Sweddknowlege plateforme 20 août, 2026

Rapport Général_Ateliers de lancement et de formation sur les données démographiques

-4239260745490Côte d’Ivoire
00Côte d’Ivoire
-3096260716915Mali
00Mali
-1991360716915Mauritanie
00Mauritanie
-962660707390Niger
00Niger
18415716915Tchad
00Tchad
-5439410716916Burkina Faso
00Burkina Faso
-12827078740001072515787400022434557874000448373597790003319780787400053486057874000

Projet régional
pour
l’Autonomisation des Femmes
Et le Dividende Démographique
au Sahel
(SWEDD)
_________________
Ateliers de Lancement et de Formation sur les Données Démographiques
_________________
Rapport
Général
Palais des Congrès – Hôtel
Soluxe
Niamey
,
Niger
02 -06

Novembre
2015
467233066294000370078072009000189039563436500-33782063881000Sommaire

TOC \o "1-3" \h \z \u Introduction
PAGEREF _Toc435947828 \h 3
I.
Objectifs
PAGEREF _Toc435947829 \h 3
II.
Résultats attendus
PAGEREF _Toc435947830 \h 3
III.
Déroulement des sessions
PAGEREF _Toc435947831 \h 4
III.1. Synthèse du Jour 1 du Lancement
PAGEREF _Toc435947832 \h 4
III.2. Synthèse du Jour 2 du Lancement
PAGEREF _Toc435947833 \h 5
III.2.1. Revue des attentes des participants
PAGEREF _Toc435947834 \h 5
III.2.2. Communication pour le changement social et de comportement (CCSC)
PAGEREF _Toc435947835 \h 7
III.2.2.1 Généralités sur la CCSC et résultats de l’étude sur le mapping des intervenant
PAGEREF _Toc435947836 \h 7
III.2.2.2 Expériences des pays en matière de CCSC
PAGEREF _Toc435947837 \h 10
III.2.2.3 Présentation de la feuille de route pour le CCSC
PAGEREF _Toc435947838 \h 10
III.2.3. Harmonisation régionale des produits RMNCHN et chaîne d’approvisionnement
PAGEREF _Toc435947839 \h 11
III.2.4. Dividende Démographique : Plaidoyer, Engagement politique et la capacité d'élaboration des politiques
PAGEREF _Toc435947840 \h 11
III.3. Synthèse du J1 de la Formation
PAGEREF _Toc435947841 \h 12
II.3.1. Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME) et des Grossesses Précoces
PAGEREF _Toc435947842 \h 12
III.3.2. Modèle de Bongaarts pour prendre en compte les déterminants proches de la fécondité
PAGEREF _Toc435947843 \h 12
III.3.3. Qualitative and ethnographic study in Maradi, Niger
PAGEREF _Toc435947844 \h 13
III.3.4. Towards Improved Economic and Sexual/Reproductive Health Outcomes for Adolescent Girls (TESFA)
PAGEREF _Toc435947845 \h 14
III.4. Synthèse du J2 de la formation
PAGEREF _Toc435947846 \h 14
II.4.1. Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME) et des Grossesses Précoces
PAGEREF _Toc435947847 \h 14
III.4.2. Qualitative study in Maradi : from research to action
PAGEREF _Toc435947848 \h 15
III.4.3. Orientation sur l’Evaluation d’impact
PAGEREF _Toc435947849 \h 16
III.4.4. Implications pour les budgets éducation de l’Etat du mariage des enfants
PAGEREF _Toc435947850 \h 17
III.5. Synthèse du J3 de la formation
PAGEREF _Toc435947851 \h 17
III.5.1. Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME) et des Grossesses Précoces
PAGEREF _Toc435947852 \h 17
III.5.2. Ecoles des maris EdM– Cas du Niger
PAGEREF _Toc435947853 \h 18
III.5.3. Feuille de route des pays et thématiques des propositions de projets
PAGEREF _Toc435947854 \h 18
III.5.
4
. Prochaines étapes pour l’appel régional à propositions
PAGEREF _Toc435947855 \h 19
III.5.
5
. Cérémonie de clôture
PAGEREF _Toc435947856 \h 19
IV.
Prochaines étapes dans la mise en œuvre du Projet
PAGEREF _Toc435947858 \h 1
Annexe 1 – Agenda
PAGEREF _Toc435947859 \h 1
Annexe 2 – Liste des participants
PAGEREF _Toc435947860 \h 6
Introduction

Les Pays du Sahel enregistrent un retard dans la transition démographique. En effet, alors que la mortalité infantile est en baisse, les niveaux de fécondité restent les plus élevés dans le monde. Il en résulte une structure par âge de la population qui gêne la croissance économique et partant le développement économique et social. Cette situation induit également d’importantes exigences budgétaires et des besoins importants en emplois pour les jeunes avec pour corollaire
une progression du chômage et une instabilité politique potentielle
.
Fort de cette situation, le Président
Issoufou
du Niger, a e
n novembre 2013,
à la faveur d’une visite de haut niveau impliquant les Hauts Responsable de la Banque Mondiale et des Nations Unies, lancer un « Appel à l’action » en vue de désamorcer cette « bombe ». En réponse, la Banque Mondiale
et l’UNFPA se sont engagés à apporter un appui aux Pays du Sahel en vue d’accélérer la transition démographique à travers des interventions en matière de santé, de nutrition et de capital humain. Ainsi, le projet « Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique dans le Sahel » avec un financement de 200 millions USD d
e l
a Banque Mondiale a-t-il été développé. Il couvre six (06) pays (Burkina Faso,
Côte d'Ivoire
,
Mali
,
Mauritanie
, Niger
et Tchad)

et
vise
globalement à accélérer la transition démographique et à réaliser ainsi les objectifs plus larges qui consistent à déclencher le dividende démographique et la réduction des inégalités entre les sexes dans la région du Sahel.

Après les étapes d’approbation
par le Conseil
d’Administration
de la Banque Mondiale
et de la signature des accords de financement, le lancement officiel du

projet s’est déroulé du 02 au 03 novembre 2015 suivi d’une formation du 04 au 06 à Niamey au Niger.
Objectifs
Les objectifs suivants étaient visés par les deux ateliers de lancement et de formation :
Lancer formellement au niveau régional le projet pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD) dans les six pays signataires.
Installer les membres du Comité Régional de Pilotage.
Examiner les prochaines étapes clés pour la mise en œuvre pour les 6-12 prochains mois.
Examiner plusieurs composantes du projet et discuter des prochaines étapes.
Lancer l'appel à propositions pour la composante 1.2 sur les interventions de genre.
Mener une formation pour le personnel des gouvernements des pays SWEDD sur l'analyse des données et les outils disponibles pertinents en matière de démographie, mariage précoce, santé, emploi, et éducation.
Résultats attendus
Au terme des travaux, il était attendu les résultats suivants :
Le projet régional est officiellement lancé et approuvé par les parties prenantes.
Les progrès, les défis et les leçons apprises sont ouvertement discutés et partagés parmi les délégués
.
Les p
riorités de mise en œuvre, les prochaines étapes et les échéances sont identifiées et convenues.
Les capacités du personnel des gouvernements des pays SWEDD sur l'analyse des données et les outils disponibles pertinents en matière de démographie, mariage précoce, santé, emploi, et éducation sont renforcées.
Déroulement des sessions

