Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

14. Gender-Based Violence_FINAL_French

Session 14 : Violence ba
sée sur le genre
Objectifs d'apprentissage :
Au terme de ce module, les participantes seront en mesure de :
nommer les différents types de violence (émotionnelle ou psychologique, physique et sexuelle) ;
comprendre le concept de violence basée sur le genre ;
décrire les effets de la violence sur les survivantes ;
décrire les moyens d'obtenir de l'aide si elles ont été victimes de violence.
Durée totale : 90 minutes
Activités :
Types de violence (30 minutes)
Violence basée sur le genre (20 minutes)
Effets de la violence et obtention d'aide (35 minutes)
Réflexion (5 minutes)
Matériel :
Tableau à feuilles et marqueurs (facultatif)
Papier et stylos/crayons (facultatif)
Préparation de la séance :
Lire et répéter la séance.
Ressources complémentaires et adaptation :
Documents à distribuer : S.O.
Fiche de ressources : Types de violence
Adaptation pour les filles plus jeunes : voir la fin de la séance
REMARQUE POUR L'ANIMATRICE : Ayez à l'esprit que certaines de vos participantes peuvent avoir été exposées à la violence ou victimes de viol. Si l'une des participantes manifeste un trouble au cours de cette session, il peut être souhaitable de lui suggérer avec tact d'en discuter en privé ultérieurement. Reportez-vous à la fiche de ressources pour obtenir des instructions sur le dépôt de plainte en cas de violence ou de viol.
Activité 14.1 : Types de violence (30 minutes)
DIRE :
Aujourd'hui, nous allons parler de la violence. Si l'une d'entre vous se sent perturbée ou mal à l'aise à un moment quelconque, qu'elle n'hésite pas à quitter la pièce, à sortir quelques instants jusqu'à ce que cela aille mieux, et à venir me parler après notre session pour me dire ce qu'elle ressent.
La violence est un sujet sensible. Il est donc important que vous vous respectiez les unes les autres. Pour cela, vous devez suivre ces directives :
Ne parlez pas de ce que les participantes disent ici à d'autres personnes extérieures à notre groupe.
Personne n'est obligé de répondre : si l'une d'entre vous se sent mal à l'aise avec un sujet particulier, ou ne peut pas parler facilement d'un aspect particulier, elle a le droit de l'ignorer.
Chacune a le droit d'avoir ses opinions et ses croyances. Efforcez-vous de ne pas vous juger les unes les autres.
Respectez les opinions et les sentiments des autres : évitez de les interrompre alors qu'elles sont en train de parler ; ne vous moquez pas de ce que disent les autres.
Soyez attentives lorsque les autres prennent la parole et efforcez-vous d'écouter attentivement ce qu'elles ont à dire.
Pensez-vous que nous pouvons nous mettre d'accord sur ces règles ? (Attendez d'obtenir l'assentiment.) Merci.
DEMANDER :
Si je prononce le mot « violence », qu'est-ce que cela vous évoque ?
La violence peut-elle être simplement verbale, par exemple lorsque quelqu'un vous crie dessus, vous menace ou vous rabaisse ?
*Oui ; dans ce cas, on parle de violence verbale ou psychologique.
Avez-vous déjà entendu parler de « violence sexuelle » ? Savez-vous ce que cela signifie ?
DIRE :
Il existe plusieurs sortes de violence. La plupart des gens pensent que la violence se résume à cogner avec ses mains ou donner des coups de pied. Ça, c'est ce que l'on appelle la
violence physique
.
La
violence émotionnelle et psychologique
se produit lorsque quelqu'un utilise des mots pour menacer, rabaisser ou intimider une autre personne.
La
violence sexuelle
est le mot qu'on utilise lorsqu'une personne parle à quelqu'un ou touche quelqu'un de manière sexuelle, touche ses parties intimes, lui montre des images sexuelles, ou a un contact sexuel avec quelqu'un sans son consentement. Le consentement signifie être d'accord avec quelque chose. Le cas le plus extrême de violence sexuelle est le viol. Il y a viol lorsqu'une personne utilise son pouvoir, des menaces ou une autre forme de violence pour obliger quelqu'un à avoir des relations sexuelles. Il peut s'agir de n'importe quel type de relations sexuelles : un contact des mains, de la bouche ou des organes génitaux de leur auteur avec la bouche, les organes génitaux ou l'anus de sa victime.
