prioritaires

Au cours de l’année scolaire, les activités pédagogiques sont classées dans la priorité de premier ordre. Le déroulement normal et l’achèvement des programmes scolaires, de même que les résultats scolaires des apprenants préoccupent les responsables scolaires et leurs personnels.

Pour y parvenir, les chefs d’établissement et leurs adjoints planifient minutieusement en début d’année scolaire, les horaires des enseignements selon le quantum horaire prévu pour chaque enseignant.

Les Mentores retenues dans le cadre du projet SWEDD sont exclusivement du personnel féminin, majoritairement enseignantes, ce qui signifie qu’elles doivent tenir leurs classes avant d’assurer les encadrements dans les espaces sûrs et qu’elles doivent également participer aux corrections des copies lors des examens blancs ainsi que les copies de leurs classes.

L’implication des responsables scolaires au projet SWEDD permettra à ceux-ci, déjà à l’entame de l’année scolaire, de prendre des dispositions pour favoriser la prise en compte des activités du projet dans la planification à savoir :

* Alléger les temps d’occupation des mentors,
* Informer tout le personnel sur le caractère non pédagogique des animations en espaces sûrs du projet SWEDD,
* Autoriser la continuité des animations des espaces sûrs de l’école en période de grève d’enseignants, en toute sécurité.
L’environnement particulier de grève répétitive suite aux revendications corporatistes du personnel de l’Education chaque année, est à prendre en compte dans la planification.
En outre, au début de la phase 1, les experts avaient recommandé d’éviter que les mentores soient recrutées dans leur établissement d’origine au motif qu’elles pouvaient avoir une tendance à conserver leur autorité sur les filles et pouvaient avoir du mal à s’engager dans des techniques participatives, ou même s'appuyer fortement sur les méthodes traditionnelles d'enseignement.
Cette considération a conduite à choisir dans plusieurs collèges, des mentores à l’extérieures des établissements scolaires sites du projet. Elle a également encouragé l’équipe Education à sélectionner dans les écoles primaires, lorsqu’un établissement scolaire n’a pas suffisamment de personnel féminin pour assurer les animations.

Si cette stratégie a permis certes de pallier l’insuffisance d’enseignante dans certains collèges du projet, elle a cependant induit des inconvénients non négligeables qui ont influé l’organisation des séances dans plusieurs Espaces Sûrs, surtout que les responsables scolaires n’étaient pas impliqués à l’organisation.
Ainsi l’on a signalé plusieurs difficultés notamment :

* L’existence des incohérences entre l’emploi du temps pédagogique de la mentore et celui du groupe d’élèves qu’elle encadre,
* L’impossibilité pour la mentore extérieure de mobiliser les mentorées quelques jours avant la séance d’animation et de s’assurer que les mentorées respecteront le rendez-vous hebdomadaire,
* L’impossibilité pour la mentore extérieure de trouver une solution palliative pour animer l’espace sûr lorsque les salles dédiées sont indisponibles ou lorsque les responsables scolaires sont absents,
* L’impuissance de la mentore face aux refus des certains responsables d’école de libérer les mentorés,
* La non-implication de la mentore au moment de la composition des groupes de mentorés.

5. Activités extra scolaires

Sont définies comme des activités extra scolaires, des activités non pédagogiques, destinées à renforcer l’épanouissement des apprenants et apprenantes.
Plus particulièrement, il s’agit des activités qui, par définition, ne sont ni scolaires ni familiales et qui constituent un réel milieu de développement. L’on estime qu’elles sont susceptibles de contribuer à la réussite scolaire de manière directe ou indirecte, en affectant les processus cognitifs en jeu dans les apprentissages.
Les apprentissages en compétences de vie courante (CVC), en genre et Droits Humains, en Santé sexuelle et reproductive (SSR) et autres apprentissages socio émotionnels, tels que dispensés dans les espaces sûrs, sont à juste titre classées dans la catégorie des activités extra scolaires.
Si elles peuvent avoir un impact sur le développement personnel de l’adolescente et l’aider à échapper à différents obstacles dans sa vie, elles ne suffiront cependant pas toutes seules à garantir son passage en classes supérieures au cours de son cursus scolaire.
Aussi, les activités extra scolaires revêtent-elles une grande importance dans le programme scolaire et disposent naturellement de plages horaires dédiées dans tous les cycles d’enseignement (du primaire au secondaire) ;
Ainsi, les après-midis de la journée du mercredi, sont initialement destinées à la tenue des activités extra scolaires, qu’elles soient sportives, culturelles ou artistiques.
Dans l’approche de l’équipe SWEDD Education, il s’agira d’insérer les séances d’animation des « espaces sûrs » au niveau des horaires[6] dédiées aux activités extra scolaires. L’administration scolaire doit veiller à ce que cet horaire ne soit pas occupé par les enseignements pédagogiques comme c’est le cas depuis plusieurs années dans les établissements scolaires, en raison d’un déficit réel d’infrastructure et de l’application de la double vacation dans les écoles. Cela n’autorise pas l’administration scolaire à abandonner les activités extra scolaires habituelles (sports, clubs scolaires, arts, culture etc.) mais plutôt à en assurer une planification harmonieuse des temps de réalisation de ces différentes activités.
L’approche suggère également que les espaces sûrs soient organisés en fonction des emplois du temps des classes des élèves bénéficiaires. Cette organisation permettra aux mentores d’assurer les animations lors des heures libres des filles. Cela signifie que lorsque les filles d’un même « espace sûr » sont issues des classes qui ont un même emploi du temps pédagogique en cours de semaine, leurs heures libres constituent des horaires qui peuvent servir d’animation pour la mentore et les mentorées.
Toutes ces considérations sont destinées à épargner la tenue des animations d’espaces sûrs en dehors des jours de classes. L’expérience de la phase1 du projet SWEDD Education a permis de relever que plusieurs difficultés rencontrées par les ONG de mise en œuvre avec les parents des bénéficiaires avaient entre autres, un lien étroit avec les animations organisées les Samedi et les jours non ouvrables (jours de repos).

5. DISPOSITIONS PRATIQUES DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET

Pour la mise en œuvre du projet SWEDD en milieu scolaire, un nombre limité d’acteurs issus du personnel de l’école doit être coopté ou sélectionnés pour participer aux interventions et à l’organisation des activités. Qui sont -ils ? et comment sont-ils désignés ?

6. Désignation des acteurs scolaires

Les acteurs scolaires dans le cadre des activités du projet SWEDD sont normalement issus de l’établissement où a lieu la mise en œuvre de ces interventions. Cependant, pour ce qui concerne les mentores (personnel féminin), il peut arriver qu’elles soient issues d’autres établissements ou d’autres structures, en raison du déficit en personnel féminin dans l’établissement bénéficiaire. Elles peuvent provenir des écoles primaires ou d’un service social de la localité. Quoi qu’il en soit, la désignation d’un acteur doit être judicieux et obéir à des critères.
Ces acteurs sont ceux qui composeront le comité de l’école pour l’organisation et le suivi des activités du projet, notamment le chef d’établissement, un adjoint au chef d’établissement, un Educateur, un professeur de Mathématique, un professeur de Français et des Mentors. Sur quels critères ces membres sont-ils désignés ?

5. Critères de désignation des membres du personnel

Dans chaque établissement, la désignation de chaque acteur doit obéir à des critères objectifs non contestables par les autres acteurs et par les bénéficiaires.
11. Chef d’Etablissement/Directeur des études

Le Chef d’Etablissement est le premier responsable de l’Etablissement scolaire qu’il dirige. Il est nommé par la hiérarchie ministérielle pour conduire et organiser toutes les activités qui se déroulent dans son établissement.
Son titre de Chef d’Etablissement est une qualité non concurrentielle qui fait de lui un acteur d’office. Toutefois, l’engagement du chef d’établissement à prendre part au projet doit précéder la désignation de son établissement scolaire parmi les écoles bénéficiaires, par le Directeur Régional de l’Education. Ainsi, lorsque l’établissement scolaire est désigné parmi les bénéficiaires, le chef d’établissement a la responsabilité de conduire l’organisation des activités dans son école. Il doit manifester son intérêt, sa disponibilité et sa volonté à prendre en mains les activités.
Le Directeur des Etudes répond de cette position dans les établissements d’enseignement privé. Il préside les réunions du comité école du Projet SWEDD/Education dans son établissement et en valide les rapports (outil de rapportage). Sa désignation est indiquée de facto par sa qualité de Chef d’Etablissement. Ainsi, le critère de son choix qui a un caractère non concurrentiel, est sa qualité de Chef d’Etablissement pour les structures publiques. Dans les établissements d’enseignement privé, c’est le Directeur des Etudes qui répond de cette position.
* Rôles du chef d’établissement/ Directeur des Etudes
Pour attester de son travail le Chef d’Etablissement/ Directeur des Etudes doit valider l’outil de rapportage qui comporte le visa du mentor, de l’Educateur et de l’ACE.
Le chef d’établissement doit s’assurer que les espaces surs fonctionnent, que les commodités sont réunies, que les parents ont donné leur avis favorable.