I
II.1. Synthèse du
Jour 1
du Lancement
Le l
ancement officiel du projet
a été présidé par SEM. 
Brigi
RAFINI, Premier Ministre du Niger, en présence des Membres du Gouvernement, des Autorités Politiques et Militaires de la République du Niger, des Ministres
en Charge du Projet
ou leurs représentants
, des
membres du Corps Diplomatique et Consulaire accrédité en République du Niger, du Directeur Régional de l’UNFPA Afrique de l’Ouest et du Centre, du
Directeur de la Pratique mondiale sur la Santé, Nutrition et Population de la Banque Mondiale
, du Représentant Résident de la Banque Mondiale au Niger, du Coordonnateur Résident du SNU au Niger, du Directeur Général Adjoint de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, des Partenaires au développement, des Experts en Santé, Population et développement, Education, Jeunesse, Genre et Communication des 06 pays du SWEDD,
Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad
des Points Focaux/Pays et du personnel de l’UNFPA et de la Banque Mondiale.
La série d’allocutions ayant marquée l
a cérémonie
a été introduite par
celle
du Directeur Régional de l’UNFPA Afrique de l’Ouest et du Centre, du
Directeur de la Pratique mondiale sur la Santé, Nutrition et Population de la Banque Mondiale
, du Représentant Résident de la Banque Mondiale au Niger, du Coordonnateur Résident du SNU au Niger, du Directeur Général Adjoint de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé
. Ces mots introductifs ont été suivis par
les mots de soutien des Pays Membres et de l’OAAS. En fin, l’honneur est revenu à M. Le Premier Ministre du Niger de procéder au Lancement effectif du Projet.
Suite à cette étape, la p
remière réunion du Comité de Pilotage du Projet
s’est tenue au palais des Congrès de Niamey.
Les Ministres ou leur
s
représentants ont pris part à la session qui a débouché sur l
a structuration suivante du
Comité Régional de Pilotage
et des Sous-Comités :
Comité Régional de Pilotage
Président:
République du Niger
Vice Président
:
République du Tchad
Sous Comité
Communication pour le Changement Social et de Comportement:
Président : Mauritanie
Vice Président
: Mali
Sous Comité
Autonomisation économique et renforcement des compétences des femmes:
Président
 :
Mali
Vice Président
: Mauritanie
Sous Comité
Education de la jeune fille:
Président Côte d’Ivoire
Vice Président
: Niger
Sous Comité
Intrants SR:
Président: Burkina Faso
Vice Président
: Tchad
Sous Comité
Ressources Humaines en santé:
Président Tchad,
Vice Président
: Burkina Faso
Sous Comité
Dividende démographique:
Président Niger,
Vice Président
: Côte d’Ivoire
Le Secrétariat du Comité de Pilotage est assuré par le Coordonnateur du Secrétariat Technique Régional au Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
III.2. Synthèse du
Jour 2
du Lancement
La deuxième journée de lancement du projet s’est déroulée sous la forme d’une réunion technique sous l’égide de la Présidente du Comité de Pilotage en présence de la Vice-Présidente, de la Banque Mondiale, du Directeur Adjoint de l’OOAS, de la Directrice Régionale Adjointe de l’UNFPA ainsi que des membres des délégations des 6 pays du projet.
La journée s’est déroulée en quatre sessions portant principalement sur 
les points suivants
:
Revue des attentes des pays
Présentation et discussions sur la Co
mmunication pour le Changement Social et C
omportemental
Présentation et discussions sur l’harmonisation régionale des produits de RMNCHN et chaîne d’approvisionnement

Présentation et discussions sur le

Dividende Démographique : Plaidoyer, Engagement politique et la capacité d'élaboration des politiques
III.2.1.
Revue des attentes des participants
La Présidente a invité les pays à livrer leurs attentes spécifiques par rapport au projet. Les élé
ments suivants ont été exposés.
Burkina Faso :
Une demande de clarification portant sur
la C
omposante 2 : faudrait-il faire un appel à proposition ou pas ? Selon le Burkina, cette proposition n’est pas la meilleure approche et ne serait donc pas souhaitable.
Clarification sur la suite à donner aux pays
pour lesquels le montant total des projets retenus serait en-dessous de
l’enveloppe budgétaire disponible. Quelles sont les dispositions en place pour combler le gap financier ?
Il y a-t-il la possibilité de soumettre d’autres projets ?
Qui prend en charge les frais liés au fonctionnement des sous-commissions mises en place ? Est
-ce
UNFPA dans le cadre de
l’accord d
’assistance technique
 ?
Besoin de partage d’expériences entre pays dans la lutte contre les mariages précoces
Mettre à niveau les principaux intervenants dans le domaine de l’évaluation d’impact.
C
ô
te d’Ivoire
 :
Partage des expériences, leçons apprises et difficultés avec les autres pays du projet
Renforcement des capacités
Mise en place d’un réseau dynamique, efficace et restreint pour partage d’expériences
Echanges sur la situation dans la facilitation des décaissements et des procédures.
Mali
 :
Appui à la facilitation des décaissements et procédures
Clarification sur l’implication des
ONGs

dans
l’appel à proposition
s
Facilitation pour la mise en
place
de l’unité de gestion
Besoin d’assistance technique pour appuyer le démarrage du plaidoyer pour l’engagement des parlementaires et religieux.
Mauritanie
 :
La mise en œuvre des a
ctivités inscrites dans les composantes doi
t
-elle attendre que les appels d’offre soient finalis
é
s ou peu
t
-elle
démarrer dè
s à présent ?
Accord avec l’UNFPA pour l’assistance technique : est- ce que le projet formule la demande ou alors les partenaires ?
Etant donné que la Mauritanie ne fait pas partie de la CEDEAO, comment elle peut bénéficier de l’appui de l’OOAS ?
Rôle/attentes par rapport aux pays qui président les sous-commissions.
Niger
 :
Clarification sur les prochaines étapes
Renforcement des capacités à tous les niveaux (procédures, mise en
œuvre)
Clarification de l’appui technique de l’UNFPA (Bureau