DEMANDER :
Avez-vous des questions à propos de ce que je viens de décrire ?
Pensez-vous possible que des hommes ou des garçons fassent l'expérience de la violence sexuelle ?
*Oui. Si un garçon ou homme ne veut pas avoir de relations sexuelles et que quelqu'un d'autre l'oblige ou le menace de le faire, c'est un viol.
Pensez-vous possible qu'un garçon viole sa copine, ou qu'un mari viole sa femme ?
*Oui.
DIRE :
Tout le monde a le droit de refuser d'avoir des relations sexuelles avec qui que ce soit, à n'importe quel moment et quelle qu'en soit la raison.
Pouvez-vous répéter ceci avec moi ? Tout le monde a le droit de refuser d'avoir des relations sexuelles avec qui que ce soit, à n'importe quel moment et quelle qu'en soit la raison. Merci.
Les relations sexuelles doivent être fondées sur le respect. Si une personne exige d'une autre, ou l'oblige à avoir des relations sexuelles, il s'agit d'une relation dangereuse, malsaine et où il n'y a pas de respect. Personne ne mérite d'être traité avec violence.
DEMANDER :
Pouvez-vous citer les trois types de violence dont nous venons de parler ?
Pouvez-vous me donner un exemple de violence physique ?
*Par exemple : deux hommes qui se bagarrent.
Pouvez-vous me donner un exemple de violence émotionnelle ?
*Par exemple : détruire l'estime qu'une personne a d'elle-même en la rabaissant constamment.
Activité 14.2 : Violence basée sur le genre (20 minutes)
DEMANDER :
Nous avons passé beaucoup de temps à discuter du genre, des rôles associés au genre et du pouvoir. Pensez-vous que ces questions ont quelque chose à voir avec la violence ? De quelle manière ?
Les gens qui ont plus de pouvoir exercent-ils parfois celui-ci contre les gens qui en ont moins ?
DIRE :
La violence perpétrée contre les femmes et les jeunes filles s'appelle de la violence basée sur le genre. Si la violence provient d'une dynamique malsaine et inégalitaire entre les sexes, c'est-à-dire lorsque les hommes ont plus de pouvoir que les femmes, on appelle cela de la violence basée sur le genre (VBG). Les filles et les femmes peuvent être vulnérables à ce type de violence de la part d'inconnus ou d'hommes qu'elles connaissent (comme leur mari, un enseignant, un voisin ou un membre de leur famille). La VBG peut inclure toutes les formes de violence dont nous avons parlé précédemment, et elle est toujours injuste. Même si elle se produit de façon subtile ou n'a lieu qu'une seule fois, c'est mal et ce n'est jamais la faute de la victime. Aucune personne qui subit la VBG ou toute autre forme de violence ne la mérite ou n'a fait quoi que ce soit pour la subir.
Le type le plus courant de VBG a lieu entre des personnes qui sont en couple. On appelle cela de la violence conjugale, et elle a lieu au sein de couples mariés ou non mariés. Il peut s'agir d'un seul type de violence, ou de formes de violence multiples. C'est un problème difficile, car les personnes sont
généralement mariées, la violence peut se développer au bout d'un certain temps, et la victime doit voir son agresseur et vivre avec lui tous les jours. Leurs rôles liés au genre et leur pouvoir signifient généralement que le mari exerce un fort contrôle sur sa femme, ce qui rend les agressions plus faciles à commettre, et plus probable le fait que personne ne le défiera.
Les garçons et les hommes peuvent eux aussi être victimes de violence basée sur le genre. Si, par exemple, un homme est victime de violence sous la forme d'une menace ou d'une punition de la part d'autres personnes qui estiment que son comportement ne correspond pas à ce qui est acceptable pour un garçon ou un homme, il s'agit d'un cas de violence basée sur le genre.