12. Adjoint au chef d’établissement (ACE)

Le choix de l’Adjoint au Chef d’Etablissement (ACE) membre du Comité Ecole du Projet SWEDD/Education, est du pouvoir du Chef d’Etablissement. Il est choisi parmi les ACE dont dispose l’Etablissement. Toutefois, des critères objectifs devraient guider ce choix :
* Être volontaire et discret ;
* S’engager à demeurer à son poste le temps de la durée de la phase du Projet (2021-2024), sauf pour raison de promotion ou cas de force majeure ;
* Être prêt à consacrer du temps au projet en dehors de son temps normal de travail et savoir allier compétence et efficacité ;
* Adhéré au contenu du curriculum régional adapté à la Côte d’Ivoire ;
* Être d’une probité incontestable au niveau professionnel et social ;
* Ne pas être notoirement reconnu de partager la vie dans les maquis, bars et autres lieux de vie mondaine avec ses élèves en dehors des classes ;
* Ne pas avoir été reconnu coupable de grossesse d’une élève de l’établissement ou ne pas être en situation de vie commune avec une élève.

* Rôles de l’ACE

L’ACE choisi devra veiller à insérer les horaires des espaces surs dans les emplois du temps et à les attribuer aux mentores
L’outil de vérification sera l’emploi du temps qui comporte la plage horaire réservée aux espaces surs
Dans la confection des emplois du temps, l’ACE doit veiller à ce que les horaires soient insérer dans le volume horaire de la mentore pour éviter les surcharges et les cumuls des espaces horaires.
L’ACE doit s’assurer mensuellement que les emplois du temps fonctionnent dans les espaces surs.

L’ACE doit viser les documents des rapports d’exécution des mentors des espaces surs
L’ACE doit veiller à ce que le regroupement des filles soit par classe.
L’ACE doit programmer les horaires d’animation des espaces surs en fin de matinée ou en fin d’après-midi.
L’ACE devra faire une analyse pratique de l’emploi du temps des espaces surs en raison de l’effectif de chaque établissement (voir le fichier répartition des espaces sûrs).
L’ACE est chargé d’établir la liste des filles à niveau faibles en mathématiques et en français lors des animations dans les espaces surs en collaboration avec la mentore.

En tout état de cause, le comité école, particulièrement le Chef d’Etablissement et son ACE devront trouver les commodités d’adaptation en tenant compte des réalités du terrain pour l’occupation des espaces et des bonnes plages horaires permettant de dispenser l’animation de manière efficace et efficiente.
13. Educateurs

Pareillement aux conditions de choix dans le cas de l’ACE, le choix de l’Educateur ou de l’Educatrice membre du Comité Ecole du Projet SWEDD/Education, est aussi opéré par la volonté du Chef d’Etablissement. Il est choisi parmi les Educateurs ou Educatrices dont dispose l’Etablissement. Toutefois, il y a aussi lieu d’observer quelques conditions susceptibles de garantir l’atteinte des objectifs :
* Être volontaire et discret ;
* S’engager à demeurer à son poste le temps de la durée de la phase du Projet (2021-2024), sauf pour raison de promotion ou cas de force majeure ;
* Être prêt à consacrer du temps au projet en dehors de son temps normal de travail et savoir allier compétence et efficacité ;
* Adhérer au contenu du curriculum régional adapté à la Côte d’Ivoire ;
* Être d’une probité incontestable au niveau professionnel et social ;
* Ne pas être notoirement reconnu de partager la vie dans les maquis, les bars et autres lieux de vie mondaine avec ses élèves en dehors des classes ;
* Ne pas avoir été reconnu coupable de grossesse d’une élève de l’établissement ou d’ailleurs.

* Rôles de l’Educateur

* L’Educateur doit veiller à la quiétude et à la sécurité autour des espaces surs lors des animations.
* L’Educateur doit sensibiliser les filles à l’importance de ces animations.
* L’Educateur doit être une porte d’entrer pour recenser les cas de VBG et dresser les listes de cas à référer aux services compétents (le système de référence/contre référence établi de concert avec les plateformes VBG et les ONG spécialistes des VBG).
* L’Educateur doit mobiliser les filles et veiller à ce que les parents donnent leur autorisation.
* L’Educateur doit renseigner les fiches de rapportage et les transmettre au chef d’Etablissement.
1. Professeurs de Mathématiques et de Français

Le choix des professeurs de Mathématiques et de Français, pour l’activité de cours d’appui pédagogique et qui seront aussi membre du Comité Ecole, obéira aussi à des critères objectifs et non contestables. Il faut et avant tout, être professeur dans l’établissement. Par ailleurs, d’autres critères sont à prendre en compte :
* Être volontaire et discret ;
* S’engager à demeurer à son poste le temps de la durée de la phase du Projet (2021-2024), sauf pour raison de promotion ou cas de force majeure ;
* Être reconnu de tous pour la maîtrise de sa matière ;
* Être prêt à consacrer du temps au projet en dehors de son temps normal de travail et savoir allier compétence et efficacité ;
* Adhérer au contenu du curriculum régional adapté à la Côte d’Ivoire ;
* Être d’une probité incontestable au niveau professionnel et social ;
* Ne pas être notoirement reconnu de partager la vie dans les maquis, les bars et autres lieux de vie mondaine avec ses élèves en dehors des classes ;
* Ne pas avoir été reconnu coupable de grossesse d’une élève de l’établissement ou ne pas être en situation de vie commune avec une élève.

* Rôles des Professeurs

* Le professeur doit travailler en étroite collaboration avec l’ACE
* Le professeur ne donne les cours qu’aux bénéficiaires des espaces surs qui ont été identifiés par l’ACE
* Le professeur devra consigner ses activités de renforcement dans des outils de rapportage conçus (Voir le contenu de la pédagogie différenciée élaborée dans le cadre du projet SWEDD).
1. Mentores

Lors de la phase 1, les ONG de mise en œuvre ont utilisé différents critères pour choisir les mentors en les soumettant à un questionnaire ou protocole.
* Les critères retenus par AIBEF/Éducation
1. Enseignante ou Educatrice âgées de 25 à 50 ans ;
2. Enseignante du premier cycle ;
3. Être disponible et discrète ;
4. Avoir une bonne moralité ;
5. Porter un intérêt particulier à l’Education Sexuelle Complète et aux initiatives de sensibilisation des adolescents sur les questions santé sexuelle et reproductive.
* Les critères principaux retenus par IRC/Education
1. Être de sexe féminin ;
2. Faire partie du corps enseignant du Ministère de l’Education ;
3. Être disponible pour l’animation des ES deux jours de la semaine, en dehors des cours ;
4. Être engagée et motivée dans le renforcement des capacités des filles dans les domaines de l’ASE, compétences de vie, planification familiale ;
5. Avoir des attitudes qui ne sont pas en contradiction avec les messages clés du Curriculum des Espaces Surs ;
6. Comprendre et adhérer aux principes de confidentialité et de non jugement ;
7. Participer au développement communautaire à travers l’affiliation à une OBC serait (un atout)
8. Avoir déjà animé des ateliers de formation ou sensibilisation pour les jeunes et les populations serait (un atout) ;
9. Avoir des conditions de vie stables, avec une possibilité réduite de quitter l'emplacement actuel ;
10. Être ouverture à l'apprentissage de nouvelles informations
11. Avoir de bonnes compétences en communication

* Des critères additionnels de recrutement par IRC /Education :

1. Avoir des bonnes attitudes émotionnelles (par exemple, la capacité à faire preuve d'empathie envers les filles qui ont été victimes de VBG,
2. Exprimer le désir et la conviction qu’elles peuvent être un modèle
3. Être disponible avant et après les sessions pour un rendez-vous avec des filles (Mise en place et gestion d'activités supplémentaires)