P
ays, Bureau Régional, modalités d’exé
cution)
Tchad
 :
Clarification sur les zones d’intervention du projet
Accompagnement de l’UNFPA et de la Banque Mondiale  dans la mise en œuvre du projet par rapport à une flexibilité dans les procédures
Faciliter la distribution et le transport des produits pharmaceutiques

au vu de la grande superficie du pays
Procédures d’appel à proposition : faible
s
capacité
s
des
ONGs
locales à formuler les projets
Dans la réponse aux attentes des pays, les partenaires ont apporté les clarifications suivantes :
Pour la
Banque Mondiale
 :
L
es pays auront la possibilité d’inscrire les activités dans les domaines de renforcement des capacités dans les plans d’action-pays avec l’appui technique de l’UNFPA et l’OOAS.
Les p
rocédures financières de gestion des fonds  dépendront : 1) des manuel de procédures des pays ; 2) de la finalisation des recrutements de l’équipe du projet dans les pays
Composante sur l’autonomisation des femmes et des filles : les
ONGs
ne sont pas éligibles pour faire des appels à proposition. Cependant, la Banque encourage leur implication lors de la formulation des appels à proposition par les gouvernements.
Il est prévu une orientation des participants en méthodes d’évaluation d’impact au cours de cet atelier. Des experts seront mobilisés pour appuyer les pays dans le domaine d’évaluation d’impact avec la possibilité d’organiser une formation dans les pays en cas de besoin.
Le projet encourage la sélection de zones transfrontalières comme zones
d’intervention. Cependant, il y
aura une certaine flexibilité dans le choix des zones d’intervention.
Pour
l’UNFPA
,
L
’assistance technique de l’UNFPA se fera de façon participative à travers les plans d’action pays qui vont intégrer un plan d’appui technique.
L’analyse du plan agrégé des demandes d’appui technique facilitera l’identification des modalités d’appui qui se feront avec les experts de l’UNFPA ou par la mobilisation de consultants externes de haut niveau.
En ce qui concerne l’
OOAS
, son appui sera toujours à disposition si une demande est faite par la Mauritanie à travers leur plan d’action.
III.2.
2
.
Communication pour le changement social et de comportement (CCSC)
III.2.
2
.
1

Généralités sur la CCSC et résultats de l’étude sur le
mapping
des intervenant

Une présentation sur les concepts de la CCSC a été faite par la Consultante ayant réalisé le
mapping
des intervenant en la matière.
Les points essentiels peuvent être retenus de la présentation :
La Communication joue un rôle puissant pour lever les barrières et créer la demande pour l’adoption de pratiques préventives et promotrices en matière de développement
La Communication pour le Changement Social et Comportemental (CCSC) est l’application systématique; de processus et stratégies de communication
interactifs
,
basés sur la recherche
et la
théorie
et qui adressent le changement, au niveau
individuel
,
au niveau de la
communauté

et
au niveau de la
société
Une communication pour le changement social et de comportement (CCSC) forte est un élément essentiel de la mobilisation de la communauté qui est nécessaire pour répondre à des normes sociales, les attitudes et les pratiques, et en particulier pour la durabilité des résultats.
Le changement social se concentre sur la communauté tout entière, le changement de comportement se concentre sur l'individu, les deux approches sont complémentaires.
Suite à
cette
présentation, les discussions ont porté sur :
L
a complémentarité/différence entre la CCSC et la Communication pour le Développement
 ; la Consultante
a expliqué qu’il s’agit du même contenu mais avec des méthodes d’école différentes;
Le recours aux
communicateurs traditionnels
comme par exemple les griots
dans le projet
 ; la Consultante
a expliqué que les canaux de transmission seront identifiés lors de l’analyse de la situation et permettront l’identification de stratégies adaptées à chaque pays et chaque groupe cible.
La communication sur les concepts de CCSC a été suivie par une présentation résumant les principales conclusions d
e l’
étude sur la cartographie des institutions intervenant dans les domaines CCSC dans les 6 pays cibles du projet.
A l’issue de l’étude, les recommandations suivantes ont été faites :
Recommandations – développement de la stratégie CCSC
 :
Une stratégie holistique
CCC – Mobilisation communautaire – plaidoyer – Communication stratégique et institutionnelle
Basée sur la recherche et guidée par un modèle théorique
Analyse des données disponibles qualitatives et quantitatives, la synthèse de leçons apprises et une évaluation des mécanismes structurels, comme la coordination, les stratégies de communication, les phases et les plans, le matériel disponible et les canaux.
Campagne mass média sur la base des problèmes prioritaires identifiés, des cibles prioritaires et des objectifs de communication,
Modèle socio-écologique
Une stratégie de CSCC régionale qui prend en compte les spécificités des différents pays
Une stratégie régionale donnant les grandes orientations, les thèmes clefs et les contenus de messages clefs
Adaptation au niveau pays avec une déclinaison de la stratégie CCSC tenant compte des spécifiés de chaque pays
Pour une appropriation de la stratégie et la réalisation des objectifs, la stratégie régionale devra renforcer les interventions locales et tenir compte des spécificités locales.
Plaidoyer et communication stratégique
Préoccupations récurrentes :
sensibilité des questions relatives à la population notamment la fécondité, l’âge du mariage,
nécessité de renforcer la compréhension du dividende démographique et du rôle que peut jouer chaque secteur.
un fort volet communication stratégique / plaidoyer pour adresser ces préoccupations
Le bureau en charge des questions de population
devrait diriger la composante stratégique communication /plaidoyer en utilisant des arguments basés sur des preuves solides et démontrer comment les secteurs contribuent au dividende démographique et son impact sur le développement du pays.
Il
devrait également jouer le rôle de coordination entre les secteurs
.
Recommandations – Développement messages et matériels
Au niveau régional
C
hoix des
thématiques clefs
et des
contenus de messages clefs
TDR et
brief
créatif pour la campagne régionale mass média
Développement des outils de la campagne mass média régionale
Au niveau pays
Pré tester les outils
de la campagne mass média régionale
Décliner les contenus
de messages et le matériel de communication pour l’adapter aux cibles et contexte au niveau pays
Pré

tester
au niveau pays
Recommandations – schéma de mise en œuvre
Clarification du rôle de chaque secteur et acteurs
Compréhension commune de la relation entre dividende démographique et les différents secteurs
Rôle dans la mise en œuvre de la stratégie CCSC
Mécanisme de coordination solide
Un ancrage institutionnel de la stratégie CCSC au niveau des pays clairement défini. Les institutions jouant le rôle de point focal de l’AFDD pourraient assurer ce rôle pour assurer la dimension multisectorielle de la stratégie
Un comité de pilotage local regroupant les différents services de communication des ministères impliqués ainsi que la société civile pourra être impliqué dans le processus de développement de la stratégie CCSC pour une appropriation locale de la stratégie
Pour avoir la dimension régionale, la coordination du développement de la stratégie au niveau régional devrait être confiée à une entité sous régionale,
Un fort leadership au niveau pays pour la mise en œuvre de la stratégie aussi bien au niveau pays que régional
Recommandations

Transversal
Renforcer le leadership des services de communication des différents ministères et élargir leur portée pour intégrer la CSCC.
Créer un service de CCSC là où ç
a n’existe pas
Etendre le scope des services de communication existants, et ouvrir ces services à la CCSC en plus de la communication institutionnelle
A travers AFDD Plan de renforcement de capacités en CCSC pour disposer d’une masse critique d’experts en CCSC au niveau du pays.
Un processus de développement de la stratégie participatif
L
’IRSP cours régional de communication pour le développement, Le programme HC3 de CCP qui dispose d’un cours en leadership en communication stratégique intégrant la CCSC en Côte d’Ivoire, le DAT.AOC semblent être des organisations appropriées pour accompagner le plan de renforcement de capacités.
Recommandations – Suivi et évaluation des interventions
Mise en place un système de suivi évaluation

avec des indicateurs spécifiques permettant de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie pour une amélioration continue et une prise de décision éclairées devra être développé.
III.2.
2
.
2