DEMANDER :
De quoi vous souvenez-vous, à propos de nos conversations sur les rôles liés au genre, qui pourrait contribuer à la VBG contre les femmes et les filles ? Est-ce que cela a quelque chose à voir avec la façon dont on enseigne aux filles et aux femmes les comportements à adopter ? Ou avec la façon dont nous considérons les garçons et les hommes ?
*On apprend aux femmes et aux filles qu'elles doivent être soumises, qu'elles ont généralement moins de pouvoir, etc.
*On apprend aux hommes et aux garçons à être violents, à ne pas exprimer leurs émotions, à croire que les femmes leur sont inférieures, etc.
Y a-t-il quelque chose à propos des
attraits physiques
des hommes et des femmes qui peut contribuer à cette violence ?
*Les hommes sont généralement plus grands, pèsent plus lourd et sont plus forts que les femmes.
DIRE :
En reflétant l'inégalité entre le pouvoir détenu par les femmes et par les hommes, la
coercition sexuelle
est une forme de violence sexuelle qui peut être perpétrée de plusieurs façons. La coercition sexuelle, c'est le fait de persuader quelqu'un de se livrer à une activité sexuelle par le biais de menaces, de pression ou de force physique. Il peut s'agir de manipulation émotionnelle, de mensonge, de violence ou force physique, d'insistance ou de recours à de l'argent ou à des cadeaux. En général, la coercition sexuelle se produit avec des personnes et dans des lieux dans lesquels on devrait normalement se sentir en sécurité (lieu de travail, domicile, école, événement religieux, etc.) et avec une personne que la victime connaît. Dans d'autres occasions, elle peut se produire avec une personne inconnue ou en l'échange d'argent ou de cadeaux.
Les filles peuvent être particulièrement vulnérables au harcèlement et à la coercition à caractère sexuel en milieu scolaire. Si l'établissement scolaire ne fait pas ce qu'il faut pour les protéger, les filles peuvent subir des agressions de la part des garçons, des enseignants ou des membres du personnel de sexe masculin. Si jamais vous entendez parler de ce genre de choses, ou si vous en êtes vous-même victime, demandez immédiatement de l'aide à un adulte en qui vous avez confiance. Il n'est jamais acceptable que des enseignants aient des relations amoureuses ou sexuelles avec des élèves. Les filles ont le droit de se sentir en sécurité à l'école pour étudier et grandir sans être victimes de harcèlement ou d'agression.
DEMANDER :
Si la violence basée sur le genre provient de l'inégalité de pouvoir entre les femmes et les hommes, pensez-vous que les hommes qui croient en l'égalité sont plus violents ou moins violents ?
*Ils sont moins violents que les hommes qui ne croient pas en l'égalité entre les femmes et les hommes.
Avez-vous des questions à propos de la violence basée sur le genre ?
Activité 14.3 : Effets de la violence et obtention d'aide (35 minutes)
DIRE :
Maintenant que nous avons compris les différents types de violence et la violence basée sur le genre, nous devons apprendre ce qui arrive à une personne qui survit à la violence.
DEMANDER :
De quelle manière la violence peut-elle affecter l'état émotionnel et psychologique d'une personne ?
DIRE :
Il est fréquent que les victimes de violence deviennent dépressives ou anxieuses. Elles peuvent avoir des troubles du sommeil, faire des cauchemars et ressentir de la peur, de la colère, de la honte ou avoir des incertitudes sur ce qu'elles ont vécu. Elles peuvent avoir peur des hommes (si la violence a été perpétrée par un homme) ou de l'obscurité. Ces problèmes peuvent durer quelque temps ou pendant une longue période, et des conseils peuvent aider les victimes à faire face à ces problèmes.
Le fait de connaître ces effets psychologiques, ou d'autres effets, est normal lorsqu'on a été victime de violence. Cela ne signifie pas que cette personne soit faible.