* Critères restrictifs identifiés par IRC

1. Être la tutrice ou une personne très proche des filles.
2. Être quelqu’une qui aime porter des jugements sur les filles.
3. Être une femme très âgée.
4. Avoir une tendance à conserver son autorité sur les filles
5. Avoir du mal à s’engager dans des techniques participatives

* Les critères de sélection de la mentore de la phase 2 par l’Education
Pour la sélection des mentors de la phase 2, l’équipe de l’Education reconduira certains critères très importants pour assurer le rôle de mentor au sein des établissements scolaires. D’autres critères par contre, seront abandonnés au regard des difficultés rencontrées au cours de la phase 1. En définitive, l’équipe Education retiendra comme critères pour la sélection des mentors les éléments suivants :

1. Être personnel de l’éducation (enseignante, éducatrice, travailleuse sociale) ;
2. Être en service dans le collège ou dans une école primaire à proximité du collège (au cas échéant) ;
3. Être disponible pour l’animation des ES deux fois par semaine (se référer à l’emploi du temps délivré par l’ACE) ;
4. Être engagée et motivée dans le renforcement des capacités des filles dans les domaines de l’ASE, compétences de vie, planification familiale ;
5. Porter un intérêt particulier à l’Education sexuelle complète et aux initiatives de sensibilisation des adolescentes sur les questions de santé sexuelle et reproductive ;
6. Être disponible avant et après les sessions pour un rendez-vous avec des filles (Mise en place et gestion d'activités supplémentaires) ;
7. Avoir des attitudes qui ne sont pas en contradiction avec les messages clés du Curriculum des espaces sûrs ;
8. Comprendre et adhérer aux principes de confidentialité et de non jugement ;
9. Avoir des conditions de vie stable, avec une possibilité réduite de quitter l'emplacement actuel ;
10. Être ouverte à l'apprentissage de nouvelles informations ;
11. Avoir de bonnes compétences en communication.

Critères restrictifs pour la sélection de la mentor Phase 2

1. Être en instance d’affectation pour un autre poste ;
2. Être dans l’attente des résultats d’un concours administratif ;
3. Être à un poste de responsabilité dans la hiérarchie de l’établissement (Proviseur, Principal, Directrice d’école).
Une grille reprenant tous ces critères avec des scores définis permettra au Chef d’Etablissement et au Point focal Coordonnateur local du SWEDD d’identifier et de procéder à la sélection objective des mentores répondant auxdits critères

* Rôles de la mentore
La mentore sélectionnée devra assurer l’animation des espaces surs conformément à la progression nationale du curriculum validé et à l’emploi du temps établi par l’ACE. Elle doit aussi être capable de détecter et référer immédiatement les cas de VBG identifiés vers les services compétents dans le système de référence et de contre référence établi.
Elle s’assure de l’achèvement du curriculum pour chaque cohorte. Elle rend compte de l’assiduité et du niveau de participation des bénéficiaires à travers ses outils de rapportage (fiche de présence, fiche de participation, fiches de rapports d’activités mensuelles).

La mentore partage les bonnes pratiques, les leçons apprises et fait des remontées d’informations vers le comité école pour des actions en collaboration avec l’ONG contractante dans le cadre du projet et la prise de décision du chef d’établissement.
Au même titre que l’éducateur, la mentore est la porte d’entrée de la dénonciation et du déclenchement de la prise en charge des cas de VBG.

6. Critères de désignation des filles bénéficiaires

2. Critères de sélection de filles bénéficiaires des espaces sûrs

Les élèves filles (auditrices des espaces sûrs scolaires) seront sélectionnées selon des critères définis par la coordination nationale à savoir :

* Être élève dans le premier cycle de l’enseignement secondaire (collège) ;
* Être régulièrement inscrite dans l’établissement au titre de l’année scolaire ;
* Être volontaire pour participer aux espaces sûrs ;
* Avoir le consentement d’un parent.

3. Critères de sélection des filles bénéficiaires des cours d’appui pédagogique

Les filles bénéficiaires des cours d’appui pédagogique sont sélectionnées parmi les filles bénéficiaires des espaces sûrs ayant des lacunes en mathématique et/ou en français qui constituent la base d’une meilleure assimilation des autres disciplines.
Le chef d’établissement avec le comité école doit veiller à garantir la participation des espaces surs à toutes les filles volontaires selon le quota limité par les ressources disponibles. Il peut y avoir des cohortes successives pour satisfaire toutes les demandes volontaires de participation.
4. Critères de sélection de filles bénéficiaires d’appui alimentaire

Les filles bénéficiaires de l’appui alimentaire sont choisies en fonction des critères tels que :
* Les filles vivant loin de leurs parents ;
* Les filles élèves locataires de maison ;
* Les filles dont le lieu d’habitation est loin de l’école ;
* Les filles dont la condition de vie financière manque de minimum vital ;
* Les orphelines ;
* Les handicapées motrices ou avec autres handicaps susceptibles de relever le degré de vulnérabilité de la fille et dont les conditions de vie sont précaires ;
* Les filles-mères en situation de reprise de scolarité.
La majorité des filles bénéficiaires de l’appui alimentaire doivent être issues des espaces sûrs de l’établissement.
Les filles choisies bénéficient d’un repas chaud à midi. Elles peuvent le consommer sur place (au réfectoire de l’école) ou l’emporter à la maison.
L’objet de cet appui alimentaire est de contribuer à améliorer le rendement scolaire des filles vivant dans des conditions difficiles d’apprentissage.
Une étude en cours sur l’appui alimentaire (projet SWEDD) pourra permettre à l’administration scolaire de s’approprier cette activité en sollicitant des appuis extérieurs auprès des collectivités territoriales et partenaires privés nationaux en vue de pérenniser l’aide alimentaire aux bénéficiaires à plus grande échelle.

7. Préparation avant les animations des espaces sûrs

La réussite d’une séance d’animation d’espace sûr est en grande partie fonction d’une bonne préparation.
7. Mobilisation du personnel de l’Education

Pour la mobilisation du personnel de l’Education, les Directeurs Régionaux de l’Education Nationale seront d’abord conviés à un atelier en début d’année (ou à la fin de l’année précédente) pour faire le point des actions à mener et leur imprégnation sur le projet SWEED Education. Il s’agit de leur indiquer une sorte de cahier de charge pour la coordination des activités du projet qu’ils conduiront dans chaque région.
A l’issue de l’atelier, les DREN auront un aperçu de la tâche qui leur sera confiée par le Ministère. Ils auront la charge de mobiliser à leur tour, l’ensemble de leurs collaborateurs, points focaux des directions centrales qui sont en région et ceux des établissements qui abritent le projet notamment les chefs d’établissement.

Tout comme les Directeurs Régionaux, les chefs d’établissements organiseront au sein de leurs établissement une séance d’imprégnation sur le projet SWEED Education en général et sur l’implication des personnels dans les activités des « Espaces Sûrs ». Ils pourront alors mettre en place les comités de suivi des activités pour le compte de leurs établissements (comité école). Ce comité école du SWEDD sera présidé par le Chef d’Etablissement et comportera les personnels suivants :
* Le Chef d’établissement / Directeur des Etudes ;
* Un Adjoint au chef d’établissement (ACE) ;
* Un/e Educateur/trice ;
* Les Enseignantes-mentors ;
* Les Enseignants.es des cours d’appui (Mathématique et Français) ;
* Deux représentantes des « mentorées » si nécessaire.
Les personnels désignés seront ainsi chargés du projet SWEDD dans leurs établissements. Leurs rôles ont été définis ci-dessus.
En outre, le comité école devra convier les parents d’élèves, à une séance de mobilisation au sein de l’établissement scolaire.
8. Mobilisation des parents d’élèves

Les parents géniteurs, tuteur et tutrice, les personnes assurant la responsabilité de l’élève doivent être mobilisés et informés lors d’une rencontre. Cette mobilisation sera faite par le comité école de suivi du projet dans chaque établissement. Il s’appuiera au besoin sur les comités de gestion des écoles (COGES), qui joue le rôle d’interface entre l’école et les parents d’élèves.
Les parents des adolescentes volontaires retenues à l’issue de la mobilisation des élèves, seront convoqués à une réunion par le chef d’établissement, par ailleurs, président du comité école pour le suivi du projet.
La mobilisation des élèves sera conduite sous la supervision du chef d’établissement et facilitée par l’éducateur. L’éducateur se servira des informations contenues dans les documents de stratégie et dans le curriculum des espaces sûrs. L’ordre du jour de la réunion avec les parents portant sur le projet SWEDD doit être élaboré et validé par le DREN et le chef d’établissement. Il faut permettre aux parents de poser toutes les questions en vue de dissiper toutes les préoccupations.
Une telle mobilisation peut être annexée à la réunion de rentrée scolaire et profiter de la présence massive des parents pour leur donner toutes les informations afférentes au projet SWEDD.
Au cours de cette réunion, les objectifs de l’activité, son importance pour l’épanouissement des filles et les avantages qui en découlent, seront expliqués aux parents. S’ils consentent à la participation de leurs adolescentes, alors le comité demandera à chaque parent de signer un document d’autorisation pour accepter formellement l’intégration des adolescentes dans les espaces sûrs.
9. Mobilisation des élèves bénéficiaires