Expériences des pays en matière de CCSC

Les expériences pays du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire et du Niger ont été présentées.
Pour le Burkina Faso, l’expérience a porté sur l’approche participative lors de l’élaboration du plan stratégique national de communication en 2007 et son actualisation en 2015.
La Cote d’Ivoire a présenté la campagne zéro grossesse à l’école et le Niger l’Initiative pour les adolescentes « le savoir pour la dignité » visant à lutter contre les mariages précoce.
Les discussions
qui
ont
suivi ces présentations ont essentiellement tourné
autour de l’expérience de la C
ô
te d’Ivoire (zéro grossesse à l’école) et ont porté sur :
L
e profil des auteurs de ces grossesses et les actions menées ;
L
e contenu du
décret adopté sur le sujet en C
onseil des
M
inistres.
En réponse
à
ces questions,
les membres de la délégation ont donné les précisions suivantes :

Profil des auteurs :
40% des auteurs sont des élèves, 4% le personnel de l’éducation/enseignants ; 56% des opérateurs de petits métiers et des fonctionnaires.
Concernant le décret, il sera partage avec le Niger qui a souhaité en connaitre le contenu ;
L
a décision d’intégrer dans le
nouveau P
lan
N
ational de

veloppement de la C
ô
te d’Ivoire les collèges de proximité ;
L
e rôle des leaders religieux dans la sensibilisation des jeunes filles pour les amener à garder leur virginité jusqu’à l’âge du mariage (18ans).
III.2.
2
.
3

Présentation de la feuille de route pour le CCSC

A la suite de la présentation de la feuille de route,
les préoccupations suivantes ont été soulevées :
L
’absence de chargé de communication au niveau de l’unité de gestion du projet
La
proposition de reporter
le démarrage de
la campagne régionale au deuxième trimestre 2016 vu que le premier trimestre sera
consacré
à l’analyse de la situation.
L
’articulation entre les stratégies de communication régionale et des pays.

Relativement à ces préoccupations, les points suivants ont été indiqués :
L
es pays peuvent choisir entre deux options : recruter un expert en communication pour le projet et l’intégrer dans le plan d’action ou designer
un point focal
communication par le Ministère

L
’organisation régulière d’ateliers régionaux permet de s’assurer de l’ancrage entre les activités nationales et régionales.
III.2.3.
Harmonisation régionale des produits RMNCHN et chaîne d’approvisionnemen
t
Les travaux sur la C
omposante 2 « renforcement des systèmes pharmaceutiques » ont
porté sur les points suivants :
L
’harmonisation et le renforcement de
l’enregistrement et de la règlementation pharmaceutique
L
a mise en place d’un réseau régional de laboratoires de contrôle qualité 
L
’amélioration de la performance des chaines d’approvisionnement au niveau national
L
e mécanisme régional pour un meilleur suivi des stocks
L
e rôle et contribution de l’OOAS à ces activités
.
La Mauritanie, le Tchad et le Burkina Faso ont eu à partager leurs expériences mais aussi à formuler des recommandations sur la disponibilité des produits, le stockage et la distribution des produits contraceptifs. La Mauritanie a souhaité bénéficier de l’étude sur la qualité des laboratoires nationaux. Le Burkina Faso a recommandé un meilleur équilibre dans les budgets alloués au volet pharmaceutique en tenant compte de leur potentiel en termes de laboratoire de référence régional dans chaque pays.
En réponse aux
préoccupations soulevées
, les intervenants ont expliqué que l’allocation budgétaire pourra être révisée et la raison pour laquelle la Mauritanie n’a pas bénéficié de l’étude s’explique par le fait que le pays n’a pas budgétisé des fonds pour le renforcement des capacités de laboratoire de contrôle de qualité. Cependant, la Banque peut mener l’étude en Mauritanie en mobilisant d’autres ressources si le besoin est exprimé.
III.2.4.
Dividende Démographique : Plaidoyer, Engagement politique et la capacité d'élaboration des politiques

La dernière session de la journée a porté sur le Dividende Démographique, concept, opportunités et défis et sur la feuille de route de la composante
A la suite des présentations, des discussions ont porté sur la cohérence intra et inter sectorielle, l’implication des structures en charge de la planification dans ce processus, l’adaptation du contenu des messages de communication à l’audience (décideurs, communauté), les liens entre les différentes composantes qui contribuent à l’atteinte du Dividende Démographique et la prise en compte par le projet des questions d’insécurité et de vulnérabilité des jeunes dans le Sahel.
Au cours de la clôture, les Ministres de tous les pays ont exprimé leur gratitude et adresse leurs sincères remerciements au Niger, à la Banque Mondiale et à l’UNFPA. Ils ont tous souhaite plein succès au projet.
III.3. Synthèse du J1 de
la F
ormation

Dans le déroulée de la première journée consacrée à la formation sur les données démographique, plusieurs points ont été abordés.
Précisions sur le SWEDD
Le comité Genre est subdivisé en deux sous-comités Autonomisation et Education
Une équipe de d
e
ux
consultants
experts respectivement en gestion de programme de développement et en évaluation d’impact
ont mis à
la
disposition
des Pays
par la BM pour l’appui technique
 ; v
oir liste complète pour tous les pays
.
L
es propositions de projets doivent
émaner des G
ouvernement
 ; l
es ONG peuvent être
impliquées au cours de la conception et de la mise en œuvre.
Conformément aux dispositions de la Banque Mondiale, tous les pays doivent élaborer Plan
de
T
ravail
Annuel B
udgétisé et
un
Plan de passation de marché pour 2016
.
II.3.1.
Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME)
et des Grossesses Précoces
 
La présentation a été faite par Quentin
Wodon
de la Banque Mondiale. Il ressort les points clés suivants.
Aspects