DEMANDER :
Quels sont les problèmes de santé que peut rencontrer quelqu'un qui subit des violences, qu'elles soient physiques ou sexuelles ?
DIRE :
Les victimes de violence physique peuvent être meurtries, saigner à cause de coupures ou de lésions à l'intérieur de leur corps, si elles ont été frappées. Elles peuvent souffrir de fractures, ou de commotion cérébrale si elles ont été frappées à la tête. Une commotion cérébrale est un traumatisme crânien qui entraîne un certain nombre de problèmes : la personne peut oublier l'événement, se sentir confuse, souffrir de maux de tête ou d'étourdissements, avoir des troubles oculaires, entendre des bruits étranges, vomir, ou parler en émettant des sons lents ou en hachant ses mots. Si la commotion est grave, la personne peut se retrouver dans le coma.
Si une fille a subi des violences sexuelles, elle peut souffrir de douleurs, d'ecchymoses (de bleus) ou de déchirures de ses organes génitaux, ainsi que d'infections, y compris des infections sexuellement transmissibles et le VIH. Elle peut également tomber enceinte.
DEMANDER :
Quels sont les effets psychologiques que peut ressentir une personne après avoir subi des violences ?
Quels sont les effets physiques que peut ressentir une personne après avoir subi des violences ?
Est-il acceptable qu'une personne soit violente physiquement, psychologiquement, ou sexuellement avec vous ?
Que doit faire une personne si elle a été victime de violence sexuelle ? À qui peut-elle demander de l'aide ?
DIRE :
Pendant l'attaque, la fille peut crier au secours ou tenter d'effrayer son agresseur. Après une agression ou un viol, elle doit immédiatement obtenir de l'aide auprès de trois personnes :
un adulte en qui elle a confiance,
un(e) médecin ou un(e) infirmier/infirmière,
un(e) policier/policière.
Recherche d'un adulte digne de confiance.
Elle se sentira effrayée. Pour cette raison, il est important qu'elle trouve un adulte digne de confiance pour l'aider à obtenir l'aide des autres personnes dont elle a besoin. La plupart des gens n'arrivent pas à réfléchir calmement et posément après avoir été aggressés. Un adulte digne de confiance les aidera donc à faire le nécessaire.
Recherche d'un(e) médecin.
Une personne qui a subi une agression ou un viol doit immédiatement consulter un service médical ou une infirmerie. Elle ne doit pas se baigner ni changer de vêtements, car il se peut que le médecin doive recueillir des preuves de l'agression. Le médecin peut soigner la fille si elle est écorchée, meurtrie ou souffre d'autres blessures physiques. Le médecin peut prescrire à la fille un médicament pour s'assurer qu'elle ne tombe PAS enceinte et qu'elle soit protégée contre le VIH et d'autres IST si elle a été violée. Pour être efficaces, ces médicaments doivent être administrés dès que possible (dans les 3 jours).
Déposer une plainte au poste de police.
Certaines victimes de violence ont peur d'aller porter plainte
au poste de
police. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit. Néanmoins, si elle en est capable, la victime peut, en étant accompagnée d'un adulte digne de confiance, contacter la police pour porter plainte. La police l'interrogera et rédigera un procès-verbal sur l'agression. Lors de l'interaction avec la police, la fille devra être autorisée à rester accompagnée en permanence de l'adulte en qui elle a confiance. La police pourra peut-être identifier, localiser et arrêter l'agresseur. Si c'est le cas, elle pourra le faire comparaître devant une cour de justice pour agression criminelle. À ce stade, la victime sera probablement invitée à relater son expérience devant la cour.
DEMANDER :
À qui doit s'adresser une victime après une agression ? *Un adulte digne de confiance.
Auprès de qui doivent-ils obtenir de l'aide en priorité ? *Auprès d'un(e) médecin ou d'un(e) infirmier/infirmière.
Pensez-vous que le rôle de la police soit utile lorsque quelqu'un a subi une agression ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
Avez-vous des questions à propos de ce qu'une victime doit faire après une agression ?
