TDR_Renforcement des capacités et appui technique en faveur d’ONG de mise en œuvre de programmes axés sur les filles et les femmes
Fonds des Nations Unies pour la population
Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
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Termes de référence
Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD)
Renforcement des capacités et appui technique en faveur d’ONG de mise en œuvre de programmes axés sur les filles et les femmes
Objet
Dans le cadre du projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD), qui vise à accélérer la transition démographique et à placer la région en position d’atteindre un dividende démographique, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA WCARO) sollicite les candidatures d’organisations qualifiées pouvant fournir une assistance technique et un appui à la mise en œuvre en vue de renforcer les capacités des partenaires d’exécution et d’améliorer la couverture, la qualité et l’efficacité des programmes axés sur les filles et les femmes.
Contexte
Le projet SWEDD vise à accélérer la transition démographique et à placer la région en position d’atteindre le dividende démographique.
L’objectif de développement visé est d’augmenter l’autonomisation des femmes et des adolescentes ainsi que leur accès à des services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité dans certaines régions des pays membres, y compris sur le territoire des bénéficiaires, et d’améliorer, au niveau régional, la création et le partage de connaissances ainsi que les capacités et la coordination.
Le projet repose sur trois stratégies principales :
1. accroître la demande de produits et de services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente (SRMNIA) en promouvant une transformation sociale et comportementale et en autonomisant les femmes et les adolescentes (en maintenant les filles en milieu scolaire, en contribuant au développement des compétences nécessaires à la vie courante et en créant des possibilités d’autonomisation économique) ;
2. améliorer l’offre de produits de SRMNIA et de personnel qualifié en renforçant les capacités régionales et l’application du concept de «pipeline rural» ;
3. renforcer les capacités en vue d’utiliser les données démographiques et de les traduire en notes d’informations politiques pertinentes pour doter les décideurs politiques nationaux des capacités nécessaires et les responsabiliser.
Investir dans l’autonomisation sociale et économique des adolescentes est essentiel pour atteindre ces objectifs. Retarder les mariages et les maternités précoces contribuera à diminuer les taux de dépendance, et augmenter la participation des jeunes femmes au marché du travail et leur productivité aidera la région à atteindre un dividende économique.
La composante 1.2 du projet SWEDD vise essentiellement à élargir l’éventail de choix et de possibilités qui s’offrent aux filles démunies et à leurs familles afin de rendre plus viable et plus souhaitable le retardement du mariage et de la maternité. L’accent mis sur le mariage et la maternité tardifs découle du fait que l’on sait qu’avoir des enfants de façon précoce conduit à une fertilité élevée tout au long de la vie et que les filles qui se marient jeunes auront probablement le plus de difficultés à accéder et à avoir recours à des services de planification familiale. Le projet cible les filles âgées de 10 à 19 ans qui présentent un risque élevé de mariage et de maternité précoces, et leur vient en aide grâce à une panoplie d’interventions adaptées à leur âge et fondées sur des données probantes. Dans le cadre de cette composante, 19 sous-projets sont mis en œuvre dans les six pays initialement bénéficiaires du projet SWEDD. Quelques programmes supplémentaires sont en cours d’élaboration au Bénin, pays qui a récemment rejoint le projet SWEDD et alloué un montant considérable aux interventions d’autonomisation des filles à l’échelle nationale.
Centrées sur des «zones à risque» présentant une forte charge de travail, les interventions s’articulent autour de trois volets et visent à :
1. améliorer les compétences nécessaires à la vie courante ainsi que les connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive (par exemple, la mise en place de clubs réservés aux filles offrant un espace sûr et de services d’agents communautaires) ; (ii) maintenir les filles en milieu scolaire (par exemple, des transferts de fonds, des services de transport et de logements sûrs, des programmes de cantine scolaire, des activités de tutorat ainsi que la remise de prix) ; (iii) élargir les perspectives économiques (par exemple, l’apport de capitaux, la formation des femmes et des filles à des métiers traditionnels et non traditionnels, et la mise à disposition d’équipements pour augmenter leurs revenus).
Les interventions sont exécutées par des ONG nationales et internationales dont les forces et les faiblesses varient. Les ministères (de la santé, de l’éducation et des affaires sociales principalement, en fonction de l’intervention) en assurent la supervision, avec l’appui de l’unité de coordination du projet (UCP) de chaque pays et des équipes nationales et régionales de l’UNFPA. Une évaluation d’impact est menée dans chaque pays pour évaluer les effets d’un certain nombre d’interventions. Les six évaluations d’impact sont en cours d’harmonisation dans le cadre d’une stratégie régionale visant à produire les preuves indispensables de l’efficacité et de la rentabilité de ces interventions au Sahel.
Description du travail
Pour comprendre les besoins en matière de capacités et améliorer la mise en œuvre par toutes les ONG, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’UNFPA sollicite les candidatures d’organisations qualifiées pouvant fournir une assistance technique et un appui aux ONG partenaires quant à certains goulots d’étranglement et renforcer les capacités des partenaires d’exécution, afin d’améliorer en permanence la couverture, la qualité et l’efficacité des programmes axés sur les filles et les femmes.
La création de connaissances régionales, les capacités et la coordination sont essentielles dans le cadre de la théorie du changement. Si les pays font appel à des ONG internationales fortes d’une vaste expérience technique et opérationnelle, ils ont également recours aux services d’ONG locales plus petites et parfois moins expérimentées. L’identification des besoins communs et des capacités locales sera une étape importante dans l’élargissement futur du programme. Le partenaire d’exécution veillera également à ce que les prestataires de services tiennent compte des données recueillies dans le cadre des interventions relevant la composante 1.2 pour guider et améliorer de manière continue le ciblage et la conception des interventions.