Les principaux bénéficiaires du projet à l’école sont les adolescentes. Elles sont le cœur de cible de toutes les activités et doivent être mobilisées puis, suffisamment informées avant leur sélection et la composition des groupes des espaces sûrs auxquels elles appartiendront.
Le consentement des adolescentes doit être obtenu à travers la manifestation de leur volonté à participer aux activités. Ce qui signifie clairement que l’on ne doit en aucun cas obliger une ou plusieurs adolescentes à intégrer les groupes d’animation si elles refusent manifestement d’y prendre part. Si une fille est détectée comme pouvant être bénéficiaire de l’espace sûr, il faudra lui donner le maximum d’informations pour obtenir sa volonté de participation exprimée à la fois à son parent et à l’éducateur.
La fiche d’autorisation parentale doit mentionner les thématiques abordées dans le curriculum des espaces sûrs.
De manière pratique, l’éducateur informera les élèves de toutes les classes en expliquant en quoi consiste l’activité des espaces sûrs. Une fiche à renseigner pour la manifestation de leur volonté à participer sera remise à chaque adolescente. (Voir outil d’identification de la bénéficiaire).
Toutes les fiches renseignées seront transmises, soit par le parent, soit par la bénéficiaire au bureau de l’Educateur, qui sera chargé de dresser la liste de toutes les volontaires pour l’activité.
5. Sélection définitive des filles bénéficiaires.

A l’issue de la mobilisation des filles et de la manifestation des volontés, une sélection définitive sera faite. Le nombre des filles retenues sera fonction de la capacité d’encadrement des mentores dont dispose l’établissement.
Il a été indiqué depuis la phase 1 du projet, qu’une mentore devra idéalement encadrer un groupe de 30 filles.

Toutefois, pour donner l’opportunité de suivre les animations des « espaces sûrs » à un grand nombre de filles dans les écoles, il a été demandé à chaque mentore d’encadrer au maximum deux groupes de 30 filles.

La sélection définitive sera faite en respectant les critères bien précis indiqués plus haut (Voir 6.1.2.1)
Au sein de chaque établissement, lorsque le nombre des volontaires qui remplissent les critères de sélection sera supérieur à la capacité d’encadrement des mentores de l’établissement, alors l’équipe chargée de la sélection des bénéficiaires (comité école) organisera un tirage au sort ouvert au public en présence des volontaires. Le tirage permettra de désigner les filles qui bénéficieront des interventions des Espaces Sûrs dans chaque cohorte.
La liste définitive des bénéficiaires sera communiquée à l’administration scolaire, à la DREN et affichée au tableau d’affichage de l’école.

6. Composition des groupes des espaces sûrs

La composition des groupes de filles dans les espaces sûrs est fonction de l’effectif dont dispose chaque établissement au niveau du premier cycle. Sur la base de cet effectif, sur 100 filles, 30 % des filles seront recensées pour constituer un groupe de 30 bénéficiaires par espaces sûrs. C’est ainsi que dans un établissement scolaire, deux (2) groupes seront composés à raison de 30 filles (2×30=60) confiés à une mentore. Cette disposition est due au fait qu’il y a un manque de personnel féminin dans nos établissements scolaires.
7. Planification des animations

Au cours de la phase 1 du projet, la programmation des contenus n’avait pas été faite. Cela a eu pour conséquence le défaut d’harmonisation dans la progression des animations d’un espace sûr à un autre. Il a été noté qu’après 12 semaines de mise en œuvre des espaces sûrs, certaines mentores n’avaient développé que 06 thèmes sur 26.
Dans leur quasi-totalité, les mentores ont affirmé n’avoir reçu aucune instruction indiquant le rythme d’animation et le timing de l’animation.
C’est pourquoi, pour la phase 2 du projet, un plan de progression nationale a été élaboré pour permettre une évolution des animations selon des objectifs d’achèvement bien définis en lien avec les connaissances acquises tant sur les compétences de vie, sur le Genre/Droits humains et la santé sexuelle et de la reproduction.
10. Plan de progression des animations des espaces sûrs

Les contenus du curriculum des espaces sûrs tel qu’adapter par l’Education en côte d’ivoire, contient 29 notions divisibles en quatre (04) grandes parties :
1. Genre et Droits Humains (8 modules) ;
2. Santé Sexuelle et Reproductive (10 modules) ;
3. Compétence de vie courante (08 modules) ;
4. Apprentissage Socio émotionnel (03 modules).
Pour éviter que les mentors ne suivent de manière linéaire les contenus du curriculum, la Coordination Centrale a élaboré un plan de progression, validé au niveau national, en faisant un subtil enchainement cohérent des différents thèmes.
Ainsi, les mentors pourront développer les sessions d’animation en alternant les notions issues de différents thèmes, par exemple :
* Séance 1 : un thème de compétence de vie courante ;
* Séance 2 : un thème de Santé sexuelle et de la reproduction ;
* Séance 3 : un thème relatif au Genre et droits humains, et vis-versa.

Cette répartition synchronisée, en termes de planification hebdomadaire, aidera les mentors à aller à l’essentiel et à achever l’animation sur une période maximum de 14 semaines y compris les semaines de prise de contact avec les apprenantes et de clôture de l’activité.
Cette organisation du curriculum permettra aux bénéficiaires d’acquérir à la fois théorie et pratique et d’influer sur le comportement préconisé, adapté à une situation-problème.
Par exemple, une séquence sur les VBG (Genre et Droits humains) permettrait à la fille bénéficiaire de développer un lien avec un comportement de résistance ou de dialogue face à l’adversité (compétences de vie) et allier les risques sur sa santé sexuelle et reproductive ainsi que les recours possibles pour sortir de sa situation de détresse.
La planification des thèmes d’animation des espaces sûrs, harmonisée et validée au plan national sera transmise aux écoles. Chaque établissement l’appliquera en tachant de ne pas déranger les horaires des disciplines d’enseignement pédagogique.
Le suivi de cette organisation incombe à l’administration scolaire qui organise les emplois du temps des classes. C’est en cela que les censeurs (adjoints aux chefs d’établissement) seront très utiles dans le dispositif à mettre en place (comité école).
L’écriture de la stratégie de planification de la progression nationale de l’animation des espaces sûrs est le cadre propice pour l’administration scolaire de valider le mode opératoire qui doit servir à la mise en œuvre des espaces sûrs scolaires. Le document ainsi produit est soumis pour validation au partenaire technique et financier.
Par ailleurs, l’animation des Espaces sûrs nécessite que soient organisés le suivi et la coordination en vue de s’assurer du respect du plan de progression et du contenu général du curriculum. Ainsi des outils de travail conçus et validés permettront de retracer les actions de collecte, de rapportage, de référencement de cas VBG, de dresser des procès-verbaux de réunions de suivi.
Le temps de mise en œuvre des espaces sûrs scolaires doit être programmé en tenant compte des plannings réels des cours pédagogiques marquant la présence des bénéficiaires dans les établissements. Il doit intégrer les interruptions légales (les vacances scolaires) des cours pédagogiques de sorte à éviter de planifier des espaces sûrs dans les périodes où les élèves n’ont pas école.
Les espaces sûrs devront être planifiés durant les 14 semaines de présence des élèves à l’école et fonctionner au rythme des congés scolaires à cheval sur deux années civiles.
Les séances d’animation tout en garantissant la progression normale pour l’achèvement des modules, devront être aménagées de manière à contenir dans les 14 semaines ; il en est de même pour les cours de renforcement en mathématiques et en français.
11. Début des animations dans les espaces sûrs

Les animations dans les espaces sûrs commencent dès que les mentores sélectionnées auront été formées ou recyclées au regard de la mise à jour des séquences issues du curriculum.
Il est bon que le comité école organise les préparatifs de manière à commencer l’animation à une période où il sera possible d’avoir deux cohortes de bénéficiaires dans l’année scolaire (septembre -décembre) et (février à mai).
Un mois après le démarrage de l’animation des espaces sûrs, les cours de renforcement en Mathématiques et en Français pourront commencer. Cela permettra à l’ACE et au comité école d’approuver la liste de filles potentielles dont le niveau en Mathématiques et Français sont quasi faibles. Pour ce faire, le comité école s’appuiera sur les notes obtenues en Mathématiques au moins un mois après le début des cours, sur les notes des classes antérieures pour les filles des classes de 5ème, 4ème et 3ème ainsi que sur l’expression orale lors des animations des espaces sûrs.
Le démarrage de l’animation avec la première cohorte se situe dans la période de septembre à décembre, tenant compte de ce que l’année scolaire est à cheval sur deux années civiles.