Pourquoi pensez-vous qu'il puisse être difficile pour des femmes et des filles d'obtenir de l'aide lorsque ce genre de situation se produit ? *Il se peut que personne ne la croie, qu'on la tienne pour responsable, qu'on l'empêche de se rendre à la police ou de voir un médecin, etc.
DIRE :
Nous avons parlé de la dynamique du genre et du pouvoir récemment. La même dynamique peut empêcher les filles et les femmes d'obtenir l'aide dont elles ont besoin après avoir été victimes de violence. On rencontre ce problème partout dans le monde. Lorsque vous œuvrez pour faire évoluer le rôle joué par les femmes et les filles dans votre communauté (en montrant à quel point vous êtes confiantes et capables, que vous pouvez apporter des changements positifs au sein de la communauté, que vous êtes brillantes et efficaces), vous facilitez la possibilité pour les femmes et les jeunes filles d'obtenir à l'avenir une meilleure éducation, de trouver un meilleur travail et d'obtenir de l'aide si elles en ont besoin après avoir été victimes de violence. Ces changements permettent d'augmenter les chances que les gens croient les femmes, leur viennent en aide et punissent ceux qui commettent des violences à leur égard. Vous jouez un rôle extrêmement important dans ce changement.
FAIRE :
Divisez les participantes en 3 groupes.
Demandez-leur de rédiger une histoire courte pour relater l'expérience d'une fille ayant été victime de violence. Le récit qu'elles partageront à haute voix devra mentionner :
son nom et son âge,
les types de violence qu'elle subit,
les moyens par lesquels elle obtient de l'aide,
la manière dont elle est affectée par la violence (effets physiques et/ou psychologiques),
la manière dont elle surmonte la violence.
Accordez 10 minutes aux groupes pour débattre.
Demandez à des volontaires de faire part de leur récit. Remerciez chacun des groupes et complimentez un ou plusieurs éléments de leur récit (dénouement heureux, qualité de narration, niveau de détail, etc.).
DEMANDER :
En tant qu'amies, comment pouvez-vous aider une amie qui est victime de violence ?
*En demandant de l'aide à un adulte digne de confiance, en l'écoutant parler do son expérience, en l'aidant à obtenir une assistance médicale ou psychologique, etc.
Réflexion (5 minutes)
DEMANDER :
Pour quelles raisons pensez-vous qu'une femme reste enfermée dans une relation où règne la violence ? Pensez-vous que c'est parce qu'elle n'est pas assez forte, ou y a-t-il d'autres raisons ? Réfléchissez à ce que vous avez appris à propos des rôles liés au genre et du pouvoir.
*Elle ne peut pas subvenir financièrement à ses besoins. Elle craint pour sa sécurité si elle tente de s'échapper. Elle a des enfants avec son conjoint et craint de les perdre. Elle ne connaît pas ses droits. Elle redoute ce que les autres gens vont penser ou dire.
DIRE :
Il est important de se rappeler que personne ne mérite de subir de la violence. Nous devons montrer de l'empathie envers les victimes de violence qui ne cherchent pas à obtenir de l'aide, à partir ou à déposer plainte auprès de la police. Nous pouvons jouer le rôle de bonnes amies, être à leur écoute et les encourager à obtenir de l'aide une fois qu'elles seront prêtes. La violence, quelle qu'en soit la forme, peut engendrer des effets graves et durables sur la santé physique et psychologique d'une personne.
En travaillant à faire évoluer les rôles et les normes liés au genre, nous changeons la dynamique entre les femmes et les hommes qui conduit à la violence sexiste.
Merci pour l'effort que vous avez déployez aujourd'hui pour apprendre de nouvelles choses sur ce sujet difficile. J'espère que vous avez le sentiment d'avoir appris des informations que vous pourrez partager avec votre entourage pour lui venir en aide. Si vous avez des questions ou des préoccupations, n'hésitez pas à venir me voir après la session.
Fiche de ressources
Types de violence
La violence peut prendre de nombreuses formes. Il est donc utile de classer les différents types de violence qui existent. Consultez le tableau ci-dessous pour comprendre des exemples de violence émotionnelle/psychologique, physique et sexuelle.