Les missions principales de ce fournisseur d’assistance technique seront les suivantes :
1. recenser les besoins communs et renforcer les capacités des ONG partenaires (sur le plan opérationnel et technique).
Le fournisseur doit analyser de manière continue les goulots d’étranglement et apporter un soutien en matière de résolution des problèmes dans le but de faire avancer et d’améliorer la mise en œuvre du programme. Les méthodes pour ce faire peuvent comprendre des examens périodiques systématiques des données de routine des programmes, des études qualitatives ciblées, des programmes de mentorat, l’apprentissage entre pairs, et des méthodes participatives associant la communauté, entre autres. Les ONG bien établies pourraient tirer parti d’une assistance technique plus «légère», tandis que les ONG plus petites pourraient avoir besoin d’une assistance plus vigoureuse en matière de renforcement des capacités et d’amélioration de la qualité.
2. Faciliter les échanges thématiques et opérationnels sur les bonnes pratiques entre les ONG partenaires. La coordination régionale permettra aux pays de recenser les bonnes pratiques et les moins bonnes, et d’adapter les interventions grâce à une meilleure compréhension de ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas. Le partenaire d’exécution tirera parti des connaissances produites par l’ensemble des ONG partenaires dans le cadre du projet SWEDD, ainsi que des données mondiales sur les programmes axés sur les adolescentes. Une documentation adéquate du processus permettra un apprentissage collectif et une compréhension commune des corrections de parcours nécessaires tout au long de l’exécution, et servira à guider l’élargissement des activités.
3. Coordonner les opérations de suivi et d’évaluation entre les pays
En consultation avec le coordonnateur régional des opérations de suivi et d’évaluation de l’UNFPA, l’équipe de coordination des évaluations d’impact de la Banque mondiale, l’UCP et les équipes gouvernementales du projet SWEDD, le partenaire d’exécution doit : i) examiner les systèmes et outils de suivi et d’évaluation existants aux fins des initiatives de la composante 1.2 et dresser des rapports y afférents, recenser les domaines d’amélioration et formuler des recommandations pour combler les lacunes des systèmes, et ce en s’appuyant sur le plan existant de suivi et d’évaluation de la Côte d’Ivoire élaboré aux fins de la composante 1.2, qu’il devra toutefois améliorer encore ; ii) diriger l’harmonisation des outils de suivi et d’évaluation dans les six pays du projet SWEDD, processus essentiel pour produire les preuves indispensables de l’efficacité et de la rentabilité de ces interventions au Sahel ; et iii) faciliter l’apprentissage entre pairs des meilleures pratiques par les ONG et les ministères partenaires.
Période d’exécution
Le partenaire d’exécution soutiendra le projet SWEDD jusqu’en décembre 2020, avec possibilité de prolongation sous réserve de fonds supplémentaires.
Qualifications
Le candidat retenu devra être en mesure de démontrer qu’il possède l’expérience et l’expertise suivantes :
1. assistance en matière de mise en œuvre dans le domaine des programmes axés sur les filles et les femmes : connaissance et expérience du travail interdisciplinaire avec un éventail de parties prenantes (partenaires d’exécution, communauté, gouvernement, chercheurs, donateurs) pour guider, renforcer les capacités et apporter un soutien en matière de mise en œuvre dans le cadre du type d’interventions relevant de la sous-composante 1.2 du projet SWEDD ;
2. évaluation et suivi : au moins sept ans d’expérience dans la conception, la gestion et la mise en œuvre de systèmes de suivi et d’évaluation et dans l’établissement de rapports à ce sujet. Bonne connaissance des programmes régionaux, et/ou des agences internationales travaillant spécifiquement en faveur des adolescentes. Expérience dans la fourniture de formations à différentes parties prenantes et le développement de leurs capacités. Capacité avérée à travailler avec différents groupes de parties prenantes, à parvenir à des consensus et à établir des partenariats ;
3. Sahel : connaissances approfondies et vaste expérience dans la mise en œuvre de programmes dans différents contextes nationaux dans la région du Sahel requises.
4. Maîtrise du français et de l’anglais.
Méthodologie
Le mécanisme de passation de marché avec le partenaire d’exécution est régi par la modalité d’exécution nationale (NEX) de l’UNFPA. Le processus se déroule selon les étapes suivantes :
* sélection de l’agence partenaire d’exécution ;
* évaluation des capacités de l’agence sélectionnée ;
* signature d’un accord de partenariat entre le Bureau régional de l’UNFPA et l’agence concernée ;
* élaboration d’un plan de travail annuel par le partenaire devant être approuvé par le Bureau régional ;
* suivi de la mise en œuvre du plan de travail annuel du partenaire par le Bureau régional ;
* établissement de rapports trimestriels et d’un rapport annuel sur la mise en œuvre du plan de travail.
Exigences relatives aux candidatures et échéances
* Les offres soumises par des partenaires d’exécution potentiels doivent inclure les éléments suivants, conformément à la section 2 « Exigences relatives aux candidatures et échéances ».
* Toutes les candidatures doivent être reçues conformément aux consignes et dans les délais indiqués à la section 2 « Exigences relatives aux candidatures et échéances ».
Financement
L’activité sera financée par le projet SWEDD à partir des fonds réservés à la mise en œuvre de la composante 1.2. Le financement sera fonction des plans de travail annuels signés par les deux parties.