12. Durée d’une séance d’animation

Une séance d’animation d’ES dure au maximum 90 minutes si l’on considère les moments d’installation et de mise en train, ainsi que les échanges relatifs au thème du jour, les jeux, blagues, contes et histoires, chants et danses.
Chaque groupe de filles bénéficiaires pourront avoir deux séances d’animation par semaine
Une séance d’appui pédagogique doit durer au maximum 1 Heure, étant donné que c’est un moment de renforcement et de remédiation aux difficultés rencontrées en mathématique et/ou en français par certaines filles des ES. Deux séances par semaine pour les cours de renforcement

13. Durée de la formation de la cohorte de filles

Chaque cohorte bénéficiera de 14 semaines si les périodes de mise en œuvre de septembre à décembre et de février à mai sont respectées.
Les deux premières semaines du mois de septembre doivent permettre à l’administration scolaire de s’atteler aux préparatifs de la mise en œuvre des activités du projet SWEDD (réunion de rentrée, emploi du temps aménagé, la mise en place du comité école, etc.)
Sur 14 semaines nécessaires pour dispenser l’entièreté du contenu du curriculum, 13 semaines seront réservées aux contenus interactifs des sessions. Ces semaines seront encadrées par une « session zéro » de prise de contact au démarrage et une session de clôture à la fin des modules. Ladite clôture sera solennelle et se fera en présence des parents des filles bénéficiaires et de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des activités du projet SWEDD.
De la 1ère semaine à la 5ème semaine, les bénéficiaires devront se situer dans une progression de connaissances théorique et pratique correspondant à 7 modules ou leçons avec des contenus abordant à la fois la compétence de vie, le genre /droits humains et la Santé Sexuelle et de la Reproduction. Les semaines seront indiquées dans l’aménagement des sessions qui se trouvent dans le curriculum (Compétences de vie, Santé sexuelle et de la reproduction, Genre et Droits Humains y compris l’ASE).
Cette planification permettra de matérialiser la progression nationale au sein des espaces sûrs comme un outil de suivi et de contrôle des acteurs impliqués. La fréquence de 8 sessions doit ponctuer le passage d’un mois (4 semaines) à un autre de la période de février. (Voir le document de progression nationale)

14. Clôture de la formation dans les espaces sûrs

A la fin de chaque cycle de sessions, une cérémonie de clôture aura lieu au cours de laquelle, seront conviés les apprenantes, leurs parents et tous les autres acteurs impliqués. Cette cérémonie sera l’occasion, pour les filles, de faire un partage des expériences vécues et de témoignages sur les avantages des ES. Ainsi, le comité école pourra apprécier le niveau de changement de comportement de ces mentorées, les transformations qui se sont opérés en elles, dans leur être, leur esprit, leur mentalité, leur savoir-être, leur savoir-faire et dans leur vie grâce aux compétences acquises à travers les animations d’ES.
6. COLLABORATION AVEC LES ACTEURS EXTERIEURS A L’ECOLE

Le projet SWEDD-EDUCATION met en œuvre trois grandes activités :
* Espace Sûr
* Cours d’appui pédagogique
* Appui alimentaire
La mise en œuvre de ces trois grandes activités par le Ministère de l’éducation nationale requière la collaboration avec d’autres Ministères et ONG partenaires de l’éducation.

8. La Collaboration avec les organisations non gouvernementales

S’agissant de la gestion des espaces sûrs et des cours d’appui, une collaboration avec les ONG permettra de veiller sur les questions fiduciaires. L’ONG recrutée à cet effet veillera, à l’encadrement technique (entre autres la qualité des rapports, production des termes de référence, etc.) ainsi que la vérification des pièces justificatives afférentes aux dépenses engagées par le partenaire technique et financier.
Les espaces sûrs sont le lieu de la garantie de la sécurité des filles. La même ONG recrutée spécialiste dans le domaine de la protection, devra accompagner l’administration scolaire dans les activités de prévention et de lutte contre les VBG.
Pour réussir l’activité d’appui alimentaire, il s’agira de faire intervenir les Organisations de la SC ou collectivités territoriales pour gérer la distribution d’un repas chaud dans la journée aux cibles qui auront été identifiées dans le besoin.
Cette disposition permettra de garantir la redevabilité et la reddition des comptes vis-à-vis des partenaires techniques et financiers et du Gouvernement ivoirien. En ce qui concerne le paiement des acteurs scolaires en charge de la mise en œuvre et la gestion de l’activité des Espaces Sûrs, l’ONG nationale ou internationale recrutée se chargera de gérer l’aspect financier.
9. La Collaboration avec les autres ministères

Dans la stratégie de mise en œuvre des espaces sûrs, le Ministère en charge de l’Education Nationale travaille de façon transversale avec le Ministère en charge de de la Famille et le Ministère en charge de la Santé.
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10. Les Acteurs du ministère de la sante

Dans le curriculum régional, des thématiques abordées nécessitent que la mentore ait recours si besoin, à des spécialistes de la santé pour mieux expliquer aux mentorées des notions purement médicales. De façon pratique, les interventions des agents de santé lors des espaces se feront sous forme de questions-réponses sur certaines informations décrivant certaines pathologies ou les conduites à tenir. Ils constituent des personnes ressources à la disposition de la mentore. Pour faciliter leur intervention, l’ACE saisi par la mentore devra planifier la prochaine intervention de l’agent de santé avec l’appui et la collaboration du DREN, du DR/DD santé et l’ONG recrutée.
A cet effet, la mise en œuvre des activités du projet SWEDD, s’appuiera sur l’implication des sages-femmes, des infirmiers, des médecins formés en technologie contraceptive dans l’offre de service SR/PF aux filles des « espaces sûrs ».

11. Les Acteurs des services sociaux de base

Dans les espaces sûrs, des cas de VBG seront signalés par les mentorés à la mentore lors de l’animation. L’ONG spécialiste de la protection sous la supervision du comité école, se chargera de référer tous les cas signalés vers les services sociaux compétents inscrits dans le système de référence et contre référence établi à cet effet.

7. COORDINATION ET SUIVI DES ACTIVITES DES ESPACES SÛRS.

La coordination des activités du projet SWEDD comprendra le suivi, les supervisons, les et réunions de suivi. Elle se fera au niveau central et au niveau local.

12. La Coordination du niveau centrale de l’Éducation.

La coordination centrale est assurée par une équipe centrale désignée par l’autorité Ministérielle à travers un arrêté. Cette coordination centrale organise des réunions périodiques pour faire le point avec ses représentants en région (Directeurs régionaux, les points focaux du projet en régions) chaque fois que cela est nécessaire et systématiquement après chaque supervision trimestrielle réalisée.
L’équipe centrale supervise toutes les activités du volet éducation réalisées dans le cadre du projet SWEDD. Elle tient des réunions avec l’équipe technique composée des représentations de toutes les directions centrales de l’Education Nationale, conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel. Ces réunions sont des occasions pour faire le point de la mise en œuvre des activités du projet à toutes les parties prenantes du Ministère en charge de l’Education. Les recommandations de ces différentes réunions sont transmises au cabinet du Ministre pour l’informer de la situation du projet SWEDD.
13. La coordination régionale des activités.

La coordination régionale est pilotée par le Directeur Régional de l’Education Nationale (DREN) assisté du point focal du projet en région et de ses autres proches collaborateurs (Secrétaires généraux). L’Equipe du DREN bénéficiera de l’appui et de l’assistance de l’ONG recrutée, pour garantir la mise en œuvre efficace des activités.