Violence émotionnelle ou psychologique
Violence physique
Violence sexuelle
Menaces
Moqueries
Intimidation
Insultes
Dévalorisation
Humiliation
Indifférence
Coups avec les mains
Immobilisation
Coups de pied
Coups, y compris avec un objet (baguette, fouet, etc.)
Projection d'un objet sur une personne
(En l'absence de consentement, tous les éléments ci-dessous sont considérés comme de la violence sexuelle)
Viol
Attouchements
Attentat à la pudeur
Images ou langage à caractère sexuellement explicite (y compris les remarques ou offres sexuellement suggestives)
Aidez les participants à se rappeler les points importants suivants concernant la violence :
La violence n'arrive pas par accident.
Une agression n'est jamais de la faute de la victime.
L'une des raisons pour lesquelles une personne en agresse une autre, c'est pour la contrôler.
Certains agresseurs usent de leur force physique pour obliger quelqu'un à avoir des contacts sexuels avec eux.
Une agression peut être commise une ou plusieurs fois par le même agresseur.
L'agression est souvent un schéma qui se répète au fil du temps.


Les facteurs ci-dessous décrivent les risques qu'un homme agresse sa partenaire :
Facteurs individuels
Facteurs relationnels
Facteurs communautaires
Facteurs sociétaux
Jeune âge
Alcoolisme
Dépression
Faible niveau d'éducation
Faibles revenus
Avoir été témoin ou victime de violence durant l'enfance
Conflit ou instabilité dans la relation
Statut dominant des hommes dans la famille
Pression économique
Fonctionnement défaillant de la famille
Absence de punition des auteurs de violences domestiques par la communauté
Pauvreté
Réseau de soutien social défaillant
Normes de genre qui accordent plus de pouvoir aux hommes
Normes sociales qui soutiennent la
violence ou ne s'y opposent pas
Source : Organisation mondiale de la santé,
« Rapport mondial sur la violence et la santé »,
(2002)
Adaptation pour les filles plus jeunes
Activité 14.1 : Adaptez le langage tournant autour de la violence sexuelle en utilisant moins de détails explicites et en employant des termes familiers aux jeunes filles. Vous pouvez également remplacer les discussions plus explicites sur la violence sexuelle en évoquant davantage quelles manières de toucher sont acceptables ou inacceptables (par exemple, la différence entre serrer dans ses bras et toucher les parties intimes), l'utilisation d'un langage assertif pour dire non et les moyens de solliciter de l'aide.
Activité 14.2 : Accordez le langage et le niveau de cette section avec ceux des deux sessions consacrées au genre, aux rôles liés au genre et au pouvoir. Ajustez ou supprimez les contenus explicites concernant la violence sexuelle.
Activité 14.3 : Omettez le débat consacré aux effets physiques de la violence. Simplifiez le langage décrivant les conséquences émotionnelles et psychologiques (par exemple en utilisant le mot « tristesse » plutôt que « dépression »). Citez au moins deux adultes dignes de confiance auxquels les jeunes filles peuvent demander de l'aide. Simplifiez les instructions relatives à la recherche d'aide en expliquant à quoi ressemble la consultation chez un médecin : comment va-t-il vous examiner ? Que va-t-il vous demander ? Que pouvez-vous lui raconter ?
Réflexion : Modifiez la question pour l'adapter à la classe d'âge concernée.
Sources :
International Rescue Committee, « Sisters of Success » (Session 22)
Aflatoun, « Aflateen Choice Curriculum » (Session 2.5)
Aflatoun, Gender Curriculum for Benin (Sessions 1.3 et 1.7)
Population Council, « It’s All One Curriculum » (Unité 2)
Ministère de l'égalité des sexes et du développement, République du Libéria, « Economic Empowerment of Adolescent Girls and Young Women (EPAG) Life Skills Manual » (Sessions 5.2 à 5.5)
Population Council, « Filles Éveillées : Programme pour les adolescentes employées de maison »
(Session 30)

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