de l’analyse :
Coûts économiques de l’impact sur la fécondité et la démographie
Coûts sociaux non-monétaires
Coûts/dépenses publiques (éducation/santé)
Quelques résultats
Le lien avec la pauvreté des ménages :
L
e taux de ME est plus élevé dans le quintile le plus pauvre mais aussi présent dans les autres couches.
L
’éducation est un facteur déterminant qui permet d’établir des liens de causalités. Garder les filles à l’école est un facteur protecteur
contre le
ME (travailler sur les incitations et rendre l’école attractive et efficace pour outiller les adolescentes)
Relation avec emploi est ambiguë, dépend du contexte pays
Des baisses plus ou moins légères des ME sont constatées dans la plupart des pays (sauf Mali qui augmente) avec des associations positives pour la fécondité et les niveaux de pauvreté, négatives pour l’éducation et la santé
Lien avec la croissance démographique
Réduire et éliminer le ME aurait des impacts sur la fécondité et entrainerait une baisse de la croissance démographique cumulée en 2030 de 5,6% ce qui est considérable
La ba
isse des coûts économique entraî
ne un effet d’augmentation du PNB
III.3.2.
Modèle de
Bongaarts
pour prendre en compte les déterminants proches de la fécondité
De la présentation faite par John May d
u Population Reference Bureau (
PRB
)
, l’on peut retenir les points clés suivants :
Trois causes de la croissance démographique en A
frique
S
ub-
S
aharienne (ASS)
Mortalité :
déclin rapide, surtout infantile et juvénile
Fécondité (ISF) :
niveaux élevés et baisses lentes (souvent en
palliers
), faible utilisation de la contraception
Momentum
de population :
structure par âge très jeune
Deux catégories de déterminant de la fécondité
Bongaarts
(1982) et
Bongaarts
& Potter (1983) analysent les déterminants proches de la fécondité, à savoir les déterminants comportementaux et biologiques qui contrôlent la fécondité directement
Déterminants intermédiaires de la fécondité: éducation, emploi, urbanisation, etc.
Trois types d’hypothèses utilisés pour les projections démographiques :
Hypothèses normatives
, basées sur tendances observées dans le passé ou observées ailleurs
Hypothèses programmatiques

(par exemple, avec le modèle de
Bongaarts
)
Hypothèses scientifiques
(IIASA)
, opinions d’experts (Internet), avec niveaux d’éducation & fécondité désirée
Dividende démographique

Deux étapes
importante
s distinctes

:
Ouvrir la fenêtre d’opportunité démographique
Capter le dividende démographique lui-même
Le quadruple défi de l’ASS
Assumer l’héritage de la forte croissance démographique passée
Impulser la révolution contraceptive
Préparer le capital humain de demain (éducation et santé)
Capter le dividende démographique
III.3.3.
Qualitative and ethnographic study in
Maradi
, Niger
 
La présentation des résultats cette étude réalisée Daniel Perlman (UC
Berkley
) et
Fatimata

Adamu
a été faite par le premier cité. Il en ressort les points
essentiels suivants.
General
comments
and conclusion :
Information was triangulated to confront speech with acts
Study is exploration of network of social obligations in separate worlds between men and women
Resilience
by
families
and girls is effective and within network of reciprocity
Bride wealth is support for the girl, part of a system of
resilience
(versus
muslim

patriarchy
model)
Parents want to change the system that affects negatively their daughters
Barriers :
poor learning outcomes, schools not effective for learning opportunities, family lose of income, distance to schools (need to
board girls in unfamiliar setting) and forced withdrawal from schools for married girls.
What are the recommended viable alternatives to CM ?
Key
finding :
marriage serves everyone, pervasive position in lives of families ; but people seek alternatives.
Best to empower families to gain from alternatives to CM ; stop focusing too much on BCC/IEC to change mentalities.
Schooling girls is the most effective opportunity for girls to become more autonomous
To
respond
to
preocupation
of
early
/
unwanted

pregnancy
, need to increase life skills and CSE for girls and contraception options
III.3.4.
Towards
Improved Economic and Sexual/Reproductive Health Outcomes for Adolescent Girls (TESFA)
Study on
programme
TESFA in Ethiopia that aims for Economic empowerment, improved SRH outcomes and behavior change (see
ppt
and study results) – evaluation of three interventions :
Financial training for 15-20 girls groups (financial literacy and income generation activities)
SRH training
Combination of two interventions and integrated curriculum
The 3 interventions include life skills and communication in household
Research
question :
does the combination of 2 interventions improve more significantly outcomes than the individual interventions taken
separetly
 ?
;
see
resutls
i
n compendium to be shared by WB.
III.4. Synthèse du J2 de la formation

Comme pour la journée précédente, le second jour de la formation a été
marquée
par plusieurs présentations.

II.4.1.
Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME) 
et des Grossesses Précoces
 
E
ducation des filles et participation au marché du travail
Impact du ME sur l’éducation 
:
Le ratio d’enfants qui termine le secondaire en milieu urbain est trois plus élevé qu’en milieu rural, le ratio est 2/3 entre filles et garçons et le ratio est de 1/20 pour le facteur pauvreté (quintile plus pauvre / plus riche).
Question : scolarisation a-t-elle une influence sur le ME ? Le lien de causalité est compliqué
.
Approche 1: raisons déclarées par le ménage pour l’abandon scolaire ou la non-inscription
Ex
Rep
. Congo : 10% ME et 18,5% grossesses comme causes de non scolarisation, 31% car trop cher
Raisons multiples et reliées : trop cher peut être lié au cout du mariage ou à la grossesse
Approche 2 (plus technique – économétrique) : analyse de régression pour double causalité du ME sur probabilité de terminer l’école secondaire
Plus le mariage est tôt, plus la probabilité de terminer secondaire est faible (Afrique : 4.6% – 12,3% / Amérique latine : 4,5% – 21,3% / Asie du Sud 4,5% – 28,6%).
Revenus et productivité des ménages :
Dans un pays X avec 40% de ME, avec un impact sur l’éducation de 8% et une part des femmes au travail à 60%, les gains de salaires pour les femmes peut être amélioré de 1% (très substantiel). Pour le BF : 1, 2% Niger 
:1,7
%.
III.4.2.
Qua
litative study in
Maradi
 :
from research to action
Underlying dynamics and practical implications of CM
Widening gap in investment between
grils
and boys with the onset of puberty, 3 times higher: drops for girls, rises for boys (girls earlier at 12 years old, boys at 14)
When to
intervene ?
Judith Bruce (Pop Council) foundation for work with adolescent girls and boys. Girl centered programming.
Conclusion :
Invest two years before they become sexually active, or before they drop out of school.
Intensify

investment

at

these
moments.
Target groups and interventions (table
) :
ages 10-15, 16-19 segments, in school-not married and out of school groups : conclusions reached by Pop Council, more effective.
Population council « Girl roster » application on smart phone to understand population dynamic for girls (ask @Daniel)
Safe space
clubs :
space where girls really feel safe, boys
dont
spy, parents feel it safe, ask mentors what it means for them. 15-18 girls, 20 is like in classroom, loss of attention, non-formal education, harder for facilitation skills of mentors
Important for safety and trust to build solidarity, information shared after
Safe spaces useful to build on 3 areas of emphasis : Life skills, learning spaces, livelihoods
Content
adapted

with

age
Coupled with Village saving loans and conditional cash transfers
Ex :
In school girls 10-16, easiest population to work with and more potential for results. Start with complementary classes in safe spaces on reading and writing, so that parents are happy their girls really learn.
Then go on to life skills such as
self expression
, very important to build social networks. To be confident what they desire in life versus being shy and over respectful.
Parents
appreciate

their
girls express
themselves
Results :
2,5 years marriage delayed. But goal is greater, to build on her skills,
self esteem
etc.
Precious

years
to
build

human
/social capital.
Out of school group most vulnerable and most difficult to delay marriage : intervention need more hours of concrete support (ex 3 half days per week)
Married adolescent group also important to work with, on income generation activities or life skills
In-school 16-19, smaller group but crucial to invest to provide opportunities for
vocacional
training
Formal employment is most liberating, need to invest intensively in last two years of secondary to get them into
vocacional
training like
midwery
, teaching
etc
Leadership
training :
cascading mentors, after having been through the
programme
, train other mentors.
Ask girls what they really want : desires are big and focused on reading and writing, be someone (respected person, teacher for ex.) and support their community
Ex.
Malala
inspiring figure came to Nigeria, asked to be considered as equals with the girl mentors
Q
uestions and
A
nswers
Yes it is a family/communal decision on the fate of their girl but clubs help girls to express desires and parents appreciate to hear their opinion
Profil

mentors :
read and write well is needed but not absolute. Flexibility to find
ressourful
women in the community and you can improve literacy through the
programme