De façon pratique, le DREN organise des supervisions des différents acteurs et des réunions de coordination en vue de prendre des décisions pour la bonne marche des activités ; Ces supervisions et réunions de coordination sont assistées (encadrées) par l’ONG chargée d’appuyer les activités scolaires.

Le DREN aura à organiser également des réunions trimestrielles de la coordination régionale avec les chefs d’Etablissements/Directeurs des Etudes.

La fréquence des réunions de la coordination régionale entre le DREN et les chefs d’Etablissement/Directeurs des Etudes est trimestrielle.

14. La coordination locale des activités (dans les établissements scolaires)
La coordination locale est assurée par le comité école, présidé par le chef d’établissement (établissement public) ou par le Directeur des études (établissement privé). Pour assurer la bonne marche de cette coordination locale, le comité école tient des réunions.
La fréquence des réunions du comité école est hebdomadaire et elle est greffée à la réunion hebdomadaire habituelle du Chef d’Etablissement / du Directeur des Etudes avec ses Adjoints et ses collaborateurs.

15. Les Outils de la coordination régionale

Pour assurer la coordination en région, les acteurs utiliseront différents outils. Il s’agit des outils de :
* Au niveau de la DREN, il est prévu des réunions de coordination et des missions de supervision des activités du projet. Pour chaque type d’activité des TDR devront être élaborés par la coordination centrale et chaque DREN devra produire un rapport relatif à l’activité menée.
Pour faciliter la rédaction des rapports, un canevas spécifique par type d’activité sera élaboré et mis à la disposition des DREN.

Trois outils sont proposés :
1. Un canevas de réunion de coordination ;
2. Un canevas de rapport de mission de supervision ;
3. Une grille de supervision.

* Pour le point focal du projet SWEDD, il est prévu de faire les visites dans les établissements, de faire la synthèse des données transmises et de produire un rapport mensuel pour le niveau central qui sera validé par le DREN. A ce titre, quatre (04) outils seront proposés pour faciliter sa tâche. Ce sont :

1. Une fiche de visite ;
2. Une fiche de synthèse des données ;
3. Un canevas de rapport mensuel ;
4. Une Fiche de référence et contre-référence des cas de VBG.

* Au niveau de chaque établissement scolaire et pour le fonctionnement du comité école, les (08) outils suivants seront développés et mis à leur disposition :
1. Un canevas de PV de mise en place du comité école ;
2. Un canevas de PV de réunion hebdomadaire du comité école ;
3. Une fiche de manifestation de volonté des bénéficiaires (consentement)
4. Une fiche d’autorisation parentale (consentement) ;
5. Une fiche d’identification des bénéficiaires ;
6. Un canevas de PV de sélection définitive des filles ;
7. Une liste des bénéficiaires par Espace Sûr/ Etablissement ;
8. Une fiche de référence et contre-référence des cas de VBG.

Pour la mentore, des activités d’animation sont prévues avec l’ensemble des filles de l’Espace Sûr.
Dans le cadre de cette activité, les outils suivants sont proposés :

1. Des listes de présence des mentorées aux séances d’animation ;
2. Un rapport d’activité par séance d’animation de la mentore ;
3. Une fiche de rapport d’activité mensuel de la mentore.
1. Les périodes de rapportage

Les acteurs scolaires intervenant dans la mise en œuvre sont appelés à produire des rapports d’activités selon les rôles qu’ils jouent dans l’organisation des activités du projet. La périodicité de ces rapports est généralement hebdomadaire et mensuelle suivant le tableau ci-dessous.
Dès la fin du mois des activités, le comité école tient sa réunion mensuelle, dresse le rapport mensuel d’activité qui est validé par le chef d’établissement et transmis au DREN sous le couvert du Point Focal régional du Projet.
Tous les rapports ainsi réceptionnés par le DREN sont synthétisés par le Point Focal régional du Projet au titre des activités régionales et soumis à la validation du DREN pour être transmis à la coordination centrale.
Types de rapport
Responsable
Délai de production
Délai de transmission
Destinataire
Rapport d’animation des Espaces Sûrs
Mentor
Hebdomadaire
Hebdomadaire
Chef d’établissement
Rapport mensuel du comité école
Chef d’établissement
Mensuel

Mensuel
Au plus tard le 05 du mois suivant
DREN/Sous couvert du Point Focal SWEDD
Rapport mensuel de coordination régionale de la DREN
DREN
Mensuel
Mensuel
Au plus tard le 10 du mois suivant
Coordination centrale SWEDD-Education
Rapport de synthèse de la coordination centrale
Coordination centrale SWEDD-Education
Mensuel
Mensuel
Au plus tard le 15 du mois suivant
UCP SWEDD/ONG

2. Le circuit d’information

3. Le circuit de validation des outils et documents de rapportage
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités dans les établissements scolaires, des outils de rapportage sont élaborés par les équipes et mis à la disposition des acteurs scolaires. Ces documents permettront aux acteurs de rapporter toutes leurs réalisations attendues par le projet. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet SWEDD-EDUCATION phase 2, les activités d’animation des Espaces Sûrs et les cours d’appui en mathématique et français ont été confiées aux acteurs scolaires avec des rôles clairs pour :
* Le Directeur Régional de l’Education et de l’Alphabétisation (DRENA)
* Le Secrétaire Général du DRENA
* Le Point focal coordonnateur SWEDD-EDUCATION (DMOSS)
* Le Chef d’établissement
* L’Adjoint au chef d’établissement /Censeur ou Directeur des études
* L’Educateur
* La Mentore
* Le Professeur de mathématique
* Le Professeur de français
Après avoir réalisé les activités, ces acteurs reçoivent des primes de forfaitaires de communication à la fin de chaque mois jusqu’à la fin de la cohorte.
En ce qui concerne le paiement des acteurs scolaires en charge de la mise en œuvre et la gestion de l’activité des Espaces Sûrs, trois
(03) ONG (AIBEF, EICF, GFM3) ont été recrutées avec l’appui de la Banque Mondiale pour opérationnaliser les activités du MENA conformément à la stratégie de mise en œuvre du projet éducation. Ces ONG accompagnent les acteurs scolaires selon leurs sphères de compétences et le cahier de charges suivant :
1. Développer en lien avec l’Equipe Projet SWEDD Education et l’UCP – SWEDD les documents de gestion notamment les listings, les formulaires, les canevas de rapportage des activités ;
2. Appuyer l’administration scolaire locale et régionale, à la rédaction des TDR des activités à mettre en œuvre dans le cadre de la supervision ;
3. Appuyer le suivi de l’animation et la supervision /coordination régionale et locale des Espaces Sûrs, des cours de renforcement en Français et en Mathématiques ;
4. S’assurer de la bonne mise en œuvre des activités du projet ;
5. Procéder au paiement des primes des différents acteurs (Mentores, Points Focaux Coordonnateurs, Educateurs, Adjoints aux Chefs d’Etablissements, Chefs d’Etablissements, Directeurs Régionaux) et autres frais (transport, communication) en échange des rapports transmis et validés ;
6. Fournir les pièces justificatives des opérations financières ;
7. Mener des actions de sensibilisation en direction des enseignants, éducateurs et garçons des établissements concernés ;
8. Procéder au traitement des cas de VBG signalés par les mentores et autres personnes habilitées (selon le mécanisme de référence/ contre référence qui sera établi) en lien avec l’AFJCI et les autres services du ministère en charge du Genre existants dans les régions ciblées, en vue d’une prise en holistique (psychologique, médicale, sociale, juridique, judiciaire, etc).[b] En vue de rendre l’information, la validation des livrables et rapports très fluides, le circuit suivant est proposé :
1. La mentore
La mentore est la personne qui est en contact régulièrement avec les bénéficiaires. Elle anime les Espaces Sûrs avec un effectif de 30 filles par groupe. Et pour attester le travail fait, un rapport (rapport d’activité + liste de présence) est produit après chaque séance d’animation et transmis au comité école pour faire la synthèse (Fiche de synthèse) des activités de la mentore. Ce rapport de synthèse est réservé à l’éducateur désigné dans le cadre du projet.
2. Le comité école