Cost of safe space
programme
 : 20 dollars per girl per year for 45 sessions for 10-16 in-school group
UNFPA Niger : Recrutement des filles avec l’accord et l’engagement des parents
Important to carry a census to have clear idea of which categories of girls you want to serve
Focus on 11-12 year old girls can have bigger impact
ICRW review of 23 studies on what works on CM prevention – findings
In depth interventions like TESFA produce significant results
Scalability has not been evidenced
III.4.3.
Orientation sur l’
E
valuation d’impact
L’évaluation d’impact d’un programme est important
e
pour apprécier les apports du programme
Combien de temps se donne
t’on
pour mesurer l’impact ?
Impact sur quoi ? (quels indicateurs)
Rechercher un contre factuel ou groupe témoin ou groupe contrôle
Prendre en compte les caractéristiques inobservables, l’effet de contamination
Méthodes expérimentales
Méthodes non expérimentales
Variables instrumentales quand aucun assignement aléatoire n’est possible
SWEDD Compendium (sera partagé avec participants):
Inventaires de 34 projets qui cherchent à favoriser l’autonomisation des femmes. S’inspirer pour l’élaboration des projets pays du SWEDD.
Cible les adolescentes et agissent sur au moins un des thèmes du SWEDD
Projets évalués pour la plupart.
Colonne sophistication reflète la rigueur de l’évaluation et des résultats obtenus : Prouvé (évalué en avec essai randomisé), Prometteur (évaluation expérimentale ou quasi-expérimental), Preuve insuffisante et Evaluation à venir.
III.4.4.
Implications pour les budgets éducation de l’Etat du mariage des enfants

Sur la base du Rapport mondial UNESCO de monitoring sur l’éducation, le Niger pourrait réaliser une économie d’environ 2 milliards à l’horizon 2030, ou une diminution de 6,2 % du budget éducatif si le travail sur le mariage des enfants porte ses fruits, avec moins d’enfants à servir dans le système éducatif.
Les économies sur la santé seraient moindres car dans ce secteur c’est l’ensemble de la population qui est couverte et pour toute la vie tandis que pour l’éducation le public cible est circonscrit à l’adolescence.
Ces calculs et simulation sont utiles pour la composante 3 sur le plaidoyer.
Les modèles présentés comme SEE sont « paramétrables » selon des critères de vulnérabilités et des régions voire des communes spécifiques
Question :
Quel terme adopté entre mariage d’enfant ou mariage précoce ? : dépend du contexte. Au Niger par exemple c’est le mariage d’enfants qui fonctionne avec les marabouts, avec aussi l’approche de la santé. « Précoce » ne passe pas.
III.5. Synthèse du J3 de la formation

La troisième journée a vu se poursuivre l’exposé sur les résultats des analyses relatives à l’impact du Mariage des Enfants et des Grossesses Précoces auquel
s’est
ajouté d’autres présentations.
III.5.1.
Analyse de l’impact du Mariage d’Enfants (ME) 
et des Grossesses Précoces
 
Participation et pouvoir de décision
Capacité de choix, fonction de 3 facteurs :
« Agency » (autonomie/pouvoir de décision) – au sein du ménage et en dehors
 ;
p
lus une fille se marie tôt,
plus
son pouvoir de décision est faible ; pas d’étude pour confirmer cette intuition ou constat général.
Espacement d’enfants
L’âge du mariage a une influence mais ne va pas modifier les mentalités sous-jacentes, d’autres facteurs sont à l’œuvre et cela prend du temps. Statistiquement influence mais l’impact n’est pas large.
Principaux enseignements sur les impacts du ME
Monétaires (cas du Niger – chiffres probablement surestimés)
Fécondité et population : 19 milliards $
(plus gros impact)
Revenus des ménages. 8,9 milliards $
Budget de l’Etat / éducation : 1,8 milliards $
Impacts non monétaires
Santé : mortalité/malnutrition des enfants et mères adolescentes
Education (plus gros impact) – scolarité intervention plus gros impact, causalité directe et réciproque
Pouvoir de décision
III.5.2.
Ecoles des maris
EdM
– Cas du Niger

Quelques principes :
Lieu habituel de regroupement – spécialement aménagé
Pas de hiérarchie (exemple négatif des COGES qui n’ont pas bien fonctionné)
Transmission de connaissance entre pairs
Diversité des membres – richesses des échanges
Voir les 5 critères obligatoires sur les 9 en total
Travailler sur la remise en question du pouvoir de décision des hommes pour plus d’équité et la participation des femmes (« accepter qu’elle participe versus tradition de cloîtrer la femme suite au mariage)
EdM
organisé autour d’un Centre de Santé Intégré CSI pour travailler en collaboration
Principales réalisations :
Dialogue au sein du couple
Meilleure compréhension de l’importance de la santé des femmes
Accompagnement des hommes aux centres
Indicateurs santé des femmes et enfants améliorés
Effets multiplicateurs : meilleures relations entre agents de santé et population, initiatives communautaires, ouverture à d’autres groupes pour discuter au sein des
EdM
Résultats de l’évaluation (2014) :
Pertinence : Adhésion des parties, stratégie répond au besoin de la pop, intégré dans les stratégies nationales sur la santé, l’éducation
etc
Efficience : utilisation optimale des ressources
Efficacité : changement des mentalités et attitudes des maris réfractaires, deviennent alliés-acteurs, favorable aux matrones.
Valeur ajoutée : ancrage communautaire, force mobilisatrice sociale, amélioration des indicateurs de santé
Durabilité au niveau local : implication des communautés dans l’accompagnement des
EdM
(lignes budgétaires dégagées par certaines communes)
Difficultés : pérennisation de l’initiative due aux moyens limités
Défis stratégiques : manque de mécanisme de durabilité des
EdM
, Monitoring et évaluation
Défis programmatiques : ressources financières limitées (couverture de 260 CSI sur 1200 dans
tous
le pays), disponibilité et fiabilité des données, harmonisation de la mise en œuvre de la stratégie par d’autres partenaires
Innovation :
« Futurs maris » : jeunes de 17-24 ans qui ne sont pas dans les
EdM
, pour un transfert de connaissances et renforcement du dialogue parents-enfants
Système de réseautage entre
EdM
pour partager expériences
III.5.3. F
euille de route
des pays
et thématiques des
propositions de
projets

Burkina : 7 projets sur les thématiques du mariage précoce, des grossesses adolescentes et l’implication des hommes dans la SR (
EdM
) – budget 15 800 000 USD
Côte d’Ivoire : 7 projets sur la promotion de la santé sexuelle en milieu scolaire, lutte contre le mariage précoce, formation professionnelle, promotion du rôle des femmes dans la santé et le développement en milieu rural, renforcement des leurs capacités socio-économiques et maintien des filles à l’école.
Mali : Fonds d’appui à pour des opportunités économiques, « Excellence au féminin », Ecole de la 2
ème
chance, Distribution à base communautaire des produits contraceptifs.
Mauritanie : DBC produits contraceptifs, enquêtes CAP pour collectes de données, EDS, plaidoyer sur le dividende démographique (intégration DD dans Stratégie national de croissance économique
Niger :
Tchad :
III.5.
4
.
Prochaines étapes pour l
’appel régional à propositions
 
Les étapes clés suivantes sont à retenir pour l’appel régional à propositions.
Novembre 2015 à février 2016 : équipes pays préparent les propositions avec l’appui des experts régionaux (Comités Nationaux de pilotage collectent et préparent proposition pays)
Mars 2016 :
Evaluation des propositions de projets par le
sous

comité régional Genre
Avril 2016 :
Approbation ou demande leur révision des propositions de projet par le
Comité Régional de P
ilotage
III.5.
5
.
Cérémonie de clôture
La cérémonie de clôture s’est déroulée

avec la participation des P
résiden
ts et Vice-Président du Comité Régional de Pilotage (
Tchad et du Niger
)
, de l’OOAS, de l’UNFPA et de la BM.
Il en ressort
les point
clés suivants :
Importance de se servir des chiffres étudiés pour le plaidoyer. Sur requête des participants, un appui pour adapter les messages de plaidoyer sera apporté par la coordination régionale du projet.
Mise en œuvre peut s’appuyer sur le compendium des interventions évaluées
Projet SWEDD est une grande opportunité pour un effet d’entrainement et processus transformateur – on espère une amorce d’une véritable prise de conscience pour des changements profonds

Prochaines étapes
dans la mise en œuvre du Projet
Le tableau ci-après fait la synthèse des prochaines étapes clés.
Composante

Objectifs
Actions
immédiates

Echéance
Responsable
Composante 1.1 plan régional de communication
1. Discuter et approuver les orientations stratégiques du projet
1.1. Transmettre la feuille de route adoptée à chaque pays
Avant le 15
Décembre

Secrétariat
1.2.
Consolider
le Plan
d’action

Secrétariat
Sous-Comité SBCC
Composante 1.2 autonomisation des femmes
2. Examiner et approuver les propositions (pays / OOAS / UNFPA)
2.1. Proposer une lettre officielle de lancement de l’appel à propositions à adresser aux Gouvernements
30
décembre
Secrétariat
Composante 2.4 ressources humaines en santé
2.2. Saisir officiellement UNFPA et l’OOAS pour rendre disponible une feuille de route pour l’actualisation des plans d’action des pays
30
décembre
Secrétariat
Composante 2.1-2-3 produits de santé
2.3. Appuyer les pays pour l’élaboration des Plans d’action sous la coordination du Comité Intrants
15
décembre

WCARO
BM
Secrétariat
Composante 3 renforcements des capacités et du plaidoyer en démographie
2.4. Transmettre à la BM puis aux pays la feuille de route du DD élaboré à Niamey et coordonner l’élaboration des plans pays
 
30
décembre
WCARO P&D
Secrétariat
BM
Composante

Objectifs
Actions
immédiates

Echéance
Responsable
Toutes
les
composantes
3. Assurer la consolidation des acquis du Lancement Officiel du Projet
3.1. Adresser une lettre de remerciements aux Ministres membres du CRP, à la BM et à UNFPA
Immédiat
Présidente
Secrétariat
3.2. Finaliser les TDR des 6 Sous-Comités
15
Novembre
Secrétariat
3.3. Transmettre aux Chef de l’Etat du Niger, les actes du lancement (documents de base, Rapport du lancement) et lettre de remerciements et d’information à ses pairs
Immédiat
Présidente
Secrétariat
4. Finaliser les arrangements administratifs et financiers pour le démarrage du projet au Niger
4.1. Nommer au sein du Cabinet de la Présidente une Personne focale chargée de la liaison avec RTS
30
Novembre
Présidente
4.2. Procéder au décaissement des 20% d’avance initiale à UNFPA
30
Novembre
Présidente
4.3. Finaliser le processus de recrutement du Coordonnateur National
15
décembre
Présidente
4.4. Organiser la réunion de programmation nationale du Volet Niger
15
décembre
CNP
4.5. Aligner l’arrêté du 28 Août 2015 portant Création, Composition et fonctionnement du Comité de Pilotage au nouveau Gouvernement
15
décembre
Présidente
Composante

Objectifs
Actions
immédiates

Echéance
Responsable
6.
Toutes
les
composantes
5. Diffuser les progrès réalisés à des réunions de haut niveau (
e.g
. Union Africain, réunions annuelles BM-IMF)
5.1. Adresser une lettre d’information à l’OFLA sur le SWEDD
Immédiat
Secrétariat
Présidente et
Vice Présidente
5.2. Participer à la rencontre annuelle de l’OFLA
5.3. Assurer la participation du CRP à la Rencontre du Forum Africain des Parlementaires
TBD
Secrétariat
Présidente
Sous-Comités Genre et Education
5.4. Assurer la participation du CRP à la rencontre
Women

Deliver
TBD
5.5. Assurer la participation du CRP AU Girl
Summit
TBD
5.6. Assurer la participation du CRP à la rencontre sur le Dividende Démographique en Afrique
TBD
Secrétariat
Présidente et
Sous comités
Genre et Education
Population et Développement
5.7. Assurer la participation du CRP à la réunion sur le Partenariat de Ouagadougou
TBD
Secrétariat
Présidente
Sous-Comité Gestion et Distribution des Produits et Ressources Humaines en Santé
Annexe
1
– Agenda

Lundi 2 Novembre, 2015,
Lieu :
Palais des Congrès de Niamey
La cérémonie officielle de lancement du projet SWEDD
Horaire
Activités
Intervenants
08.00-8.30
Arrivée & installation des participants
08.30-8.45
Arrivée et installations des invités
(
Corps Diplomatique, Organisations internationales, délégations pays, Institutions de la République)
08.45-09.00
Arrivée de Son Excellence Monsieur le Président de la République du Niger
09.00-09.10
Intervention du maître des cérémonies
(actualité du sujet) et présentation du programme
Maître des cérémonies
09.10-9.20
Animation
09.20-10.00
Allocutions
Ministre de tutelle du Niger
Directeur Régional UNFPA
Responsable des opérations Banque mondiale pour le Niger
Message de Soutien des pays membres et de l’OOAS
Son Excellence le Ministre,
Mabingue