Le Chef d’établissement/Directeur des études assure la présidence du comité école. Il supervise les activités, tient des réunions, reçoit les rapports des autres membres du comité école (mentore, professeurs de mathématique et français, ACE, Educateur) pour traitement et validation. L’éducateur chargé de mobiliser les filles doit renseigner la fiche de synthèse à chaque fin de semaine. Ces différents documents sont archivés dans le bureau du chef d’établissement.
3. Agent Terrain de l’ONG
L’Agent Terrain est la personne désignée par l’ONG pour faire le suivi quotidien des activités en établissement scolaire. Il se rend chaque fin de semaine/deux semaines selon son planning dans chaque établissement concerné par le projet pour collecter les données en s’adressant au président du comité ou l’ACE et non à la mentore. Le président du comité école ou l’ACE est chargé de lui remettre tous documents validés au sein de l’établissement pour analyse. Lorsqu’il constate qu’un document n’est pas bien renseigné, il saisit automatiquement le président du comité école ou son adjoint afin que correction soit faite. Il doit également, en collaboration avec l’ACE, renforcer les compétences des acteurs qui ont des difficultés à renseigner les documents à valider.
Une fois assuré de la bonne qualité de tous les documents produits, il récupère les originaux, laisse des copies dans l’établissement et se rend chez le Superviseur de zone pour traitement.
4. Superviseur de zone de l’ONG

Le superviseur de zone est l’agent de l’ONG basé en DRENA qui reçoit les documents validés collectés dans les établissements du projet par l’Agent Terrain. Il vérifie la régularité de chaque document reçu. Lorsqu’il se rend compte que certains documents ne sont pas correctement remplis, il saisit l’agent terrain afin d’y apporter les corrections. Toutefois, lorsqu’il s’assure que tous les documents sont bien renseignés, il se rend à la DRENA pour échanger avec le point focal régional SWEDD éducation afin de consolider les données collectées.
5. Point focal régional SWEDD éducation

Le point focal régional SWEDD est le répondant de l’équipe centrale éducation du projet en région. Il est chargé de confronter les données en sa possession au cours d’une séance de travail avec celles du Superviseur de zone de l’ONG. Au cours de cette séance de travail, ils analysent ensemble les documents du comité école, du point focal régional, du SG de la DRENA et ceux du DRENA. Une fois que les deux parties se sont accordés sur la fiabilité des documents produits, le point focal régional transmet la fiche de synthèse au DRENA pour signature et validation.
6. DRENA
Le Directeur Régional de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation assure la coordination régionale du projet en région. A ce titre, il supervise les activités du projet et valide la fiche de synthèse du point focal devant servir au paiement de tous les acteurs impliqués dans le projet.
Enfin, il est proposé que le rapport final du DRENA soit transmis à la coordination centrale du sous projet SWEDD Education pour avis favorable du point focal coordonnateur afin de transmettre le tout à l’unité de coordnation Nationale UCP SWEDD.
7. ONG
L’une des principales missions des ONG qui accompagnent le MENA dans le cadre du projet SWEDD est d’assurer le paiement des intéressements des différents acteurs de mise en œuvre du projet. Pour ce faire, ces acteurs doivent produire des documents qui attestent le travail effectué. Lesdits documents doivent être produits dans un délai indiqué afin de faciliter les paiements. Ainsi donc :
1. Vu que c’est un seul éducateur désigné par établissement pour assurer la mobilisation des filles, il doit faire la synthèse des rapports des mentores en fin de semaine
2. Chaque quinzaine le superviseur de zone doit faire le point des activités avec le point focal régional SWEDD Education
3. Du 30 au 05 du mois suivant, le superviseur de zone de l’ONG et le point focal régional SWEDD Education doivent finaliser la consolidation des différents rapports.
4. Du 05 au 10 du mois suivant, l’ONG doit procéder au paiement des différents acteurs intervenants dans le cadre du projet.

8. LES PROFESSEURS DE MATHEMATIQUE ET DE FRANCAIS
A l’image de mentores les enseignants tuteur du Math et de français auront à charge de faire des cours d’appui ou de remédiation sur la base de la pédagogie différenciée. Leur quantum horaire par semaine est encore à l’étude et est envisagé pour l’instant seulement 4 heures hebdomadaires. L’approche de pédagogie différenciée encore en cours de finalisation, les professeurs n’ont pas encore été utilisés dans le cadre du projet SWEDD depuis la première phase jusque là.
Toutefois, lorsque les Enseignants de Mathématique et de Français prendront fonction, ils devront intégrer les comités écoles dans chaque établissement et les documents produits pour justifier leurs activités devront suivre le circuit de validation similaire à celui des Mentores dans les espaces sûrs. Plus de clarifications seront faite avec la Direction de la pédagogie et de la Formation Continue, La Direction des Ecoles, Lycées et Collèges sur la planification des horaires des cours de soutien.

8. GESTION ADMINISTRATIVE ET FIDUCIAIRE DES ACTIVITES DU PROJET

Dans son fonctionnement habituel, l’administration scolaire emploie des agents qui assurent la comptabilité et la gestion financière de son fonctionnement. Il s’agit notamment des économes et des Assistants Administratifs et Comptables (AAC). Toutefois, dans le cadre de la gestion du projet SWEDD, des organisations non gouvernementales (ONG), ayant l’expertise de la gestion et de la justification des dépenses exécutées dans le cadre des projets financés par la banque mondiale seront recrutées pour suivre les aspects programmatiques et fiduciaires du sous-projet Education. Ce qui signifie clairement que l’administration scolaire aura un rôle à jouer différent de celui des ONG et sera encadrée par celles-ci.
15. Le rôle de l’administration scolaire

L’administration scolaire organisera à l’école et veillera à rendre favorable, l’environnement qui entoure la jeune fille, en vue de son maintien à l’école. Il s’agira :
1. d’organiser la mise en œuvre pratique des activités d’animation des espaces sûrs au sein des établissements scolaires. Cela se fera notamment à travers : obtention
1. la planification des espaces tenus par chaque mentor dans l’emploi du temps scolaire,
2. L’organisation et l’attribution des groupes de bénéficiaires aux mentors,
3. la tenue des réunions du comité écoles pour résoudre les difficultés éventuelles en cours d’activité,
4. le suivi du bon déroulement des séances et de la participation effective des bénéficiaires (synthèse des présences),
5. l’obtention de l’approbation des parents de bénéficiaires,
6. La validation locale des outils renseignés par les mentors, suite aux animations,
7. La conservation et distribution des matériels de l’activité,
8. La conservation des archives de l’activité etc.

2. De planifier des séances de sensibilisation interne à l’endroit des enseignants et des élèves garçons ;
* Chaque trimestre une séance de sensibilisation doit être organisée à travers des conférences, des panels entre élèves et des personnes ressources de l’extérieur invitées par l’administration scolaire.
* Des conférences seront organisées également à l’endroit des enseignants et enseignantes et permettront d’aborder avec l’ensemble des personnels, les questions suivantes:
* Les violences basées sur le genre(VBG) ou violences sexistes
* Le genre et les droits humains
* La contribution des hommes à l’autonomisation des femmes et des filles
* Le respect de l’intégrité physique, de la dignité de la femme, de l’équité et de l’égalité de genre etc.
Ces actions devront être réalisées en bonne collaboration avec les ONG qui accompagnent l’administration scolaire.
3. La prise de mesure de protection des filles contre les violences à l’école et autres VBG.
1. Le rôle des ONG
Les Organisations Non Gouvernementales recrutées accompagneront l’Education Nationale dans la mise en œuvre des activités des espaces sûrs et auront dans leur cahier de charge, des missions spécifiques relativement aux termes de référence de leur recrutement. Ainsi, ils auront essentiellement à charge :

1. La gestion des activités de coordination et de supervision ;
Les ONG auront à gérer la coordination entre les administrations des établissements scolaires du projet et la coordination régionale impliquant le point focal en région et le Staff de la Direction régionale de l’éducation.

Il s’agira notamment de faire circuler par l’intermédiaire des leurs superviseurs et agents d’ONG impliqués, les différents documents et outils de rapportage collectés dans les établissements sites du projet et de les acheminer jusqu’à la coordination régionale, en vue de leur traitement et validation conjointe par l’ONG (le représentant) et la coordination régionale (le point focal).

En vue de se rendre compte de la réalisation effective des animations en établissement, les représentants des ONG, organiseront des missions de supervision dans les établissements scolaires du projet en accord avec l’administration locale et conformément au calendrier de mise en œuvre communiqué par les comités écoles. Ces supervisions auront donc pour but essentiel, de vérifier la tenue des animations, la participation effective des bénéficiaires aux séances et de faire le point d’avancement avec les comités écoles.