Ngom
et
Siaka
Bakayoko
10.00-10.10
Animation
10.10-10.30
Mot de circonstance & lancement officiel du projet SWEDD
SEM le Président de la République du Niger
10.30-11.30
Cocktail de clôture + fin de la cérémonie
11.30-12.00
Point de presse
Programme de la réunion du comité de pilotage régional
12.00-14.00
Déjeuner
14.00-14.15
Arrivée & installation des participants
Examen et Adoption de l’ordre du jour
Monique
Clesca
, UNFPA
14.15-14.45
Ouverture
Mot du Directeur Régional UNFPA
Mot du Responsable des opérations Banque Mondiale
Mot du Ministre de Tutelle Niger
Mabingue

Ngom
,
Siaka
Bakayoko et Son Excellence le Ministre
14 :45-15 :00
Rappel des grandes lignes du projet
Christophe
Lemiere
, BM
15.00-16.00
Installation du bureau du comité de pilotage
Mot du Président
Présentation et adoption de la feuille de route du Comité de Pilotage pour les douze prochain mois
Examen et adoption du Manuel des Opérations Régional
Monsieur
Saidou
Sidibé, Ministre de l’Economie et des Finances du Niger et Christophe
Lemiere
, BM
16.00-16.30
Pause-café
16.30-18.00
Examen et adoption du processus d’appel à proposition pour la composante 1.2 (Genre)
Christophe
Lemiere
, BM,
Margareta

Harrit
, BM et Justin Koffi, UNFPA
18.00-18.15
Synthèse et fin de J1
Justin Koffi, UNFPA
Mardi 3 Novembre, 2015,
Lieu :
Hotel

Soluxe
Réunion technique de lancement du projet SWEDD
Horaire
Activités
Intervenants
09.00-09.45
Attentes spécifiques par pays
09.45-11.15
SBCC (Composante 1.1)
Présentation sur les concepts de SBCC ainsi que l’analyse de
mapping
SBCC et les actions clé
Partage des expériences pays
Discussion des prochaines étapes pour cette composante
Diarra Kamara, Panel de 3-4 pays
Facilitateur : Monique
Clesca
, UNFPA
11.15-11.45
Pause-café
11.45-13.15
Harmonisation régionale des produits RMNCHN et chaîne d’approvisionnement (
Comp
. 2.1, 2.2)
Présentation de l’analyse et actions clé
QC
labs
Chaîne d’approvisionnement
Harmonisation régionale des produits RMNCHN
Discussion pays sur les rapports et des prochaines étapes pour cette composante
Eric Mallard, BM,
Aissatou

Diack
, BM, TBC, OOAS
Facilitateur : M.
Dicko
, UNFPA
13.15-14.30
Déjeuner
14.30-16.30
La Dividende Démographique : Plaidoyer, Engagement politique et la capacité d'élaboration des politiques (Composantes 3.1, 3.2)
Présentation sur le concept de la DD et des actions clé
Brainstorming pays et discussion sur prochaines étapes
Alex
Ezeh
, APHRC 
Facilitateur : Laurent Napoléon
Assogba
, UNFPA
16.30-17.00
Cérémonie de Clôture
Monsieur
Saidou
Sidibé, Ministre de l’Economie et des Finances du Niger
17.00-18.00
World Bank & UNFPA débriefing
PROGRAMME DE LA FORMATION SUR LA DEMOGRAPHIE, LE MARIAGE PRECOCE, LA SANTE, 
l’emploi,
LA SCOLARISATION
et l’autonomisation
Formation réalisée avec la contribution du Partenariat Mondial pour l’Education.
Le matériel des présentations est en partie basé sur les résultats d’un programme de recherche conjoint Banque Mondiale-International Center for
Research
on
Women
financé par la Bill & Melinda Gates
Foundation
et le
Children’s

Investment

Fund

Foundation
.
Date : mercredi 4 – 6 novembre 2015
Mercredi 4 Novembre, 2015
Lieu :
Hôtel
Soluxe
Programme de formation J1
08.30-09.00
Café et inscriptions
09.00-09.45
Introduction à la formation et lien avec le projet SWEDD
Christophe
Lemiere
et Quentin
Wodon
09.45-11.15
Caractéristique et localisation du mariage précoce
Profil du mariage précoce sur base des enquêtes EDS et autres études
Géographie du mariage précoce sur base des recensements
Apports des analyses qualitatives du mariage précoce
Discussion (30min)
Fatima
Adamou
, Daniel Perlman, et Quentin
Wodon
11.15-11.45
Pause-café
11.45-13.15
Coût du mariage précoce dû à la croissance démographique
Mariage précoce, fertilité, et croissance démographique
Démographie, revenu par habitant, et effet distributionnel
Importance des économies budgétaires pour les plaidoyers
Discussion (30min)
Alex
Ezeh
(TBC), John May, et Quentin
Wodon
13.15-14.30
Déjeuner
14.30-16.00
Grossesse précoce, santé et nutrition des enfants
Grossesse précoce et malnutrition des enfants
Grossesse précoce et mortalité des enfants
Interventions dans le domaine de la santé/nutrition
Discussion (30 min)
Fatimata

Sy
et Quentin
Wodon
16.00-16.30
Recap
de la journée et discussion de groupes
16.30-17.30
Cocktail
Jeudi 5 Novembre, 2015
Lieu :
Hôtel
Soluxe
Programme de formation J2
Horaire
Activités
Intervenants
09.00-09.30
Questions ouvertes sur la première journée
09.30-11.00
Mariage précoce, éducation des filles, emploi, et revenus
Mariage précoce et risques pour la scolarité
Mariage précoce, emploi, et revenus
Interventions dans le domaine de l’éducation/emploi
Discussion (30min)
Aslihan

Kes
et Quentin
Wodon
11.00-11.30
Pause-café
11.30-13.30
Méthodes pour l’évaluation d’impact
Harounan Kazianga et Sarah Haddock
13.30-14.30
Déjeuner
14.30-16.00
Outils de simulation : Modèle pour l’équité en éducation
Principes du modèle
Etude de cas
Discussion des prochaines étapes pour la modélisation
Quentin
Wodon
16.00-16.30
Recap
de la journée et discussion de groupes
Vendredi 6 Novembre, 2015
Lieu :
Hôtel
Soluxe
Programme de formation J3
09.00-09.30
Questions ouvertes sur la deuxième journée
09.30-10.45
Mariage précoce, autonomisation, et violence
Mariage précoce et risques pour l’autonomisation des femmes
Mariage précoce et risques liés à la violence de genre
Interventions pour l’autonomisation et éviter la violence
Discussion (30min)
Monique
Clesca
et Quentin
Wodon
10.45-11.15
Pause-café
11.15-
12.45
Implications du mariage précoce pour le budget de
l’état
Budget éducation
Budget santé
Autre budgets
Quentin
Wodon
12.45-13.45
Déjeuner
13.45-15.15
Implications et feuille de route dans le Sahel
Travail de groupe par pays
Identification des prochaines étapes

Rapport en plénière
Participants pays
15.15-15.30
Clôture
Quentin
Wodon
Annexe
2
– Liste des participants

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