2. La gestion des primes et autres frais (communication, internet, intéressements des acteurs, carburant des DREN dans le cadre des activités ponctuelles du projet) ;
Les acteurs scolaires impliqués dans les activités du projet SWEDD-éducation, auront à fournir plusieurs efforts et à mettre leurs compétences au service du projet pour la réussite et le succès de l’initiative. En tant qu’agents de l’administration scolaire, ils sacrifieront une partie de leur temps habituel au service du projet (organisation, réflexion à la bonne marche, orientation des actions etc.)
Pour cette contribution, il leur est octroyé quelques primes forfaitaires en compensation des efforts sus indiqués, de manière à leur permettre de communiquer, de transmettre des documents par internet ou de se déplacer.
Ainsi, les fonds destinés au paiement de ces primes sont confiés aux organisations Non gouvernementales (ONG) qui accompagnent l’administration, afin d’assurer les différents paiements, d’en garder des traces, et de s’assurer de la bonne justification des dépenses effectuées.
3. La gestion des cas de VBG.
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

4. Le renforcement des compétences et le coaching des acteurs régionaux ;

Considérant que les ONG, dont les activités habituelles intègrent le traitement des questions communautaires et la gestion des projets divers, disposent de capacités nécessaires pour réaliser l’accompagnement souhaité sur l’initiative SWEDD, il leur est sera demandé d’ organiser des coachings à l’endroit des acteurs scolaires.

Ces coaching seront planifiés et réalisés lorsque cela s’avère nécessaire, dans le but d’outiller les acteurs scolaires aux procédures utilisées, à l’utilisation efficace et efficiente des différents documents, outils et matériels mis éventuellement à la disposition dans le cadre du projet.

5. La réalisation des actions de protection des bénéficiaires etc. (réf. TDR de recrutement) Ces actions de protection consisteront à organiser des activités pour rendre l’environnement des bénéficiaires favorable à leur maintien à l’école. Ces actions seront soit en direction des hommes (élèves garçons, acteurs scolaires et communautaires de sexe masculin) soit des parents et de membres de la communauté qui peuvent être obstacles à l’épanouissement des filles. Il appartient ainsi aux ONG, de proposer des actions pertinentes, efficaces et adéquates à la situation dans chaque site du projet. Les acteurs scolaires pourront être associés dans la mesure du possible.

6. Les outils de gestion des activités

Des documents (outils) qui permettent de comprendre comment l’activité est administrée sont les outils de rapportages remplis par chaque acteur.
Il s’agit des outils de la mentore, des outils du comité école, des outils du point focal et de la coordination en DRENA. (NB : Faire la description de chaque outil)

6.1 Les outils de la mentore :

La mentore a de principaux outils: la fiche de présence journalière et la fiche d’activité
1. la fiche de présence journalière
La fiche de présence journalière indique la participation journalière de chaque bénéficiaire aux différentes séances d’animation
2. La fiche d’activité de la mentore
La fiche d’activité de la mentore constitue le rapport de l’activité d’animation organisée dans l’espace sur et portant sur une session (thématique) prévue……….elle comporte ……….. et permet de se rendre compte de la compétence à retenir par les bénéficiaires à la fin des échanges avec la mentore.
A poursuivre…..
CONCLUSION

Impliquer tous les acteurs scolaires depuis le cabinet ministériel jusqu’aux établissements d’enseignement en déterminant les rôles et les limites de chaque acteur ainsi que les critères de leur choix, constitue le premier piller de la stratégie du ministère en charge de l’Education. Par ailleurs, collaborer franchement avec des partenaires proches et lointains de l’école en vue de bénéficier de leurs expertises diverses pour l’encadrer et appuyer les acteurs scolaires semble de notre point de vue, la clé pour atteindre les objectifs d’une bonne mise en œuvre du projet.
Aussi, la prise en compte de l’environnement scolaire complexe et la planification savante du déroulement des compétences de vie courante dans les espaces sûrs tout en assurant une bonne coordination des toutes les actions, constitue-t-elle l’approche méthodologique choisie par l’équipe Education pour garantir le bon déroulement de la phase deux du projet SWEDD à l’école.
Reste donc aux parties prenantes de s’investir à fond, chacune en ce qui la concerne, dans la recherche de la performance pour optimiser les résultats du projet SWEDD au profit des bénéficiaires.

________________
ANNEXES

1. PLANNING de progression des animations thématiques dans les « Espaces sûrs »
2. Description des outils de travail pour les différents acteurs :
* Outils de la mentore
* Outils du comité école
* Outils du point focal régional
* Outils du DRENA, coordonnateur régional
3. Spécimen des outils de travail pour les différents acteurs
* Un canevas de compte rendu de réunion de coordination ;
* Un canevas de rapport de mission de supervision ;
* Une grille de supervision des acteurs scolaires.
* Une fiche de visite de terrain ;
* Une fiche de synthèse des données collectées ;
* Un canevas de rapport mensuel ;
* Une Fiche de référence et contre-référence des cas de VBG.
* Un canevas de PV de mise en place du comité école ;
* Un canevas de PV de réunion hebdomadaire du comité école ;
* Une fiche de manifestation de volonté des bénéficiaires (consentement)
* Une fiche d’autorisation parentale (consentement) ;
* Une fiche d’identification des bénéficiaires ;
* Un canevas de PV de sélection définitive des filles bénéficiaires ;
* Une liste définitive des bénéficiaires par Espace Sûr/ Etablissement ;
* Des listes de présence journalière des mentorées aux séances d’animation ;
* Un rapport d’activité par séance d’animation de la mentore ;

Annexe 1 : PLANNING de progression des animations thématiques dans les « Espaces sûrs » sur 14 semaines.
PLANIFICATION DES MODULES DU CURRICULUM DES ESPACES SÜRS
Périodes
Séance hebdomadaire N° 1
Séance hebdomadaire N° 2
Semaine 1
Session 0 : Faisons connaissance
Session 10 : Relations saines et malsaines
Semaine 2
Session 1 : Points forts et conscience de soi
Session 14 : Puberté
Semaine 3
Session 3 ASE : Capacité à identifier et à gérer ses émotions
Session 23 : Violences basées sur le genre
Semaine 4
Session 15 : Menstruation et Hygiène de la jeune fille
Session 20 : Planification familiale
Semaine 5
Session 5 : Fixer des objectifs
Session 6 : Prise de décisions
Semaine 6
Session 22 : Relations interpersonnelles et Capacité à dire « NON »
Session 19 : IST et le VIH/Sida
Semaine 7
Session 21 : Risques liés au mariage précoce et à la grossesse précoce
Session 11 : Techniques de refus
Semaine 8
Session 25 : Risques liés à la mutilation génitale féminine
Session 24 : Droits des filles et des femmes
Semaine 9
Session 8 : Négociation
Session 4 : Capacités de communication et d'écoute
Semaine 10
Session 17 et 18 : Reproduction, Grossesses, Accouchement et Avortement
Session 2 : Valeurs
Semaine 11
Session 12 : Sensibilisation aux questions de genre 1
Session 13 : Sensibilisation aux questions de genre 2
Semaine 12
Session 26 : Comprendre le travail d’équipe
Session 9 : Capacités d'encadrement et d’influence : Le leadership
Semaine 13
Session 5 ASE : Résolution de problèmes et de conflits
Session 6 ASE : Persévérance
A insérer les 2
EDUCATION FINANCIERE
COVID 19
Semaine 14
Session 16 : Nutrition
Disons-nous au revoir

Annexe 2 : Description des outils de travail pour les différents acteurs :

Annexe 3 : Spécimen des outils divers
Un spécimen de chacun des outils énumérés à la page 45 sera présenté dans les pages suivantes.

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________________
[1] Population Council : Normes minimales pour les interventions dans les espaces sûrs
Promundo : Directives pour la conduite des CDM/CDFM
[2]Les filles « touchées » désignent les filles ayant bénéficié des enseignements au sein des espaces sûrs à travers l’animation des mentors.
[3]Les sessions ou modules dispensés fait référence au contenu du curriculum homologué pour être enseigné dans les espaces sûrs.
[4]Le document d’autorisation parentale n’avait pas été suffisamment expliqué ou pas du tout expliqué aux parents.

[5]Ces activités préparatoires peuvent être d’ordre organisationnel comme la présélection des filles bénéficiaires de la cohorte prochaine avant le départ en vacances ; la passation de marché pour le matériel d’animation, pour les équipements, de formation de nouvelles mentores etc.
[6] Les après-midi de la journée de Mercredi sont dédiés aux activités de sport, d’arts et culture et autres activités extra scolaires dans les emplois du temps scolaires.
[a]Prendre part
[b]A actualiser

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